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Médias – “Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts” (Epoch Times – 22/01/2026)

Dans un article éclairant, le journaliste Étienne Fauchaire (Epoch Times) remarque à juste titre que la directive européenne NIS2, censée être transposée en droit français afin de renforcer la sécurité des acteurs essentiels au fonctionnement de la société et de l’économie, reste « engluée dans les méandres parlementaires ».

Ce projet de loi dit « Résilience », pour lequel je préside la commission spéciale, a pourtant été adopté par le Sénat en mars 2025, puis approuvé à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025. Toutefois, il n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour de l’AN.

Lire l’article Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts sur le site Epoch Times

Extraits :

Quinze mois. C’est le retard accumulé par la France dans la transposition de la directive NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024. Entre ces deux chiffres, un gouffre temporel que le sénateur Olivier Cadic, président de la Commission spéciale NIS2 au Palais du Luxembourg, synthétise en une formule : « Pour passer une loi, il faut des mois, voire des années. Dans le cyber, certaines attaques se produisent donc en 28 secondes à cinq minutes. »

(…)

« La loi doit poser les cadres généraux. Ensuite, ce sont les professionnels eux-mêmes qui doivent s’emparer de ces principes, s’adapter et sécuriser leurs systèmes en fonction de leur environnement », a plaidé Olivier Cadic. « Si l’on cherche à tout encadrer juridiquement, nous serons constamment en retard, toujours un pas derrière le terrain. » Le vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, lui-même ciblé, avec d’autres parlementaires, par une cyberattaque attribuée à des pirates chinois agissant pour le compte de Pékin, se montre particulièrement investi sur les questions de cybersécurité.

Jugeant « la façon actuelle de faire la loi complètement délirante », le sénateur propose une autre méthode, inspirée du Budget Act américain : évaluer le coût et l’objectif de chaque loi avant et après son adoption pour mettre fin à un empilement législatif inutile. Et remplacer la question « ai-je bien suivi la procédure ? » par celle qui compte vraiment : « est-ce que ça fonctionne ? »

Sénat – Afrique des Grands Lacs – Communauté de Sant’Edigio – Vidéo Q/R (8’33)

Créée dans un lycée romain en 1968, au lendemain du concile Vatican II, Sant’Egidio est une communauté chrétienne laïque qui rassemble aujourd’hui près de soixante mille personnes et est présente dans plus de soixante-dix pays.

Sant’Egidio s’est progressivement imposée comme un acteur de la médiation internationale pour le règlement des conflits, en intervenant dans une quarantaine de conflits en Afrique, en Amérique latine ainsi que dans les Balkans.

Ce 21 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a voulu mieux appréhender ce que l’on appelle parfois la « méthode Sant’Egidio », en invitant le professeur Mario Giro, membre du Conseil de présidence de la communauté de Sant’Egidio et ancien vice-ministre italien des Affaires étrangères, et de Valérie Régnier, présidente de la communauté de Sant’Egidio France.

Ma question a porté sur le risque de résurgence d’un génocide contre les Tutsi et savoir comment Sant’Egidio pourrait le prévenir.

VERBATIM de mon intervention

La communauté de Sant’Egidio est reconnue depuis des décennies pour son engagement courageux en faveur de la paix, du dialogue et de la protection des plus vulnérables dans la région des Grands Lacs, en particulier au Kivu.

Le témoignage de Floribert Bwana Chui, membre de votre communauté, martyr de la justice et de la lutte contre la corruption, rappelle combien la fidélité à l’Évangile peut coûter la vie dans cette région meurtrie.

Dans ce contexte, je voudrais poser une question difficile mais essentielle.

Face à la présence durable des FDLR au Kivu, groupe issu du génocide de 1994 et dont certains dirigeants continuent de parler ouvertement de « finir le travail », Sant’Egidio considère-t-elle qu’il existe aujourd’hui un risque réel de résurgence d’un génocide contre les Tutsi au Rwanda ?

Et comment votre communauté pense-t-elle pouvoir contribuer, concrètement, à prévenir une telle catastrophe, au-delà du dialogue, lorsque des idéologies génocidaires restent actives ?

Médias – “Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland” (The Horn Tribune – 22/01/2026)

Traduction française de l’article French Senator Olivier Cadic Calls for Recognition of Somaliland’s Stability and Democracy de Maxamuud Walaaleeye.

Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland

Le sénateur Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat et président du groupe interparlementaire France–Pays du Golfe, a appelé la France et l’Europe à soutenir activement le Somaliland lors d’un récent débat au Sénat, organisé en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales.

S’exprimant au nom du groupe Union centriste, le sénateur Cadic a mis en lumière les réalisations du Somaliland depuis le rétablissement de son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991. Il a décrit ce pays de la Corne de l’Afrique comme un modèle de stabilité, d’État de droit et de régularité démocratique à travers des élections libres et constantes.

Olivier Cadic a souligné l’incohérence des réponses internationales face à l’émergence de nouveaux États, rappelant que la dissolution pacifique de la Tchécoslovaquie en République tchèque et en Slovaquie en 1993 avait été rapidement reconnue par les pays européens. Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le Somaliland, malgré son parcours pacifique, démocratique et une gouvernance effective, demeure largement ignoré.

« La France ne peut pas rester un simple spectateur », a déclaré le sénateur Cadic, insistant sur le fait que la diplomatie est à la sécurité internationale ce que la justice est à l’ordre intérieur. Il a appelé la France et l’Europe à défendre les démocraties dans le monde, à aider les peuples fuyant des régimes indignes, à faire prévaloir le droit sur la force et à protéger les souverainetés contre la coercition plutôt que de se contenter de condamnations de principe.
Le sénateur a rapproché le cas du Somaliland de situations similaires à Taïwan et dans d’autres pays menacés, les inscrivant dans une question fondamentale du XXIᵉ siècle : savoir si les frontières et les souverainetés seront déterminées par la force ou par le droit.

