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Médias – “Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise” (Arab News, 13/03/2026)

ARAB NEWS PARIS: Les frappes récentes de l’Iran contre plusieurs États du Golfe représentent un test majeur pour la stabilité régionale, pour la solidité des alliances et pour la capacité de réaction collective des pays de la région, qui font preuve d’une grande capacité de résilience et de maîtrise.

C’est en tout cas le point exprimé par le sénateur Olivier Cadic, président du groupe sénatorial France-pays du Golfe, qui répondait aux questions de.Arab News en français, et qui estime que cette crise agit « comme un révélateur des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient ».

Depuis le début de l’escalade, l’élément qui frappe particulièrement le sénateur c’est la volonté des États visés « de montrer leur capacité de résistance ».

Cette posture a été particulièrement visible du côté des Émirats arabes unis, où les autorités ont projeté « l’image d’un pays capable de se défendre tout en maintenant son sang-froid face à la menace ».

Cette stratégie répond à un double objectif qui consiste d’une part, à démontrer que les infrastructures de défense de ces États sont solides et capables de faire face à des attaques sophistiquées, et d’autre part, rassurer les marchés, les investisseurs et les partenaires internationaux sur la stabilité de la région malgré les tensions.

Car au-delà de la dimension militaire immédiate, ces frappes ont aussi une portée politique, et pour Cadic, elles confirment les ambitions régionales de Téhéran.

Dans cette perspective, il estime que la crise actuelle agit comme un révélateur, car les pays du Golfe se trouvent confrontés simultanément à une même menace et doivent désormais réfléchir à la manière d’y répondre collectivement.

La situation souligne-t-il met également en lumière le rôle particulier de l’Arabie saoudite, qui a engagé depuis plusieurs années une politique de détente avec l’Iran, notamment à travers un accord de rapprochement conclu en 2023 sous médiation chinoise.

« Ce rapprochement visait avant tout à stabiliser la région afin de permettre au royaume de se concentrer sur son développement économique et ses grands projets de transformation ».

Réduire les tensions régionales

Pour Riyad, l’objectif était clair, il s’agissait de réduire les tensions régionales afin de favoriser l’investissement et la croissance, mais la crise actuelle est venue rappeler les limites de la diplomatie face à des rivalités stratégiques profondes.

Dans ce contexte tendu, la question du rôle des partenaires occidentaux, et notamment de la France, se pose avec acuité, Paris indique le sénateur entretient depuis longtemps des relations étroites avec plusieurs pays du Golfe et dispose d’une présence militaire dans la région.

Ainsi la France pourrait contribuer à rassurer ses partenaires en renforçant sa coopération sécuritaire et en soutenant les efforts de défense régionale, « alors que la présence militaire accrue, tente d’envoyer un signal politique important, qui est celui d’un soutien concret face aux menaces extérieures ».

Selon Cadic, la crise actuelle constitue également un test pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui rassemble six États de la péninsule arabique.

Créée à l’origine comme une organisation de coopération économique, cette structure pourrait voir son rôle évoluer face aux défis sécuritaires, souligne-t-il à l’image de l’Union européenne, dont l’intégration s’est souvent renforcée à la faveur des crises.

Ainsi le CCG « pourrait sortir de cet épisode avec une coordination politique et militaire accrue », car confrontés à la même menace, « ses membres pourraient être amenés à approfondir leur coopération en matière de défense, de renseignement et de sécurité régionale ». Lire la suite de l’article Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise sur le site Arab News

AFE – Pauline Carmona salue la mobilisation des élus et détaille la modernisation du réseau consulaire

Le 6 mars, lors de la dernière journée de la 44e session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Pauline Carmona, directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE), a présenté un vaste point d’étape sur l’activité du réseau consulaire, les réformes engagées et les priorités de l’administration au service de nos compatriotes établis hors de France.

En ouverture, elle a tenu à exprimer sa reconnaissance aux élus des Français de l’étranger pour la qualité du travail mené avec la DFAE et les postes consulaires. Elle a également eu une pensée particulière pour les quelque 400.000 Français présents dans une quinzaine de pays touchés par la crise au Moyen-Orient. Plus de 25.000 d’entre eux se sont signalés auprès du Centre de crise et de soutien (CDCS), où une réunion de crise s’est tenue le soir même avec les parlementaires représentant les Français de l’étranger, en présence des ministres Jean-Noël Barrot et Éléonore Caroit (compte-rendu).

Dans ce contexte tendu, Pauline Carmona a salué le professionnalisme des postes, la mobilisation du CDCS, ainsi que le rôle essentiel des élus dans l’accompagnement, l’écoute et la remontée d’informations de terrain.

La directrice a ensuite détaillé l’intense activité consulaire de l’année 2025.

Le nombre de Français inscrits au registre a poursuivi sa progression pour atteindre 1.787.323 personnes, soit une hausse de 1,7 % en un an. Plus de 504.000 titres d’identité et de voyage ont été délivrés. Les délais moyens de rendez-vous se sont encore améliorés, passant de 16 jours en 2024 à 11 jours en 2025. Elle a aussi souligné le maintien d’un haut niveau de tournées consulaires, avec plus de 800 missions par an, ainsi que la montée en puissance de l’envoi postal sécurisé des passeports.

La modernisation du service public consulaire a constitué l’un des fils directeurs de son intervention. « Moderniser ce n’est pas déshumaniser », rappelle-t-elle d’emblée. France Consulaire couvre désormais 100 % des Français inscrits dans 198 pays, avec des résultats remarquables : 96 % de taux de décroché et 90 % de satisfaction.

La directrice de la DFAE a également mis en avant les avancées du vote par internet, l’essor de l’identité numérique certifiée, la généralisation de la pré-demande en ligne pour les titres d’identité, les progrès du registre d’état civil électronique, ainsi que l’expérimentation du renouvellement à distance des passeports, actuellement en cours au Canada, au Portugal, en Espagne et en Australie.

