Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

Sénat – Avec Patrick Sabatier (lycée Molière-Rio) – Faire évoluer l’enseignement français à l’étranger avec courage et pragmatisme

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles de L’Oréal, établi à Rio de Janeiro.

Ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie France-Brésil, Patrick Sabatier est également président de la Sociedade Francesa e Brasileira de Ensino (SFBE), association de droit brésilien qui administre le lycée Molière de Rio, établissement conventionné du réseau AEFE.

Notre échange a naturellement porté sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et sur la réforme indispensable de l’AEFE.

L’Agence doit mieux prendre en compte les réalités économiques auxquelles sont confrontés les établissements conventionnés et partenaires.

Pour Patrick, “Il s’agit de construire avec courage, transparence, prévisibilité et dialogue une réforme ou bonne gestion de l’ensemble des acteurs, optimisation des ressources, vision plus décentralisée ou effort de formation devraient être priorisés!

J’avais eu le plaisir de visiter à nouveau le lycée Molière, aux côtés de Patrick Sabatier, lors de mon déplacement au Brésil, début juin 2025 (compte-rendu). J’avais salué son engagement au service de notre communauté, du rayonnement économique français au Brésil et de la pérennité de cet établissement emblématique.

Cette nouvelle rencontre a permis de poursuivre un dialogue fondé sur une même conviction : l’enseignement français à l’étranger doit évoluer avec courage, transparence et pragmatisme.

Création de la FEPEF : les établissements partenaires s’unissent pour développer l’enseignement français à l’étranger

Lors de l’assemblée générale de l’ANEFE, le 25 juin dernier, Éric Véteau, directeur général du Lycée français de Chicago et administrateur de l’ANEFE, a annoncé la création de la Fédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger (FEPEF).

Cette nouvelle fédération rassemble six acteurs majeurs du réseau : la Mission laïque française (MLF), AFSA-Partenaires (Amérique du Nord), Globeducate, la FEDIM (Maroc), l’AFLEC et Odyssey. À eux seuls, ils représentent déjà plus de 130 000 élèves, un chiffre appelé à croître rapidement avec l’arrivée de nombreux autres établissements.

Présidée par Éric Véteau, la FEPEF répond à une nécessité : permettre aux établissements partenaires de parler d’une seule voix afin de mieux défendre leurs intérêts, d’être pleinement associés aux décisions qui les concernent et de promouvoir des principes essentiels, tels que la liberté pédagogique, la confiance et une gouvernance plus équilibrée de l’enseignement français à l’étranger.

Je salue cette démarche de structuration. Un écosystème vivant est un écosystème qui s’organise, qui prend des initiatives et qui fait émerger des propositions pour renforcer l’ensemble du réseau.

Je me réjouis tout particulièrement qu’Éric Véteau, en sa qualité de membre du conseil d’administration de l’ANEFE, puisse partager au sein de notre association la vision et les attentes de cette nouvelle fédération. Son engagement contribuera à renforcer l’expression de l’ANEFE et à nourrir notre réflexion collective sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

À l’issue de cette assemblée générale, une réunion en visioconférence avec les représentants des membres fondateurs de la FEPEF, en présence de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, et de Françoise Hirzel, directrice de l’ANEFE, nous a permis d’échanger sur les premières actions à entreprendre. 

L’objectif est que l’ANEFE puisse accompagner et faciliter l’action de cette nouvelle fédération en faveur du développement de l’enseignement français à l’étranger, dans un esprit de dialogue, de complémentarité et d’intérêt général.

Je souhaite plein succès à l’ensemble des membres fondateurs de la FEPEF. Leur engagement constitue une contribution précieuse pour construire un réseau toujours plus dynamique, innovant et attractif, au service des élèves, des familles et du rayonnement de la France.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Création de la FEPEFFédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger

Une nouvelle voix pour l’enseignement français à l’étranger

Les établissements scolaires partenaires(1) de l’enseignement français à l’étranger annoncent la création de la FEPEF. Cette nouvelle fédération(2) est destinée à représenter, fédérer et défendre les intérêts des acteurs qui assument aujourd’hui une part essentielle du développement du réseau français à l’international.

Dans un contexte de transformation profonde de l’éducation mondiale, les établissements partenaires ne veulent plus être de simples contributeurs du réseau : ils souhaitent désormais participer pleinement à sa gouvernance, à ses orientations stratégiques et à son avenir.

La création de la FEPEF répond à une réalité devenue incontournable : les établissements partenaires sont aujourd’hui un moteur de croissance, d’innovation et d’influence pour l’enseignement français à l’étranger.