Olivier Cadic défend depuis longtemps la cause du Somaliland, notamment lors d’une visite en 2023 au cours de laquelle il a rencontré des responsables locaux et mis en avant le fonctionnement des institutions, la tenue d’élections libres et les attributs étatiques du territoire comme fondements d’une reconnaissance internationale.

L’intervention du sénateur Cadic au Parlement s’inscrit dans le prolongement des efforts de l’ambassadeur du Somaliland en France, Abdirahman Yassin Mohamed, visant à renforcer la coopération entre le Somaliland et la France, ainsi que les échanges avec les principaux acteurs politiques français, parmi lesquels figure le sénateur Cadic.

Ses propos témoignent d’un intérêt parlementaire croissant en France pour un engagement approfondi avec le Somaliland, dans un contexte d’évolution des équilibres dans la Corne de l’Afrique.

Médias – “Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ?” (Public Sénat – 09/01/2026)

Merci à Romain David de Public Sénat d’avoir relayé mes propos dans le cadre de son article sur l’influence de la France en Europe.

Lire l’article sur le site Public Sénat : Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ?

Extrait : L’influence française minée par « les balbutiements budgétaires » ?

« C’est un peu le paradoxe de la situation : la France s’est livrée à un travail diplomatique formidable, qui lui a permis d’obtenir de nombreuses avancées, mais aujourd’hui, elle se retrouve isolée au même rang que l’Autriche et l’Irlande qui ont voté contre, mais aussi la Pologne et la Hongrie qui passent généralement pour les mauvais élèves de l’UE », pointe le sénateur centriste Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères et seul sénateur favorable au Mercosur. « Le président n’y était pas forcément défavorable, mais malgré un important travail de pédagogie, il a eu le bras tordu au niveau national par la politique politicienne et les balbutiements budgétaires. Nos partenaires européens en ont bien conscience, et cette situation profite à nos concurrents », soupire l’élu.

(…)

En revanche, l’Italie ressort renforcée de cette affaire. « Nous nous sommes mis entre les mains de Giorgia Meloni, et nous l’avons fait faiseur de roi », soupire Olivier Cadic. La volte-face de Rome, initialement rangée aux côtés de la France, a effectivement permis à la commission d’obtenir une majorité qualifiée.

Extrait : La France, porte-étendard de la défense européenne

« Il faut prendre les dossiers un par un, et le cas du Mercosur n’impacte pas la crédibilité de la France, ni même son leadership dans d’autres domaines, comme le pacte asile-immigration, la régulation du numérique, et surtout les enjeux de défense européenne qui sont, aujourd’hui, la première des priorités pour l’UE », veut également rassurer Olivier Cadic. Cet élu estime que la personnalité volontariste du chef de l’Etat est un vrai marqueur sur cette thématique. La semaine écoulée en a fait la démonstration avec la réunion, mardi à Paris, de « la coalition des volontaires » qui soutient l’Ukraine contre la Russie. Un rendez-vous au cours duquel Emmanuel Macron a assuré qu’il était prêt à déployer les forces françaises en Ukraine pour participer au maintien d’un éventuel cessez-le-feu entre Moscou et Kiev.

Sénat – Ambassadrice de Suisse

Ce 6 janvier, notre groupe d’amitié France–Suisse, présidé par le sénateur Cédric Perrin, a eu le plaisir d’accueillir l’ambassadrice de Suisse en France, Tania Cavassini, accompagnée du ministre-conseiller Yachar Nafissi-Azar et de l’attaché de défense, Peter Wanner.

La réunion s’est ouverte par un temps de recueillement en mémoire des victimes du drame survenu à Crans-Montana le 1er janvier 2026. Le président du groupe a exprimé ses condoléances et réaffirmé la solidarité de la France envers la Suisse. L’ambassadrice a, en retour, salué le soutien et l’élan de solidarité manifestés par les autorités françaises, soulignant combien la coopération franco-suisse, ancrée dans le quotidien, prend toute sa dimension dans les moments d’épreuve.

Les échanges ont ensuite permis d’aborder plusieurs dossiers transfrontaliers d’intérêt commun, notamment en matière économique, énergétique, de défense et de questions vétérinaires, illustrant la densité et la qualité du partenariat entre la France et la Suisse.

La Suisse est le premier pays d’accueil des Français à l’étranger, devant les États-Unis et le Royaume-Uni.

Sénat – Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela

Ce 19 janvier, intervention au nom du groupe Union centriste, dans le cadre de la « déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ».

Catherine Vautrin, ministre des Armées et des anciens combattants et Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, se sont exprimés au nom du gouvernement.

J’ai conclu mon propos en disant que ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela, en Iran, en Ukraine, à Taïwan, au Groenland et au Somaliland relève d’un même combat : savoir si, au XXIe siècle, les frontières et les souverainetés se décident par la force ou par le droit.

C’est à cette question que la France et l’Europe doivent répondre.

VERBATIM de mon intervention

Médias – “Les Français de l’Étranger : Ambassadeurs de la France, selon Olivier Cadic” (Françaisdanslemonde.fr – Janv. 2026 – Podcast 28’26)

Françaisdanslemonde.fr :

« Qu’est-ce qui pousse un sénateur à voir le monde comme un village et à s’efforcer de créer des ponts entre les cultures ?

