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En circonscription en Syrie – Damas (11 fév. 2026)

Diplomatie parlementaire

En compagnie de Jean-Baptiste Faivre, chargé d’affaires français en Syrie, de Henri d’Aragon, son adjoint, et de Nadia Chaaya, conseillère élue à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, et administratrice de l’ANEFE, je me suis rendu une journée à Damas pour évaluer les enjeux pour la France dans la Syrie du nouveau régime.

Après 50 ans de dictature et 11 ans de guerre, la diversité religieuse et culturelle a été profondément fragilisée.

Il était essentiel de rencontrer les communautés locales et de leur montrer que la France reste à leurs côtés. Cette visite m’a permis de constater les effets encore visibles des destructions, d’observer que des chantiers de reconstruction étaient en cours, et de traverser la vieille ville.

L’un des objectifs principaux de ce déplacement était de visiter le lycée Charles de Gaulle de Damas, qui fait partie de l’ANEFE, de mieux comprendre la situation éducative et le rôle des écoles françaises et chrétiennes.

Ces établissements constituent un vecteur important de transmission culturelle et de dialogue, tout en contribuant à la résilience des communautés.

Les échanges avec les acteurs locaux ont été précieux pour apprécier les besoins concrets et orienter l’action de la France dans le soutien aux minorités et à l’éducation francophone.

Je remercie Jean-Baptiste Faivre d’avoir favorisé ce premier déplacement en Syrie et l’équipe qui a assuré notre sécurité. +d’images

Enseignement

Lycée Français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG)

Bénéficiaire d’un soutien crucial de l’ANEFE, la visite du LFCDG constituait l’objectif principal de cette première visite en Syrie.

Je remercie Nadine Chaoui, présidente de l’APE, Fadi Achi, trésorier, les membres du conseil d’administration et Bernard Roche, proviseur du Lycée français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG) pour la qualité de leur accueil.

Avec 496 élèves en 2025, dont 13% de Français, le LFCDG reste un bastion de la francophonie dans un contexte complexe. Les locaux, impeccablement entretenus, reflètent la détermination de toute une communauté éducative.

. Un soutien crucial de l’ANEFE : membre depuis 2008, le lycée a pu bénéficier d’un emprunt garanti par l’État français pour financer son immobilier. Cependant, de 2012 à 2022, en raison des difficultés liées à la guerre, l’ANEFE s’est substituée à l’école pour assurer le remboursement de l’emprunt, qui a été soldé en 2022. Depuis 2018, de nouveaux engagements ont été pris par l’école pour rembourser l’ANEFE sur une période plus longue.

. Des enjeux financiers à accompagner : la direction m’a alerté sur la volonté de l’AEFE d’augmenter progressivement sa redevance à 4% des frais de scolarité. J’ai entendu cette préoccupation et m’engage à la porter auprès des autorités compétentes, afin de préserver l’équilibre financier de l’établissement.

En tant que président de l’ANEFE, accompagné par Nadia Chaaya, membre du conseil d’administration, cette visite était pour nous l’occasion de faire le point avec le comité de gestion et d’échanger sur leurs projets d’avenir. Nous avons également abordé la situation générale à Damas et en Syrie.

Le LFCDG est un symbole de résilience et de continuité éducative, malgré les épreuves. Je salue le courage de toute l’équipe, qui permet à des centaines d’élèves de poursuivre leur scolarité dans un cadre francophone et exigeant. ‎+d’images

Vidéo réalisée par le LFCDG :

École arménienne catholique Al Nour

J’ai eu le privilège de visiter l’école arménienne catholique Al Nour, qui accueille principalement des enfants arméniens catholiques, mais aussi des élèves d’autres confessions, offrant un espace éducatif ouvert et francophone au cœur de la vieille ville de Damas.

L’accueil qui m’a été réservé par l’équipe pédagogique et les élèves a été chaleureux et profondément humain.

La visite m’a permis de constater la vitalité de l’école malgré les traumatismes du passé. En 2015, une roquette a explosé dans la cour de l’établissement, causant la mort d’un enfant et de nombreux blessés. Dix ans après, les stigmates de cette tragédie restent visibles, mais la communauté continue de transmettre des savoirs et des valeurs aux générations suivantes.

Cette école est un symbole de résilience et de continuité : elle permet de préserver l’identité arménienne et chrétienne dans un contexte toujours fragile, tout en offrant un enseignement de qualité.

Les échanges avec les élèves ont rappelé combien il est important pour la France de soutenir ces initiatives éducatives et de continuer à défendre le pluralisme et la diversité religieuse en Syrie. +d’images

Solidarité

Évêché arménien catholique

Ma visite s’est poursuivie par une rencontre avec Mgr Georges Assadourian, évêque arménien catholique de Damas, véritable « pilier de la résilience » pour les communautés chrétiennes.

Nous avons abordé plusieurs axes essentiels :
•⁠ ⁠Sécurité des communautés : Mgr Assadourian a partagé son analyse sur la protection des quartiers chrétiens sous le nouveau régime.
•⁠ ⁠Aide humanitaire : J’ai salué le rôle de l’Église dans la distribution de secours et discuté des besoins urgents en médicaments et en énergie.
•⁠ ⁠Éducation et Francophonie : Nous avons évoqué la survie des écoles chrétiennes francophones. Sur 70 écoles nationalisées par le Parti Baas dans les années 1960, 50 restent ouvertes aujourd’hui, accueillant 30 000 élèves de toutes confessions. J’ai souligné le soutien constant du Quai d’Orsay à l’Oeuvre d’Orient.

Créer ou rouvrir une école chrétienne, c’est recréer du lien, faire revenir les familles et assurer la transmission culturelle. Nous avons discuté des démarches à engager auprès du nouveau gouvernement syrien pour rouvrir certaines écoles fermées par le régime précédent.

Cet échange a été riche, soulignant le rôle central de l’Église pour la résilience et la protection des minorités en Syrie. +d’images

En circonscription en Suisse – Genève (29-30 janv. 2026)

À l’occasion de mon dixième déplacement en Suisse, principalement consacré à des réunions à dominante économique, j’ai répondu à l’invitation Marie Wattez, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS) afin de participer à plusieurs rencontres dédiées au renforcement des relations économiques entre la France et la Suisse.

J’ai également pris part à la réception des vœux organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève.

Diplomatie économique

Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS)

Je remercie chaleureusement la présidente de la CCIFS, Marie Wattez, qui a organisé cette séquence particulièrement riche d’échanges et d’initiatives au service de la diplomatie économique.

1. Communauté d’affaires franco-suisse

La première rencontre m’a permis d’échanger avec la communauté d’affaires franco-suisse autour de Florence Notter-Daugny, présidente pour la Suisse de la Société des membres de la Légion d’honneur.

Ce moment convivial s’est tenu en présence de Francis Wahl, Yves Donin de Rozieres et Eric Vigié. Les échanges ont permis d’évoquer les dynamiques de coopération entre nos deux pays et l’importance du rôle joué par les réseaux économiques et associatifs pour renforcer les liens franco-suisses.

2. ThinkActs Cyber & SecureTech

J’ai ensuite participé à une réunion du groupe ThinkActs Cyber & SecureTech organisé à la CCIFS.

Les ThinkActs sont des groupes de travail thématiques par secteur d’activité qui structurent l’intelligence collective entre la France et la Suisse. Ils rassemblent entreprises, institutions, clusters, universitaires et start-ups autour d’objectifs concrets : partager une veille stratégique, favoriser le dialogue et construire des coopérations opérationnelles.

Marie Wattez m’a invité à rejoindre le groupe consacré à la souveraineté numérique, la cybersécurité et les infrastructures critiques franco-suisses, coordonné par Benoit Passuello (ELMA).

Les échanges ont mis en évidence plusieurs constats préoccupants : l’augmentation rapide des cyberattaques visant les infrastructures critiques – santé, énergie, ports ou banques –, mais aussi la dépendance persistante de l’Europe à certaines technologies extra-européennes dans le cloud et l’intelligence artificielle.

Dans le même temps, des opportunités stratégiques existent. La coopération franco-suisse pourrait permettre de positionner nos deux pays comme des acteurs majeurs en matière de cybersécurité industrielle et de cloud souverain sécurisé. Les participants ont également évoqué les perspectives offertes par les infrastructures quantum-safe et le renforcement de capacités duales associant cybersécurité civile et cyberdéfense.

3. Coopération industrielle avec les Pays de Savoie

Enfin, fidèle à sa volonté de développer les coopérations transfrontalières, la CCIFS a organisé une rencontre avec l’Association des Forces Industrielles des Pays de Savoie (FIPS).

Cette réunion s’est tenue en présence de Alexandre Epalle, représentant l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation, chargé d’attirer des entreprises afin de compléter les chaînes de valeur industrielles en Suisse.

Créée à l’initiative d’un groupe d’industriels engagés sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du territoire, la FIPS fédère plusieurs entreprises dynamiques de la région alpine. Parmi les participants figuraient notamment Clément Cordier, Louis Pernat (HBP), Didier Bouvet (Pracartis) et Olivier Nicollin (Nicomatic).

Ces rencontres ont illustré la vitalité de la relation économique franco-suisse et l’importance de poursuivre le dialogue entre acteurs publics et privés pour renforcer nos coopérations industrielles et technologiques.

Communauté française

Vœux du consul général

Cette cérémonie, organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève, s’est tenue à l’Institut Florimont pour accueillir une assistance nombreuse, a été marquée par une gravité particulière en raison de la tragédie survenue à Crans-Montana, rappelant à chacun la fragilité de la vie et l’importance de la solidarité.

Après les allocutions du consul général et de Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse, j’ai pris la parole pour saluer l’engagement des conseillers des Français de l’étranger arrivant au terme de leur mandat, véritables relais de proximité pour nos compatriotes.

J’ai également souligné la qualité des établissements d’éducation en Suisse et témoigné ma reconnaissance envers Emmanuel Coigny et Bernard Revol, deux membres de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE).

J’ai rappelé le rôle indispensable de la CCIFS dans le développement de la diplomatie économique et remercié tout particulièrement Francis Wahl pour son engagement au service de nos entreprises et du rayonnement économique de la France.

Cette réception a rappelé l’importance de soutenir nos institutions, notre réseau éducatif et nos acteurs économiques pour renforcer durablement la présence française et la coopération transfrontalière.

Félicitations à Clément Leclerc et à toute son équipe pour la réussite de cet événement. +d’images

En circonscription en Turquie – Istanbul (25-27 janv. 2026)

Mon troisième déplacement à Istanbul a été facilité grâce à l’engagement et à l’énergie de Florence Ogutgen, que je tiens à remercier chaleureusement.

Installée en Turquie depuis 43 ans, Florence est une figure bien connue de la communauté française.

Unique femme marchande de tapis du Grand Bazar d’Istanbul, elle incarne aussi l’esprit d’entreprendre et d’intégration qui caractérise tant de Français établis à l’étranger.

Son parcours est remarquable : élue dès 1994, conseillère au CSFE de 2001 à 2006, puis conseillère des Français de l’étranger pour la Turquie depuis 2014, Florence s’engage depuis de nombreuses années pour représenter et défendre les intérêts de nos compatriotes.

C’est la seconde fois que mon déplacement à Istanbul est coordonné par Florence. Sa connaissance du terrain et de la communauté française est précieuse pour comprendre les évolutions de notre présence dans ce pays stratégique.

Lors de mon précédent déplacement en 2023, Florence soulignait déjà la forte demande pour l’enseignement français et la nécessité d’ouvrir de nouvelles écoles afin de répondre à l’intérêt croissant des familles turques.

La situation a malheureusement évolué depuis. Les restrictions d’inscription imposées par les autorités locales à la rentrée 2024 pour les enfants turcs ont profondément changé la donne. Les lycées français d’Ankara et d’Istanbul ont chacun perdu près de 300 élèves en deux ans.

Pour Florence, la priorité est désormais claire : trouver des solutions pour les enfants binationaux et pour les fratries déjà engagées dans le système scolaire français. J’ai fait de cette question une priorité de mon action et ce déplacement à Istanbul m’a permis de poursuivre ce travail au plus près des réalités du terrain.

Merci encore Florence pour ton engagement constant au service de nos compatriotes.

Enseignement

Lycée Pierre Loti

À l’initiative de Florence Ogutgen, conseillère des Français de l’étranger, le lycée Pierre Loti m’a accueilli, en présence d’Alexandre Landolfi, proviseur adjoint.

La visite a débuté par un temps d’échange avec les représentants de l’APE, gestionnaire de l’établissement, avant de se poursuivre par une rencontre ouverte aux parents et aux personnels.

L’augmentation des frais de scolarité de 16% suite à la décision du CA de l’AEFE de décembre 2025 constitue un sujet d’inquiétude pour les parents d’élèves.

Plusieurs sujets de préoccupation liés à l’avenir de la coopération éducative bilatérale ont été abordés. La diplomatie parlementaire nous est apparu comme est un des moyens de la renforcer dans un esprit d’échange et d’écoute avec nos partenaires.

Aussi, afin de prendre en compte les observations recueillies, je me suis engagé à demander un entretien avec Yunus Demirer, ambassadeur de Turquie en France à mon retour à Paris.

Merci à tous les participants pour leur accueil. +d’images

Communauté française

Consulat

À l’occasion de mon troisième déplacement à Istanbul, j’ai eu l’opportunité d’échanger sur les attentes de la communauté française lors de deux entretiens.

1️⃣ Rencontre au consulat général

En l’absence de la consule générale Nadia Fanton, une réunion a été organisée par Rim Pradeau, Cheffe de chancellerie, en présence de Florence Ogutgen, Belgin Ozdilmen Gurhan et de Marie-Rose Koro, conseillères des Français de l’étranger.

La réunion s’est tenue dans la résidence provisoire du consulat, le Palais de France, résidence historique du consulat général, faisant actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation.

Les échanges ont notamment porté sur l’évolution du nombre d’inscrits au registre, qui s’élève à 6 900 à fin janvier 2026. La communauté française est majoritairement féminine (55,32 %) et les deux tiers des inscrits sont binationaux.

L’activité du service aux Français ne concerne pas uniquement les résidents. On estime à plus d’un million le nombre de compatriotes de passage en Turquie, dont 800 000 à Istanbul. Cette affluence entraîne une augmentation du nombre de Français en difficulté (113 situations recensées), qui sollicitent le pôle des affaires sociales du consulat pour des raisons financières, sociales, familiales ou médicales.

Le nombre de boursiers est en baisse constante depuis 2023, conséquence de la crise économique, de la hausse des frais de scolarité et des restrictions imposées par l’État turc.

Un travail particulièrement sérieux est mené pour lutter contre :
• les violences de genre et les violences intrafamiliales,
• les déplacements illicites d’enfants,
• les fraudes aux prestations sociales et aux documents d’identité.

2️⃣ Échange avec le consul honoraire à Edirne

Je me suis également entretenu avec Ercan Dursunoglu, consul honoraire à Edirne.

Quatre consuls honoraires assurent le relais du consulat général d’Istanbul : Bursa, Edirne, Izmir et Mugla (Bodrum).

Ville touristique et universitaire située à la frontière de la Bulgarie et de la Grèce, Edirne constitue un point de transit majeur pour les migrants et réfugiés tentant de rejoindre l’Union européenne.