Ouverture de nouveaux établissements, investissements éducatifs, innovation pédagogique, développement du plurilinguisme, adaptation aux réalités locales : partout dans le monde, les partenaires font vivre et progresser l’enseignement français au service de la réussite des élèves et de l’attractivité du modèle pour les familles et l’ensemble de la communauté éducative.

Les décisions récentes de l’AEFE, notamment les évolutions tarifaires de contribution des partenaires à l’Enseignement Français à l’Étranger (EFE) votées lors de son Conseil d’administration du 18 décembre, ont renforcé la nécessité pour les établissements partenaires de se structurer collectivement afin de porter une parole claire, indépendante et constructive.

Une fédération pour construire, défendre et proposer

La FEPEF portera une ambition simple :

● promouvoir la qualité éducative, l’excellence académique et le rayonnement international de
l’enseignement français ;
● mieux représenter les établissements partenaires auprès des pouvoirs publics à l’échelle
nationale et internationale ;
● défendre un modèle économique soutenable vecteur de croissance et d’emplois ;
● promouvoir une gouvernance plus équilibrée de l’EFE et représentative de toute sa diversité ;
● renforcer les coopérations entre les établissements quel que soit leur statut ;
● développer l’innovation pédagogique et la formation partout dans le monde.

La fédération défendra une vision moderne de l’enseignement français à l’étranger, fondée sur la confiance, la responsabilité, la transparence et la capacité d’innovation des acteurs du réseau.

Nos convictions

Les membres fondateurs de la FEPEF affirment plusieurs principes essentiels :
● pas d’augmentation des contributions des établissements partenaires sans réforme de
fond préalable ;
● transparence financière et lisibilité des contributions demandées ;
● clarification entre les missions de régulation et de gestion de l’AEFE ;
● reconnaissance pleine et entière du rôle stratégique des établissements partenaires ;
● liberté d’innovation pédagogique et de développement ;
● construction d’une véritable stratégie internationale pour l’enseignement français à l’étranger.

Une dynamique ouverte

La FEPEF a vocation à rassembler encore plus largement l’ensemble des établissements partenaires partageant l’ambition collective du développement de l’enseignement français dans le monde.
Parce que l’avenir de l’enseignement français à l’étranger ne pourra se construire sans ses partenaires.

À propos de la FEPEF

La FEPEF – Fédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger – représente plus de 130 établissements scolaires partenaires, présents dans plus de 40 pays, qui contribuent au développement du réseau français à l’international et ainsi au rayonnement culturel, linguistique et universitaire francophone dans le monde. La FEPEF fédère des acteurs éducatifs engagés pour une vision moderne et plus représentative dans sa diversité de l’enseignement français à l’étranger.
Ses membres fondateurs :

· Association des Écoles Françaises en Amérique du Nord (groupe des établissements
partenaires de l’AEFE)
· Association Franco Libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC)
· Fédération de l’Éducation Internationale au Maroc (FEDIM)
· International Education Group – Globeducate
· Réseau Mlfmonde – Mission Laïque Française
· Odyssey Education

Contact :
contact@fepef.org

(1) Un établissement partenaire de l’enseignement français à l’étranger est un établissement scolaire homologué par le ministère français de l’Éducation nationale, c’est-à-dire reconnu conforme aux programmes, aux exigences pédagogiques et aux principes de l’enseignement français. Il est partenaire de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger au titre du rôle d’animation, de coordination et d’accompagnement du réseau exercé par cet opérateur public de l’enseignement français à l’étranger.
(2) La FEPEF regroupe aujourd’hui plus de 130 établissements homologués dans le monde

Communiqué de presse en pdf : LIEN

ANEFE – Renouvellement du conseil d’administration

À l’issue de l’Assemblée générale, qui s’est tenue le 20/6/25, le conseil d’administration a renouvelé le bureau sortant, à l’exception de Pascal Rakovsky, trésorier adjoint, qui ne se représentait pas.
Brice Bultot, président de la FAPEE a été élu pour lui succéder.

Je remercie les membres du conseil d’administration de m’avoir renouvelé leur confiance pour ce nouveau mandat à la présidence de l’Anefe.