Dans ce podcast spécial de « La radio des Français dans le monde », Gauthier Seys nous emmène à Londres pour une discussion fascinante avec Olivier Cadic, un sénateur des Français établis hors de France. Olivier partage son parcours unique, de son travail sur le missile Exocet à son approche interculturelle de la politique. Avec plus de 600 déplacements à son actif, il évoque l’importance d’être sur le terrain pour comprendre les perspectives diverses de ceux qu’il représente.

Olivier Cadic est un sénateur qui incarne l’esprit d’entrepreneuriat et d’ouverture culturelle. Ancien ingénieur en électronique, il a fondé une entreprise en Angleterre, devenant un pionnier de la traduction de bandes dessinées franco-belges en anglais. Son parcours l’a mené à s’engager en politique, où il défend les intérêts des Français de l’étranger, tout en promouvant l’interculturalité et l’innovation. En tant que vice-président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Olivier Cadic est profondément impliqué dans les questions de sécurité internationale.

L’épisode aborde des sujets variés, allant de l’importance de la préparation à la guerre à la nécessité de renforcer la défense européenne. Olivier Cadic partage ses réflexions sur la situation géopolitique actuelle, notamment les tensions entre la Russie, la Chine et l’Occident. Il souligne la nécessité d’une coopération européenne pour prévenir les conflits et insiste sur l’importance de la langue française pour les expatriés. Enfin, il évoque ses initiatives pour soutenir la communauté française à l’étranger, notamment à travers le réseau d’associations FLAM, qui vise à maintenir la langue française vivante parmi les enfants expatriés. »

Écouter le PODCAST

Chapitrage du podcast :
00:00:01-Introduction et bienvenue
00:00:27-Début informel avec Olivier Cadic à Londres
00:01:04-Olivier Cadic parle de son début au Sénat
00:01:34-Le sentiment d’urgence constante d’Olivier Cadic
00:03:10-L’importance des déplacements à l’étranger
00:04:30-La carrière d’Olivier Cadic dans l’électronique et l’expatriation en Angleterre
00:07:00-La génération Eurostar et l’impact du Brexit
00:08:54-Olivier Cadic sur les tensions internationales actuelles
00:14:58-La première élection d’Olivier Cadic
00:15:35-L’activité de traduction de bandes dessinées par Olivier Cadic
00:18:18-Le réseau Flamme et la préservation de la langue française à l’étranger
00:22:30-Fierté d’Olivier Cadic dans ses dix ans de mandat
00:25:10-La perception des Français de l’étranger et conclusion

VERBATIM de mon entretien

Médias – Olivier Cadic : “Nous vivons une lutte pour le leadership mondial” (LePetitJournal.com – 15 janv. 2026)

LePetitJournal.com : Guerres hybrides, retour de “la force brute à l’étranger”, Europe sommée de se réveiller : Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, dresse le bilan à l’aube de 2026. Depuis l’église protestante française de Soho, à Londres, il a livré des vœux pour une année qu’il juge décisive. Fort de son regard au cœur du Sénat, il n’a pas hésité à évoquer l’état réel du pays, les urgences qui s’imposent au gouvernement et les actions à promouvoir au Royaume-Uni.

Lire l’article de Ewan Petris Nous vivons une lutte pour le leadership mondial que je remercie d’avoir sollicité mon point de vue sur ces enjeux : Un monde entré “dans l’ère du rapport de force” ; Retour en France, où “la démocratie sous tension” ; Le nœud du système : le budget ; Brexit : dix ans après, le temps des questionnements.

Edito : Never blame, never complain*

Lire : l’INFOLETTRE n°253 – Décembre 2025 – Janvier 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Never blame, never complain*
*Ne jamais blâmer, ne jamais se plaindre

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Fruit de mon expérience professionnelle, je me suis toujours imposé une ligne de conduite simple et exigeante face à l’adversité : Never blame, never complain. Ne jamais se réfugier dans la plainte. Ne jamais céder à la tentation de la dénonciation stérile. Toujours préférer l’action à l’indignation confortable.

C’est pourquoi j’ai été sincèrement satisfait d’entendre le président de la République, devant les ambassadeurs, exprimer avec clarté le refus de deux impasses majeures. D’abord, le refus de l’impuissance morale, qui consiste à commenter le monde sans jamais chercher à l’influencer. Ensuite, le refus de la vassalisation, cet alignement passif sur les puissances dominantes qui finit toujours par affaiblir ceux qui s’y soumettent.

Le choix assumé est inverse : agir, pour se donner les moyens d’une France et d’une Europe, puissances lucides et actrices de leur destin. Mais l’autonomie stratégique n’est pas un slogan. Elle suppose des moyens, de la constance et une vision de long terme.

La diplomatie sans armée, c’est une justice sans police. Staline raillait le Vatican en demandant : « Combien de divisions ? » La formule est brutale, mais elle rappelle une vérité simple : la crédibilité internationale repose sur des capacités réelles. La loi de programmation militaire et la surmarche prévue pour 2026 en sont une illustration indispensable.

Pour autant, la diplomatie ne saurait être le parent pauvre de l’effort national. Depuis plusieurs années, je porte au Sénat l’idée d’une programmation pluriannuelle des moyens de la diplomatie, à l’image de ce que nous faisons pour la défense.

Je me réjouis donc que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ait évoqué la perspective d’une loi d’orientation, à l’issue d’un chantier associant parlementaires et parties prenantes.