Sur le volet social, Pauline Carmona a rappelé que 131 millions d’euros avaient été consacrés en 2025 aux aides sociales destinées aux Français de l’étranger, dont plus de 100 millions pour les bourses scolaires, bénéficiant à 18.578 élèves. Elle a insisté sur l’attention portée aux publics les plus fragiles : personnes âgées en perte d’autonomie, élèves en situation de handicap, femmes victimes de violences et compatriotes détenus à l’étranger.

À quelques semaines des élections consulaires, Mme Carmona a enfin salué une méthode fondée sur la co-construction entre administration et élus.

À l’occasion de cette dernière session de la mandature (2021-2026), elle a remercié chaleureusement les conseillers des Français de l’étranger pour cinq années d’engagement bénévole, soulignant combien leur action de terrain demeure indispensable au fonctionnement de notre réseau et à la protection de nos compatriotes. Une déclaration accueillie par un feu nourri d’applaudissements.

VIDÉO JOUR 5 : intégralité des interventions (Vendredi 6 mars 2026 – 44ème AFE)

Moyen-Orient : réunion de crise au Quai d’Orsay pour la sécurité des Français de l’étranger

Face à la dégradation de la situation au Moyen-Orient, une réunion de crise s’est tenue au Quai d’Orsay avec les parlementaires représentant les Français établis hors de France, afin de faire le point sur la sécurité de nos compatriotes et les dispositifs de protection mis en place par le ministère.

À l’initiative de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, de Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, et de Philippe Lalliot, directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS), une réunion de crise s’est tenue vendredi 6 mars au Quai d’Orsay.

Cette réunion avait pour objectif d’échanger avec les parlementaires représentant les Français établis hors de France sur la situation au Moyen-Orient et sur les actions menées par le ministère pour assurer la sécurité de nos compatriotes.

Ma collègue Olivia Richard, présidente du groupe d’amitié France-Iran, participait également à ces échanges.

Retour de mission au Liban et en Syrie

Président du groupe d’amitié France–Pays du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), je revenais d’une mission au Liban et en Syrie effectuée deux semaines plus tôt avec Nadia Chaaya, élue pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

Cette mission m’a permis de partager plusieurs informations recueillies sur le terrain.

J’ai notamment relayé les retours de nos conseillers des Français de l’étranger, les échanges avec les représentants de la CCIFI et les conseillers du commerce extérieur de la France, ainsi que des témoignages de personnes déplacées au Liban pour échapper aux bombardements.

Sécurité des Français : une priorité

J’ai également évoqué les plans de crise et les dispositifs de mise en sécurité de nos compatriotes que j’avais pu évaluer à Beyrouth et à Chypre lors d’une mission à l’été 2024.

Alors que l’Iran fait peser une menace grave non seulement sur la stabilité d’Israël mais également sur l’ensemble du Moyen-Orient, la situation demeure particulièrement volatile.

Missiles, roquettes et drones frappent indistinctement, tandis que nos compatriotes présents dans la région vivent dans l’inquiétude.

Dans ce contexte, la sécurité des Français demeure notre priorité absolue.

Des déplacements aériens perturbés

Les espaces aériens ouvrent et ferment selon l’évolution de la situation et les décisions des autorités locales.

De nombreux Français qui prévoyaient de rentrer d’Asie ou d’Océanie via les hubs du Golfe se retrouvent aujourd’hui bloqués, dans une situation qui rappelle celle vécue lors de la crise du Covid.

Informations utiles pour les Français à l’étranger

➡️ Centre de crise et de soutien : En cas d’urgence, il est recommandé de contacter le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : 📞 +33 1 43 17 51 00

Je tiens à saluer l’engagement des équipes du ministère ainsi que celui des bénévoles de la Croix-Rouge, mobilisés pour venir en aide à nos compatriotes.

➡️ Consignes de sécurité : LIEN

➡️ Fil d’Ariane : Les Français de passage dans la région sont invités à s’inscrire sur le fil d’Ariane afin de recevoir les informations et alertes du ministère : LIEN

Médias – “Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial” (Tribune)

Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 6 mars 2026

Le monde est entré dans une phase d’engrenage stratégique. Les crises que nous observons ne sont plus isolées : elles se répondent, s’alimentent et peuvent, à tout moment, changer d’échelle.

Cette dynamique s’est accélérée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Depuis, la logique de confrontation entre puissances s’est installée durablement dans les relations internationales.

Au Moyen-Orient, après s’être confronté aux proxys de l’Iran depuis le 7 octobre 2023, Hamas, Hezbollah, Houthis, Israël, soutenu par les États-Unis, se retrouve désormais engagé dans une confrontation plus directe avec le régime des mollahs, qui a fait de la destruction de l’État hébreu, l’un des fondements idéologiques de son projet.

À la suite des frappes engagées contre l’Iran samedi dernier, plusieurs trajectoires peuvent être envisagées.

La première serait une rupture brutale du régime sous la pression militaire et populaire, hypothèse qui demeure peu probable à ce stade.

Une seconde verrait les États-Unis réduire progressivement leur implication, laissant Israël en première ligne.

Une troisième passerait par une reprise diplomatique, aux conditions d’un régime iranien plus accommodant et d’un geste stratégique majeur de Washington, tel qu’un allègement substantiel des sanctions.

Mais le scénario aujourd’hui le plus crédible reste celui d’un enlisement durable du conflit, avec des conséquences potentiellement lourdes pour toute la région, et pour l’économie mondiale si le détroit d’Ormuz ou les grands hubs aériens du Golfe venaient à être durablement perturbés.

Le prochain point de friction pourrait se situer au Liban, où la fragilité de l’État demeure préoccupante.

