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PJL Résilience & Cybersécurité – Présidents des deux commissions spéciales

Paris – Sénat, 20/10/2025

Le 9 octobre à La Roche-sur-Yon, à l’initiative de la CPME Vendée, puis au Sénat, le 20 octobre, à l’invitation du CyberCercle, j’ai eu le plaisir d’intervenir aux côtés de Philippe Latombe, député de la Vendée, dans le cadre du projet de loi « Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité ».

Philippe et moi-même présidons chacun la commission spéciale constituée dans nos deux chambres respectives pour assurer l’examen approfondi de ce texte. L’un et l’autre avons contribué à enrichir la réflexion parlementaire grâce à la diversité des points de vue recueillis lors des auditions d’acteurs publics et privés du secteur de la cybersécurité.

Adopté au Sénat et désormais entre les mains de l’Assemblée nationale, ce texte stratégique marque une étape majeure dans la transposition en droit français de trois directives européennes structurantes pour la sécurité numérique (*).

La Roche-sur-Yon, 9/10/2025

À La Roche-sur-Yon comme à Paris, les deux échanges, animés par Bénédicte Pilliet, présidente du CyberCercle, ont permis d’aborder plusieurs sujets essentiels : cohérence des dispositifs, équilibre entre acteurs publics et privés, partage d’informations, sanctions, guichet unique ou encore simplification des obligations.

Face à nous, les représentants d’organisations publiques et privées engagées sur les sujets de confiance et de sécurité numériques ont exprimé une même attente : clarifier et harmoniser les dispositifs, sans ajouter de complexité, afin de renforcer la résilience des organisations face aux menaces numériques et de favoriser une cybersécurité collective.

Dans l’attente de l’examen du texte par l’Assemblée nationale, prévu à la mi-novembre, puis en commission mixte paritaire, les membres du CyberCercle ont été invités à nous adresser leurs souhaits et de leurs attentes à cette étape du processus législatif, à la lumière des travaux du Sénat et des apports de la commission spéciale de l’Assemblée nationale.

(*) Les trois directives : REC, sur la résilience des entités critiques ; NIS2, sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information ; et DORA, sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier.

Dernier adieu à Jean-Louis Mainguy

Afin de rendre hommage à Jean-Louis Mainguy, l’Union des Français de l’Étranger (UFE) a fait célébrer une messe à sa mémoire, ce 15 octobre 2025, en la cathédrale Notre-Dame du Liban.

J’ai partagé ce moment de recueillement aux côtés d’Alain-Pierre Mignon, président de l’UFE Monde, qui nous a adressé un message empreint de peine et de sincérité, entouré des membres du conseil d’administration de l’UFE et d’anciens collègues du groupe UDIL à l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE), parmi lesquels la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

Je repense avec émotion à un texte que j’avais écrit en avril 2019, après la visite que j’avais rendue à Jean-Louis à Beyrouth. Ce jour-là, j’étais accompagné de Roland Raad, conseiller consulaire pour l’Arabie Saoudite (Riyad – Al Khobar) et le Koweït — Roland, lui aussi, nous a quittés depuis. Deux hommes d’engagement et de cœur, au service de leurs compatriotes, dont la mémoire continuera d’inspirer tous ceux qui œuvrent pour les Français de l’étranger.

Mon souvenir de Jean-Louis Mainguy (2019)

“J’ai rencontré Jean-Louis Mainguy pour la première fois, il y a près de 13 ans. Nous siégions alors ensemble dans le même groupe à l’AFE. Président de l’UFE Liban, la plus importante section des UFE à l’époque, il m’impressionnait déjà par sa manière d’aborder les difficultés sans jamais se départir de son calme.

Quand l’AFE s’enflammait sur un sujet, il partageait ses arguments avec une force tranquille, sans jamais élever la voix.

Passionné par l’action sociale, il s’est engagé avec constance et dévouement à la CFE, dont il fait partie des administrateurs.

Son indépendance d’esprit l’a toujours incité à rester à l’écart des partis politiques, et je l’ai toujours vu soucieux de ne jamais être instrumentalisé.

On pourrait penser que l’indépendance peut mener à l’isolement et représenter le poids politique d’une plume. Mais j’ai pu observer que cette plume est souvent déterminante pour faire pencher la balance dans le bon sens.

Avec le temps, et plus encore depuis que je suis élu au Sénat, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprécier ses conseils, fruits de son expérience.

Malgré le temps passé en sa compagnie, je n’ai jamais prétendu connaître Jean-Louis, tant sa personnalité est riche et parfois empreinte d’un peu de mystère.