C’est une nouvelle innovation de Jean-Noel Barrot, pour adapter notre diplomatie aux bouleversements du monde ; pour garantir que le Quai d’Orsay, première mairie de France, continue d’offrir un service public exemplaire à nos compatriotes ; et enfin, pour fixer des objectifs clairs et une perspective budgétaire aux acteurs du réseaux de la diplomatie d’influence (AEFE, Instituts français…).

À l’aube de cette nouvelle année, je forme pour chacune et chacun d’entre vous des vœux sincères de santé, de réussite et d’engagement. Je vous souhaite une excellente lecture de cette première infolettre de l’année, qui s’inscrit pleinement dans cet esprit : agir, plutôt que se plaindre ; construire, plutôt que commenter.

“Never blame, never complain”.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

HOMMAGE
. Drame de Crans-Montana

VOEUX
. Très belle année 2026 !
. RÉTROSPECTIVE 2025 – Vidéo 4’10
. XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs – Discours du Président
. XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs – Discours du ministre

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. PLF2026 – PELF : Le Pass enfant langue française : une promesse en suspens, une solution en attente
. CA AEFE (18/12/25) – Déclaration ANEFE
. AEFE : Soutien à la démarche de la MLF et des écoles partenaires
. Rencontre avec le nouveau directeur des impôts des non-résidents
. France Volontaires

EN CIRCONSCRIPTION
> LUXEMBOURG (13–15 nov. 2025)
> SUISSE – Berne, Genève (20-22 nov. 2025)
> KENYA – Nairobi (4-6 déc. 2025)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Brexit, HongKong : quel bilan ?

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. Rejet Mercosur (1/5) – Motion de rejet
. Rejet Mercosur (2/5) – Exception d’irrecevabilité
. Rejet Mercosur (3/5) – Suppression de la résolution
. Rejet Mercosur (4/5) – Amendement de repli
. Rejet Mercosur (5/5) – Explication de vote
. QAG – Narco-État vénézuélien, quelles réponses de la France ?
. Nicolás Maduro est sous les verrous
. Délégation Union européenne – Serbie
. Conférence de l’EFTA : la liberté d’expression de Taiwan menacée par la liberté d’oppression de Pékin
. Taiwan : La France suit avec préoccupation les exercices militaires chinois
. IMEC : Un projet Win–Win–Win !
. Le Somaliland reconnu comme un “État souverain” par Israël
. RCA / “Africa Ti l’or”, la bière qui pourrait bien vous mettre en bière (réponse à ma question écrite)

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. PLF 2026 – Cybersécurité : Mais où sont les stratégies promises ?

SÉNAT – NARCOTRAFIC
. Narcotrafic – MILDECA

MÉDIAS
. “Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ?” (ITforBusiness – 24/12/2025)
. Budget & Mercosur (Public Sénat – 19/12/2025 – Vidéo 26’)
. Olivier Cadic : “Notre responsabilité d’élu, c’est d’ouvrir des portes, pas de construire des murs” (Public Sénat – 15/12/2025 – Vidéo 41’30)

Découvrir l’InfoLettre n°253

Sénat – France Volontaires

J’ai eu le plaisir de recevoir, ce 8 décembre au Sénat, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, plateforme française du volontariat international d’échange et de solidarité, opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Cette rencontre a permis au directeur de me présenter les actions et les priorités actuelles de France Volontaires, acteur central de l’engagement citoyen à l’international.

Le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) permet d’accomplir une mission d’intérêt général dans l’un des pays bénéficiaires de l’aide publique au développement.

Une mission qui s’effectue dans les domaines de la solidarité internationale, au sein d’une association d’une collectivité territoriale ou d’un organisme à but non lucratif. Il y a plus de 5000 volontaires dans le monde, dont près de la moitié en Afrique subsaharienne et océan Indien.

Nos échanges ont évidemment porté sur les enjeux budgétaires dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026.

Dans un contexte international marqué par les crises, l’engagement des volontaires apparaît plus que jamais essentiel pour renforcer les liens et le dialogue entre la France et ses partenaires.

Rencontre avec le nouveau directeur des impôts des non-résidents

J’ai eu grand plaisir à répondre, le 19 décembre dernier, à la proposition de rencontre de Grégory Berthelot, récemment nommé directeur de la Direction des impôts des non-résidents (DINR)* au sein de la DGFiP.

Créée en 2017, la DINR répond aux besoins spécifiques des non-résidents, particuliers comme entreprises. Elle s’appuie aujourd’hui sur près de 450 agents spécialisés en fiscalité internationale, au service d’une mission essentielle : assurer l’équité et l’efficacité de l’impôt dans un contexte international.

La direction prend en charge le calcul et le recouvrement de l’impôt des particuliers non-résidents percevant des revenus de source française, la gestion des remboursements de TVA et d’accises sur l’énergie pour les entreprises étrangères, ainsi que pour les organisations internationales et les ambassades. En 2024, elle a également traité plus de 29 000 dossiers gracieux et contentieux.

La DINR gère aujourd’hui près de 288 000 foyers fiscaux, français et étrangers, ainsi que plus de 76 000 sociétés étrangères. Dans un contexte de forte sollicitation, plus de 100 000 appels reçus en 2024, la qualité du service progresse sensiblement, avec un taux de décroché de 85,9 %. 

Un progrès réel, que je mesure particulièrement au regard des difficultés constatées durant mes années à l’AFE.

Le directeur a enfin réaffirmé sa volonté de renforcer la lutte contre la fraude et d’obtenir les moyens humains nécessaires pour accompagner ces ambitions. Un échange utile et encourageant, au service d’un meilleur service public pour nos compatriotes à l’étranger.