Ces échanges ont permis de mesurer l’engagement des équipes consulaires et des élus des Français de l’étranger au service de nos compatriotes. Dans un contexte régional exigeant, leur action est essentielle pour garantir la protection, l’accompagnement et le rayonnement de la communauté française en Turquie.

 

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Eurasie

Heureux d’avoir participé à la réunion régionale Eurasie des Conseillers du Commerce extérieur de la France à Istanbul, véritable carrefour du monde, en présence de Sophie Sidos, présidente des CCEF.

Deux jours d’échanges passionnants, riches d’enseignements sur une zone que je découvrais et pleine d’opportunités.

J’ai particulièrement apprécié le sérieux des présentations des Services économiques et des CCEF (Turquie, Ukraine, Azerbaïdjan, Géorgie, Ouzbékistan, Kazakhstan, Russie…), tout en restant accessibles et naturels. Le sentiment de complicité et de proximité dans le partage d’informations m’a profondément réjoui.

Je suis reconnaissant envers Jean-Jacques Santini de m’avoir offert l’opportunité de partager notre regard sur l’action de l’Agence française de développement. Au-delà de notre complémentarité, chacun a pu constater notre complicité au sein du CA pour faire évoluer l’Agence en faveur d’un meilleur soutien à nos entreprises à l’international.

Ma gratitude va également à Philippe Pelé-Clamour, président CCEF pour l’Eurasie, qui m’a permis de partager ma perception très positive de l’action des CCEF. Il m’a donné l’occasion de rappeler l’apport précieux d’Isabelle Aimonetti (Afrique), Anne Baer (Israël), Iwan Streichenberger (USA) et de tous les CCEF rencontrés l’an passé.

Enfin, merci à Franck Mereyde, président CCEF Turquie, et à l’équipe du siège pour leur professionnalisme, qui ont fait de ce forum un moment inoubliable.

La capacité à œuvrer collectivement et à dépasser le travail en silo est la clé du succès. Merci à chacune et chacun pour votre générosité et expertise. Au plaisir de vous retrouver au prochain « centre du monde », où qu’il soit ! +d’images

Sophie Sidos Vicat

À l’occasion de la réunion régionale Eurasie des CCEF, j’ai tenu à exprimer toute mon admiration à Sophie Sidos-Vicat pour son leadership engagé et inspirant, en lui remettant la médaille commémorative du Sénat.

Depuis son accession à la présidence, Sophie donne une visibilité remarquable à l’action des CCEF et poursuit avec succès la dynamique initiée par Alain Bentéjac, en renforçant l’influence et la cohésion de notre réseau à l’international.

Plus que jamais, le réseau des CCEF joue un rôle essentiel pour accompagner nos entreprises à l’export et soutenir notre diplomatie économique ; cette médaille était aussi l’occasion de marquer ma profonde reconnaissance aux CCEF pour tout ce qu’ils m’apportent dans l’exercice de ma mission au service de la diplomatie économique.

À la tête de Vicat, grand groupe cimentier français présent dans de nombreux pays, Sophie s’inscrit dans un héritage industriel d’exception : son aïeul, Louis Vicat, est en effet l’inventeur du ciment artificiel au XIXᵉ siècle. Un symbole fort d’innovation, de vision et d’engagement au service du développement.

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (22-24 janv. 2026)

Enseignement

Olivier Cadic ; Ben Coleman, député ; Charles Malissard et Christian Malissard

FULHAM – École Marie d’Orliac

La création des écoles bilingues de Wix et de École Marie d’Orliac a constitué une étape stratégique pour augmenter les places scolaires françaises à Londres.
(compte-rendu de 2011).

Lors de mon déplacement le 22 janvier 2026, j’ai été alerté par Charles Malissard, parent d’élèves, suite à un courrier du Lycée Français Charles de Gaulle annonçant la rupture unilatérale du partenariat avec la Fulham Bilingual School.

Cette décision, brutale et incomprise, a provoqué une vive émotion parmi les familles françaises et britanniques, la direction de Holy Cross Catholic Primary School et les autorités locales du borough de Hammersmith & Fulham Council.

Le lendemain, j’ai alerté la direction de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger sur l’écart manifeste entre cette décision et les objectifs de développement souhaités par le présidence de la République française.

Le soir même, lors d’une réunion publique à Fulham organisée par le député Ben Coleman, les parents m’ont demandé d’intervenir pour suspendre cette rupture, afin d’éviter un préjudice durable pour les élèves et leurs familles.

La semaine suivante, le député Ben Coleman et moi avons sollicité un entretien en visioconférence avec Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni. L’ambassadrice a suspendu la décision pour Marie d’Orliac et Wix, et engagé une recherche de solution négociée à l’horizon septembre 2027.

J’ai salué sa sagesse, mais j’ai également dénoncé l’interruption du fonctionnement du plan École à Londres, depuis l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet en 2019.

J’ai suggéré de le relancer sans délai, dans un esprit véritablement collaboratif, pour éviter que de telles crises ne se reproduisent et retrouver un avenir stable et ambitieux pour l’enseignement français dans la capitale britannique. +d’images

École Bilingue London

Retour à l’École Bilingue, aux côtés d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger, j’ai rencontré les cofondateurs Véronique Ferreira et Franck Laurans afin d’évoquer les conséquences préoccupantes des nouvelles décisions de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Depuis sa création en 2004, cette école indépendante, qui accueille 120 élèves chaque année grâce à une équipe de 21 professionnels engagés, incarne l’excellence du bilinguisme par immersion à Londres. J’ai eu l’honneur de célébrer ses 10ᵉ (compte-rendu) et 20ᵉ (compte-rendu) anniversaires et de constater son évolution remarquable.

Or, les prélèvements imposés par l’AEFE ne cessent d’augmenter : 30 euros par élève en 2012, 1% des frais de scolarité en 2014, et désormais 2% dès 2026, avec une hausse progressive jusqu’à 4%, pour toutes les écoles partenaires, à l’exception des USA qui se voient soumises à une taxe forfaitaire par élève.

Cette ponction, sans véritable contrepartie, fragilise l’équilibre financier de l’établissement et, à terme, les familles. Une telle décision appelle à un dialogue urgent et équitable.

Nous avons également évoqué l’évolution de l’Anefe, et sa volonté d’accompagner toutes les écoles françaises à l’étranger, qu’elles soient homologuées ou pas.

J’ai demandé aux ministres Barrot et Caroit une suspension de la décision. +d’images

Lycée Charles de Gaulle – APL

J’ai eu le plaisir de participer à la traditionnelle Galette des Rois de l’Association des Parents d’Élèves du Lycée Charles de Gaulle, organisée avec la direction du Lycée Français Charles de Gaulle, le jeudi 22 janvier en salle Iselin.

Aux côtés d’Amelie Mallet, nous avons retrouvé Gilles Morellato, conseiller culturel en charge de la coopération éducative, à la faveur de ce moment chaleureux d’échanges et de convivialité avec les familles.

À l’invitation de Maryline Berlin, présidente de l’APL, j’ai adressé un message de soutien au LFCG Families Charity Fund – 2026 Appeal et au Gala Dinner du 12 mars 2026 à l’InterContinental London Park Lane, auquel je participerai comme chaque année depuis 2007.

Je tiens à féliciter chaleureusement tous les bénévoles de l’APL, dont l’engagement exemplaire a permis de lever des centaines de milliers de livres sterling lors des galas, soutenant concrètement les familles et animant la vie de notre communauté scolaire.

BROMLEY – École Tricolore

Retour à l’École Tricolore de Bromley, 12 ans après son premier Noël en 2013 (compte-rendu)

Très heureux d’avoir été invité par Eugénie Mye, présidente de l’École Tricolore, pour remettre les diplômes aux élèves et saluer leurs progrès dans la maîtrise du français. Ceint de mon écharpe tricolore, j’ai félicité chaque lauréat et salué le discours brillant de Julia, qui a expliqué l’intérêt de l’apprentissage offert par cette école FLAM.

Parents et équipe pédagogique avaient organisé un moment festif, ponctué par la traditionnelle galette.

Aujourd’hui, l’école rassemble 190 élèves, de 2 ans au GCSE, accompagnés par 16 enseignants, 12 assistants, dont 6 bénévoles et 2 parents bénévoles. Après le GCSE, les élèves se proposent comme bénévoles pour aider et transmettre leur savoir.

Eugénie lance un appel : l’école recherche des enseignants pour les grandes classes, des bénévoles en quête d’expérience, ainsi que des élèves et parents souhaitant initier leurs enfants à l’écriture et à la pratique du français dans sa forme la plus pure.

Félicitations à toute l’équipe pour son engagement au service de la langue et de la culture françaises au Royaume-Uni ! +d’images

Communauté française

Londres Accueil Ltd

Très heureux d’avoir participé à la première Galette de Londres Accueil, le 22 janvier 2026. Un moment chaleureux et fédérateur qui a permis aux membres, bénévoles et partenaires de se retrouver après les fêtes et d’ouvrir l’année sous le signe du partage.

Je tiens à remercier chaleureusement la présidente, Sabine Cussac, ainsi que les trois directrices qui composent le bureau à ses côtés : Florence Coillot Fusari, Nathalie Pourat et Sophie Vovard. Leur engagement, avec celui des 60 bénévoles mobilisés au service de nos compatriotes, mérite d’être salué.

Un grand bravo également à Isabelle, pâtissière professionnelle et bénévole du club Bake and Relax, pour ses galettes aussi généreuses que délicieuses.

J’ai été très heureux d’échanger avec les représentants des sponsors, notamment Juliette Tang de la banque Transatlantique et ceux du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), partenaires engagés au service de notre communauté. +d’images

Guildhall – The Guild of Freemen of the City of London

Devenir membre de la The Guild of Freemen of the City of London consiste à recevoir la Freedom of the City, distinction séculaire décernée par la City of London Corporation.

Autrefois porteuse de privilèges commerciaux, elle est aujourd’hui un honneur symbolique qui célèbre l’engagement professionnel et le lien avec la City.

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie au Guildhall pour accompagner Luc Bardin, président de la section britannique des CCEF, entouré de sa famille et de ses amis proches.

Dans ce lieu chargé d’histoire, le rituel est d’une précision remarquable : serment solennel, lecture des engagements, remise du certificat calligraphié.
Les Britanniques démontrent, une fois encore, leur maîtrise du cérémonial : élégance, respect des traditions et sens du détail.

Toutes mes félicitations à Luc pour cette distinction prestigieuse, qui honore son engagement et son rayonnement international. +d’images

Médias – Olivier Cadic “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai répondu aux questions de France24, en soulignant l’espoir suscité par l’élection du président Joseph Aoun et en constatant que des signaux positifs apparaissent déjà, notamment dans le domaine de la Justice.

Voir la VIDÉO

Médias – Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Annahar Français qui est l’édition francophone du quotidien libanais Annahar (« Le Jour »), fondé en 1933 à Beyrouth.

Annahar Français :Hezbollah, dossier de l’explosion du port de Beyrouth ou minorités en Syrie, dans cet entretien le sénateur Olivier Cadic revient sur les enjeux propres au Liban et à la Syrie. Il explique pourquoi, selon lui, le Hezbollah ne peut être dissocié de sa branche militaire et doit être considéré comme une organisation terroriste. Il met en garde contre le risque d’entrave aux élections si les armes ne sont pas rendues. Enfin, il aborde la situation des minorités en Syrie et les défis auxquels elles font face dans un contexte de guerre et d’instabilité.

Médias – Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)

À la suite de mon déplacement au Liban et de ma rencontre avec le Président de la République, Joseph Aoun, MTV Liban m’a interrogé, par la voix de Marianne Zouein, sur les évolutions politiques en cours et la dynamique de changement au Liban. J’y ai réaffirmé l’engagement constant de la France en faveur d’un Liban souverain et indépendant, tout en rappelant avec clarté la nécessité du désarmement du Hezbollah pour restaurer pleinement la souveraineté de l’État.

En circonscription au Royaume-Uni – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)

BRISTOL

Communauté française

Acteurs de la communauté

Deux ans après mon précédent déplacement, j’ai eu le plaisir de retrouver, autour de Nicolas Hatton, CFDE, et de Nada Harward, consule honoraire à Bristol, plusieurs membres de notre communauté française établie à Bristol et Bath, forte de près de 7 000 personnes.

Avec Fabien Ledem, architecte chez Arup, Frédéric Garzoni, entrepreneur dans la Science Tech et Franco-British Young Leader 2022, ainsi que Morgan Crochet et Etienne Ardon, engagés de longue date chez Airbus à Bristol, nous avons échangé sur l’environnement économique et les perspectives locales.

À Bath, Nada, Béatrice et Laetitia ont également évoqué les enjeux liés à notre jeunesse, nombreuse à fréquenter les universités locales.

L’action d’Audrey Johnson, directrice de l’Alliance française de Bristol, est déterminante pour soutenir l’apprentissage du français, un engagement qui complète celui de Nicolas Hatton, de Hortense Dournel-Fauvet et d’Étienne Ardon au sein de l’école française de Bristol.

Merci à toutes et à tous pour la constance, la générosité et la fidélité de leur action collective au service de notre communauté. +d’images

Enseignement

L’École française de Bristol

Très heureux d’être revenu dans cette école à laquelle je suis particulièrement attaché, tant elle a su construire un modèle original de coopération éducative.

Avec Nicolas Hatton, président du conseil, la nouvelle directrice Hortense Dournel-Fauvet et Estelle Tenant, gestionnaire administrative de l’établissement, nous avons échangé sur les récentes décisions stratégiques.

En deux ans, les effectifs ont progressé : près de 200 élèves, de la grande section au CM2, bénéficient aujourd’hui d’un modèle innovant, permettant aux élèves inscrits dans les écoles britanniques locales de suivre un enseignement français un jour par semaine.

Un modèle pragmatique et inspirant pour l’avenir des écoles FLAM. +d’images

LONDRES

Communauté française

Cérémonie de vœux

Ce 13 janvier au soir, j’ai eu le plaisir de recevoir près de 250 compatriotes ayant répondu à mon invitation à la cérémonie de vœux, organisée au sein de l’emblématique Église Protestante Française de Londres. Merci à Pascale Renaud-Grosbras, pasteure, Thibault Lavergne, vice-président du Consistoire, et toute l’équipe de l’église protestante de Londres pour leur chaleureux accueil.

Ce moment d’échanges et de convivialité s’est ouvert par le partage de ma vision des grands enjeux qui traversent aujourd’hui le monde, la France, l’Europe, ainsi que la communauté des Français établis au Royaume-Uni.

Dans un contexte international marqué par le retour des rapports de force, le recul du multilatéralisme et les conséquences durables du Brexit, j’ai évoqué les enjeux de sécurité et de cybersécurité – notamment l’initiative 17Cyber et la coopération franco-britannique – ainsi que la situation politique et budgétaire en France. Malgré ces défis, j’ai souhaité porter un message d’engagement collectif et de confiance.

La présentation a été suivie d’un échange animé par Anne Vigouroux, avec la participation de Nicolas Hatton et Amelie Mallet, conseillers des Français de l’étranger pour Londres. Ils ont notamment abordé les droits post-Brexit, les avancées en matière de simplification administrative au consulat, ainsi que les difficultés actuelles des établissements scolaires français, confrontés aux effets conjugués du Brexit, de la TVA sur les frais de scolarité et des contraintes budgétaires : « aujourd’hui, tous nos établissements manquent d’élèves » !