A la faveur de ce 4ème déplacement à Beyrouth, Jean-Louis m’a ouvert son bureau d’architecte et sa maison qui est un vrai musée. Découvrir son univers m’a aidé à comprendre comment il cultive cette forme de sagesse qui l’anime.

Merci Jean-Louis pour tout ce qui te rend unique dans ton engagement au service des autres”.

Sénat – Ministère chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique – Cyber Sécurité

Merci à Anne Le Hénanff, ministre chargée de l’IA et du numérique, pour son invitation.

Nous avons échangé sur la loi Résilience à venir à l’Assemblée, et en particulier sur mon amendement voté au Sénat visant à empêcher l’imposition de backdoors dans les systèmes de chiffrement (compte-rendu). On ne peut pas renforcer la sécurité tout en créant nous-mêmes des brèches exploitables par des acteurs malveillants.

Nous avons également évoqué le retard de mise en œuvre du filtre anti-arnaque voté dans la loi SREN (sécuriser et réguler l’espace numérique), qui semble résulter d’une entrave administrative. La ministre partage cette préoccupation.

Enfin, j’ai rappelé la nécessité de structurer la réponse cyber sur le modèle des urgences médicales, avec le 17Cyber, comme point d’entrée unique pour particuliers et entreprises.

Merci encore à Anne Le Hénanff pour son soutien constant à l’équipe de Cybermalveillance.gouv.fr et au 17Cyber, dirigé par Jérôme Notin.

Bolivie : Rodrigo Paz Pereira remporte l’élection présidentielle

Chaleureuses félicitations à Rodrigo Paz Pereira pour son élection à la présidence de la Bolivie, ce 19 octobre.

Heureux de voir le peuple bolivien choisir la voie de la démocratie et de l’ouverture

Tous mes vœux de réussite pour son mandat au service de la Bolivie et pour le développement de liens toujours plus étroits avec la France.

J’ai adressé une lettre à Rodrigo Paz Pereira que j’ai rencontré à La Paz, le 13 mai 2024, lorsqu’il était sénateur (compte-rendu).

Lettre de félicitations à Rodrigo Paz Pereira, Président de l’État plurinational de Bolivie (traduction en français)

Monsieur le Président, Cher Rodrigo,

Je tiens à vous féliciter chaleureusement pour votre élection à la présidence de la Bolivie.

Ce résultat couronne un parcours engagé et une campagne qui a réussi à rallier de nombreux Boliviens, poussés par l’espoir d’un avenir plus démocratique, plus juste et plus ouvert.

Lors de notre rencontre à La Paz, en compagnie de notre ambassadrice Hélène Roos, vous m’avez dit : « En 2025 on décidera si la Bolivie suit le chemin du Venezuela ou celui de la démocratie ».

Je suis profondément heureux que le peuple bolivien ait choisi la voie de la démocratie, dans un esprit de responsabilité et de confiance pour l’avenir.

Je vous souhaite le plus grand succès dans cette mission exigeante au service de votre pays, et je vous réaffirme mon amitié et ma volonté de continuer à renforcer les liens entre la Bolivie et la France.

Respectueusement

Olivier Cadic

Lettre originale en espagnol

Médias – “Municipales 2026 : des ingérences étrangères déjà très actives sur de faux sites d’information locale” (Public Sénat – 21/10/2025)

Un article d’Aglaée Marchand (Public Sénat) révèle que, selon le groupe de recherche américain Insikt, près de 150 faux sites d’information locale, dopés à l’intelligence artificielle, sont soupçonnés d’être des outils d’influence russe.

J’ai répondu à ses questions sur les ingérences étrangères qui s’intensifient à l’approche des élections municipales.

Extrait :
Pour le sénateur centriste Olivier Cadic, il est grand temps de reconnaître une « guerre informationnelle » car « tout le monde prend conscience qu’il y a une volonté de perturber nos élections pour que des candidats soient élus et qu’ils puissent être plutôt favorables à des individus qui ne nous veulent pas du bien ». Celui qui a été la cible d’une cyberattaque (*) menée par la Chine en 2021 contre des parlementaires d’une dizaine de pays, milite pour que ces tentatives de « déstabiliser l’État » soient prises en charge par le ministère des Armées : « On sait qu’on a des batailles à mener, qu’on doit s’y préparer, or s’il s’agit d’une guerre, c’est le rôle des Armées ».