(*) Direction Générale des Finances Publiques

Sénat – Délégation Union européenne – Serbie

L’élargissement de l’UE : une priorité pour les Balkans occidentaux

Entretien avec Nicolas Bizel, analyste politique à la délégation de l’Union européenne en charge du suivi des dossiers consacrés à l’élargissement, aux migrations, à la politique étrangère de la France et à la défense, ce 19 décembre au Sénat.

J’avais rencontré Nicolas, lors de mon premier déplacement en Serbie en 2017, alors qu’il était en poste à la délégation européenne à Belgrade (compte-rendu).

Il connaît mon engagement de longue date en faveur de l’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux, et m’a toujours éclairé sur cette question.

Je le remercie d’avoir accepté de me revoir pour qu’il puisse passer le message à la Commission européenne, sur l’importance de ne pas laisser la Serbie de côté dans ce processus, compte tenu de l’attention particulière portée à l’Albanie et au Monténégro.
Mon récent déplacement en Serbie (6-7 octobre 2025 – compte-rendu) m’a permis de rencontrer les plus hautes autorités du pays.

J’y ai constaté des progrès économiques majeurs, avec un PIB doublé en dix ans, mais aussi des défis persistants, comme le recul des investissements étrangers depuis un an et des lacunes infrastructurelles.

L’Expo 2027 représente une opportunité unique pour accélérer la modernisation du pays.
J’ai rappelé que l’intégration des Balkans occidentaux (17 millions d’habitants) aurait un impact démographique marginal pour l’UE, surtout après le Brexit qui a vu la sortie de 70 millions d’européens. Mais au-delà des chiffres, c’est une question de stabilité et de justice historique.

La Serbie, en particulier, mérite une attention renforcée, notamment sur la question du Kosovo, qui reste un sujet sensible. Sur ce sujet, j’ai rappelé les propos cyniques du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qualifiant le Kosovo de « bonbon que nous sucerons longtemps ». J’ai également souligné la nécessité pour l’UE d’adopter une posture plus empathique et encourageante envers la Serbie, en tenant compte de ses souffrances passées et de ses efforts pour se rapprocher de l’Europe.

L’élargissement n’est pas seulement une question technique : c’est un projet politique et humain.

MEAE – Discours du ministre – XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs

Avec Valérie Hayer et Jean-Noël Barrot

Ce 9 janvier, en compagnie de Valérie Hayer, parlementaire européenne et Bruno Fuchs, député, président commission des Affaires étrangères, j’ai assisté ce vendredi au discours de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, prononcé lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs, en présence des ministres Éléonore Caroit et Nicolas Forissier.

Je me réjouis que l’exécutif, par la voix du ministre, reprenne pour la première fois l’idée d’une programmation pluriannuelle des moyens de la diplomatie (*), que je porte depuis plusieurs années au Sénat. C’est une avancée politique majeure pour donner à notre action extérieure la visibilité et la cohérence qu’elle mérite.
Notes issues du discours
• Hommage et solidarité aux victimes françaises de la tragédie de Crans-Montana, et reconnaissance du travail exemplaire des équipes diplomatiques et consulaires mobilisées sur le terrain.
• Un monde en bascule : montée des rivalités de puissance, choc technologique et brutalisation des relations internationales (droit international, commerce, sécurité, information).
• Refus de la résignation et de la loi du plus fort : la France choisit la résistance par ses valeurs et par l’action.
• Trois principes pour résister à la brutalisation du monde :
>Les logiques de domination sont vouées à l’échec → recherche d’un nouvel équilibre mondial (G7).
>Pas de blocs figés (« Sud global » / « Occident collectif ») → défense du multilatéralisme et dialogue avec les émergents.
>Le droit international reste un bien commun → réforme des institutions, notamment du Conseil de sécurité de l’ONU (élargissement à l’Afrique).
• L’Europe au cœur de la réponse : appel à un sursaut européen pour bâtir une puissance démocratique, indépendante et capable de se défendre.
• Soutien total à l’Ukraine et préparation de l’après-guerre : nouvelle architecture de sécurité européenne et renforcement du pilier européen de l’OTAN.
• Relance du moteur franco-allemand, avec une ambition commune en matière numérique, technologique et stratégique.
• Création d’une direction de la souveraineté et de la sécurité économique : protéger nos entreprises, sécuriser les chaînes d’approvisionnement, lutter contre la coercition économique.
• Lutte renforcée contre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité organisée, avec une action internationale coordonnée, notamment en Amérique latine, Afrique du Nord et Balkans.
• Maîtrise des flux migratoires : mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile, coopération renforcée entre diplomates et préfets.
• Diplomatie au service des Français :
• Libération d’otages et de détenus arbitraires.
• Rapatriements en zones de crise.
• Service public consulaire performant (titres d’identité, France Consulaire, protection des personnes vulnérables).
• Réforme et modernisation du Quai d’Orsay : simplification, déconcentration, meilleure prise en compte des agents et de leurs familles, santé mentale, formation renforcée.
• Amplification de la voix de la France face aux ingérences et à la désinformation : renforcement de la diplomatie d’influence et de la riposte informationnelle.
• Mesure de l’impact de l’action diplomatique : indicateurs, transparence, redevabilité démocratique.
• Message final aux diplomates : courage, unité, espérance et engagement au service de la France et de la République. +d’images
(*) “…sur le fondement de ce travail de mesure de notre impact, je souhaite que nous puissions ouvrir un chantier, initier, dans le courant de l’année, un travail de préfiguration, en lien avec les parlementaires et les parties prenantes, préfiguration d’une revue, le Président en a parlé hier, d’une revue de nos priorités, de nos partenariats, de nos méthodes, qui pourrait préfigurer une loi d’orientation qui serait alors soumise au Président de la République et au Premier ministre. Elle pourrait alors nous permettre de cristalliser le principe d’un épaulement diplomatique de notre effort actuel de réarmement. Elle pourrait nous permettre d’adapter notre diplomatie aux grands bouleversements du monde.”