Enfin, les récentes évolutions relatives à la mobilité, notamment l’ETA et la situation des binationaux, ont été évoquées. >>> En savoir plus

GRATITUDE

A l’issue de la soirée, j’ai remis la médaille commémorative des 150 ans du Sénat à Amelie Mallet et Nicolas Hatton.

Cette témoigne de ma gratitude pour leur engagement remarquable et l’excellence de leur travail accompli au service des Français établis hors de France, et tout particulièrement de la communauté française du Royaume-Uni.

Amelie Mallet

Architecte d’intérieur – Conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire de Londres (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord) depuis 2021

Ancienne présidente et fondatrice d’association de parents de l’association des parents d’élèves du lycée International de Londres Winston Churchill, désormais au board, Amélie Mallet joue un rôle clé dans le soutien à l’enseignement français à Londres.

Elle préside également la French Scholarship Foundation (FSF), une organisation caritative londonienne qui œuvre pour rendre l’éducation accessible, en apportant un soutien financier aux familles dont les enfants sont scolarisés dans les établissements français locaux.

Amélie s’illustre par un sens profond du service public et de la solidarité, en renforçant les liens entre les Français, les familles, les établissements éducatifs et les acteurs locaux.

Nicolas Hatton

Président de l’École française de Bristol – Conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire de Londres (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord)

Élu délégué consulaire en 2014, réélu conseiller des Français de l’étranger en 2021, après avoir conduit la liste “Un monde de projet ”, Nicolas Hatton s’est imposé comme une figure majeure de la défense des droits des citoyens européens au Royaume-Uni, en fondant the3million, devenu un acteur de référence dans le paysage associatif post-Brexit, donnant une voix collective à des millions de personnes.

Il a également co-fondé Settled, une œuvre de charité qui a soutenu des dizaines de milliers de personnes à risque de perdre leur droit de résidence en aidant au processus de régularisation.

Sa triple expérience d’élu consulaire, d’animateur d’école et de leader associatif illustre une implication citoyenne profonde, imprégnée d’un sens aigu de la solidarité.

Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice

Le 12 février, à la Résidence des Pins à Beyrouth, Nadia Chaaya a été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite par notre ambassadeur Hervé Magro. J’ai assisté à la cérémonie en présence de nombreux acteurs de la communauté française et de personnalités libanaises, parmi lesquelles Bassam Al Mawlawi, ancien ministre de l’Intérieur, et le député Simon Abi Ramia, président du groupe d’amitié parlementaire Liban–France.

Née à Beyrouth, Nadia Chaaya a grandi dans les années de guerre. Ces épreuves ont forgé chez elle un sens aigu de la solidarité et de l’engagement. Après des études en France dans le domaine de la communication, elle mène un parcours entrepreneurial exigeant, d’abord dans le secteur paramédical, puis dans l’immobilier, en Arabie saoudite où elle réside depuis plus de vingt ans.

Élue conseillère consulaire pour la circonscription de Djeddah–Sanaa, brillamment réélue en 2021, elle préside le conseil consulaire et siège à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, où elle conduit le groupe Les Indépendants. Son engagement s’inscrit dans une ligne claire : servir les Français établis hors de France avec efficacité, lucidité et sens des responsabilités. Comme elle l’a affirmé devant l’AFE en octobre dernier : « Nous vivons à l’étranger, mais nous ne sommes pas étrangers au sort de notre pays. Cette période de crise doit nous pousser à nous demander ce que nous pouvons apporter à la France, plutôt que ce que la France peut nous apporter. ».

Son courage s’est illustré de manière exemplaire le 11 novembre 2020, lors de l’attentat à la grenade perpétré au cimetière non-musulman de Djeddah. Dans un contexte de danger immédiat, elle a fait preuve d’un sang-froid et d’une présence d’esprit remarquables, regroupant, sécurisant et rassurant nos compatriotes.

Nadia Chaaya se distingue également par sa capacité à transformer l’indignation en action structurée. Engagée aux côtés des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, elle œuvre sans relâche pour que la mémoire soit honorée et que justice soit rendue. Elle a par ailleurs fondé l’Union franco-libanaise des déposants spoliés, afin d’accompagner les victimes dans leurs démarches et d’engager des procédures contre les banques libanaises devant les juridictions françaises.

Cette distinction vient saluer un parcours d’engagement, de résilience et de fidélité à la France, au service de nos compatriotes et du lien franco-libanais.

En circonscription en Égypte – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)

Jamil Maleyran, Olivier Cadic, Nadia Hafez, Amr Kamal, Marie Maleyran

Merci à Marie Maleyran, à son mari Jamil (Discovery Path), ainsi qu’au président Amr Kamal. Ils unissent leurs forces et leur détermination pour créer les conditions d’un nouvel élan en faveur de l’enseignement français en Égypte.

Dans ce cadre, ils ont organisé de nombreux rendez-vous avec des investisseurs égyptiens privés, et m’ont accompagné afin de me permettre de présenter la vision positive et inclusive portée par l’ANEFE.

Aujourd’hui, l’enseignement français ne représente qu’un pour cent de l’enseignement international dans le pays.

Ce constat témoigne de l’échec d’une logique de réseau centralisé au profit d’une structure étatique, dans laquelle les acteurs privés peinent à valoriser les services offerts en contrepartie des sommes demandées. +d’images

LE CAIRE

Communauté française

Consul général

Double rencontre avec deux personnalités pour échanger sur les attentes de notre communauté française.

Olivier le Van Xieu, consul général de France en Égypte, qui met remarquablement en œuvre les directives de la DFAE dirigée par Pauline Carmona, afin de gérer les aides aux Français de l’étranger avec rigueur et empathie.

Régine Prato, m’avait accueilli lors de mon premier déplacement sénatorial en Égypte, en qualité de conseillère des Français de l’étranger (compte-rendu).

Cette fois, nous avons célébré ensemble son tout nouveau rôle de présidente Égypte de l’ANMONM. Présider la section locale des médaillés de l’Ordre national du Mérite et de la Légion d’honneur constitue une nouvelle étape pour cette femme au caractère bien trempé, qui a dédié une bonne partie de sa vie à l’engagement et la solidarité.

Nous avons longuement parlé de sa première initiative de 2026 : une distribution de cadeaux aux enfants hospitalisés, atteints du cancer.

Enseignement

Discovery Path – ANEFE

Depuis mon précédent passage au Caire en mai 2025, et ma rencontre avec Maria et Jamil Maleyran, Discovery Path est devenu membre de l’ANEFE, et Jamil Maleyran, membre du conseil d’administration en juin.

Après avoir vu le lycée français du Caire, EGD de l’AEFE, lors de mon précédent déplacement, j’ai découvert que les 14 écoles qui préparent le bac français ne représentaient que 0,1% des 12,500 écoles internationales en Égypte.

Dans un pays qui compte 2 millions de naissances par an, l’Égypte m’est apparu comme une priorité pour l’ANEFE.

Discovery Path m’a préparé un programme de visites d’établissements du 29/12 au 3/1/26 pour aller à la rencontre de différents proviseurs et échanger avec les investisseurs privés dans l’enseignement.

Connaissant ma détermination pour que l’objectif fixé en 2018 par le président de la République, de doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français, soit atteint, nous avons préparé le travail de la semaine à la table du restaurant partagée par les présidents Macron et Sissi, lors de leur rencontre en début d’année. +d’images

NEW GIZA

Enseignement

Lycée Albert Camus

Un modèle d’excellence française en Égypte

Accueilli par Alexandre Nedelec, proviseur de l’établissement depuis 10 ans, après avoir officié pour l’AEFE à Bucarest, Milan puis Kyiv, ce grand professionnel de l’enseignement français à l’étranger m’a permis de découvrir le site du Group LVNG – New Giza for School Management qui comprend deux établissements :
. Evolution school, une école IB qui accueille 900 élèves ;
. Albert Camus, un lycée partenaire de l’AEFE, qui compte plus de 1100 élèves, montre une dynamique forte portée depuis l’origine par le proviseur.

Son développement important, porté par l’attractivité du programme français, s’inscrit dans un quartier en plein essor, New Giza, où les familles égyptiennes et expatriées recherchent un enseignement d’excellence.

Le lycée, avec ses infrastructures modernes et son équipe pédagogique majoritairement française, incarne une ambition éducative soutenue par des résultats remarquables : 100 % de réussite au baccalauréat et une majorité de mentions.

Dans un pays où les écoles internationales se multiplient, le lycée Albert Camus se distingue par son ancrage local et son ouverture sur la France.

Félicitations à Alexandre Nedelec pour ce résultat remarquable qui donne envie aux investisseurs du groupe LVNG de développer à l’est du Caire la même logique d’établissements scolaires pour des compounds de très haute gamme. +d’images

NOUVELLE CAPITALE ADMINISTRATIVE (NAC)

Enseignement

Egypt Britannia International School

La nouvelle capitale d’Égypte, un nouvel espace de développement pour les écoles.

Après une visite de la nouvelle capitale administrative de l’Égypte, j’ai découvert le chantier du futur établissement scolaire fondé par M. Kamal, implanté au cœur de cette ville en plein essor.

Baptisée Egypt Britannia International School, cette école pourra accueillir jusqu’à 1700 élèves et ouvrira ses portes en septembre 2026. Elle proposera dans un premier temps un cursus britannique destiné à des élèves de niveau lycée.

Le projet architectural repose sur deux zones distinctes, offrant la possibilité de développer ultérieurement une filière française, ce qui illustre la vision stratégique, progressive et internationale de son fondateur.

Accompagné de Mohamed Hassan, co-investisseur, ainsi que des responsables du chantier, j’ai pu visiter des bâtiments aujourd’hui en phase de finitions. Situé dans la zone R5, l’établissement bénéficie d’infrastructures d’accès intégrées dès la conception urbaine.

Il s’inscrit pleinement dans le développement de cette nouvelle métropole appelée à accueillir près de six millions d’habitants, et témoigne d’une réflexion éducative globale, en cohérence avec les orientations actuelles de l’ANEFE. +d’images

NOUVEAU CAIRE (New Cairo)

Enseignement

Royal British International School – Annexe EGD Lycée français

Après la nouvelle capitale égyptienne, M. Kamal m’a accompagné sur le site de la Royal British International School (RBIS), située dans la région de New Cairo. Nous étions rejoints par M. Mohamed Hassan, M. Mostafa Rashad Elsayed (conseil d’administration) et Mme Aliaa Abou El Naga (directrice).

L’établissement à filière britannique héberge depuis son ouverture une annexe de l’EGD du Caire, scolarisant actuellement 200 élèves. Nous avons débuté par la visite des locaux EGD où, le 29 décembre, j’ai échangé avec Mme Maya Said, enseignante titulaire présente.

La visite s’est poursuivie dans la filière britannique, qui poursuit son développement avec 700 élèves (500 apprennent le français en LV2) actuellement pour une capacité cible de 1 500.

Les équipements témoignent d’un positionnement premium tant sur le plan pédagogique que matériel.

M. Kamal s’est déclaré très satisfait de la collaboration avec l’EGD et s’est montré ouvert à l’étude de nouveaux partenariats éducatifs à l’avenir. +d’images

Concordia L.I.F.E. (Lycée international français en Égypte)

Group ISC : L’expérience d’une “école apprenante”

Lors de la visite du Concordia Lycée International Français, j’ai découvert un établissement homologué, pilier du campus international du groupe ISC à New Cairo, qui accueille près de 1400 élèves au sein d’un ensemble de plus de 4000 étudiants incluant la section britannique EBIS, présentée par Mmes Yasmine Hassan et Yara Eltagoury, et IG.

Guidés par le proviseur Jamil Maleyran, accompagné du Board (M. Amr Kamal, Ashraf Wahbi), et du directeur exécutif M. Hassan, nous avons exploré un projet éducatif innovant : celui d’une « école apprenante », appliqué à une population à 95 % égyptienne.

Le Board porte une vision ambitieuse : promouvoir une éducation internationale alliant qualité, notoriété et rentabilité. Concordia incarne cette stratégie en développant une offre globale, dépassant le cadre académique pour former des citoyens ouverts et adaptables.

Une visite inspirante, reflétant la capacite d’adaptation a un marché spécifique. Dans ce dynamique le lycée Concordia a décidé de rejoindre, en cette année 2026, l’ANEFE. +d’images

Enseignement – Investisseurs

Double rencontres pour échanger avec des investisseurs qui ont présenté deux projets accompagnés par Discovery Path avec Ahmed Khairy (projet de nouveau lycée, région des ambassades) ; avec Amr Seghini, Sego group

La dernière partie de ma mission a été consacrée à la rencontre de deux investisseurs, partenaires actifs de DiscoveryPath.

1. Ahmed Khairy – Misr Africa for Educational Systems and Projects

J’ai tout d’abord échangé avec M. Ahmed Khairy et sa fille, Mme Yomna Ahmed Khairy, autour de leur projet de création d’une école française premium située dans le quartier diplomatique de la nouvelle capitale.

S’appuyant sur une solide expérience dans le domaine des écoles internationales françaises et britanniques, M. Khairy développe une vision globale et innovante de l’éducation internationale, intégrant les nouvelles attentes des familles et un modèle économique revisité. L’emplacement stratégique de l’établissement constitue un atout pour leur développement.

Tous deux ont manifesté un vif intérêt pour l’ANEFE, qu’ils perçoivent comme un partenaire naturel.

2. Amr Seghini, Sego group

J’ai ensuite rencontré M. Amr Seginy, cofondateur du lycée Albert Camus et fondateur du lycée des Lumières, avec lequel j’ai échangé sur les évolutions du monde éducatif.

Cette réflexion l’a conduit à orienter les investissements du groupe Sego vers l’EdTech et le développement de plateformes d’IA pour l’enseignement international, et à exprimer son souhait de rejoindre l’ANEFE.

OBOUR

Enseignement

Lycée Simone de Beauvoir (Groupe Nefertari)

En ce 1er janvier 2026, j’ai visité le lycée Simone de Beauvoir, un établissement homologué né en 2002, accompagné par Mme Nadia Hafez, CEO, et Mme Maya Hegazy, secrétaire du Primaire.

Situé sur un vaste campus international de 5000 élèves, qui existe depuis 30 ans, le lycée Simone de Beauvoir accueille près de 280 élèves au sein d’un environnement multiculturel, aux côtés de sections américaines, britanniques, allemandes et IB.

Mme Nadia Hafez, CEO et propriétaire majoritaire du groupe, s’est montrée particulièrement intéressée par les nouvelles évolutions de l’ANEFE. Son expérience d’enseignante et son engagement pour l’innovation font du lycée Simone de Beauvoir un acteur clé du paysage éducatif égyptien, alliant tradition française et dynamisme local.

Une visite qui illustre parfaitement la vitalité des partenariats éducatifs franco-égyptiens.

Je suis profondément reconnaissant envers Mme Nadia Hafez, d’avoir pris le temps de me recevoir un 1er janvier en compagnie de Maria et Jamil Maleyran (Discovery Path) et Amr Kamal (Pdt ISC). +d’images

ALEXANDRIE

Diplomatie parlementaire

Députés

À la faveur de mon retour à Alexandrie, j’ai eu l’opportunité d’échanger lors d’un déjeuner avec deux membres du Parlement, attachés aux questions éducatives tout autant qu’à leur cité, mondialement connue :

. Ingy Mourad Fahim, chrétienne, avocate spécialisée en droit de la propriété intellectuelle, a été élue sur la liste nationale “Pour l’Égypte” représentant le Front National. Sa Plateforme politique : Promouvoir la réforme, la législation et la transparence. Francophone, le droit de la famille est en haut de son agenda parlementaire.