Au pays du Cèdre, où je me suis rendu il y a deux semaines en compagnie de Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), j’ai pu mesurer l’inquiétude profonde d’une partie de la population. Beaucoup redoutent davantage encore un affrontement interne contre le Hezbollah, qui raviverait le spectre d’une nouvelle guerre civile, qu’une intervention terrestre israélienne.

L’avenir de cette milice, qui fait le malheur du Liban, dépendra largement des évolutions du pouvoir à Téhéran et de la personnalité du prochain Guide suprême.

Mais l’engrenage dépasse largement le Moyen-Orient.

Les tensions persistent dans l’arc Inde–Pakistan–Afghanistan, tandis que la mer de Chine méridionale et Taïwan demeurent des lignes de fracture majeures entre les États-Unis et la Chine.

Parallèlement, la Russie pourrait exploiter toute diversion stratégique américaine pour renforcer ses positions en Arctique, dans la Baltique ou aux marges orientales de l’Europe.

Dans ce contexte, la naïveté n’est plus permise pour la France et l’Europe. Anticiper ces enchaînements de crises et se donner les moyens diplomatiques et militaires de dissuader toute agression n’est pas céder au fatalisme : c’est assumer la responsabilité première d’un État, préserver la paix.

Médias – Olivier Cadic : “La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre” (Public Sénat – 5 mars 2026 – Vidéo 24m)

Ce 5 mars, dans l’émission “Bonjour chez vous” (Public Sénat), j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient

Nous avons également évoqué la technologie de surveillance irakienne, basée sur un puissant logiciel russe de reconnaissance faciale vendu dès 2019 au régime de Téhéran, en présence d’Alexandre Abdelila, journaliste d’investigation à Forbidden Stories.

Public Sénat :

“Le sénateur d’Union centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour chez vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient.

Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant il faut que ça s’arrête »

Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »

Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.”

J’ai répondu aux questions suivantes d’Oriane Mancini et de Rémi Guyot :

> Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il appelle à préserver l’intégrité du Liban et s’abstenir d’une offensive terrestre, est ce que vous pensez qu’il va être entendu ?
> Vous étiez au Liban il y a quelques jours, est ce que les Libanais se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau et est-ce, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l’armement du Hezbollah ?
> Cela vous paraissait-il possible, sans intervention militaire de la part d’Israël, le désarmement du Hezbollah ?
> Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique, vous la pensez possible à ce stade ?
> Le régime ne tombera pas sans une intervention terrestre, selon vous ?
> Le système politique étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu’au final rien ne change malgré l’assassinat d’Ali Khamenei ?
> En cas d’élection de Moshtaba Khamenei, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s’embourbe ?
> Est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait des répercussions en France, avec notamment un risque terroriste ?
> Roland Lescure, ministre de l’Économie, reçoit ce matin les distributeurs de carburant. Faut-il s’inquiéter ? Que peut faire le gouvernement ?

Sénat – Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios pour la suite ? – Vidéo Q/R (9’40)

Ce 4 mars, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a invité Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES), pour évoquer la guerre au Moyen-Orient.

Après avoir exprimé ma solidarité envers les Français établis dans les pays du Golfe, au Liban et en Israël, en rappelant que leur sécurité demeure prioritaire, j’ai alerté sur la dynamique d’escalade géopolitique à l’œuvre depuis l’invasion de l’Ukraine. J’ai notamment interrogé notre invité sur l’avenir politique du Hezbollah au Liban et sur le risque d’un embrasement élargi, y compris en mer de Chine méridionale autour de Taïwan.

Merci à Pierre Razoux qui a décrit clairement de nombreux scénarios d’escalade.

Voir la VIDÉO de l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci pour vos propos. En qualité de président du groupe d’amitié avec les pays du Golfe, du GCC, vous comprendrez que je tiens d’abord à dire combien nos pensées vont vers nos compatriotes, leurs familles, leurs employés et l’ensemble de notre communauté vivant dans les pays du Golfe, mais bien sûr du Liban et en Israël.

Leur sécurité est et doit demeurer une priorité absolue.

J’ai pris note de vos scénarios qui sont circonscrits, et c’est logique vu le titre, aux conséquences de l’attaque de la semaine dernière. Mais je sais que vous avez pris de la hauteur aussi puisque vous avez mentionné à un moment la rivalité entre les États-Unis et la Chine.

Nous vivons en fait un engrenage réel qui a commencé il y a quatre ans avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et donc, en réalité, nous vivons une escalade depuis ce temps-là et je voudrais évaluer avec vous les scénarios d’escalade auxquels nous sommes confrontés puisque, peut-être, nous pensons que ce conflit que nous voyons actuellement n’est effectivement qu’un des engrenages que nous risquons de vivre dans les prochaines semaines et dans les prochains mois.

Parmi les escalades que nous observons déjà, et pour rester dans l’environnement direct, le Liban, où j’étais il y a deux semaines, qui se trouve entraîné dans un conflit par le Hezbollah malgré lui, malgré la volonté de son gouvernement et de la population.

Comment expliquez-vous les implications politiques et sociales de l’intervention de ce groupe armé pour la souveraineté libanaise ? Des élections sont prévues en mai prochain auxquelles le Hezbollah devait participer. Pensez-vous que le Hezbollah puisse encore rester un acteur politique au Liban et participer à ces élections alors qu’ils n’ont pas désarmé ?

Quelles seraient, selon vous, les conséquences d’une offensive terrestre israélienne au Liban ? Quel impact cela a-t-il sur la sécurité des communautés civiles libanaises, bien sûr, de tous nos compatriotes qui y vivent, y compris des minorités ?

Et pour finir, puisque vous avez mentionné la question États-Unis-Chine et que dans les scénarios d’escalade avec la Chine, nous observons aujourd’hui de plus en plus de multiples incidents en mer de Chine méridionale du fait de la marine de Pékin et un discours de plus en plus offensif de Pékin vers Taïwan. Ne pensez-vous pas qu’actuellement, nous risquons un scénario d’engrenage aussi à cet endroit ? Merci.