Médias – Maduro & Mercosur – Olivier Cadic : “Déplorer, s’indigner, ce n’est pas une stratégie, c’est juste un constat d’impuissance” (Public Sénat – 07/01/2026 – Vidéo 31’)

Ce 7 janvier, quelques instants après avoir posé ma question au gouvernement concernant la transition démocratique au Venezuela (compte-rendu), j’étais sur le plateau de Public Sénat pour un débat animé par Tam Tran Huyen, en présence de mes collègues Valérie Boyer, Hélène Conway-Mouret et Mélanie Vogel.

Résumé de Public Sénat :
. Au programme des Questions d’actualité au gouvernement, retour sur la situation internationale. On ne compte pas moins de cinq questions sur ce qui s’est joué à Caracas le 3 janvier et les conséquences sur la situation internationale. Les écologistes interrogent l’exécutif sur la réponse française et européenne face à ce qu’ils appellent … “l’impérialisme américain”. Olivier Cadic, pour les centristes interroge le gouvernement sur les initiatives qu’il peut prendre pour faire libérer les prisonniers politiques et reconnaitre le président Urritia.
. A la une également, les LR consacrent leurs questions à la grève des médecins libéraux mais aussi à la mobilisation des agriculteurs opposés au Mercosur. A ce sujet, et pour rappel, le 16 décembre dernier, le Sénat a approuvé à l’unanimité moins une voix (*), une proposition de résolution visant à demander au gouvernement de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la conformité de l’accord commercial avec les pays d’Amérique latine.

J’ai successivement répondu aux questions suivantes de Tam Tran Huy :
. Comment analysez-vous la réaction européenne ? Ursula von der Leyen a rappelé que toute solution doit respecter le droit international et la charte des Nations unies, ce qui reste extrêmement prudent. On sent que l’opération américaine a été « tolérée » d’une certaine façon et qu’on a du mal à parler d’une voix forte au niveau des États membres ?
. (Concernant le Groenland) Pour pouvoir agir, il faut que l’Europe se ressaisisse face à la nouvelle donne et notamment au projet américain ?
. Olivier cadic vous êtes le seul parlementaire, ici au Sénat, à avoir voté pour le Mercosur.
Je rappelle que le Sénat a appelé le gouvernement à saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur ce traité et que vous êtes le seul à avoir voté contre. Vous avez même déposé deux motions contre ce texte.

(*) La voix d’Olivier Cadic

Palais de l’Élysée – Discours 2026 aux ambassadrices et aux ambassadeurs

Ce 8 janvier 2026, j’ai eu l’honneur d’être invité au palais de l’Élysée pour assister au discours du Président de la République devant les ambassadrices et ambassadeurs de France.

Ce moment a été l’occasion de retrouver de nombreux diplomates avec lesquels j’ai travaillé au cours de mon mandat, d’échanger sur les situations internationales actuelles et de mesurer, une nouvelle fois, la richesse de notre réseau diplomatique.

J’ai également pu échanger avec le Président de la République, notamment sur la situation au Venezuela, un sujet qui reste au cœur de fortes préoccupations régionales et internationales.

Notes issues du discours :
•⁠ ⁠Constat général
– Le monde entre dans une phase de dérèglement profond : affaiblissement du multilatéralisme, retour de la loi du plus fort, montée des logiques de blocs.
– Les États-Unis se recentrent sur leurs intérêts, la Chine accentue son agressivité économique, la Russie poursuit sa stratégie de déstabilisation.
•⁠ ⁠Refus de deux impasses
– Refus de la vassalisation (s’aligner passivement sur les puissances dominantes).
– Refus de l’impuissance morale (se contenter de dénoncer sans agir).
– Choix assumé : une France et une Europe puissances, lucides et actrices.
•⁠ ⁠Priorité absolue : sécurité et défense
– Soutien total et durable à l’Ukraine, sans capitulation ni sacrifice des intérêts européens.
– La « coalition des volontaires » marque une révolution stratégique européenne.
– Affirmation d’une Europe de la défense crédible, autonome et opérationnelle.
•⁠ ⁠Défense des intérêts économiques européens
– Double choc : agressivité commerciale chinoise et barrières tarifaires américaines.
– Nécessité d’une Europe qui protège : préférence européenne, clauses de sauvegarde, lutte contre la concurrence déloyale.
– Simplification, compétitivité et investissement massif dans l’innovation (IA, quantique, spatial, transition verte).
•⁠ ⁠Partenariats stratégiques renforcés
– Indo-Pacifique : Inde, Australie, Indonésie comme piliers d’une “troisième voie”.
– Méditerranée et Moyen-Orient : regain d’influence, reconnaissance de l’État de Palestine, crédibilité retrouvée.
– Afrique : partenariat d’égal à égal, fin des schémas anciens, priorité à l’économie, aux jeunesses et aux diasporas.
•⁠ ⁠Influence et bataille des récits
– Lutte renforcée contre la désinformation.
– Affirmation sans complexe des actions et intérêts français.
•⁠ ⁠Multilatéralisme efficace
– Défense active de la coopération internationale (climat, biodiversité, santé, IA).
– G7 2026 en France : réduire les déséquilibres mondiaux et éviter la fragmentation entre G7 et BRICS.
•⁠ ⁠Message final
– Refus du défaitisme.
– Accélération de l’agenda français et européen.
– Une diplomatie fondée sur la constance, la crédibilité et l’action. +d’images

QAG – Narco-État vénézuélien, quelles réponses de la France ?