. Mohamed Hussein Mohamed Al Shawadfy Elhamamy a été élu député du Parlement égyptien à Alexandrie, lors des élections législatives de 2025 sur la liste du Front National comme candidat individuel pour la circonscription. Mohamed Elhamamy est le propriétaire et CEO de GEMS Academy Alexandria.

Passionnante conversation sur de multiples idées pour développer l’enseignement francophone avec vue sur le fort Qaitbay, construit sur les fondations du phare d’Alexandrie, écroulé en 1303. Une citadelle conquise par Napoléon Bonaparte lors de sa campagne d’Égypte. +d’images

Enseignement

Institution Sainte Jeanne-Antide

Visite de l’institution Sainte Jeanne-Antide : un héritage d’excellence et d’inclusion à Alexandrie

Guidé par Sœur Pauline, sœur Supérieure et directrice de l’institution, et accompagné par Mme Mona Magdalany, j’ai découvert un établissement emblématique : le lycée national catholique, privé, francophone, Sainte Jeanne-Antide, fondé en 1934, qui bénéficie du label France Éducation.

Avec plus de 1000 élèves, toutes des filles, cet établissement allie rigueur académique et valeurs humaines, formant des jeunes femmes qui brillent ensuite dans leurs études universitaires.

Ce qui distingue particulièrement Sainte Jeanne-Antide, c’est son engagement envers l’inclusion, avec une section dédiée aux élèves aux besoins particuliers.

Ancré dans la communauté alexandrine, le lycée perpétue une tradition d’excellence éducative et de bienveillance, avec des frais de scolarité accessibles, tout en préparant ses élèves à devenir des actrices engagées de la société.

Une visite inspirante par Sœur Pauline, un personnage exceptionnel, où l’héritage spirituel et pédagogique se conjugue avec une vision résolument moderne. +d’images

GEMS – Section française IB

Rencontre à GEMS Academy : ambition éducative et partenariat international

Lors de ma visite à Alexandrie, j’ai eu l’opportunité de découvrir la section IB Français de GEMS Academy, qui accueille 212 élèves, de la maternelle jusqu’à la première.

Cette visite s’est déroulée en présence de Dr Mohamed El Hamamy, président de EMEP et membre du parlement égyptien, M. Omar Sakry, responsable de la section IB Français, ainsi que M. Assem, Managing Director de EMEP. J’ai ainsi pu apprécier l’ambition éducative portée par le groupe.

EMEP, gestionnaire de Wellington International School, GEMS Academy Alexandrie et Antoniadis International School, représente une force motrice essentielle dans le paysage de l’éducation internationale en Égypte.

À ce titre, le Dr Hamamy a manifesté son intérêt pour intégrer l’ANEFE avec la section IB Français.

Troisième génération d’une famille qui a commencé dans l’enseignement, il y a 60 ans, et développé 12 écoles dont 4 internationales (une américaine et 3 britanniques), Dr Hamamy a observé des lourdeurs et l’opacité du système d’homologation français face à fluidité et la transparence des coûts de l’IB.

Dans un contexte où l’offre éducative bilingue française demeure limitée malgré un fort potentiel, cette visite a confirmé l’importance de consolider les partenariats avec des acteurs tels que GEMS et l’importance de réfléchir autrement. +d’images

Mission laïque française (MLF)

Lors de ma visite à Alexandrie, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Mme Mona Magdalany, directrice du développement de la MLF en Égypte, une figure incontournable de l’éducation et de la culture francophones.

Ancienne secrétaire générale de l’Université française d’Égypte et ancienne proviseure du collège La Mère de Dieu, elle allie expertise académique et engagement culturel.

Le réseau MLF est composé de 4 établissements en Égypte au total :
À Alexandrie, le lycée Molière et lycée Français (environ 820 élèves) ;
Au Caire, le lycée Balzac et MISR language schools section française.

Nous avons discuté des opportunités de développement du réseau MLF en Égypte, un enjeu stratégique dans un pays où la demande pour une éducation bilingue est croissante, et ses activités théâtrales en français, un levier puissant pour valoriser la langue et la culture.

Fondatrice de la Cie Recto Verso et co-présidente du Festival de Théâtre International Francophone, elle incarne une approche innovante et engagée. Son parcours très riche, distinguée à cinq reprises comme femme d’impact — et son réseau influent font d’elle une partenaire clé pour l’avenir du MLF en Égypte.

Une rencontre inspirante, porteuse de projets.

En circonscription au Royaume-Uni – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)

Trente ans déjà…

Le 8 janvier 1996, la gare d’Ashford International devenait la deuxième porte d’entrée Eurostar du Royaume-Uni, après Londres, grâce à l’ouverture du tunnel sous la Manche.

Cette même année, j’ai choisi de m’installer à Ashford, située à deux heures de Paris, et d’y transférer le siège de mon activité professionnelle dans le domaine de l’électronique.

Confronté à la fois à l’ouverture du marché unique et à l’émergence des transferts d’activités de mes clients vers la Chine, j’étais convaincu que l’environnement économique britannique — alors particulièrement attractif — offrait les conditions nécessaires pour rebondir dans une compétition mondiale accrue.

Les médias se sont emparés de cette histoire, suscitant un véritable engouement. C’est ainsi que j’ai créé l’association La France libre… d’entreprendre, afin de répondre aux nombreuses sollicitations.

La génération Eurostar des Français du Royaume-Uni était née.

Pour accompagner le millier d’entrepreneurs ayant rejoint l’association afin de s’installer à Ashford, l’agence locale de Barclays a recruté une jeune compatriote : Anne Vigouroux.

Élu à l’AFE en 2006, j’ai obtenu l’ouverture d’un bureau de vote à Ashford à partir de 2012. Les électeurs français du sud-est de l’Angleterre n’ont ainsi plus eu à se rendre à Londres et votent désormais dans cette gare (compte-rendu).

En mars 2020, j’ai pris le dernier Eurostar s’arrêtant à Ashford. La pandémie a conduit à la suppression des arrêts à Ashford et à Ebbsfleet International. Ces dessertes n’ayant jamais été rétablies, j’ai déménagé près de Londres St Pancras début 2025.

La disparition des liaisons internationales a fragilisé l’attractivité du territoire, pénalisant entreprises, emplois et mobilités.

C’est dans ce contexte que j’ai été invité à témoigner le jeudi 8 janvier 2026 lors de l’événement Bring Back the Magic, organisé à la gare internationale d’Ashford par Ashford Borough Council et London St Pancras Highspeed.

Retenu à Paris pour assister au discours du Président de la République aux ambassadeurs à l’Élysée, j’ai été représenté par Anne Vigouroux et Jean-Claude Cothias, ancien secrétaire général de La France libre… d’entreprendre.

Je les remercie d’être intervenus en mon nom, dans le prolongement de mon témoignage vidéo (ci-dessus).

La mobilisation citoyenne est au rendez-vous : une pétition lancée par des habitants a déjà recueilli plus de 80 000 signatures. Elle traduit une attente forte et légitime.

Réouvrir la gare redonnerait de l’élan à tout un territoire et ferait renaître la magie d’une connexion qui a fait ses preuves. La gare a contribué à notre succès. Nous sommes aujourd’hui mobilisés pour lui permettre de retrouver son enchantement.

Message d’Anne Vigouroux
(à l’image avec Jean-Claude Cothias et Lucie Druesne, Deputy CEO de le Kent Invicta Chamber of Commerce)

. Anne Vigouroux est directrice globale du marketing chez Charles Taylor et co-responsable de l’antenne Alumni de MBS au Royaume-Uni.
. Depuis plus de vingt ans, elle consacre bénévolement son temps et son énergie à la communauté française, notamment au travers de la Jeune Chambre Franco-Britannique (ex-vice-présidente), de l’UFE Grande-Bretagne (ex-secrétaire), mais il faut aussi noter 15 ans de bénévolat à Notre-Dame de France.

MESSAGE (traduit en français) : “ Presque 30 ans séparent ces deux photos — et pourtant, on a l’impression que c’était hier.

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister au 30ᵉ anniversaire de la gare d’Ashford International, parce que je fais partie de ce que l’on appelle la « génération Eurostar » — celle qui a pu étudier, travailler et construire sa vie à travers l’Europe, sans rupture ni frontière.

Ashford International n’était pas qu’une simple gare pour moi. C’est là que ma vie au Royaume-Uni a véritablement commencé : ma carrière chez Barclays, la rencontre avec mon mari, et la création d’amitiés qui durent depuis des décennies — dont une très spéciale avec Olivier Cadic, qui a contribué à déclencher, à la fin des années 1990, un véritable tsunami d’entrepreneurs français s’installant au Royaume-Uni via l’Eurostar, grâce à son association La France Libre d’Entreprendre.

Si l’on avance jusqu’à aujourd’hui, je ressens à la fois une pointe de nostalgie pour les belles années passées et un immense espoir.

L’espoir que les relations euro-britanniques continuent de se réchauffer (le retour d’Erasmus en est un signe particulièrement encourageant).

L’espoir que les dommages causés par le Brexit puissent être progressivement réparés.

L’espoir que la gare d’Ashford International rouvre enfin, afin de redonner de l’élan à des centaines d’entreprises locales et de familles dans le Kent.

Le thème des célébrations était « Bring Back the Magic »… et il ne pouvait pas être mieux choisi.”

En circonscription au Kenya – Nairobi (4-6 déc. 2025)

Je remercie chaleureusement Isabelle Aimonetti, présidente des CCE en Afrique, et Soumeya Loucif, présidente des CCE au Kenya, pour leur invitation à revenir à Nairobi et pour leur engagement en faveur de la diplomatie économique française en Afrique de l’Est.

À l’occasion de la réception à la Résidence de France clôturant la première journée de conférence, j’ai eu l’honneur de remettre une médaille marquant les 150 ans du Sénat à Isabelle Aimonetti, en reconnaissance de son leadership et de sa contribution à la valorisation d’un continent stratégique et tourné vers l’avenir.

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Afrique de l’Est

Très heureux d’avoir pu participer à la réunion régionale Afrique de l’Est 2025 des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), organisée par Isabelle Aimonetti, présidente des CCE en Afrique, et Soumeya Loucif, présidente des CCE au Kenya.

Plus de 30 conseillers, issus de six comités locaux (Kenya, Tanzanie, Éthiopie, Ouganda, Rwanda et Djibouti), en présence du délégué général Emmanuel Montanié, se sont réunis aux côtés de l’Équipe France Export : Business France, French Chamber of Commerce Kenya, Trésor français et BpiFrance.

Pendant deux jours, les échanges ont porté sur le climat des affaires régional, les dynamiques d’innovation, et les priorités de Team France Export.

J’ai eu le plaisir de revoir l’ambassadeur Jérémie Blin, qui m’avait accueilli au Burundi, venu pour faire le point sur la préparation du sommet « Africa Forward » 2026, qui se tiendra à Nairobi en mai 2026.

Placée sous le thème de l’intelligence collective, cette rencontre a mis en lumière le rôle central des CCE comme ponts entre les écosystèmes français et africains, au service d’une croissance partagée, durable et tournée vers l’avenir.

J’ai eu l’honneur de contribuer à l’ouverture de la conférence.

Lire mon discours (traduit de l’anglais)

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Chambre de commerce franco-kenyane (CCFK) – Eurocham

Visite de la Chambre de commerce franco-kényane (CCFK) en présence de Thibault Flichy, président, Domitille Guilloton, directrice, Othman Chaoui, président d’EuroCham Kenya, et Mathieu Bruchon, chef du service économique régional.

La CCFK compte aujourd’hui 212 membres, représentant 17 secteurs d’activité, et poursuit une croissance régulière : 90 membres fin 2020, 120 en 2022, 196 en 2024.

Parmi les 57 événements organisés au cours de l’année, la French Week a réuni 550 participants et 85 intervenants, témoignant du dynamisme de la communauté d’affaires franco-kényane.

La CCFK développe également de nombreux services à destination de ses membres, notamment l’accompagnement à l’implantation, l’accueil de jeunes pousses dans ses bureaux en open space, ainsi que l’appui aux démarches administratives.

Ancien président de la CCFK, Othman Chaoui est devenu président de la European Chamber of Commerce in Kenya (EuroCham Kenya) lors de sa fondation, à l’occasion du EU–Kenya Business Forum 2025, organisé en mai dernier à Nairobi.

EuroCham Kenya a pour vocation d’être complémentaire des six chambres bilatérales fondatrices : France, Allemagne, Danemark, Irlande, Pays-Bas et Portugal. Elle sera prochainement rejointe par deux chambres en cours de création, celles d’Espagne et d’Italie.
L’objectif est de constituer des comités sectoriels, de plaider collectivement pour un climat des affaires favorable, et de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) UE–Kenya. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat

Accueilli par Kathuri Murungi, vice-président du Sénat, j’ai eu le privilège de visiter le Sénat kényan, institution fondée en 2013.

Élu sénateur du comté de Meru en 2022, Kathuri Murungi conduit de nombreux projets sociaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes, notamment à travers sa Kamashinani Foundation.

Expert reconnu en audit environnemental, nous avons échangé sur les programmes de soutien susceptibles d’accompagner ses initiatives en faveur de la conservation de la biodiversité.

Dans le prolongement de ma rencontre avec le président du Sénat à Nairobi en 2024, le vice-président m’a indiqué que leur objectif était de créer un groupe d’amitié Kenya–France au sein du Sénat kényan. Il a également partagé son souhait de voir ouvrir une Alliance française à Meru. +d’images

Coopération

AFD

Échanges avec Anne-Gaël Chapuis, directrice de l’AFD Kenya, et Jean-François Arnal, directeur régional de l’AFD, aux côtés de Mathieu Bruchon, chef du service économique régional, et Romain Boyer, conseiller politique.

Nous avons évoqué les projets structurants soutenus par l’AFD au Kenya, notamment dans le domaine de la santé, avec un programme de dépistage des cancers, en particulier féminins, mené avec l’Institut Curie et le réseau Aga Khan.

Les discussions ont également porté sur les projets d’accès à l’eau, qui bénéficieront à plus de 1,2 million de personnes.

Depuis 2015, la France a soutenu 150 projets au Kenya, pour un investissement total de 1,8 milliard d’euros, dans des secteurs clés : énergies renouvelables, eau et assainissement, transports et santé.

Enseignement

École française de Runda

Visite de l’École française de Runda (EFR) en compagnie de Denis Sainte-Marie, COCAC.

Cofondée par Virginie Lurienne et Sagar Chadda en septembre 2021, dans le quartier résidentiel de Runda, afin de répondre aux besoins éducatifs des familles françaises et francophones installées au Kenya, l’EFR accueille aujourd’hui 125 élèves, de la petite section de maternelle au primaire. Sept élèves suivent également les cours du CNED (6ᵉ et 5ᵉ).

L’équipe pédagogique est composée de 6 professeurs français, 2 enseignantes kényanes pour le programme britannique, 1 professeur de matières scientifiques et 4 assistantes d’éducation.

Homologuée par le ministère français de l’Éducation nationale et intégrée au réseau de l’AEFE, l’EFR dispense un enseignement conforme aux programmes français, tout en valorisant le bilinguisme et l’ouverture internationale.