AFE – Sécurité des Français de l’étranger : Nadia Chaaya plaide pour le renforcement du dispositif « triple A »

Ce 2 mars, lors de la 44ᵉ session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, dernière de la mandature, Nadia Chaaya est intervenue en qualité de présidente du groupe Les Indépendants à l’AFE, lors du moment consacré aux groupes politiques.

Conseillère à l’AFE pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, Nadia a exprimé son soutien aux Français et aux élus confrontés aux tensions au Moyen-Orient et salué la réactivité du réseau diplomatique.

Elle a rappelé la nécessité de renforcer le dispositif « triple A » — anticipation, action, assistance — pour mieux protéger nos compatriotes en crise et associer davantage les élus au dispositif d’information et de coordination. Nadia Chaaya a enfin salué, en les citant, l’engagement des membres de son groupe, ainsi que les avancées obtenues au cours de la mandature.

Quelques instants plus tard, Radya Rahal, conseillère à l’AFE pour l’Afrique du nord, a alerté sur la situation des Français victimes de violences intrafamiliales à l’étranger.

Elle a appelé à renforcer les dispositifs de protection et d’accompagnement lorsque l’accès aux mécanismes juridiques et aux structures d’accueil locales est limité.

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VERBATIM

Madame la ministre, Madame la directrice, Madame la présidente, Monsieur le secrétaire général, mes chers collègues.

Madame la ministre, depuis samedi, un embrasement soudain de la situation en Iran, en Israël, dans plusieurs pays du Golfe et aussi au Liban depuis hier, plonge des milliers de nos compatriotes dans une angoisse légitime.

Je tiens à exprimer mon soutien à nos collègues élus français de cette zone, comme à l’ensemble de nos compatriotes qui y sont actuellement soit confinés, soit dans l’expectative.

Rosiane Houngbo Monteverde, qui préside notre commission des Lois, est bloquée à Bahreïn avec ses enfants. Elle est réveillée par le bruit des bombardements. Moi-même, je suis partie à temps du Liban, qui est entré dans le conflit depuis cette nuit.

Il me faut ensuite saluer la réactivité exemplaire de nos ambassades : activation rapide des cellules de crise, communication régulière et mise à disposition de numéros d’urgence. Ces mesures sont essentielles et rassurantes.

Pour autant, ma priorité, et j’ai sans doute lassé vos oreilles à chaque ouverture de session, demeure la mise en place du système triple A pour la sécurité de nos compatriotes : anticipation, action et assistance. Un dispositif devenu fondamental, mais encore incomplet. L’élu doit être un maillon actif de ce dispositif. Il ne peut être informé en même temps que nos compatriotes alors qu’il est en première ligne pour répondre, orienter et apaiser. Sans accéder aux éléments sensibles, il doit disposer d’un canal structuré et officiel. C’est une question d’efficacité collective. Nos travaux ont démontré que l’absence d’harmonisation des pratiques d’un poste à l’autre ne permet pas de créer de bons réflexes qui peuvent sauver des vies.

Mes chers collègues, nous siégeons depuis bientôt cinq ans. Qu’avons-nous accompli ?

Le groupe des Indépendants est fier d’avoir vu sa proposition de charte des bonnes pratiques entre les élus et les postes consulaires aboutir. Elle avait été portée par Laurence Helaili-Chapuis et il reviendra à la prochaine AFE d’évaluer sa mise en œuvre.

Je salue Benoît Mayrand, vice-président de notre groupe et de la commission des Finances, pour sa pugnacité à la sincérisation des programmes budgétaires touchant au quotidien des Français de l’étranger. Radya Rahal, dont chacun connaît l’expertise en matière de règlement intérieur, nous a défendus avec ardeur à la Commission nationale de la protection sociale, sujet ô combien sensible en tant que politique, qu’elle soit remerciée pour ses prises de position éclairantes. Marie-Christine Haritçalde a représenté notre Assemblée à la Commission nationale STAFE. Merci pour son soutien au tissu associatif français à l’étranger qui nous permet de faire société, même à l’étranger.

Les successions internationales sont un sujet fondamental pour nos compatriotes, tant la matière est complexe. Nous avons pu compter sur l’expertise de Richard Ortoli, comme sur celle de la présidente Rosiane Houngbo Monteverde.

Alors que le réseau des écoles françaises à l’étranger est éprouvé, je veux remercier la secrétaire générale de notre groupe, Amelie Mallet, ainsi que Sabri Mêle pour leur engagement pour un enseignement français plus souple et plus inclusif.

Je remercie évidemment Thierry Consigny, qui a représenté notre groupe au bureau, et Minouche Beraud Suberville pour leur implication dans les travaux de la commission Sécurité, qui a permis de donner une voix à nos collègues confrontés à des crises terribles.

Merci enfin à Ahmed Henni pour son engagement au sein de la commission des Affaires sociales. Alors que nous accueillons pour cette dernière session une habituée, Nelly Muller, je tiens à saluer ceux qui ont siégé dans notre groupe, mais qui n’ont pas pu poursuivre leur mandat : Yolande Mateo, ainsi que Nicolas Arnulf.

Être français à l’étranger, c’est faire partie, malgré les kilomètres, d’une communauté de destin. Je remercie mon groupe de m’avoir fait confiance pendant ces cinq années, ainsi que l’ensemble des élus avec qui j’ai travaillé en bonne intelligence et en solidarité.

Merci à toutes et à tous.

Moyen-Orient – Numéros d’urgence

En ces heures graves, j’adresse ma solidarité sincère aux pays frappés par les attaques venues d’Iran.

Derrière les tensions, il y a des populations qui vivent dans l’inquiétude et la peur.