Lire l’article Municipales 2026 : des ingérences étrangères déjà très actives sur de faux sites d’information locale sur le site Public Sénat

(*) Lire : Cyberattaques : le sénateur, Olivier Cadic lui aussi visé par des hackers chinois

GIA – Pays du Golfe – Ambassadeur d’Arabie saoudite

g à d : Dany Wattelbeld, Olivier Cadic, S.E. Fahad Al Ruwaily et Louis-Jean de Nicolay

Ce 16 octobre, le groupe d’amitié interparlementaire France-Pays du Golfe que je préside s’est entretenu avec Fahad Al Ruwaily, ambassadeur d’Arabie saoudite, accompagné de Mmes Reem Alajlan, deuxième secrétaire, et Dr. Nauf Almaiman, conseillère.

Étaient également présents mes collègues Louis-Jean de Nicolay et Dany Wattelbeld.

Lors des échanges entre l’ambassadeur et les sénateurs présents, ont été abordés de nombreux sujets, au premier rang desquels la question palestinienne. Exprimant sa reconnaissance vis-à-vis de la France et de son soutien à la reconnaissance d’un État palestinien, Fahad Al Ruwaily a estimé que la « déclaration de New York » – résolution d’initiative franco-saoudienne visant à relancer la solution à deux États entre Israël et la Palestine, adoptée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 septembre 2025 – avait eu un impact extrêmement positif et servi de support au plan de paix américain pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.

Ont également été évoqués d’autres enjeux, tant régionaux – s’agissant notamment de la situation politique et sécuritaire au Liban – que propres à l’Arabie saoudite – avancement du plan « Vision 2030 » du Royaume saoudien, réforme du système éducatif et universitaire, évolution de la place des femmes…

Enfin, la perspective d’un éventuel déplacement d’une délégation du groupe d’amitié en Arabie saoudite en 2026, quatre ans après la dernière visite de ce type, et un an après l’accueil d’une délégation de la Shoura saoudienne, a été discutée.

Je remercie Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et présidente du conseil consulaire à Djeddah-Sanaa d’être venue à cette l’occasion pour apporter son témoignage sur la situation des Français installés en Arabie saoudite.

L’ANEFE fête son cinquantenaire !

Afin que chaque enfant puisse bénéficier d’un enseignement français ou en français de qualité, où qu’il vive, l’Association nationale des écoles françaises à l’étranger (ANEFE) que je préside poursuivra fidèlement sa mission aux côtés des écoles et de leurs équipes.

Placée sous le Haut Patronage du président du Sénat, Gérard Larcher, la célébration du cinquantenaire de l’ANEFE s’est tenue le 13 octobre dernier, dans le cadre prestigieux des salons Boffrand du Palais du Luxembourg.

Cette soirée, à la fois conviviale et émouvante, a rassemblé plus de 140 invités venus saluer un demi-siècle d’engagement au service de l’enseignement français à l’étranger.

Un hommage particulier a été rendu à Jacques Habert, fondateur et premier président de l’ANEFE, ainsi qu’à André Ferrand, son successeur, pour le rôle essentiel qu’ils ont joué dans la création et le développement de l’association.


Intervention d’Olivier Cadic, président de l’ANEFE


Intervention de la ministre Éléonore Caroit

La ministre déléguée Éléonore Caroit, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, a honoré la soirée de sa présence. Dans son intervention, elle s’est présentée comme un « alliée fidèle et engagée », évoquant son propre parcours au lycée français de Saint-Domingue, où elle a pris conscience que l’éducation en français à l’étranger constituait « une promesse d’excellence, d’ouverture et d’appartenance ».

Le CA de l’ANEFE Autour de la ministre Eléonore Caroit et de Marc Ferracci, ancien ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie

Notre secrétaire général, Michel Monsauret, a présenté plusieurs projets innovants portés par de nouveaux adhérents de l’association, témoignant du dynamisme et de la vitalité de notre réseau.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cet anniversaire et qui, par leur engagement, soutiennent le développement de l’enseignement français à l’étranger.

Retrouvez le dépliant commémoratif
de la soirée (Lien)

Riche de cinquante années d’expérience, l’ANEFE regarde résolument vers l’avenir et elle sera animée par la même énergie et la même conviction au cours des cinquante prochaines années !

Sénat – Groupe d’amitié – Taiwan

À l’invitation de l’ambassadrice Hao Pei-Chih, j’ai eu le plaisir de participer, aux côtés de mes collègues députés et sénateurs, à la célébration de la 114ᵉ fête nationale de Taïwan, organisée à l’ambassade.