Directrice pédagogique et professeure des écoles, Virginie a enseigné dans plusieurs établissements du réseau AEFE (Sénégal, Tunisie, Kenya) avant de créer sa propre école.
En construisant leur campus au cœur d’une ferme, Virginie et Sagar ont souhaité offrir un véritable jardin d’Éden aux enfants…

Mission accomplie ! +d’images

Humanitarian Peace Support School (HPSS)

J’ai eu l’opportunité de visiter la Humanitarian Peace Support School (HPSS) à Embakasi, près de l’aéroport international de Nairobi. Intégrée à l’International Peace Support Training Centre (IPSTC), HPSS est un centre régional d’excellence dédié aux opérations de paix et à la gestion des crises.

Issue de l’International Mine Action Training Centre, l’école s’est développée pour proposer des formations spécialisées en action humanitaire, gestion des catastrophes, opérations de maintien de la paix, lutte contre les engins explosifs improvisés et désarmement. Depuis 2001, près de 50 000 participants ont été formés, y compris dans le cadre de programmes internationaux avec les Nations Unies.
La visite, en compagnie du Lt Col Xavier France et de l’ADC Régis Calvarin, a été l’occasion de découvrir des infrastructures modernes et d’échanger sur les programmes de coopération internationale.

En respect de la tradition kényane, j’ai planté un arbre en souvenir de mon passage. La France, partenaire actif depuis 2014, soutient HPSS via un coopérant militaire technique, renforçant ainsi l’expertise régionale en matière de sécurité et de formation. +d’images

Culture

Alliance française de Nairobi (AFN)

Accueilli à l’Alliance française de Nairobi par Olivia Deroint, directrice de l’AFN, et Victoria Philippe, chargée de coopération Société civile, nous avons visité l’exposition organisée dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Depuis mon précédent passage, la médiathèque a été rénovée et fait désormais l’objet d’un plan stratégique visant à encourager une fréquentation accrue par les Français.

L’objectif est également d’attirer les entreprises françaises de l’industrie créative afin de les mettre en relation avec les talents installés au Kenya.

Le français est la première langue étrangère enseignée au Kenya, après le swahili et l’anglais. On compte aujourd’hui 55 000 apprenants de français dans le pays. +d’images

En circonscription en Suisse – Berne, Genève (20-22 nov. 2025)

Retour en Suisse à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des Français de Suisse à Berne, marquée par des échanges de grande qualité.

Je remercie chaleureusement Marion Paradas pour son accueil à la Résidence, en présence du député Marc Ferracci et des consuls généraux, ainsi que Marie Wattez, présidente de la Chambre de commerce France-Suisse, pour son invitation à Genève.

Ce déplacement m’a également permis de visiter plusieurs établissements scolaires francophones à Genève, illustrant le dynamisme et l’excellence du réseau éducatif français en Suisse.

Genève

Diplomatie économique

CCI France Suisse (CCIFS)

Invité par Marie Wattez, présidente de la CCI France Suisse (CCIFS), j’ai eu le privilège d’intervenir lors d’une soirée qui associait la célébration de la tradition du Beaujolais Nouveau avec un partage de réflexions sur la pensée stratégique.

La CCI France Suisse (CCIFS) a réuni ses membres du Comité de soutien et leurs invités présents, pour une édition très spéciale de la Soirée du Beaujolais pas Nouveau 2025, qui leur était entièrement dédiée, au cœur du Caviar House & Prunier, à Genève.

Michele Caimotto, a offert un véritable voyage œnologique, remontant jusqu’à… 1947. Une dégustation rare, guidée avec passion, précision et générosité, qui m’a permis de découvrir un aspect des vins du Beaujolais qui m’était totalement inconnu.

La soirée a été suivie d’une réunion de travail pour renforcer le lien stratégique entre les entreprises suisses et françaises de la Tech, et préparer le lancement des Think Acts.+d’images

Enseignement

Collège du Léman 

Une semaine après leur visite au Sénat (compte-rendu), j’ai eu le plaisir de retourner au Collège du Léman pour prolonger les échanges avec les classes de première.

Accueilli par Emmanuel Coigny, en compagnie de Marie Wattez, présidente de la CCIFS, puis rejoints par Clément Leclerc, consul général à Genève, j’ai mesuré la richesse du dialogue engagé avec les élèves sur leur regard porté sur nos institutions.

Beaucoup de respect, une curiosité sincère et une maturité remarquable dans leurs analyses.

Leur enthousiasme m’a profondément marqué. Je leur ai d’ailleurs confié qu’ils avaient su conquérir jusqu’aux huissiers du Sénat.

Un moment stimulant et très encourageant pour l’avenir. +d’images

École Eden 

« Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! »

Ce 21 novembre 2025, j’ai eu le privilège d’être accueilli par Magali Wahl, directrice-fondatrice de l’École Eden à Genève, et son équipe passionnée.

Cette visite a été l’occasion de découvrir une école résolument innovante, où chaque détail est pensé pour épanouir 80 enfants et les préparer à devenir des citoyens réflexifs, collaboratifs et autonomes.

L’École Eden se distingue par une approche pédagogique audacieuse, hybride et centrée sur l’enfant. Dès l’âge de 5 ans, les 80 élèves bénéficient d’une heure de philosophie par semaine, illustrant la volonté de l’école de cultiver l’esprit critique et la pensée indépendante. La pédagogie par projets, inspirée de Fresnay, Montessori et des méthodes anglo-saxonnes, permet aux enfants d’apprendre en agissant, en collaborant et en explorant.

Les échecs, le théâtre et le mouvement sont intégrés au cursus, tandis que des ateliers comme « T’es fort en math » renforcent les compétences là où les enfants excellent, inversant ainsi la logique traditionnelle du soutien scolaire.

Ce qui rend Eden exceptionnelle, c’est son engagement envers la formation continue de ses enseignants : 26 jours par an, dont la moitié sur leur temps personnel, pour rester à la pointe des recherches en socio-constructivisme et en discipline positive.

Magali Wahl insiste sur l’importance d’une équipe plurielle, où chaque enseignant apporte sa singularité, évitant ainsi le formatage par un seul adulte. Les enseignants, sélectionnés pour leur expertise, leur expérience et leur vision alternative, sont portés par une passion contagieuse. Leur bienveillance ferme et leur flexibilité créent un environnement où l’erreur devient une opportunité d’apprentissage.

L’école incarne une réponse concrète aux limites des systèmes éducatifs traditionnels, souvent rigides et peu valorisants pour les enseignants. Ici, la collaboration et l’innovation sont au cœur du projet, avec une conviction forte : « Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! ». Eden n’est pas seulement une école, mais un laboratoire vivant, où la recherche universitaire se met au service du quotidien des élèves.

Je tiens à remercier chaleureusement Magali Wahl et son équipe pour leur accueil généreux et leur engagement inspirant. Leur travail démontre qu’une autre éducation est possible, alliant excellence académique et développement socio-émotionnel. Une visite qui donne envie de croire en l’école de demain ! +d’images

École primaire française de Genève (EPFG)

Le 21 novembre 2025, j’ai effectué une troisième visite de l’École primaire française de Genève (EPFG), dirigée par Bernard Révol et Virginie Chiffoleau, en présence de Francis Wahl, membre de la Fondation DIEP, propriétaire des locaux.

L’école, classée au registre des sites genevois et conçue par un élève de Le Corbusier, accueille actuellement 152 élèves dans 6 classes (de la Grande Section au CM2), avec 340 enfants en liste d’attente. Un enjeu majeur : son agrandissement pour répondre à la demande croissante.

Le projet, estimé à 5 millions de francs suisses, prévoit l’ouverture en septembre 2027 d’une nouvelle classe pour les enfants dès 4 ans (Moyenne section).

La maquette présentée illustre une intégration harmonieuse dans le site historique.

L’EPFG, rattachée à l’AEFE, à l’Académie de Grenoble et au DIP, bénéficie aussi du soutien de l’AGEP (Association Genevoise des Ecoles Privées).

Cette visite a confirmé l’urgence et la pertinence de ce projet, porté par une gouvernance unie (Fondation DIEP, Association de gestion) et une équipe déterminée à offrir un cadre éducatif d’excellence. Une initiative essentielle pour l’avenir de l’enseignement français à Genève. +d’images

Berne

Communauté française

Assemblée générale UFS

Comme chaque année, j’ai participé à l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse (UFS), organisée à la Résidence de France à Berne, sous la présidence de Patrick Lenain, et marquée par l’élection de Linda Chevalier à la tête de l’Union.

Cette rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadrice de France, Marion Paradas, du député Marc Ferracci, ainsi que des consuls généraux Clément Leclerc à Genève et Laurent Alberti à Zurich, dont la mobilisation illustre l’attention portée à une communauté en forte croissance.

La Suisse accueille aujourd’hui plus de 180.000 Français inscrits, confirmant son rang de première communauté française à l’étranger, avec une population majoritairement active et jeune.

Les échanges ont souligné l’excellence de la relation bilatérale franco-suisse et la forte imbrication de nos économies, la Suisse figurant parmi les tout premiers investisseurs en France.

La participation d’élus consulaires, d’associations, d’acteurs économiques et éducatifs, dont le Lycée français international de Zurich (LFIZ) ou l’École française internationale de Berne (EFIB) représentée par Isabelle Wienand, présidente du comité de gestion, qui scolarise 128 élèves, de la maternelle au collège, a mis en lumière le rôle essentiel de ces réseaux dans l’accompagnement des Français de Suisse et le rayonnement de la France. +d’images

En circonscription au Luxembourg (13–15 nov. 2025)

Retour au Luxembourg pour mon sixième déplacement au Grand-Duché, une mission dense et minutieusement organisée par Bruno Theret, président du conseil consulaire, en compagnie de Corinne Lozé (à l’image).
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Communauté française

Salon des Frontaliers

Dès mon arrivée, cette nouvelle visite a commencé par un temps fort : la découverte du Salon des Frontaliers, installé à la Cloche d’Or. Un lieu stratégique, véritable carrefour d’échanges, où se rencontrent acteurs économiques, associatifs et institutionnels autour des enjeux transfrontaliers.

J’ai eu l’occasion d’y échanger longuement avec des membres de l’AFAL – l’Association des Frontaliers au Luxembourg – ainsi qu’avec plusieurs représentants clés de la communauté française.

La visite m’a conduit auprès des vingt-cinq exposants présents : associations d’aide aux personnes, experts en fiscalité, structures d’emploi, services spécialisés pour consommateurs et accompagnements variés destinés aux travailleurs frontaliers.

Cela m’a offert l’opportunité de m’entretenir avec Christophe Biraud, coordinateur et initiateur de la Communauté des Français du Luxembourg. Je lui ai exprimé ma reconnaissance pour son éclairage essentiel sur la dynamique et les réalités vécues par la communauté française au Luxembourg.

Parmi les nombreux entrepreneurs rencontrés figurent Laure Maillard, fondatrice de Work2Care, qui accompagne le retour au travail après maladie ou congé maternité avec un taux de réussite remarquable de 96 %, ainsi que Valentin Degeneve, génial créateur du concept de Surf indoor 360 degrés (à l’image).

La séquence s’est achevée par un échange avec plusieurs personnes engagées en politique localement dont Frédéric Schauli, conseiller des Français de l’étranger pour le Luxembourg et membre élu à l’AFE.

À toutes et à tous, merci pour le temps accordé, la qualité des échanges et les expériences partagées. +d’images

Chambre de commerce

J’ai eu le privilège de participer à deux soirées organisées par Christophe Bouchard, ambassadeur de France, à la Résidence, qui ont parfaitement illustré la vitalité et l’engagement de nos compatriotes.

La première, « Vins et Fromages », a réuni près de 150 chefs d’entreprise membres de la CFCI, sous la présidence de Dominique Lo Sardo et avec sa directrice Alexandra Benel. Ce moment convivial a permis de rencontrer les forces vives françaises, dont de nombreux frontaliers, et d’échanger sur nos ambitions communes.

La seconde soirée rassemblait élus, institutions et associations, parmi lesquels Eric Krebs (UFE), Christophe Deage (IHEDN), Alexandra Renault (Luxembourg-Accueil), Christophe Biraud (Communauté et Amicale des Français du Luxembourg) et Brice Bultot (FAPEE et conseil d’administration du lycée Vauban).

Mon discours m’a offert l’opportunité de remercier Bruno Theret, dont l’organisation exceptionnelle a fait de cette mission un parcours diplomatique de haut niveau ; Corinne Lozé (à l’image), pour son soutien, et notre ambassadeur Christophe Bouchard pour avoir créé les conditions idéales pour renforcer nos liens et l’esprit européen sur le terrain. +d’images

Diplomatie économique

Belval – Space Campus

Je me suis à nouveau rendu à Belval, symbole remarquable de reconversion industrielle devenu un pôle européen d’innovation. Ancienne friche sidérurgique, Belval est aujourd’hui un quartier universitaire et scientifique de référence, transformation à laquelle Bruno Theret a largement contribué. La bibliothèque emblématique témoigne du chemin parcouru.

Cette visite était consacrée au lancement des travaux du premier bâtiment du Luxembourg Space Campus, en présence de Mme Yuriko Backes, ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Défense, Mme Stéphanie Obertin, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, M. Lex Delles, ministre de l’Économie, ainsi que M. Christian Weis, député-maire d’Esch-sur-Alzette.

Un moment fort a marqué l’événement : la signature d’un parchemin destiné à une capsule temporelle intégrée au chantier.

J’ai également salué la décision du ministère de la Défense d’adopter la norme ISO 27001, un choix structurant pour la sécurité et la résilience numérique du pays. +d’images

Cybersécurité

Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN)

J’ai eu l’honneur d’être accueilli au Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN) pour un échange approfondi consacré aux enjeux de cybersécurité, de cyberdéfense, de résilience et de protection des infrastructures critiques.

Le HCPN, placé sous l’autorité du Premier ministre, joue au Luxembourg un rôle équivalent à celui du SGDSN en France. Il assure la protection de la nation face aux menaces, coordonne la lutte antiterroriste, pilote la gestion de crise et assume les responsabilités d’Agence nationale de cybersécurité.

Nos échanges ont permis de mieux comprendre la stratégie luxembourgeoise, structurée et ambitieuse. Parmi les objectifs fixés, celui visant à mettre en œuvre un système de management de la sécurité de l’information conforme à l’ISO 27001 m’a particulièrement marqué. Cette approche systémique permet de clarifier les responsabilités, d’uniformiser les bonnes pratiques et de renforcer durablement la résilience. Le choix du Grand-Duché d’aligner toutes ses entités sur cette norme rejoint précisément les recommandations que je défends depuis plusieurs années.

Nous avons également abordé le sujet du cloud souverain de cyberdéfense, ainsi que les enjeux liés aux messageries chiffrées.

Enfin, notre discussion s’est élargie à la coopération internationale, notamment à travers l’IT Coalition menée par le Luxembourg et l’Estonie en soutien à l’Ukraine, aujourd’hui forte de dix-huit pays. Le souhait a été exprimé de voir prochainement la France quitter son statut d’observateur pour rejoindre pleinement l’initiative.

Je me réjouis de la qualité de cet entretien de haut niveau, marqué par une vision claire, pragmatique et résolument tournée vers la résilience nationale et européenne.