Je pense également à nos compatriotes résidents ou de passage au Moyen-Orient.
À chacune et chacun d’entre vous : vous n’êtes pas seuls. La France est mobilisée pour votre sécurité et votre accompagnement.

Je tiens enfin à saluer l’engagement remarquable des équipes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pleinement mobilisées pour répondre et assister nos concitoyens.

Vous trouverez ci-dessous les numéros utiles de nos ambassades et consulats, et le lien vers les consignes de sécurité en vigueur.

Solidarité, vigilance et unité.

Consignes de sécurité pour les Français de l’étranger – situation au Moyen-Orient (28 février 2026)

Médias – “NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte” – (ZDNet – 24/02/2026)

ZDNet : La transposition française de la directive NIS 2 est coincée depuis plusieurs mois dans les limbes de la navette parlementaire. Selon Philippe Latombe et Olivier Cadic, l’exécutif bloquerait le texte à cause d’une disposition anti backdoors introduite par les sénateurs.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Extraits :

Un article au cœur du blocage

Dans une conférence de presse organisée au début du mois de février par le sénateur Olivier Cadic et le député Philippe Latombe, respectivement président des commissions spéciales chargées de l’étude du projet de loi au Sénat et à l’Assemblée, les deux parlementaires ont alerté sur le blocage de ce texte jugé essentiel pour la cybersécurité du pays.

Selon eux, l’exécutif rechigne à inscrire le texte à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en raison d’un article introduit à l’initiative d’Olivier Cadic portant sur la question des portes dérobées. Dans l’article 16bis du texte adopté par le Sénat, le projet prévoit en effet d’interdire “l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques.”

Cette disposition déplaît fortement aux services de renseignement, estiment les parlementaires.

(…)

Effet collatéral

Avec cet article, les parlementaires souhaitent écarter de futures tentatives d’imposer des portes dérobées dans les systèmes de communication, une condition qui leur paraît dans la droite ligne de la stratégie nationale de cybersécurité, qui fait du chiffrement “un socle essentiel.”

Et ce double discours renforce l’incompréhension vis-à-vis du retard. “On ne comprend pas pourquoi les services sont bloqués sur cet amendement, et on comprend d’autant moins que nous n’avons eu aucune discussion officielle avec eux sur le sujet” explique Olivier Cadic.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Médias – “La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité” – (NEXT – 25/02/2026)

NEXT : Deux parlementaires, ayant sanctuarisé le chiffrement de bout en bout dans le projet de loi transposant la directive européenne NIS2, accusent la DGSI d’en empêcher l’adoption au Parlement. D’après Intelligence Online, la DGSI ne parviendrait à pirater que 25 à 30 % des smartphones seulement. Un problème amené à empirer, alors que le protocole RCS va généraliser le chiffrement de bout en bout.

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Extrait :

(Suite à l’introduction de l’article 16 bis dans le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité)

Initialement introduit et défendu par Olivier Cadic afin d’ « inscrire dans la loi un principe clair de sécurité numérique », et depuis renforcé par un amendement de Philippe Latombe adopté en septembre dernier, il sanctuarise le chiffrement de bout en bout :

« Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme ou processus permettant un accès non consenti aux données protégées. »

À l’époque, Olivier Cadic l’avait justifié au motif que « certaines initiatives législatives et réglementaires, tant au niveau national qu’international, ont cherché à imposer aux fournisseurs de services de chiffrement des obligations visant à insérer des dispositifs techniques permettant un accès aux données protégées par des tiers, notamment par les autorités publiques » :

« Ces dispositifs, communément appelés « portes dérobées » (backdoors), « clés de déchiffrement maîtresses » ou autres mécanismes d’affaiblissement volontaire de la sécurité, présentent des risques considérables pour la sécurité informatique et la protection des droits fondamentaux. »

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Édito : Assez de fuite en avant

Lire : l’INFOLETTRE n°254 – Janvier–Février 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Assez de fuite en avant !

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Après les faux débats public-privé, place aux fausses concertations.

Un illustre prédécesseur des sénateurs, Georges Clemenceau, disait : « Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission. » Il faut mettre un terme à ces méthodes qui consistent à organiser la concertation pour mieux noyer le poisson… et décider de ne rien décider.

Qui se souvient des grandes consultations sur l’enseignement français à l’étranger, il y a moins de trois ans ?
J’avais alors refusé de participer à ce simulacre : Lien
Et j’avais écrit au ministre Olivier Becht pour en expliquer les raisons : Lien

J’y dénonçais une mise en scène destinée à habiller des décisions déjà arrêtées par l’administration, sans remise en cause du modèle.

Nous voilà repartis en 2026 avec les mêmes artifices.
Sous couvert de missions parlementaires, on détourne l’attention des décisions déjà prises, des décisions qui fragilisent le réseau et prolongent une trajectoire engagée depuis vingt ans.

C’est pourquoi j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit, depuis l’hémicycle, deux décisions claires :

– la suspension des décisions du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) de décembre 2025, qui font porter de nouvelles charges sur les établissements partenaires et conventionnés ;
– l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation. Lien

Continuer à concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant !

En faisant le choix d’impacter lourdement et de fragiliser les sociétés de gestion d’établissements, gérées avec talent, rigueur et dévouement par des volontaires engagés, le réseau risque de s’atrophier en perdant des acteurs qui ne se reconnaissent plus dans ce fonctionnement.

Ignorer ma proposition de suspendre des mesures qui augmentent les frais en désignant des boucs émissaires, c’est refuser de faire de la réduction des coûts une priorité.

Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.

La réforme ne sera possible qu’à quatre conditions : neutralité, séparation des rôles, indépendance de l’homologation et modèle économique soutenable.
Car au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient, ce sont des familles.