Notre délégation sénatoriale, conduite par Rachid Temal, a exprimé sa solidarité avec le peuple taïwanais à la suite du passage du super typhon, tout en rappelant les nombreux liens d’amitié et de coopération qui unissent la France et Taïwan.

L’ambassadrice a notamment mis en lumière le rôle stratégique de l’industrie taïwanaise des semi-conducteurs, qui représente 166 milliards de dollars, soit un quart de la production mondiale, et produit près de 100 % des puces les plus avancées au monde.

Elle a également évoqué le projet de partenariat en France entre Foxconn, Thales et Radiall, destiné à répondre aux besoins du marché européen du packaging avancé de semi-conducteurs — une collaboration prometteuse pour l’innovation technologique et la souveraineté industrielle.

Je lui suis très reconnaissant d’avoir cité mon nom, pour avoir alerté le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au sujet des manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan, et d’avoir évoqué la décoration que j’ai reçue du ministre des Affaires étrangères Lin Chia-Lung, lors de mon dernier déplacement sur l’île (compte-rendu).

J’ai tenu à féliciter madame l’ambassadrice pour le succès de cette réception, marquée par une belle affluence, et me suis réjoui d’y retrouver de nombreux amis engagés dans le renforcement des relations franco-taïwanaises. +d’images

Sénat – Commission des Affaires étrangères – Turquie

Rencontre ce 8 octobre avec Hulusi Akar, président de la commission de la Défense de la Grande Assemblée nationale de Turquie, et une délégation parlementaire turque, accueillis par notre commission présidée par Cédric Perrin.

Nous avons échangé sur les relations bilatérales, dont la situation des écoles françaises en Turquie ; la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient.

J’ai également posé des questions sur les manœuvres de la Russie visant à déstabiliser la Bosnie Herzégovine et sur les reproches principaux faits à la Turquie dans le domaine du trafic de migrants, en particulier la fabrication et l’exportation de bateaux pneumatiques pour faire traverser la Manche aux migrants.

La Turquie accuse la Russie d’utiliser la Bosnie comme un levier de déstabilisation régionale, notamment en soutenant des initiatives qui sapent l’autorité des institutions centrales bosniennes.

Cette stratégie russe est vue comme une tentative de maintenir une influence géopolitique dans les Balkans, au détriment de la paix et de la stabilité régionales. Au sujet du trafic de migrants, et en particulier de la fabrication de bateaux pneumatiques, qu’il a relativisé, le président Hulusi Akar m’a assuré que la Turquie avait intensifié ses opérations contre les réseaux de trafiquants sur son territoire avec des arrestations régulières.

INFOLETTRE n°250 – Sept. 2025

Lire : l’INFOLETTRE n°250 – Sept 2025Logo HebdoLettre bleu - Rond75

4 succès et un remaniement

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Ce mois-ci, la France est plus que jamais dans le mouvement et ces succès méritent d’être soulignés.

À Taïwan, j’ai eu l’honneur d’être décoré de la médaille de l’amitié diplomatique, récompensant mon engagement pour préserver le statu quo dans le détroit. J’y ai vu un véritable appel à continuer à porter, partout, le flambeau de la liberté (voir discours).

J’y ai également soutenu notre ambition de faire de la France une puissance des semi-conducteurs une filière stratégique dans laquelle notre nation doit jouer un rôle moteur au niveau mondial. (Le pavillon français au Semicon Taiwan en témoigne.)

À Herning (Danemark), nos jeunes experts de l’Équipe de France des Métiers ont porté haut nos couleurs aux Euroskills, avec un palmarès remarquable preuve qu’excellence et savoir-faire sont toujours nos atouts.

À l’exposition universelle d’Osaka, le Pavillon France a dépassé les 4 millions de visiteurs, faisant rayonner la culture, l’innovation et l’esprit français à l’occasion de l’Exposition universelle.

Sur le plan diplomatique, la France, à l’ONU, a relancé son rôle de leadership dans la médiation en faveur de la solution à deux États au Proche-Orient, convaincue qu’aucune paix durable ne se construira sans justice et sécurité pour tous.

Ces réussites offrent une image forte : la France qui gagne, qui innove, qui agit.

Et c’est précisément dans ce contexte que l’incertitude actuelle autour du gouvernement de la France nous interpelle.

Les hésitations et les divisions partisanes ne peuvent plus ralentir l’élan de notre pays en particulier quand elles compromettent l’élaboration d’un budget clair et crédible.

Car le temps est venu : l’intérêt général doit l’emporter sur les calculs politiciens. Notre note de crédit nationale, fragilisée, nous rappelle que la confiance se joue dans la cohérence et la responsabilité collective.