Ma gratitude au HCPN, à la direction de la Défense et à l’ensemble des participants pour cet échange constructif et inspirant. +d’images

Diplomatie parlementaire

Chambre des Députés

J’ai eu le plaisir de participer à un déjeuner officiel à la Chambre des Députés, entouré de personnalités engagées au service de l’Europe et de la relation franco-luxembourgeoise :
Fernand Etgen (DP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Mars Di Bartolomeo (LSAP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Georges Engel (LSAP), ancien ministre et vice-président de la Commission de la Défense ;
Laurent Scheeck, secrétaire général ;
Tania Tennina, responsable des Relations européennes, internationales et du Protocole.

J’étais accompagné par Adelin Royer, premier conseiller de l’ambassade de France, Corinne Lozé, déléguée consulaire, et Bruno Theret, président du Conseil consulaire.

Nous avons évoqué la situation géopolitique, les enjeux bilatéraux, le contexte budgétaire français et l’idée d’une visite parlementaire à Paris en 2026.

Merci à mes collègues pour leur invitation, la qualité des échanges et leur enthousiasme européen intact si réconfortant.

Enseignement

Lycée Vauban

J’ai été accueilli au lycée Vauban par sa proviseure, Marguerite Poupart-Lafarge, aux côtés de Bruno Theret, président du Conseil consulaire, à la veille de l’ouverture du salon de la BD « Vauban dans les bulles ».

Établissement emblématique du réseau AEFE et de l’ANEFE, Vauban a bénéficié d’un emprunt garanti par l’État français ainsi que d’un soutien déterminant du gouvernement luxembourgeois, qui continue d’assurer l’entretien du bâtiment. Aujourd’hui, le lycée accueille 2 650 élèves, dont 225 par niveau au secondaire et 150 en primaire. Tous disposent d’un iPad à partir de la 6ᵉ, tandis que l’usage du téléphone est interdit jusqu’à la terminale.

Dans une région où la démographie fléchit et où la concurrence éducative augmente, Vauban se distingue par ses infrastructures exceptionnelles : amphithéâtre de 375 places, gymnase permettant cinq terrains de basket, et de nouveaux espaces conviviaux comme la cafétéria inspirée par la citation de Nelson Mandela : « On ne perd jamais : soit on gagne, soit on apprend. » +d’images

En circonscription au Danemark – Copenhague (12 nov. 2025)

Diplomatie économique

Chambre de commerce franco-danoise

À l’invitation d’Anders Torbøl, président de la Chambre de commerce franco-danoise, et de Christophe Parisot, ambassadeur de France au Danemark, j’ai eu l’honneur de participer au Danish-French Day 2025, ce 12 novembre à Copenhague.

Cette première édition a mis à l’honneur deux thématiques essentielles pour l’avenir de l’Europe, où la France et le Danemark jouent un rôle moteur : la durabilité et la compétitivité.

Après une journée de conférences organisée à la Copenhagen Business School, j’ai pris part au dîner de gala au Langelinie Pavillonen, au cours duquel j’ai remis le Prix d’exportation de la Chambre de Commerce Franco-Danoise à Fleming Voetmann, vice-président de la société Velux.

Merci à Samuel Vaillant-Jørgensen, Managing Director de la Danish-French Chamber of Commerce, pour son invitation.

Très honoré d’avoir retrouvé Charles-Henri Keller, Conseiller spécial à la Cour Royale du Danemark. +d’images

Lire mon discours (traduction française) :
(…)
C’est le 5ème déplacement au Danemark, et je n’oublierai jamais celui de 2018 où j’ai accompagné le président Emmanuel Macron au Château de Christiansborg pour le dîner d’État offert par SM la Reine Margrethe ll.
Je n’oublierai pas non plus la visite du roi Frederik X en mars au Palais de l’Élysée.
(…)
Aujourd’hui nous honorons Velux. C’est avant tout une idée lumineuse née en 1941 au Danemark : celle de Villum Kan Rasmussen, un ingénieur visionnaire qui voulait apporter la lumière naturelle et l’air frais dans les combles sombres.

Communauté française

Consulat

Très heureux d’avoir fait la connaissance d’Annabelle Chouzenoux, consule au Danemark, qui occupe un poste récemment créé pour répondre aux attentes d’une communauté française en pleine croissance.

Plus de 9 565 Français vivent aujourd’hui au Danemark, contre 8 000 en 2022 : une augmentation de près de 20 % en trois ans.

Le registre des Français de l’étranger à Copenhague comptait 7 015 compatriotes en novembre 2025, soit une progression de 39 % entre 2021 et 2025.

Le Royaume du Danemark compte sept agences consulaires, et près des deux tiers des Français résidant dans le pays vivent dans la région de Copenhague.

La présence de Marie-José Caron, notre dynamique Conseillère des Français de l’étranger pour le Danemark, a permis un échange particulièrement fructueux avec la consule, à qui j’adresse tous mes vœux de réussite dans cette nouvelle mission au service de notre communauté. +d’images

En circonscription aux Pays-Bas – Amsterdam (6-7 nov. 2025)

Diplomatie économique

CCI France-Pays-Bas – Soirée Trophées – Discours

Ce 6 novembre, la communauté d’affaires franco-néerlandaise s’est réunie au H’ART Museum à Amsterdam pour la 12e édition des Trophées du Commerce France-Pays-Bas, organisés par la CCI France Pays-Bas.

Ces Trophées célèbrent les entreprises participant à la richesse des échanges franco-néerlandais.

Invité par la directrice Sylvie Craenen, j’ai eu le plaisir de prononcer un discours* en ouverture de la soirée, en compagnie de François Alabrune, ambassadeur de France aux Pays-Bas.

J’ai également remis le Prix de l’Entrepreneur français à l’étranger à Grammes Amsterdam.
La société a été fondée en 2021 par Maxime Papin, issu des meilleures pâtisseries parisiennes comme Pierre Hermé, et sa partenaire néerlandaise Nawal Batoun à Amsterdam.

Ensemble, ils ont créé un espace accueillant axé sur une qualité exceptionnelle des produits, associé à un service authentique et attentionné qui reflète leurs valeurs d’hospitalité communes.

Félicitations également à :
> Artefact – Catégorie Business Dev FR-NL
> Aalberts – Catégorie Business Dev NL-FR
> Tactile Studio – Catégorie ESG
> OVHcloud – Catégorie Tech
> OPPY International & Blue21 – Coup de cœur du jury

Bravo à tous les lauréats et à la CCI France Pays-Bas pour cette belle célébration de la vitalité des relations économiques franco-néerlandaises, à l’honneur tout au long de l’Année économique 2025.

Lire mon discours (traduit en français). +d’images

CCI France-Pays-Bas

Le lendemain du gala, Sylvie Craenen, directrice, m’a organisé une table ronde passionnante avec plusieurs entrepreneurs du réseau*.

Il y a 25 ans, le PIB par habitant était comparable entre la France et les Pays-Bas.
Aujourd’hui, l’écart atteint 50 % en faveur de nos amis bataves.
Leur dette publique représente 48 % du PIB, quand la nôtre culmine à 115 %.

Ces échanges ouverts ont mis en valeur les nombreuses opportunités offertes par l’écosystème néerlandais, et sa force de projection à l’international.
Ils ont également permis d’aborder des enjeux structurants :
• la difficulté croissante à se loger à Amsterdam,
• le coût élevé des locaux commerciaux,
• le prix de l’électricité,
autant de facteurs susceptibles de peser sur la compétitivité.

Nous avons également évoqué l’importance de la francophonie comme levier pour renforcer notre diplomatie économique.

Les questions cyber ont été discutées, d’autant plus qu’un des participants venait d’être victime d’une attaque le matin même.

Très heureux de ces discussions riches et constructives, qui démontrent que le dialogue entre la France et les Pays-Bas reste un moteur d’innovation, d’ouverture et de confiance.
Merci aux participants :
Stéphanie Moles-Rota — Semare Senior Management Recruitment
Séverine Fougerol — International French School d’Amsterdam
Fiona De Bouvere — Sanofi Nederland
Dimitri Dhaenens — Decathlon Nederland
Lyliane Dos Santos — Alliance Française Amsterdam
Laetitia Béchard Martin — Unsworth & Associates
Céline Dandoy — L’École de Français
Hélène Pichon — Alliance Française des Pays-Bas
Jean-Hugues Migeon — Noegim
Louis Wyers — Ayvens
David Aubert — Phlecs
Mathilde Marlaud — DP World
Didier Soulignac — Carrefour Netherlands B.V.
Sylvie Craenen — CCI France Pays-Bas +d’images

Communauté française

Consulat

À la faveur de mon retour à Amsterdam, je me suis rendu au consulat général de France et échangé avec Catherine Feuillet, consule générale de France à Amsterdam.

Avec 30 000 Français inscrits (dont 25 000 sur la LEC), la communauté est jeune (70 % ont moins de 40 ans) et concentrée à Amsterdam, La Haye et Rotterdam.

Les salaires y sont plus attractifs qu’en France, mais le coût de la vie est bien plus élevé.
Autre défi pour les parents qui travaillent : les crèches n’accueillent pas les enfants 5 jours par semaine.

Le nombre de boursiers des écoles de l’AEFE tend à baisser, ce qui préoccupe les conseillers des Français de l’étranger.

Un enjeu majeur pour le consulat : l’usage de drogues récréatives par des Français de passage, avec des compositions chimiques locales plus dangereuses. Une dizaine de cas critiques sont recensés chaque année, touchant souvent des personnes fragiles.

Une visite riche en enseignements sur les réalités de l’expatriation. +d’images

Enseignement

International French School Amsterdam (IFS)

Accueilli par Camie Steuer, directrice du primaire, et Clémence Khodja, responsable des admissions, j’ai visité le site de maternelle et de primaire de l’International French School (IFS) d’Amsterdam, établissement partenaire de l’AEFE et membre du réseau Globeducate, accueillant des élèves de 2 à 18 ans.

Dirigée par Séverine Fougerol, l’IFS Amsterdam scolarise 401 élèves :
• 261 sur le site Maternelle → Primaire
• 140 sur le site Collège → Lycée

L’établissement compte une seule classe de 6ᵉ, qui accueille également les élèves venant de l’annexe primaire de l’établissement AEFE Van Gogh à Amsterdam.

Cette année verra la sortie de ses premiers bacheliers.

La création d’un établissement secondaire à Amsterdam figurait parmi mes priorités pour les Pays-Bas lors de mon premier mandat : je me réjouis de cette réalisation pleinement aboutie.

L’IFS propose une pédagogie combinant le programme national français avec une immersion bilingue en français et anglais, ainsi que des cours de néerlandais. L’école valorise l’excellence, l’ouverture, la créativité et l’épanouissement personnel, notamment grâce à des espaces innovants comme un FabLab. Elle prépare au Diplôme national du brevet et au baccalauréat français, incluant une option bilingue (BFI).

Enfin, Globeducate est un groupe international d’éducation K-12 rassemblant plus de 65 écoles bilingues et internationales, dont une dizaine françaises, réparties dans 11 pays, et accueillant environ 40 000 élèves. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Brookwood, Londres (8-11 nov. 2025)

Participation au 107e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 à Brookwood, puis à des commémorations au Bomber Command Memorial et au lycée Charles de Gaulle.

En parallèle de ces cérémonies mémorielles, j’ai mené plusieurs séquences auprès des acteurs engagés au service de la communauté française au Royaume-Uni : Consulat, Dispensaire français, UFE, Plan Ecole, Parapluie Flam.

Merci à Amelie Mallet de m’avoir accompagné sur de nombreuses séquences.

Devoir de mémoire

Brookwood – Carré français – Cimetière militaire

Comme chaque année, nous nous sommes réunis au carré français du cimetière militaire de Brookwood pour commémorer l’anniversaire de l’Armistice de 1918, aux côtés des Français du Royaume-Uni. Ensemble, nous avons rendu hommage à tous ceux qui sont tombés pour la France, aux côtés de Mme Hélène Duchêne, ambassadrice de France en Grande-Bretagne.

Cette cérémonie revêtait cette année une dimension particulière, marquée par le centenaire du Bleuet de France. Créé en 1924 par deux infirmières de guerre, ce symbole de mémoire et de solidarité rend hommage aux combattants et soutient depuis un siècle les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves, les orphelins et aujourd’hui encore les blessés des opérations extérieures. Plus qu’une fleur, le bleuet représente la résilience, la reconstruction et la fidélité au devoir de mémoire. Son centenaire rappelle l’importance de transmettre ces valeurs aux jeunes générations.

J’ai eu l’honneur de déposer une gerbe au nom du Sénat. Le même hommage a ensuite été rendu par Olivier Guyonvarch, nouveau consul général succédant à Samer Melki, ainsi que par les représentants des associations.

Je tiens à saluer tout particulièrement la participation des élèves du lycée international Winston Churchill, dont la présence attentive et respectueuse a apporté une note de fraîcheur et d’espoir. Leur engagement témoigne de la transmission active du devoir de mémoire auprès de la jeunesse, essentielle pour faire vivre nos valeurs et notre histoire collective.

Merci à tous les participants, aux conseillères des Français de l’étranger, Patricia Connell et Amelie Mallet, ainsi qu’à celles et ceux qui se sont associés à cet hommage par la pensée. +d’images

Commémorations

En préambule aux commémorations du 11 novembre, j’ai participé à deux événements marquants qui rappellent la force des liens entre nos nations et la mémoire de ceux qui se sont battus pour notre liberté.

D’abord, au 2025 Annual Lunch du Royal Air Force Club, organisé par mon ami Ian Reed. Comme chaque année, les échanges furent riches, notamment avec Simon Horsington et ses anecdotes historiques.

La cérémonie de dépôt de gerbes au Bomber Command Memorial a également rendu hommage aux 2 300 aviateurs français des escadrons « Tunisie » et « Guyenne », dont l’équipage a connu un taux de pertes de 50 % pendant la Seconde Guerre mondiale.

Puis, au Lycée Charles de Gaulle, j’ai assisté à l’inauguration de la vitrine « Les Femmes Volontaires 39-45 », admirablement organisée par Brigitte Williams.

Une cérémonie émouvante en présence de l’ambassadrice Hélène Duchêne, du député Vincent Caure, et de nombreux officiels, portée par les témoignages des petits-enfants de deux volontaires françaises.

Culte du Souvenir

Comme chaque année, j’ai participé au culte du Souvenir, organisé dans le cadre des Remembrance Days, à l’invitation de Thibault Lavergne, vice-président du consistoire.

Le pasteur Didier Fiévet a conduit une cérémonie émouvante, réunissant autorités françaises et britanniques, élus et membres de la communauté. L’offrande et la vente des Bleuets ont été reversées au Bleuet de France. Un moment de mémoire et d’espérance, porté par l’engagement de tous.

À l’issue du culte, j’ai eu le plaisir de retrouver de nombreux participants :
– Contre-amiral Luc Raynal
Catherine Sagnelonge, consule générale adjointe
Patricia Connell, présidente du Conseil consulaire
Brigitte Williams, fondation de la France Libre
Joyce Hampton, The Huguenot Society
Tessa Murdoch, Huguenot Museum
Blandine de Raulin et Les Fauristes Chamber Choir
Guy Audibert (AMAC)

Communauté française

Consulat

Rencontre avec Olivier Guyonvarch, nouveau consul général à Londres. Je le remercie pour son accueil et son engagement à faire du consulat un service public efficace tout en considérant les citoyens “comme des clients et non des usagers”.

Avec 150.000 visas délivrés chaque année (dont 80 % pour des Chinois) et une activité record en titres d’identité et actes d’état civil, Londres est un consulat clé.