Le temps des faux-semblants doit cesser. Il faut réformer sans plus attendre, pas transférer la facture aux familles.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

A LA UNE
. Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela

HOMMAGE
. Robert del Picchia
. Renée Blandin

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER
. QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire
. Lycées français à l’étranger (Libération) – Assez de faux débats
. Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)
. Rencontre Mission laïque française (MLF) – ANEFE

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice
. Australie – Serge Thomann
. France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat
. Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026 (Lesfrancais.press)
.Les chiffres de l’activité consulaire 2025
.Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

EN CIRCONSCRIPTION
> ÉGYPTE – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Londres (22-24 janv. 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Venezuela – Transition démocratique & Menace des cartels latino-américains
. Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil
. Afrique des Grands Lacs – Communauté de Sant’Edigio

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche
. IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai
. Taiwan – Groupe d’amitié – Nouvel An
. Suisse – Ambassadrice Tania Cavassini

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. PLF 2026 – Conférence de presse : Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France
. Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires (Usine digitale)
. Cybersécurité : l’heure est à l’action – (Entreprendre à l’international)
. Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes (Le Canard Enchainé)
. Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts (Epoch Times)

MÉDIAS
. Olivier Cadic : “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)
. Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)
. Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)
. Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)
. À quand un vol direct entre San Diego et Paris ? (SoCal FACC – 26/01/2026)
. French Response : de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux (BFM Tech – 01/02/2026)
. Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)
. Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland (The Horn Tribune – 22/01/2026)
. Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ? (Public Sénat – 09/01/2026)
. Olivier Cadic : “Nous vivons une lutte pour le leadership mondial” (LePetitJournal.com – 15 janv. 2026)

Découvrir l’InfoLettre n°254

Hommage à Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger

C’est avec une profonde émotion que ma collègue Olivia Richard et moi avons appris, la disparition de Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger, décédée, ce matin, à l’âge de 102 ans.

Renée Blandin fut l’une des grandes figures de la représentation des Français établis hors de France.

Pendant près de trente ans, au sein du Conseil supérieur des Français de l’étranger puis de l’Assemblée des Français de l’étranger, elle représenta avec constance nos compatriotes d’Égypte, d’Éthiopie, du Soudan et de Somalie, au sein du groupe RFE présidé par Robert-Denis del Picchia. Elle fut également suppléante du sénateur Jacques Habert, fondateur de l’Anefe, lors de son dernier mandat.

Pour ma part, j’ai eu l’honneur de siéger à l’Assemblée des Français de l’étranger à ses côtés entre 2006 et 2014.

Au fil de ces années, j’ai pu apprécier sa hauteur de vue, son expérience précieuse et sa manière unique de mettre chaque sujet en perspective, toujours guidée par une conviction simple : servir les autres est une joie et un devoir.

Son engagement ne s’est jamais limité aux débats institutionnels. Attachée à la solidarité concrète, elle avait cofondé une Banque Alimentaire avec sa successeure, Régine Prato, poursuivant ainsi, au-delà de son mandat, son action en faveur des plus fragiles.

Renée Blandin était Officier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur — distinctions qui venaient saluer un parcours exceptionnel au service de la France et des Français de l’étranger.

Elle laisse le souvenir d’une élue pionnière, exigeante, profondément humaine, dont la fidélité à nos communautés françaises à travers le monde continuera d’inspirer.

Merci, chère Renée, pour ces décennies de dévouement. Nos pensées les plus sincères accompagnent sa famille, ses proches et les membres du groupe RFE, dans cette épreuve.

Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

L’édition 2026 du Guide des victimes françaises à l’étranger vise à aider les ressortissantes et les ressortissants français à faire face à un événement dramatique.

Il concerne aussi bien les Français établis hors de France que les Français de passage se rendant à l’étranger pour un court séjour.

Vous trouverez l’ensemble des démarches à accomplir ainsi que les structures qui peuvent vous accompagner. Il concerne aussi bien les Français établis hors de France que les Français de passage se rendant à l’étranger pour un court séjour.

Lisez LE GUIDE

Médias – “Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre” (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)

Ce 19 février, j’ai ouvert l’émission Sens Public sur Public Sénat, consacrée au sombre quatrième anniversaire du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pour rappeler l’importance du soutien militaire de la France. J’y ai repris les mots que j’avais prononcés à l’époque : « Si nous n’envoyons pas nos canons aujourd’hui, il y a fort à parier que nous enverrons nos enfants demain. »

De son côté, Nadia Sollogoub, présidente du groupe d’amitié sénatorial France-Ukraine, est intervenue sur l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Voir l’intégralité de l’émission (40m) avec le débat réunissant Marie jego, journaliste Le Monde, Cyrille Amoursky, reporter de guerre et David Cadier, chercheur à l’IRSEM. VIDÉO

Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil

Ce 17 février, notre Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, la délégation au droits des femmes présidée par Dominique Verien et le groupe d’amitié présidé par Olivia Richard ont eu l’honneur d’entendre Shirin Ebadi, avocate et militante iranienne des droits de l’homme, Prix Nobel de la paix 2003.

Après avoir rendu hommage aux victimes du régime iranien, j’ai interrogé Mme Ebadi sur les mesures concrètes que la communauté internationale pourrait adopter pour appliquer le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies, sans aggraver la situation des civils iraniens.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame. Permettez-moi, en préambule, de vous remercier pour votre témoignage et votre action inspirante. Et également d’adresser une pensée sincère aux milliers de victimes du régime iranien et à leurs proches. Leur souffrance ne doit ni être banalisée, ni oubliée et elle donne tout son sens aux échanges que nous avons aujourd’hui.

Vous avez évoqué le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies en 2005. Quelles mesures concrètes la communauté internationale pourrait-elle prendre aujourd’hui pour appliquer ce principe à la situation iranienne sans aggraver les souffrances de la population civile ? Quelles actions concrètes les États démocratiques devraient-ils mettre en œuvre pour protéger les défenseurs iraniens des droits humains et soutenir la société civile dans l’esprit de la responsabilité de protéger ? Je vous remercie.