Je resterai pleinement mobilisé avec tous ceux qui se battent à l’international pour que la France investisse dans son avenir et que ces succès ne soient pas des parenthèses, mais les fondations d’un projet national partagé.

Avec détermination et confiance,

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Disparition de Gérard Michon
. La France Championne d’Europe des métiers : un succès historique aux WorldSkills !
. AFD – Décoration Rémy Rioux

EN CIRCONSCRIPTION
> CANADA – Alberta / Calgary (30 août – 02 sept. 2025)
> TAÏWAN – Taipei (8-10 sept. 2025)
> JAPON – Tokyo, Osaka (11-14 sept. 2025)
> BULGARIE – Sofia (17-18 sept. 2025)
> ROUMANIE – Bucarest (18-19 sept. 2025)
> ROYAUME-UNI – Londres (23 sept. 2025)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Ifri – Tensions géopolitiques : vers la rupture ?

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. Soutien au peuple taïwanais frappé par le typhon Ragasa
. États-Unis – San Diego – Coopération économique
. Ukraine – Arseniy Yatsenyuk (Ancien Premier ministre)
. Arabie saoudite – Fête nationale
. Réunion CCEF – Taïwan : petit territoire, grand enjeu !

SÉNAT – MÉDIAS
. “France-Chine, un jeu de dupes” (Politique Internationale, n°189 – Automne 2025)
. “Le salon SEMICON Taïwan 2025 s’ouvre avec une importante participation internationale” (RTI, 10/09/2025)
. Olivier Cadic : “Il y a une vraie inquiétude chez les Français aux États-Unis” (LePetitJournal.com, 15 sept. 2025)
. “La commande publique est un levier de puissance pour l’Europe” (Les Echos, 09/09/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°250

Sénat – Ifri – Tensions géopolitiques : vers la rupture ? – Vidéo Q/R 5’40

Pour sa première audition de la rentrée parlementaire, notre commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées a organisé ses travaux autour du thème : Tensions géopolitiques : vers la rupture ?

A cet effet, ce 24 septembre, nous avons auditionné Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales, pour évoquer une situation internationale « évolutive et dégradée » a résumé le président Cédric Perrin, au lendemain même du discours de Donald Trump à l’ONU.

Le directeur de l’Ifri a successivement abordé la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien et le « schisme transatlantique », prévenant d’emblée qu’il observait un décalage entre la gravité et la dangerosité du contexte international et notre absence de préparation pour y faire face.

Je l’ai interrogé pour savoir quand, selon lui, on franchissait la ligne rouge qui transformait une attaque hybride en un acte de guerre.



Voir l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci monsieur le directeur pour votre présentation. J’ai apprécié votre affirmation, en conclusion, que le danger était déjà dans la place.

Vous avez parlé d’absence d’anticipation. Le chef d’état-major des Armées Thierry Burckardt nous disait toujours qu’il fallait gagner la guerre avant la guerre. Il est aujourd’hui parti et nous observons que nous sommes déjà en guerre. Pourtant, nous persistons à minimiser les attaques cyber, les sabotages, les attaques informationnelles qui cherchent à détruire les démocraties de l’intérieur. Aujourd’hui, les drones.

Il est très difficile de mobiliser une population dans une démocratie pour faire la guerre.
L’histoire nous l’a enseigné et nous le voyons encore aujourd’hui.

En ne réagissant pas aux attaques hybrides menées contre les pays de l’UE, est-ce que cela ne contribue finalement pas à l’escalade que nous observons sur le sol de l’Union européenne et que nous prétendons vouloir éviter ?
La meilleure défense n’est-elle pas la surprise ?
Ne devrions-nous pas démontrer aujourd’hui une capacité offensive pour répondre à ces attaques ?

La dernière déclaration de guerre date de 1982, ce sont les Malouines. Dans un contexte où les attaques ne sont plus uniquement militaires mais prennent des formes hybrides – cyberattaques, campagnes de désinformation, sabotages… – à partir de quel seuil l’État considère-t-il qu’une démocratie est passée de la notion d’“hostilité” à celle d’“état de guerre” ?

En d’autres mots : aujourd’hui, une cyberattaque massive ou une campagne de désinformation étrangère peuvent paralyser une démocratie ?
Pour vous, quand franchit-on la ligne rouge qui transforme une attaque hybride en un acte de guerre ?