Ce 7 janvier, lors de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai rappelé les conclusions sans ambiguïté de la commission d’enquête du Sénat : le Venezuela est aujourd’hui un narco-État, au sein duquel le sommet du pouvoir est directement impliqué dans le trafic de cocaïne à destination des Antilles et du territoire français.

Gel des avoirs du clan Maduro, changement de gouvernance, libération des prisonniers politiques : la transition démocratique prendra diverses formes. C’est dans cet esprit que j’ai interrogé notre gouvernement sur les initiatives qu’il envisage dans cette voie.

Je remercie Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité de la France, pour les éclaircissements.

VERBATIM de mon intervention

Monsieur le Ministre,

L’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, confirme ce que la commission d’enquête du Sénat a souligné en 2024 : le Venezuela est un narco-État, où le sommet du pouvoir, est directement impliqué dans le trafic de cocaïne vers les Antilles et le territoire français.

Dès le 31 octobre 2019, j’ai présenté une résolution pour le groupe Union centriste adoptée à une majorité écrasante, appelant la France à empêcher notre pays de devenir un sanctuaire pour les avoirs du régime.

Depuis plus de 10 ans, ce régime de terreur, soutenu par la Russie, la Chine, l’Iran et Cuba, a persisté dans ses violations, malgré les alertes répétées du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et victorieuse des primaires avec 93 % des voix en octobre 2023, a été arbitrairement empêchée de se présenter par Maduro.

Malgré cela, le peuple vénézuélien a massivement élu Edmundo González Urrutia avec plus de 70 % des suffrages.

Le Président de la République a déclaré samedi : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. »

Pourtant, le régime demeure en place, et la répression se poursuit.

À une heure d’avion du Venezuela, via la Guyane, la France est le seul pays européen présent en Amérique latine : elle a un devoir de clarté et de leadership.

Comment le gouvernement entend-il prendre avantage de l’arrestation de Maduro pour soutenir activement la transition démocratique ?

Quelles sanctions ciblées seront imposées dès cette semaine pour exiger la libération immédiate des prisonniers politiques et le démantèlement de l’appareil répressif ?

En particulier, allez-vous geler ou saisir les avoirs et biens situés en France de Nicolás Maduro et de ses principaux soutiens, à l’image de ce que vient de décider la Suisse ?

Brexit, Hong Kong, quel bilan ? Audition de Sylvie Bermann – Vidéo Q/R (8’26)

Ce 7 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a invité Sylvie Bermann, à s’exprimer sur la stratégie diplomatique de la France.

Notre ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie nous a apporté un éclairage riche et argumenté sur une pluralité de sujets.

j’ai souhaité recueillir ses conclusions, avec le recul du temps, sur deux événements marquants pour notre diplomatie et les relations internationales : le Brexit et la rétrocession de Hong Kong.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame l’ambassadeur pour vos propos. Nous étions tous deux au Royaume-Uni lors du référendum sur le Brexit en 2016. Dix ans après, les sondages montrent une évolution significative de l’opinion britannique avec une majorité de citoyens estimant, aujourd’hui, que la sortie de l’Union européenne a été une erreur.

Comment analysez-vous ce retournement ?

Le président cherche à renforcer nos liens bilatéraux avec le Royaume-Uni, notamment sur des angles comme la défense, l’énergie ou l’innovation.

Tout en préservant la cohésion européenne, quelles seraient vos suggestions pour accroître ce rapprochement ?

Puisque vous avez été ambassadeur à la fois à Londres et Pékin, je voudrais évoquer Hong Kong. La situation de Jimmy Lai, citoyen britannique de 78 ans emprisonné depuis cinq ans à Hong Kong et qui risque aujourd’hui la prison à vie pour son engagement pro-démocratie, illustre les tensions persistantes autour de la rétrocession en 1997 et de l’application du principe « un pays, deux systèmes ».

Comment évaluez-vous l’évolution de la position européenne face à la Chine, entre défense des droits de ses ressortissants et impératifs économiques ?

La rétrocession initialement présentée comme un modèle de transition pacifique a-t-elle, selon vous, révélé des limites structurelles, notamment en matière de libertés fondamentales ? Quel rôle l’Union européenne et la France en particulier pourraient-elles jouer pour soutenir les valeurs démocratiques à Hong Kong ?

Je vous remercie.

Médias – Olivier Cadic : “Maduro est un dictateur, mais avant tout le coordinateur de trafics de drogue” (Radio Orient, 5 janv. 2026, podcast 7’32)

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions de François-Xavier de Calonne sur Radio Orient,  ce 5 janvier, au sujet la capture de Nicolás Maduro par les Etats-Unis.

Écouter le PODCAST (début à 7’32)

VERBATIM de l’entretien

François-Xavier de Calonne – Entretien à présent avec une personnalité politique française, Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat. Il salue l’appui du président français suite à cette opération états-unienne : le sénateur Olivier Cadic.