Nous avons évoqué l’importance de renforcer la coordination entre le consulat, les élus des Français de l’étranger et les associations pour simplifier les démarches, soutenir les établissements scolaires et organiser les scrutins.

Dispensaire français

Échanges avec Olivier Nicolay, président du Dispensaire français

Le Dispensaire, charity historique, soutient les personnes âgées francophones dans quatre secteurs de Londres.

Cependant, depuis le Brexit, les jeunes ne fréquentent plus les services santé du dispensaire comme par le passé. Olivier Nicolay alerte sur une détresse sociale invisible, alors que les besoins en santé et en solidarité restent criants.

Pour ne rien arranger, la suppression récente du régime fiscal des non-doms a poussé de nombreux donateurs à quitter le pays.

UFE

Assemblée générale de l’UFE Royaume-Uni.

Avec Carole Rogers, présidente de cette section de l’UFE, nous avons abordé les priorités de l’association, notamment les questions cruciales des retraites, qui préoccupent fortement les expatriés.

Ces rencontres soulignent à la fois la vitalité de notre communauté et les défis persistants, du Brexit aux enjeux sociaux et fiscaux.

Une coordination renforcée entre tous les acteurs sera essentielle pour y répondre.

Enseignement

Plan École

Dans le prolongement de la réunion intitulée « 2008-2025 : 17 ans d’évolution du Plan École au Royaume-Uni », que j’avais organisée à l’occasion du 10ᵉ anniversaire du Lycée international de Londres Winston Churchill (LIL) (compte-rendu), j’ai poursuivi avec deux entretiens.

Le premier a réuni Maryline Berlin, présidente de l’Association des Parents d’Élèves (APL) du Lycée Charles-de-Gaulle (CDG) de Londres, et sa prédécesseure Karen Bargues, en présence d’Amelie Mallet.

J’ai écouté leurs analyses concernant l’évolution des frais de scolarité, la situation des élèves boursiers et la contraction des effectifs, annonciatrice de potentielles fermetures de classes à la rentrée 2026 au lycée CDG et dans ses annexes.

Maryline et Karen restent pleinement mobilisées, déterminées à poursuivre leur mission, notamment en organisant un nouveau gala en mars 2026 pour lever des fonds et dynamiser la vie scolaire.

Dans un second temps, j’ai eu un échange privilégié avec Gilles Morellato, nouveau conseiller culturel adjoint et attaché de coopération pour l’éducation à l’ambassade de France au Royaume-Uni.

Une opportunité de rappeler le rôle de facilitateur joué par ses prédécesseurs, Michel Monsauret et Laurent Batut, véritables chevilles ouvrières du Plan Écoles, qui a atteint l’ensemble de ses objectifs.

Pour l’avenir, un nouvel objectif s’impose : veiller à ce que toutes les places offertes soient effectivement souscrites, en adaptant notre offre à un public dont les besoins ont profondément évolué.

Je suis heureux d’avoir pu sensibiliser Gilles Morellato à l’urgence de relancer cette démarche participative.

Parapluie FLAM

J’ai participé, le 9 novembre, à la réunion semestrielle du Parapluie FLAM, qui fédère 55 « Petites Écoles FLAM » au Royaume-Uni.

Sous l’impulsion de Sophie Gavrois-Karnavos, présidente du réseau, la journée a été marquée par de riches échanges autour de l’évolution du FLAM : “on n’adapte plus un programme français pour des élèves français du système britannique, mais désormais un programme de FLE (Français langue étrangère) pour un public qui comprend déjà le français mais ne le parle pas à la maison.”

Les ateliers ont illustré la variété des sujets traités :
•⁠ ⁠soutien juridique (recrutement, contrats, statuts) ;
•⁠ ⁠enseignement des conjugaisons ;
•⁠ ⁠enjeux du translanguaging : « Mes élèves mélangent leurs langues : c’est grave docteur ? »…

Je remercie chaleureusement Sophie Gavrois-Karnavos pour son invitation et pour l’occasion qui m’a été donnée de présenter mon soutien déterminé aux initiatives du Parapluie FLAM ainsi qu’au Pass Éducation langue française.

Plusieurs conseillers des Français de l’étranger étaient présents, dont :
Véronique Miller (École buissonnière, Glasgow), circonscription d’Édimbourg ;
Amelie Mallet, (Lycée international de Londres Winston Churchill), circonscription de Londres.

La réunion s’est déroulée également en présence de Gilles Morellato, conseiller de coopération éducative, et d’Anne-Lise Gallay, attachée de coopération pour le français.

Tous les participants ont réaffirmé leur volonté commune : faire progresser et rayonner l’apprentissage du français au Royaume-Uni.

Cette journée a une fois encore démontré l’énergie, la créativité et l’engagement des acteurs du réseau FLAM. Toutes et tous unis pour faire progresser l’apprentissage du français. +d’images

MÉDIAS – À l’occasion de cette journée Parapluie FLAM UK, Gauthier Seys de Françaisdanslemonde.fr a recueilli mes impressions.
Lire l’entretien : Olivier Cadic : “Flam est ce que la démocratie participative peut faire dans sa plus belle expression” (Françaisdanslemonde.fr – 15 nov. 2025 – Podcast 4’55)

En circonscription aux Etats-Unis – New York (2-4 nov. 2025)

Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour les États-Unis de 2009 à 2014, puis réélu en 2015 et en 2021, Richard Ortoli œuvre depuis de nombreuses années au service de nos compatriotes. Il est également conseiller consulaire pour la circonscription de New York (NY, NJ, CT, Bermudes) depuis mai 2014.

Je tiens à adresser un chaleureux merci à Richard, qui m’a accompagné lors de mes déplacements à Miami et à New York City et m’a apporté, tout au long de mon mandat, un soutien précieux et une connaissance fine des attentes des Français établis aux États-Unis.

Diplomatie économique

FACC New York

Ma tournée, entamée dix jours auparavant à Atlanta avec la réunion des 17 chambres de la French-American Chambers of Commerce (FACC), puis poursuivie à Miami, Chicago et Boston, s’achève à New York.

Fidèle à ma promesse faite à Marc Somnolet, président de la FACC États-Unis et de la FACC New York, j’ai participé au dîner de gala de la FACC New York, qui rassemble plus de 200 entreprises.

Dirigée par Polina Bogdanovitch, la FACC NYC compte désormais 480 sociétés membres et affiche un chiffre d’affaires de 2,5 millions de dollars.

Cette tournée m’a permis de mesurer la résilience remarquable de nos entreprises aux États-Unis, ainsi que la solidité du lien économique franco-américain, malgré l’émergence d’une industrie de la complexité liée aux formalités douanières et aux tarifs. Ces défis renforcent la nécessité de travailler collectivement, en s’appuyant sur le réseau des FACC.

Développer et consolider ce réseau reste ma priorité absolue pour les États-Unis.

Les progrès récents observés doivent beaucoup à l’engagement de Marc. Pour saluer son action, je lui ai remis la médaille commémorant les 150 ans du Sénat, en hommage à son engagement indéfectible en faveur des entreprises des deux côtés de l’Atlantique, et à son rôle clé dans le renforcement du réseau franco-américain.

Félicitations à Marc, Polina, l’équipe de la FACC New York, et aux participants pour la réussite de ce très bel événement. +d’images

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

Je tiens à remercier chaleureusement Rémy Raisner, président de la section CCEF New York, Olivier Delay qui nous a accueilli dans les locaux de Natixis USA, ainsi que tous les membres présents* pour la richesse des échanges proposés. Leur tonalité résolument optimiste a marqué cette rencontre, tranchant avec les états visités précédemment.

New York confirme son statut de destination économique à part, portée par une croissance dynamique et un financement actif.

Les secteurs des data centers, de l’IA et de la fourniture d’électricité stimulent une économie en pleine expansion, qui se traduit par une hausse de 10 % des prix des biens immobiliers en un an.

Dans le transport aérien, Air France-KLM observe une croissance similaire, marquée par un recul de la classe économique au profit du segment hyper premium. Paris bénéficie pleinement de l’effet JO.

Un enjeu clé a émergé : la divergence des régulations cybersécurité entre les États-Unis (délai d’une semaine pour corriger les vulnérabilités critiques) et l’Europe (trois mois avec DORA). Ce constat me sera particulièrement utile dans le cadre des travaux de la commission spéciale sur la transposition de la directive DORA. Les banques internationales doivent s’aligner sur le standard le plus strict, impactant réactivité, ressources et coûts. Une harmonisation réglementaire s’impose pour une résilience cyber réaliste.

*Liste des participants : Rémy Raisner (Président CCEF NY) / Jean-Yves Filion (BNP Paribas USA) / Jennifer Lada (Holland & Knight) / ⁠Olivier Delay (Natixis USA) / Yann Coatanlem (Économiste) / ⁠Séverine Picquet / ⁠Patrick Pagny / Jean Rosanvallon (Dassault Aviation) / Olivier Dirdarian (Talent Within Reach) / Nicolas Henin (Air France USA) / Thibaut Mongon. +d’images

LVMH

En compagnie de Marc Somnolet, président de la FACC New York, j’ai découvert la boutique Louis Vuitton de la 57e Rue, un lieu emblématique où luxe, culture et gastronomie se rencontrent.

Ce plus grand espace LVMH aux États-Unis, installé dans un bâtiment Art Déco, propose une expérience immersive : des malles et valises sur mesure, symboles du savoir-faire historique de la maison, aux chocolats Maxime Frédéric, créations artisanales inspirées des codes Louis Vuitton, en passant par un café-bibliothèque où l’on déguste des mets signés par des chefs étoilés.

Le quatrième étage abrite un corner dédié aux chocolats, tandis que les étagères regorgent d’ouvrages d’art et de voyage.

Ce fleuron, résolument européen et ancré en France, emploie 45 000 personnes aux États-Unis et y réalise 25 % de son chiffre d’affaires. LVMH incarne le fer de lance de l’économie française, alliant excellence artisanale, innovation et puissance exportatrice, tout en créant des milliers d’emplois en France et en rayonnant comme ambassadeur du luxe à l’international.

Merci à Jessica Miller et Marie-Aimée Delaisi pour cette visite qui célèbre l’audace et le génie français. +d’images

Rémy Cointreau

Aux côtés de Marc Somnolet, président de la FACC New York, j’ai visité les bureaux de Rémy Cointreau, membre actif de la French-American Chamber of Commerce, et rencontré Nicolas Beckers, President and CEO Americas.

Cette entreprise iconique, qui emploie 250 personnes aux USA, prise dans une guerre commerciale due à l’application de tarifs douaniers américains, se bat pour défendre ses spiritueux face à une tequila non taxée.

Malgré un marché US en déclin depuis quatre ans et des marges sous pression, Rémy Cointreau protège l’emploi en France et appelle à la poursuite des négociations avec les autorités américaines pour obtenir des exemptions, afin de retrouver une compétition à armes égales.

Un exemple de résilience et d’engagement pour l’économie française auquel j’ai souhaité apporter mon soutien. +d’images

Cybersécurité – Désinformation

Experts en cybersécurité

À l’occasion de mon déplacement à New York, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec deux spécialistes de premier plan en cybersécurité. Ces discussions éclairent utilement la réflexion en cours sur les besoins budgétaires du programme 129 et sur l’évolution rapide des risques numériques.

. Vanessa Lyon — Managing Director, Boston Consulting Group (BCG)

Forte de près de vingt ans d’expérience dans le développement de grandes plateformes technologiques, Vanessa Lyon constate une accélération nette de la sophistication des cyberattaques.

Les organisations font face à des menaces qui touchent à la fois leurs opérations et leur réputation : rançongiciels paralysant des services essentiels, fraudes amplifiées par l’IA, campagnes de désinformation se propageant plus vite que les capacités de défense.

Aujourd’hui, 60 % des attaques intègrent de l’IA, et 75 % réussissent en raison d’erreurs humaines, ce qui souligne l’importance d’une meilleure acculturation des dirigeants aux enjeux cyber et d’un investissement stratégique et durable dans la résilience numérique.

. Erwan Keraudy — CEO, CybelAngel

Erwan Keraudy dirige CybelAngel, entreprise française reconnue pour son expertise dans le renseignement sur les menaces externes et partenaire de nombreuses entreprises du CAC40.

La plateforme de CybelAngel combine gestion de la surface d’attaque, prévention proactive des violations de données, surveillance du Dark Web et analyses de menaces.

L’apport le plus frappant repose aujourd’hui sur l’intégration avancée de l’intelligence artificielle : grâce à elle, CybelAngel identifie désormais un volume d’informations sensibles bien plus important qu’auparavant, permettant aux organisations de détecter plus tôt les signaux faibles, d’anticiper les risques fournisseurs et de réagir avant qu’une fuite ou une attaque ne se concrétise. +d’images

Solidarité

Corporate Angel Network – Jean Rosanvalon

Première séquence de mon déplacement à New York : une visite à Jean Rosanvalon, Senior Special Advisor to the Chairman CEO of Dassault Aviation, CCEF, membre du Board de la FACC New York, qui a consacré sa carrière à Dassault Falcon aux États-Unis.

Son engagement se poursuit aujourd’hui avec Corporate Angel Network, organisation qui offre des vols gratuits sur des avions d’affaires aux patients atteints de cancer.

En tant que président de la fondation, il joue un rôle clé dans son développement et a récemment contribué à lever 1,3 million de dollars, renforçant ainsi la capacité de l’association à accompagner toujours plus de familles.

Une vie d’engagement et de bienveillance, à l’image d’un homme dont la générosité inspire profondément.

En circonscription aux Etats-Unis – Massachusetts / Boston (30 oct. – 01 nov. 2025)

Diplomatie économique

Arnold – Havas

Accueilli par Mustafa Soykurt, consul général de France à Boston, nous avons débuté la quatrième étape de mon déplacement dans l’est américain par une visite de la société Arnold, en compagnie de Patrick Bian, président, et Ludivine Wolczik, directrice de la Chambre de commerce franco-américaine de la Nouvelle-Angleterre (FACCNE).

Arnold est une agence de publicité basée à Boston, dirigée par George Sargent, son CEO, qui emploie 7000 collaborateurs aux USA. Elle fonctionne selon le modèle “Havas Village” : créa, média et santé travaillent ensemble dans un espace ouvert, illustré par leur site de Boston. Arnold fait partie du groupe français Havas, un géant mondial de la communication, acquis via l’achat de Snyder Communications en 2000. Cette opération a permis à Havas d’intégrer Arnold Communications comme réseau créatif clé.

Merci à Pascal Dasseux, VP exécutif d’Havas, d’avoir initié cet entretien. +d’images

Schneider Electric

Seconde séquence de ma visite à Boston, la visite de Schneider Electric, un leader mondial dans la gestion de l’énergie et l’automatisation, offrant des solutions pour les bâtiments, l’industrie, les centres de données et les infrastructures.

Aux États-Unis, l’entreprise emploie environ 24 000 collaborateurs et dispose de 5 sites de R&D, représentant un marché stratégique pour ses activités mondiales.

Hervé Coureil, présent depuis 1993, est Chief Governance Officer, après avoir dirigé la transformation digitale. Merci à lui pour les informations partagées en particulier dans le domaine de la cyber, et la lutte contre la contrefaçon de matériels électriques qui fait des ravages sur la planète. +d’images

FACCNE

Stratégiquement implantée à Cambridge et à Boston (Massachusetts), la Chambre de commerce franco-américaine de la Nouvelle-Angleterre (FACCNE) rassemble plus de 600 membres actifs.