Sénat – États-Unis – San Diego – Coopération économique

Avec Todd Gloria, maire de San Diego et Scott Peters, congressman de San Diego

Établir une liaison aérienne directe entre Paris et San Diego constitue ma priorité pour la Californie, en soutien à l’action de la South California French-American Chamber of Commerce, dirigée avec dynamisme par Sylvie Almeri (compte-rendu).

Le 23 septembre, j’ai eu le plaisir de retrouver Sylvie à Paris qui accompagnait une importante délégation comprenant Todd Gloria, maire de San Diego, Scott Peters, membre de la Chambre des Représentants pour le comté de San Diego, Marc Cafferty, président et directeur général du San Diego Regional Economic Development Corporation.

Sylvie Almeri et Todd Gloria

Une réception de haut niveau était organisée à l’Hôtel de Talleyrand par le service commercial de l’ambassade des États-Unis en France, sous l’impulsion de Marine François, en partenariat avec l’agence de développement économique de la ville de San Diego

L’événement, intitulé Spotlight on San Diego, avait pour objectif de renforcer les relations économiques et d’explorer de nouveaux partenariats dans des secteurs stratégiques : biotechnologies, énergie, intelligence artificielle, aérospatiale, industries de défense, ou encore blue tech.

Renforcer la connectivité entre Paris et San Diego est un enjeu stratégique.

Avec Marc Cafferty, président du San Diego Regional Economic Development Corporation

L’enjeu est clair : Paris est aujourd’hui la deuxième destination européenne pour le trafic transatlantique, derrière Londres. Pourtant, notre capitale ne bénéficie pas encore d’une liaison régulière avec San Diego. Air France a déjà opéré des vols directs lors de grands événements, tandis que Londres dispose de deux rotations quotidiennes, Munich d’une liaison journalière et Amsterdam de trois vols hebdomadaires opérés par KLM (hors hiver). La France, de son côté, se classe déjà au 6ᵉ rang des pays visiteurs à San Diego : un signe fort du potentiel de cette ligne.

Je tiens à remercier chaleureusement Marine François, attachée sectorielle Commerce & Investissements, ainsi que Charles Ranado, ministre conseiller aux Affaires commerciales, Rafael Patino, conseiller aux Affaires commerciales, Nawel Mejri Omrani, attachée sectorielle, et Rose-Marie Faria, Trade Advisor, pour leur accueil et leur disponibilité.

Sénat – Ukraine – Arseniy Yatsenyuk (Ancien Premier ministre)

Ce 23 septembre, au Sénat, j’ai eu le plaisir de recevoir, aux côtés de mes collègues Nadia Sollogoub, présidente du groupe d’amitié France-Ukraine, et Claude Malhuret, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées :

Arseniy Yatsenyuk a partagé sa vision stratégique : faire face à l’agression russe pour garantir la paix, sans abandonner aucun territoire.

Nous avons évoqué la guerre hybride et en particulier les sanctions contre la Russie, leurs limites et perspectives.

Pour l’ancien Premier ministre ukrainien, le but de Vladimir Poutine est de contraindre l’Occident à abandonner son soutien à l’Ukraine, en terrorisant l’Europe par des provocations contre les pays de l’OTAN.

Il affirme “La France est une superpuissance, le seul pays nucléaire de l’Union européenne, son leadership pour l’Ukraine dans la résilience à la guerre et la sécurité européenne est extrêmement important.”

Il a rappelé que le monde attendait désormais des actions concrètes de la part du président Donald Trump qui reste un acteur incontournable pour sortir du conflit.

Au cours de cet entretien chaleureux, la délégation a remercié plusieurs fois le peuple français et ses représentants pour leur compréhension de la légitimité du combat ukrainien pour la liberté, ce dont nous les avons assurés.

Médias – “France-Chine, un jeu de dupes” (Politique Internationale, n°189 – Automne 2025)

La relation France-Chine est-elle un jeu de dupes ? Je salue le travail d’Isabelle Feng qui met en lumière un grave déséquilibre. Dans son article, elle dénonce avec justesse et précision 60 ans d’illusion dans la relation France-Chine et appelle à un changement radical de stratégie : fermeté, valeurs démocratiques et réciprocité comme principes directeurs, mais aussi soutien à Taiwan. Sur ce dernier point, la chercheuse rappelle les efforts du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan, présidé par Alain Richard, puis par Jean-Baptiste Lemoyne, ainsi que mon action. Je l’en remercie.