En réponse Shirin Ebadi a rappelé que la victoire de la démocratie en Iran sera non seulement bénéfique aux Iraniens, mais aussi aux États européens. En outre, au lieu de nous adresser au gouvernement iranien, elle suggère de nous adresser au peuple iranien.

Médias – “Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat” – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)

Ma réponse à l’enquête de Libération sur les lycées français à l’étranger (lire), a suscité l’intérêt de la rédaction du Courrier des Amériques.

Comme le résume justement l’article : “Derrière les rapports budgétaires et les statuts administratifs, la réalité reste très concrète : des familles qui comparent les frais de scolarité… parfois avec la même appréhension qu’une facture d’université américaine. Et une question de fond qui, elle, fait consensus : comment préserver l’excellence du modèle français à l’étranger sans le rendre inaccessible à ceux qu’il est censé servir ?”

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Extrait :

La riposte d’Olivier Cadic : « assez de faux débats »

Parmi les réactions les plus structurées figure celle du sénateur des Français de l’étranger Olivier Cadic, cité dans l’enquête mais qui conteste vivement son angle.

Dans un communiqué offensif, il dénonce « une opposition caricaturale entre public et privé » et reproche au journal d’éluder, selon lui, la vraie question : les causes structurelles des difficultés financières de l’AEFE.

Pour le sénateur, le problème tient d’abord à « un modèle à bout de souffle », reposant encore largement sur des statuts d’expatriés coûteux. « Le monde a changé, le réseau fonctionne encore comme dans les années 1990 », affirme-t-il, estimant que la hausse des frais facturés aux familles sert trop souvent à compenser l’absence de réformes internes.

Il critique également une centralisation croissante et une bureaucratie qu’il juge inflationniste, tout en rappelant que l’État ne peut financer simultanément expansion du réseau, mission de service public et stratégie d’influence sans modernisation structurelle.

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Médias – “Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires” (Usine digitale – 16/02/2026)

J’ai répondu aux interrogations d’Alice Vitard (Usine Digitale), dans le prolongement de la conférence de presse que j’avais organisée le 4 février dernier au Sénat avec le député, Philippe Latombe, intitulée :
“Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” (compte-rendu)

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Extraits :

D’un côté les parlementaires, de l’autre le ministère de l’Intérieur, plus particulièrement la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). C’est le duel qui empêcherait la transposition de la directive européenne NIS 2 dans le droit français.

Ces accusations sont portées par le député Philippe Latombe et le sénateur Olivier Cadic, présidents de la commission spéciale du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le premier à l’Assemblée nationale et le second au Sénat. Ensemble, ils alertent sur le retard pris par la France dans la transposition du texte européen.

(…)

> L’impasse de l’agenda parlementaire
Le texte a été voté il y a bientôt un an au Sénat. Il devait être mis à l’ordre du jour avant la fin de l’année et puis finalement ils ont reporté au mois de janvier. Et puis au mois de janvier, ils ont décidé de ne pas le présenter à l’ordre du jour alors qu’il aurait dû être mise en oeuvre depuis fin octobre 2024″, dénonce Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, sollicité par L’Usine Digitale. Pour rappel, l’inscription d’un projet de loi gouvernemental à l’ordre du jour relève, en pratique, de l’exécutif.
La France avait, en effet, jusqu’au 17 octobre 2024 pour intégrer dans son droit les principes posés par la nouvelle directive NIS.

(…)

> Un amendement anti-backdoor au cœur du blocage
Au coeur du blocage figure l’article 16 bis du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le texte qui intègre NIS 2, aux côtés de Doraet REC (trois directives européennes).
Cet amendement – porté par Olivier Cadic et déjà adopté par le Sénat – vise à empêcher que l’Etat puisse imposer aux fournisseurs de service de chiffrement, dont les messageries, l’intégration de backdoors.
J’avais déposé cet amendement parce qu’aux États-Unis, des backdoors – qui avaient été utilisées pour surveiller des appels et des messages – avaient été exploitées par les hackers chinois, donc pour compromettre des millions de télécommunications”, explique Olivier Cadic. Il ajoute : “j’ai considéré que la possibilité d’installer des backdoors était contradictoire avec la capacité d’élever notre niveau de cyber-résilience”.

(…)

> Les services de renseignement mis en cause
Selon le sénateur, le vote du projet de loi résilience serait bloqué pour cette raison précise. “Il y a une administration qui semble gênée, qui au demeurant ne vient pas voir les parlementaires concernés pour discuter de ça, et utilise le ministre pour bloquer l’ordre du jour du Parlement”, explique-t-il. C’est la Direction générale de la Sécurité intérieure qui est pointée du doigt.
Selon Olivier Cadic, l’opposition de la DGSI à l’article 16 bis s’explique par la volonté de conserver des capacités d’accès aux communications chiffrées.

(…)

> Un affaiblissement technique du chiffrement
Pour Olivier Cadic, l’absence de transposition expose désormais directement l’Etat. “En cas de fraude massive de données, le gouvernement engage sa responsabilité puisqu’il ne permet pas à la France de se préparer”, juge-t-il, citant notamment la sanction de 5 millions d’euros infligée à France Travail (ex-Pôle Emploi) par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Dans ce cas précis, poursuit-il, “l’Etat [les contribuables, ndlr] paie une amende à l’Etat”, ce qui pose un problème de responsabilité réelle.

(…)

> Quand le retard français isole Paris en Europe
Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Belgique, ont déjà intégré NIS 2 dans leur législation, Paris apparaît en décalage sur un texte pourtant porté dès son origine par la France. “Comment est-ce que la France peut discuter de la suite, alors que les autres pays ont transposé NIS 2 et que nous, ce n’est toujours pas fait ?”, interroge Olivier Cadic.

