Ce 7 janvier, lors de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai rappelé les conclusions sans ambiguïté de la commission d’enquête du Sénat : le Venezuela est aujourd’hui un narco-État, au sein duquel le sommet du pouvoir est directement impliqué dans le trafic de cocaïne à destination des Antilles et du territoire français.
Gel des avoirs du clan Maduro, changement de gouvernance, libération des prisonniers politiques : la transition démocratique prendra diverses formes. C’est dans cet esprit que j’ai interrogé notre gouvernement sur les initiatives qu’il envisage dans cette voie.
Je remercie Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité de la France, pour les éclaircissements.
VERBATIM de mon intervention
Monsieur le Ministre,
L’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, confirme ce que la commission d’enquête du Sénat a souligné en 2024 : le Venezuela est un narco-État, où le sommet du pouvoir, est directement impliqué dans le trafic de cocaïne vers les Antilles et le territoire français.
Dès le 31 octobre 2019, j’ai présenté une résolution pour le groupe Union centriste adoptée à une majorité écrasante, appelant la France à empêcher notre pays de devenir un sanctuaire pour les avoirs du régime.
Depuis plus de 10 ans, ce régime de terreur, soutenu par la Russie, la Chine, l’Iran et Cuba, a persisté dans ses violations, malgré les alertes répétées du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et victorieuse des primaires avec 93 % des voix en octobre 2023, a été arbitrairement empêchée de se présenter par Maduro.
Malgré cela, le peuple vénézuélien a massivement élu Edmundo González Urrutia avec plus de 70 % des suffrages.
Le Président de la République a déclaré samedi : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. »
Pourtant, le régime demeure en place, et la répression se poursuit.
À une heure d’avion du Venezuela, via la Guyane, la France est le seul pays européen présent en Amérique latine : elle a un devoir de clarté et de leadership.
Comment le gouvernement entend-il prendre avantage de l’arrestation de Maduro pour soutenir activement la transition démocratique ?
Quelles sanctions ciblées seront imposées dès cette semaine pour exiger la libération immédiate des prisonniers politiques et le démantèlement de l’appareil répressif ?
En particulier, allez-vous geler ou saisir les avoirs et biens situés en France de Nicolás Maduro et de ses principaux soutiens, à l’image de ce que vient de décider la Suisse ?