(Résumé) France–Chine : un partenariat déséquilibré

Depuis plus de soixante ans, les relations entre Paris et Pékin se révèlent largement à l’avantage de la Chine. Dès 1964, la France a joué un rôle clé dans la reconnaissance internationale de la République populaire de Chine, mais n’a jamais bénéficié en retour d’un véritable traitement « privilégié ». Qu’il s’agisse des violences subies par les diplomates français durant la Révolution culturelle, des boycotts orchestrés en 2008 ou des pressions exercées lors de la rencontre Sarkozy–Dalaï Lama, l’« amitié sino-française » a souvent rimé avec humiliations diplomatiques.

Sur le plan économique, la France a perdu du terrain. Malgré l’ouverture enthousiaste de son marché, son déficit commercial avec Pékin s’est envolé et plusieurs fleurons industriels (Alcatel, Renault, PSA, Carrefour…) ont subi de cuisants revers. La stratégie chinoise d’« apprendre des barbares pour mieux les dépasser » a permis à Pékin d’acquérir des technologies clés et de se hisser au rang de puissance technologique mondiale. Dans ce rapport de force inégal, Paris a trop souvent cédé aux pressions, espérant des retombées économiques qui ne se sont jamais concrétisées.

Le domaine culturel, longtemps présenté comme un terrain d’entente, n’échappe pas non plus aux ingérences chinoises. Censure d’expositions, effacement du mot « Tibet », contrôle des récits historiques : la France a dû à plusieurs reprises composer avec les exigences du Parti communiste chinois.

Face à ces échecs répétés, l’heure est venue de repenser la politique chinoise de la France autour de trois principes : soutien affirmé à Taïwan, défense sans concession des valeurs démocratiques, et stricte réciprocité dans les échanges. De nombreux élus, dont le sénateur Olivier Cadic, ne ménagent pas leurs efforts pour exprimer leur soutien constant à la démocratie taïwanaise, en paroles et en actes.

Il s’agit désormais d’assumer une ligne claire : traiter avec Pékin, oui, mais en imposant des conditions et en refusant les illusions d’une « amitié privilégiée » qui, depuis des décennies, s’apparente à un jeu de dupes.

Lire l’article France-Chine, un jeu de dupes, publié sur le site de Politique Internationale ou en format PDF

Isabelle Feng est juriste et chercheuse au centre Perelman de l’Université Libre de Bruxelles et vice-présidente du cercle de réflexion Asia Centre.

Paris – Arabie saoudite – Fête nationale

Félicitations à S.E Fahd Al Ruwaily, Ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, pour la magnifique célébration de la Fête nationale saoudienne, ce 23 septembre au Palais Brongniart.

L’ambassadeur a rappelé, dans son allocution, les avancées de son pays dans le cadre de la Vision 2030 : diversification économique, autonomisation des femmes, réforme du système éducatif et essor numérique. Il a souligné que les activités non pétrolières représentent désormais près de 56 % du PIB, preuve des transformations en cours.

La stratégie nationale met également l’accent sur le développement humain et durable, avec l’initiative « Green Saudi Arabia ». Les universités du Royaume figurent désormais dans le haut des classements internationaux.

L’ambassadeur a insisté sur le dynamisme des partenariats stratégiques qui unissent nos deux pays, rappelant la visite du président Emmanuel Macron en décembre 2024 et la signature de nombreux accords. Il a aussi exprimé la fierté nationale suscitée par la désignation de l’Arabie saoudite comme pays hôte de la Coupe du monde de football 2034.

J’ai eu le plaisir de saluer à cette occasion notre ministre de la Culture, Rachida Dati, l’ancien ministre Jean-Yves Le Drian, de nombreux diplomates, ainsi que Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère consulaire pour Qatar et Bahrein.

Du côté français, David Bertolotti, secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, a réaffirmé la solidité de la relation bilatérale, précisant que 140 entreprises françaises sont aujourd’hui implantées en Arabie saoudite, représentant 11 400 salariés. Il a enfin souligné la volonté commune de coopérer pour résoudre les crises et agir en faveur de la paix et de la sécurité internationales.

La France Championne d’Europe des métiers : un succès historique aux WorldSkills

Félicitations à l’Équipe de France des métiers pour son succès historique aux championnats d’Europe WorldSkills à Herning.

Avec 17 podiums, dont 7 médailles d’or, 5 d’argent et 5 de bronze, et surtout la consécration de Loris Cubizolles, champion des champions toutes disciplines confondues, notre jeunesse a porté haut les couleurs de la France. Cette performance exceptionnelle marque un tournant : pour la première fois, la France devient Championne d’Europe des métiers.

Je souhaite également saluer l’engagement et le leadership de Florence Poivey, présidente de WorldSkills France, dont la détermination et la vision ont permis à nos jeunes talents de révéler tout leur potentiel.