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

Médias – “Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026” (Lesfrancais.press – 12/02/2026)

Lire l’article et écouter le podcast LIEN

J’ai répondu avec plaisir aux questions suivantes de Jérémy Michel, rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press :

. Dans votre dernière lettre d’information, vous indiquiez avoir effectué depuis le début de votre mandat en octobre 22014, 627 déplacements dans 116 pays. Olivier Cadic, en un peu plus de onze ans de mandat, comment avez-vous vu évoluer les attentes et les demandes des Français établis hors de France ?

. Vous avez évoqué le retour en France. Aujourd’hui, on éprouve un certain nombre de difficultés quand on a vécu à l’étranger pour revenir s’installer en France. Est-ce que c’est une sorte de capharnaüm administratif ?

. Un autre angle sur lequel vous avancez aussi, c’est celui de la cybersécurité. Il y a un dispositif qui a vu le jour, qui s’appelle le 17Cyber. Est-ce qu’en quelques mots, vous pouvez nous rappeler concrètement ce que c’est et puis comment il peut être aussi utile pour les Français expatriés ?

. Un autre dossier que vous mettez en avant et qui est au cœur de l’actualité, c’est l’enseignement français à l’étranger, avec la réforme du réseau de l’AEFE, qui d’ailleurs fait beaucoup réagir en ce moment. Vous, vous l’abordez sous l’angle de l’ANEFE, qui est l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger. En quelques mots, Olivier Cadic, vous nous rappelez ce qu’est l’ANEFE et en quoi elle peut jouer un rôle dans le débat actuel sur cet avenir des écoles à l’étranger ?

. Sur votre positionnement politique, vous vous définissez comme un sénateur indépendant, tout en siégeant au sein du groupe Union centriste. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que signifie aujourd’hui concrètement être indépendant ? Et en quoi, dans ce cas-là, l’appartenance à un parti politique pourrait freiner l’action parlementaire ?

. Pour vous, le Mercosur, le traité du Mercosur, il est bon pour la France ?

. 2026, il y a aussi les élections sénatoriales. Vous arrivez à la fin de votre second mandat. Elles auront lieu au mois de septembre. Est-ce que vous serez à nouveau candidat ?

Sénat – Transition démocratique au Venezuela & Menace des cartels latino-américains – Vidéo Q/R (9’45)

Ce 4 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné Gaspard Estrada, politologue à l’unité du Sud Global à la London School of Economics.

Je me suis étonné auprès de M. Estrada du silence des démocraties européennes face à la transition démocratique engagée au Venezuela et alerté sur l’extension du crime organisé en Amérique latine, nourri notamment par les précurseurs chimiques chinois, et des répercussions directes jusqu’en Europe.

VERBATIM de mon intervention

Merci de vos propos. Vous avez mentionné la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis en Amérique latine. Elle se démontre aussi par l’arrivée des précurseurs chimiques chinois qui arrivent par les ports. Vous avez parlé de Shanghaï, mais la cocaïne se compose aussi des précurseurs chimiques chinois qui envahissent donc l’Amérique latine. C’est un des sujets qui va m’amener à vous parler du développement du crime organisé et donc des cartels, qui sont considérés désormais comme des organisations terroristes aux États-Unis et qui, à mon avis, c’est un peu le game changer, parce qu’on parle de trafic de drogue, mais on aurait pu parler de l’Orénoque et donc de ce que font les militaires vénézuéliens aux sources donc de l’Orénoque pour faciliter le trafic de métaux précieux.

Mais on aurait pu parler aussi du trafic d’êtres humains, de tout ce qui se passe sur cette zone. Vous avez justement rappelé la présence de l’ENL et puis, justement, la proximité entre la Colombie et le Venezuela dans ce domaine. Donc, je pense que c’est effectivement une raison qui nous amène à nous préoccuper de ce qui se passe aussi en Colombie.

Mais il y a quand même une transition démocratique qui est en route au Venezuela. On n’en parle pas, mais il faut quand même rappeler qu’Edmundo González Urrutia a été élu avec 70% des voix. On fait comme si ce scrutin n’avait pas existé. C’est quand même un peu surprenant, puisqu’en réalité le devenir de ce pays est pour l’instant imbriqué dans des réseaux d’influence et d’ingérence : l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba au Venezuela. C’est un vrai sujet, mais aussi les acteurs tels que le Hezbollah, aussi présents.

J’aimerais savoir ce que vous pensez de ce qui se passe et de l’impact avec l’Iran, les groupes paramilitaires, les organisations criminelles. Aujourd’hui, ce qui est un peu étonnant, et j’aimerais avoir votre opinion là-dessus, c’est qu’on réagit beaucoup pour le Groenland, on réagit beaucoup avec ce qui se passe en Iran, mais personne ne s’inquiète de la transition démocratique au Venezuela, au niveau de l’Europe, au niveau de la France, alors qu’on est à une heure de là-bas.

Personne n’est vocal sur le sujet pour pousser vers cette transition démocratique. Il y a eu un vote, il faut le faire respecter. Qu’est-ce qui fait que les démocraties n’ont pas la force de faire respecter les votes démocratiques d’un peuple comme le Venezuela, les Vénézuéliens ? Cela m’interroge. Et puis aussi, comment réagir face au développement des cartels, puisque nous sommes maintenant nous-mêmes affectés par leur développement ici, sur le territoire européen. Merci.

Réponses de Gaspard Estrada :
. Sur le narcotrafic, il estime que la réponse ne peut être que transnationale, en renforçant nos coopérations en matière d’entraide judiciaire et policière, et en s’attaquant aux circuits financiers des organisations criminelles afin de casser leur modèle économique.
. Saluant l’annonce d’une amnistie pour les prisonniers politiques, Gaspard Estrada considère toutefois que l’enjeu central reste l’absence d’un calendrier électoral clair et de garanties sur les conditions du scrutin, point sur lequel la France devrait désormais exercer une pression prioritaire.