Olivier Cadic – Pour le Sénat français, nous l’avions écrit dans notre rapport de la commission d’enquête sur le narcotrafic, Nicolás Maduro est vraiment le gardien du trafic de drogue dans le pays, qui contrôle l’accès aux richesses de la cocaïne pour les trafiquants de drogue, pour les politiciens corrompus et pour le réseau implanté dans l’armée, connu sous le nom de Cartel des soleils. Donc, pour nous, c’est évident que Nicolás Maduro n’est pas reconnu par la communauté internationale. Par deux fois, il est allé aux élections présidentielles et par deux fois, il a été battu. Et donc il s’est imposé par la force. Il est resté au pouvoir par la force, avec le soutien de puissances extérieures.

FXdC – Et vous dites qu’il n’était pas reconnu par la communauté internationale ?

OC – Non. L’élection de Nicolás Maduro n’a pas été reconnue par deux fois. Il s’est maintenu au pouvoir par la force. C’est un dictateur, mais c’est avant tout le coordinateur de trafics de drogue.

FXdC – Faut-il regarder la méthode employée par Washington qui piétine ainsi le droit international et quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur les velléités du président des États-Unis, Donald Trump, qui a déjà fait état de son souhait de prendre le Groënland et qui estime que Cuba est tombée.

OC – Il ne faut pas tout mélanger. Si la question, c’est l’arrestation de Nicolás Maduro et la manière dont elle s’est passée, c’est un fait qu’ils sont allés le chercher là où il était, que c’était un risque qu’ils ont pris, qu’ils ont mesuré, qu’ils ont pris. Ça s’est bien terminé et Nicolás Maduro est sous les verrous. Et je pense et j’espère que ça va faire réfléchir un certain nombre de membres du crime organisé, de savoir qu’effectivement, même poussés à ce niveau-là, ils peuvent se retrouver derrière les barreaux.

FXdC – Ce qui est en question, c’est aussi la question de la méthode. Et là, il ne s’agit pas de mélanger différentes affaires. Lorsque le président des États-Unis, après l’arrestation de Nicolás Maduro, affirme que son pays a besoin du Groënland du point de vue de la sécurité nationale, que le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper, il s’agit d’un pays différent, mais il s’agit des propos, bien entendu, mais de la suite des velléités du président des États-Unis.

OC – Il a parlé de beaucoup d’autres choses. Moi, si vous me demandez par rapport à monsieur Maduro, je me réjouis de son arrestation et j’espère que ça va être un « game changer » qui va nous permettre d’avancer sur la région, sur la zone. Il a effectivement parlé de ce qui se passe en Colombie, du trafic de cocaïne, enfin de la production de cocaïne. Je vous rappelle que la France elle-même est fortement engagée dans la lutte contre le narcotrafic, qui prend sa base en Amérique latine pour une grande partie. Sur ce sujet-là, on est d’accord. Après, pour le reste, pour des velléités, éventuellement, de prendre possession sur d’autres territoires dans l’intérêt unique des États-Unis, bien évidemment, on ne peut pas être d’accord là-dessus. Il y a un droit international et on sera là pour effectivement le défendre.

FXdC – Oui, parce qu’après cela, il pourrait être difficile de sommer la Chine de ne pas s’en prendre, notamment à Taïwan, par exemple.

OC – La Chine qui laisse entendre ou veut faire entendre que Taïwan, c’est la Chine. En aucun cas Taïwan n’est la Chine. Et donc, on ne peut pas accepter non plus ces manifestations et le fait qu’ils ne reconnaissent pas un peuple qui a sa propre exigence, une démocratie qui élit ses propres dirigeants. C’est absolument insupportable, on ne peut pas l’accepter non plus.

Médias – “Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ?” (ITforBusiness – 24/12/2025)

ITforBusiness : “Officiellement hors du champ régalien, la Santé n’échappe pourtant pas aux enjeux de sécurité nationale. Face aux cyberattaques croissantes, parlementaires et experts dénoncent l’inaction de l’État, les failles budgétaires et l’absence de cadre clair de responsabilité”.

Extrait :

Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France (UC), n’y va pas par quatre chemins : « Une attaque cyber à l’encontre des hôpitaux relève d’un acte criminel s’il provient d’un gang organisé pour collecter de l’argent. Si c’est une attaque d’un État étranger, cela relève du sabotage. Mettre hors d’usage un établissement de soins peut entraîner des conséquences fatales. La question fondamentale est : à quel moment analyse-t-on que c’est un acte de guerre ? À quel moment l’État considère-t-il qu’il doit être en première ligne ? »

Dénonçant une asymétrie problématique de responsabilité entre hôpitaux publics et privés, le sénateur déplore qu’il « n’existe aucun cadre clair établi pour déterminer quand et comment la responsabilité de l’État s’applique, particulièrement lorsque le secteur privé ne peut pas se défendre contre des attaques de niveau étatique ».

Le parlementaire se dit choqué du manque de prises de responsabilités de l’État, lors des cyberattaques d’établissements de soins.

Au lendemain de l’attaque informatique de l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août 2022, Olivier Cadic avait posé la question au SGDSN : « Vers qui la victime se retourne-t-elle ? Contre celui qui dirige le service informatique de l’hôpital, contre le patron, contre l’agence sanitaire ? Personne ne savait me répondre. »

Pour lui, le rôle de l’État est de protéger le citoyen dans les domaines régaliens, «et là, on y est !»

Lire Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ? Par Aude Leroy, publié le 24 décembre 2025 sur le site ITforBusiness

Rétrospective 2025 – Vidéo 4’10

Une année de travail et d’engagement au service des Français de l’étranger.

Aux côtés du Président de la République, du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, des ministres, des élus des Français de l’étranger et de tous les acteurs engagés, diplomates, réseau scolaire, chambres de commerce, conseillers du commerce extérieur, pour faire vivre et renforcer notre communauté partout dans le monde.