Il y a un an à Lyon, au championnat du monde WorldSkills, j’avais mesuré l’extraordinaire énergie, la fraternité et l’excellence qui animent ces compétitions. Ce week-end à Herning en a été une nouvelle démonstration éclatante (compte rendu).

À travers ces résultats, la France démontre que son avenir repose sur la jeunesse, sur la maîtrise des savoir-faire et sur la fierté de ses métiers.

Bravo et merci à nos champions, à leurs experts et à toute l’équipe WorldSkills France. Vous êtes une formidable source d’inspiration et d’espérance.

Paris – Réunion CCEF – Taïwan : petit territoire, grand enjeu !

Un grand merci à Isabelle Bailly, présidente du Comité Hauts-de-Seine et vice-présidente Île-de-France des Conseillers du commerce extérieur (CCEF), à Perle Bagot ainsi qu’à Cédric Jaeg, président du comité Taïwan, pour leur invitation, ce 16 septembre, à introduire le petit-déjeuner consacré au thème : « Taïwan : petit territoire, grand enjeu ! ».

Ce rendez-vous fut l’occasion d’éclairer les multiples dimensions stratégiques de Taïwan grâce aux analyses croisées de 8 experts. Carrefour géopolitique, puissance technologique (semi-conducteurs, IA) et laboratoire d’innovation culturelle, Taïwan se situe au cœur des équilibres mondiaux et des dynamiques qui façonneront l’économie de demain.

Franck Paris, directeur du Bureau Français de Taïwan, et Antoine Aubel, chef du service économique, ont mis en lumière les opportunités uniques offertes par ce pays en forte croissance pour renforcer nos partenariats !

Ils ont rappelé que l’île est le 3ᵉ investisseur mondial en R&D et que sa croissance soutenue s’appuie sur une industrie de pointe, notamment les semi-conducteurs.

Félicitations aux CCEF qui mettent si bien en valeur l’importance de développer nos échanges commerciaux avec Taiwan.Espérons que cela influencera le prochain gouvernement à venir y appuyer nos entreprises. +d’images

AFD – Décoration Rémy Rioux

Le 15 septembre, j’ai eu l’immense privilège, en tant que membre du conseil d’administration de l’AFD, d’assister à la remise des insignes de la Légion d’honneur à Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, par Manuel Valls, ministre d’État, ministre des Outre-mer.

Aux côtés de Thani Mohamed-Soilihi, ministre de la Francophonie, Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique latine, ainsi que de Sophie Sidos, présidente des CCEF, et Jean-Jacques Santini, membre du CA, nous avons écouté un discours empreint de reconnaissance envers celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance, à commencer par le président de la République, Emmanuel Macron.

Puisant dans ses racines d’historien, Rémy Rioux éclaire ses décisions au service du développement.

De nombreuses autres personnalités étaient également présentes parmi lesquelles : Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation, Anne-Marie Descôtes, secrétaire générale du Quai d’Orsay, Mathias Fekl, ancien ministre des Français de l’étranger, ainsi que plusieurs ambassadeurs.

Un grand bravo à Rémy Rioux pour cette distinction méritée. +d’images

Disparition de Gérard Michon

J’ai eu la profonde tristesse d’apprendre ce jour le décès de Gérard Michon, conseiller des Français de l’étranger à Los Angeles.

Membre de l’Assemblée des Français de l’étranger jusqu’en 2014, qu’il avait marquée en présidant l’un de ses groupes politiques, Gérard était une personnalité chaleureuse et reconnue de notre communauté.

Je me souviens de sa passion pour les mathématiques et les statistiques.

Il avait su mettre son savoir et son enthousiasme au service des autres.

Avec sa disparition, c’est une grande figure de l’AFE qui s’éteint.

Toutes mes pensées vont à sa famille, à ses proches et ses amis.

Médias – “La commande publique est un levier de puissance pour l’Europe” (Les Echos, 09/09/2025)

Avec des acteurs de référence, mais aussi de nombreux parlementaires, nous appelons à une politique d’achats publics ambitieuse, tournée vers les solutions européennes, afin de :

. soutenir nos filières industrielles,
. renforcer notre indépendance technologique,
. préserver nos données sensibles,
. et créer un véritable effet d’entraînement économique et social.

Cette tribune, publiée le 9 septembre dans Les Échos, rappelle l’urgence d’aligner nos choix collectifs avec nos objectifs de souveraineté et de compétitivité. Lire la tribune sur le site Les Echos ou le PDF