Patrick Bian, président, et Ludivine Wolczik, directrice, m’ont offert l’opportunité d’échanger avec les membres de la FACCNE, en présence de Mustafa Soykurt, consul général de France à Boston.

Nos discussions ont porté sur leur perception des principaux enjeux influençant la communauté d’affaires française à l’étranger : relations économiques franco-américaines, tendances en matière d’investissement, ainsi que défis géopolitiques actuels.

Un grand merci à Patrick, Ludivine et à toutes celles et ceux présents pour la qualité des échanges. Ces contributions nourrissent ma réflexion et renforcent mon engagement en faveur du développement du réseau des chambres franco-américaines. +d’images

Team France Export – La Voile

La Voile, brasserie française à Boston dirigée par Jérôme Bergère, propose une cuisine méridionale raffinée, des vins soigneusement sélectionnés et une ambiance nautique, alliant élégance et authenticité française.

C’est dans ce cadre, symbole de l’excellence française, que le Consul général a choisi de réunir l’équipe France Export, en présence de Marc Vigouroux, chef de chancellerie :

Le Chef Jérôme Bergère et sa collaboratrice

• Les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE), représentés par Nicolas de Bécot, président de la section Boston, et Patrick Tricoli, responsable du secteur santé ;
Patrick Bian, président, et Ludivine Wolczik, directrice, pour la FACCNE (French-American Chamber of Commerce, New England) ;
• Business France North America et la French Tech Boston.

Nous avons échangé sur les opportunités croissantes d’investissement, d’innovation et de collaboration transatlantiques. +d’images

Cybersécurité – Désinformation

MIT

Entretien avec le professeur Alessandro Acquisti, spécialiste de cybersécurité, au MIT, en présence de Eric Vivien, attaché scientifique à l’ambassade.

Alessandro m’a présenté CAMS (Cybersecurity at MIT Sloan), un programme de recherche interdisciplinaire dédié à la cybersécurité des infrastructures critiques.

Il explore les dimensions stratégiques, gouvernance, managériale et culturelle du cyber-risque, afin de produire des insights actionnables pour les dirigeants et décideurs. +d’images

Communauté française

Consulat – Conseillers des Français de l’Étranger

Visite du consulat général de France à Boston, en compagnie du consul général Mustafa Soykurt, pour une rencontre avec ses équipes avant une réunion avec les conseillers des Français de l’étranger : Sandrine Mulot et Thibaud Marcesse.

La circonscription compte 11600 Français, dont 9500 au Massachusetts, soit une progression de 35% depuis l’arrivée du consul en 2022. Les échanges ont porté sur l’amélioration des services à la communauté française, la mise en place de France consulaire, la sécurité et le soutien aux victimes de violences intra-familiales.

La communauté française se distingue par son fort engagement dans le Téléthon, deuxième plus importante levée de fonds après Hong Kong.

Boston accueillera 7 matchs de la Coupe du monde 2026, autant de chances de peut-être y voir l’équipe de France. +d’images

Enseignement

Lycée international de Boston

Très heureux d’avoir visité le Lycée International de Boston (LIB), fondé en 1962 et membre du réseau MLF.

Cette école privée accréditée et reconnue mondialement accueille 535 élèves à Cambridge et place le bilinguisme au cœur de sa mission.

Les élèves obtiennent un diplôme américain et peuvent choisir le baccalauréat français ou international, ouvrant l’accès aux meilleures universités. Accrédité par le CIS, le LIB affiche 100 % de réussite au baccalauréat depuis 2005 et est désormais centre de passation du DELF.

Merci à l’équipe pour son accueil avec le consul général. +d’images

Cambridge – École Française de Boston – FLAM

Lors de ma visite à l’École Française de Boston, j’ai découvert un établissement bilingue accueillant 150 élèves sur trois campus (Cambridge, Walden Square, Watertown). Les classes, à effectifs réduits, favorisent un suivi personnalisé et une immersion culturelle réussie.

Le programme FLAM, que j’ai pu observer le samedi, est destiné aux enfants francophones scolarisés aux États-Unis.

Depuis le Covid, les effectifs ont été réduits de moitié (100 110 enfants au lieu de 200) et les 9 sites ont été regroupés sur ceux de l’EFB.

Les cours privilégient une approche créative : chansons, théâtre, contes et arts, avec préparation possible au DELF. Lors de la visite, une élève m’a demandé ce que je faisais de mon temps libre… une question sans réponse depuis mon entrée au Sénat !

Merci à l’équipe qui m’a chaleureusement accueilli en compagnie du consul général et aux parents qui sont venus à ma rencontre. +d’images

OFALycée

Très heureux d’avoir retrouvé Géraldine Guillermin, co-fondatrice et cheffe d’établissement d’OFALycée, lycée franco-américain 100% en ligne et membre de l’Anefe.

Avec son équipe, elle développe une pédagogie innovante fondée sur la complémentarité des systèmes français et américain.

OFALycée propose un parcours bilingue et biculturel de la grande section à la terminale. L’établissement fête sa sixième année, accueille 400 élèves de 280 familles, dont 80 % de Français.

Félicitations pour cette initiative remarquable.

Culture

French Library – Alliance française

Accueilli par Steven P. Galance, président du Board et Barbara Bouquegneau, présidente et directrice exécutive, accompagné par Etienne Farreyre, attaché culturel, suis revenu à la French Library de Boston, véritable joyau de la culture française en Nouvelle-Angleterre.

Fondée il y a tout juste 80 ans, elle célèbre son histoire avec un livre retraçant son parcours et une exposition rendant hommage aux personnalités qui l’ont créée et animée.

Rénovée entre 2020 et 2022, avec ascenseur, salles de classe supplémentaires et espaces d’accueil élargis, elle retrouve son nom historique.

L’Alliance française apporte son soutien à travers deux prix et une bourse pour professeur méritant, symbole de son engagement éducatif et culturel. +d’images

En circonscription aux Etats-Unis – Illinois / Chicago (28-29 oct. 2025)

De retour à Chicago, ville jumelée avec Paris et cœur battant de l’Illinois, 6ᵉ État le plus peuplé des États-Unis, à la rencontre de la communauté française du Midwest.

J’ai eu le plaisir retrouver les conseillers des Français de l’étranger, Patrick Bourbon et Aline Delpierre (à l’image), auxquels je tiens à adresser mes félicitations pour leur organisation exemplaire et leur engagement constant au service de nos compatriotes.

Je remercie également Charlotte Montel, consule générale, pour son accueil chaleureux, ainsi que Clément Calais, consul adjoint, dont l’implication personnelle a été déterminante dans chaque séquence de cette visite. Ma gratitude va aussi au président et à la directrice de la FACC Chicago pour leurs échanges et leur mobilisation.

Diplomatie économique

FACC Chicago

« 2025, l’année du T : Tarif, Tensions, Talents » Cette formule du président de la French-American Chamber of Commerce Chicago, Habib Moudachirou, résume bien les défis économiques auxquels font face les entreprises françaises implantées aux États-Unis.

À  l’occasion de mon retour à Chicago, j’ai eu le plaisir de participer à trois temps forts de travail avec la FACC Chicago, présidée par Habib Moudachirou et dirigée par Stéphanie Bodak, en présence de Clément Calais, consul adjoint, ainsi que de Patrick Bourbon et Aline Delpierre, conseillers des Français de l’étranger :

• Une réunion économique au consulat, organisée par Charlotte Montel, consule générale, avec la participation de Laurent Chevreau (CCEF), Chrystelle Rambaux (FACC) et Pierre Wellhoff (Business France).
• Un déjeuner de travail avec Aminetou Gaye (Capgemini), Bruno Colin (Schneider Electric) et Guillaume Ricard (Société Générale).
• Une rencontre avec des membres de la Chambre, dont Fromageries Bel, Forvis Mazars et Vinci, au Lycée français de Chicago, en présence de Catherine Fuhr, vice-présidente CCEF Chicago.

La FACC Chicago se distingue par une approche claire : développer des services qui complètent ceux de ses membres, sans jamais les concurrencer.

Chicago confirme par ailleurs son ambition de devenir la capitale du quantique, la startup française Pasqal y a d’ailleurs implanté une antenne.

De nouveaux champs de réflexion émergent aussi autour de la circularité, avec des initiatives pour recycler et revaloriser les invendus.

Mais le contexte reste exigeant : les nouveaux droits de douane allongent les retours sur investissement, retardant certains projets — notamment pour les PME et PMI, selon plusieurs témoignages.

Les “3 T” résument bien la période actuelle :
• T pour Tarif : droits de douane destinés à reindustrialiser les États-Unis.
• T pour Tensions : politiques, géopolitiques et technologiques.
• T pour Talents : pénurie accrue liée à des politiques de visas plus strictes.

Très heureux d’avoir pu échanger avec des acteurs engagés, à la croisée de l’économie franco-américaine et de l’innovation. Merci à toutes et à tous pour ces éclairages précieux et inspirants. +d’images

Communauté française

Consulat – Conseillers des Français de l’étranger

Ce fut ma première étape : divers échanges au Consulat général de France.

1- Entretien constructif avec Charlotte Montel, consule générale (à l’image), et Clément Calais, consul adjoint, autour des besoins de notre communauté française du Midwest : 12 306 inscrits au registre, soit une progression remarquable de +11,2 % en un an, répartis dans 13 États.

2- Moment particulièrement émouvant lors d’une visioconférence avec des parents dont les enfants ont survécu à la fusillade de l’église de l’Annonciation à Minneapolis (27 août 2025).
Si les enfants ont été physiquement épargnés, le choc psychologique reste immense. Un accompagnement adapté sera essentiel pour les aider à surmonter cette épreuve. Les parents ont tenu à remercier François Le Goff, chef de chancellerie, pour son message de soutien réconfortant.

3- Rencontre ensuite avec l’équipe consulaire, pour saluer les progrès notables dans la délivrance des titres d’identité et de voyage (TIV) : leur nombre passera de 3 000 à 3 500 en 2025.

4- Réunion enfin avec les conseillers des Français de l’étranger, Patrick Bourbon, Aline Delpierre et Oussama Laraichi et Sylvette Nicolini, ancienne élue.

Nous avons évoqué la baisse préoccupante du nombre de bourses scolaires, passées de 50 en 2019 à 17 en 2025.

Patrick Bourbon a notamment souligné la prise en compte du plan de retraite américain 401K dans le calcul du patrimoine, facteur de réduction du nombre de bénéficiaires. Des échanges denses et riches d’enseignements, qui illustrent la vitalité et les défis de notre communauté française du Midwest. +d’images

Français du Midwest – Bistronomic

Rencontre organisée par les conseillers des Français de l’étranger, Patrick Bourbon et Aline Delpierre, dont je salue le dévouement continu envers la communauté française.

L’événement s’est tenu au Bistronomic, où nous avons été chaleureusement accueillis par Martial et Laurence Noguier.

Le Bistronomic est un bistro contemporain situé au cœur du Gold Coast, qui allie convivialité et excellence gastronomique. Les convives ont particulièrement apprécié leur cassoulet, véritable hommage à la cuisine française traditionnelle.

Martial Noguier, trois fois nominé aux James Beard Awards, a transformé son expérience internationale en un restaurant acclamé par le Guide Michelin et de nombreux médias locaux. Laurence Noguier apporte son expertise dans la mode et le commerce pour sublimer chaque détail, créant un duo remarquable de passion, créativité et hospitalité.

Un grand merci aux participants pour cet échange riche qui a permis de débattre de la situation politique en France, des enjeux internationaux, et de leur perception des changements en cours aux États-Unis. Leurs analyses et retours m’ont été très précieux.

Félicitations à Patrick Bourbon et Aline Delpierre pour leur engagement remarquable, ainsi qu’à Martial et Laurence Noguier pour avoir fait du Bistronomic un lieu emblématique à Chicago, alliant constance, innovation et passion, et offrant à tous une expérience gastronomique et humaine inoubliable. +d’images

Enseignement

Lycée français de Chicago (LFC)

Retour au Lycée français de Chicago (LFC) pour assister au jour d’ouverture du LFC Day Care, destiné à accueillir les enfants de 15 à 36 mois.

Première école internationale à Chicago, le LFC célèbre cette année ses 30 ans. Depuis mon précédent passage en 2022 (compte-rendu), le lycée a vu ses effectifs progresser de 5 % : 772 élèves en 2025, contre 750 en 2024.

Membre de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises à l’étranger), le lycée a obtenu en septembre 2017 une garantie de l’État pour son emprunt immobilier. Éric Veteau, directeur général du lycée, en déplacement le jour de ma visite, siège au conseil d’administration de l’ANEFE.

Le LFC offre par ailleurs une ristourne de 10 % sur ses frais de scolarité pour les enfants d’origine française.

Si une majorité d’élèves suit le programme français à partir de la troisième, l’autre partie opte pour le programme IB (International Baccalaureate). Le rééquilibrage entre les deux filières se poursuit : 39 élèves ont passé le baccalauréat français, et 29 l’IB cette année.

Félicitations au Lycée français de Chicago pour la constance de son développement, sa vision éducative et sa remarquable capacité à se renouveler au service des familles franco-américaines. +d’images

École Franco-Américaine de Chicago (EFAC)

« Le jour où j’ai mis les pieds aux États-Unis, j’ai compris que l’école était un business », m’a confié Marjorie Blettry, nouvelle directrice exécutive de l’EFAC.

Aujourd’hui, 114 élèves suivent un programme français, de la maternelle à la terminale, intégré dans deux écoles publiques américaines : Abraham Lincoln Elementary School et Lincoln Park High School.

Cet équilibre entre l’enseignement américain et français constitue un excellent modèle, même s’il peine encore à se développer. Les résultats sont pourtant remarquables, à en juger par la qualité des élèves ayant suivi ce parcours.

Plusieurs défis se présentent pour l’EFAC à commencer par la concurrence exacerbée de l’IB (International Baccalaureate) face au baccalauréat français.

L’EFAC démontre que sa présence au sein des écoles publiques représente un véritable atout, contribuant à renforcer leur réputation et leur attractivité. Une expérience inspirante, symbole d’un pont réussi entre deux cultures éducatives. +d’images

Culture

Alliance française

Très heureux d’avoir retrouvé, dans sa médiathèque, toute l’équipe d’une Alliance française en pleine forme, qui profite pleinement du succès de la série Emily in Paris.

Le chiffre d’affaires a progressé de 16 % depuis 2022.
60 % des cours sont désormais en présentiel contre 40 % à distance.
C’était l’inverse lors de mon passage précédent, trois ans plus tôt (compte-rendu).

Les cours de cuisine ont contribué à rajeunir le public.

Les voyages linguistiques annuels en France réunissent chaque fois une vingtaine d’étudiants. Après Rouen, Strasbourg et Sancerre, le voyage de juin 2026 les conduira dans le Luberon.

Un programme d’apprentissage de deux ans, financé par des donateurs, est offert à des élèves motivés d’écoles publiques, choisis par leurs professeurs. École de langue, dîner de gala biannuel et réseau de donateurs : trois piliers qui font de l’Alliance Française de Chicago une source d’inspiration inépuisable.

Un grand merci à Mary Ellen Connellan, présidente, et à toute l’équipe pour leur accueil chaleureux. +d’images