Je félicite les 16 membres élus ou réélus du conseil d’administration qui rejoignent les membres de droit pour un mandat de 3 ans :

Nadia CHAAYA, Ecole française internationale de Djeddah, Djeddah, Arabie Saoudite ;
Jean-Hervé FRASLIN, Ecole française Arthur-Rimbaud, Dar es Salaam, Tanzanie ;
Dana GRUIA-DUFAUT, Lycée français Anna-de Noailles, Bucarest, Roumanie ;
Géraldine GUILLERMIN, Ofalycée ;
Laurence HURET, Lycée français René Descartes, Phnom Penh, Cambodge ;
Balkis KAOUK, Lycée français de Mascate, Mascate, Oman ;
Sébastien LAHAIE, Lycée Marcel Pagnol, Asunción, Paraguay ;
Jean-Marie LANGLET, Lycée français de Düsseldorf, Düsseldorf, Allemagne ;
Jamil MALEYRAN, Discovery Path Education ;
Amélie MALLET, Lycée international Winston-Churchill, Londres, Royaume-Uni ;
Michel MONSAURET, Lycée international de Porto, Porto, Portugal ;
François NORMANT, Etablissement Liberté, Bamako, Mali ;
Sébastien RICOUT, Lycée français international Zurich, Suisse ;
Cédric TOIRON, Lycée français de Séoul Seoul Corée du Sud ;
Eric VETEAU, Ecole franco-américaine de Chicago, Chicago, USA ;
Henri ZELLER, Institut Saint-Dominique de Rome, Rome, Italie

ANEFE : Qui sommes-nous ?

L’AEFE face au casse-tête budgétaire

Le 21 octobre, j’ai participé à la réunion des parlementaires destinée à faire le point sur la rentrée 2015. Nous avons évoqué les défis que l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) devra relever pour fonctionner avec une baisse substantielle de la subvention de l’Etat qui passera sous la barre des 400M€ en 2016.

Réunion AEFE du 21.10.2015

Réunion AEFE du 21.10.2015

La rentrée 2015 se caractérise en trois chiffres : 494 établissements implantés dans 136 pays ont accueillis plus de 336.000 élèves (+2%). Nos élèves à l’étranger obtiennent d’excellents résultats au baccalauréat : 96% de réussite l’an dernier et 72% de nos 15.000 bacheliers ont obtenu une mention.

Ce “point Rentrée” a consacré l’élargissement du réseau AEFE à un nouveau pays, la Macédoine, ainsi que l’ouverture de deux établissements : le lycée international Winston Churchill à Londres et le lycée de Medellin. La direction a aussi annoncé la dématérialisation de la correction des copies du Bac.

Après ces nouvelles souriantes, nous avons acté que les crédits attribués par le MAEDI, au titre du Programme 185, fondaient de 4,05% (387M€ contre 403 M€ l’an dernier). Cette orientation tourne le dos aux engagements pris par la gauche lors des précédentes élections. Elle est violemment contestée par le député EELV Sergio Coronado , absent lors de la réunion, qui s’est engagé dans une démarche protestataire en lançant une pétition.

Cette réduction de la dotation (-16.1 M€) est à mettre en parallèle avec l’augmentation incompressible de la masse salariale (+10 M€) et des frais de fonctionnement (+1.5 M€). Si l’on ajoute au raisonnement que 80% des dépenses sont des charges salariales forcément irréductibles, cela signifie concrètement qu’il faudra réaliser 20% d’économie sur les crédits de fonctionnement, d’investissements, de subventions aux projets pédagogiques ou de formation des enseignants…

Face à cette situation critique, Hélène Farnaud-Defromont, directrice de l’AEFE, veut lever des contributions exceptionnelles, à hauteur de 21,7M€, auprès d’une vingtaine d’établissements en gestion directe.

Le syndicat enseignant UNSA Éducation s’est ému publiquement face à cette tentative de prélèvement, sans précédent, sur les fonds de roulement des établissements en gestion directe (EGD) du réseau. Les chefs d’établissement et les parents d’élèves, pour leur part, pourraient considérer d’un mauvais œil que l’on ponctionne leur cagnotte, âprement amassée. Comment en effet ne pas y voir une forme de racket de la part de l’Etat?

D’autres mesures sont prévues. La participation au financement des salaires des enseignants d’une trentaine d’établissements conventionnés baissera d’un million d’euros. Afin d’économiser 5 millions d’euros supplémentaires en année pleine, une centaine de postes d’expatriés seront supprimés et laisseront la place à des recrutés locaux.

Quoi d’autre l’an prochain ? Mystère !

On constate simplement que la logique administrative et financière du système AEFE subventionné par l’Etat est à bout de souffle.

Voilà pourquoi je réclame depuis trois ans de créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger et de développer un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité !

Lire le compte rendu la réunion : AEFE CR réunion parlementaire 21102015

Lancement du séminaire Flam à Sèvres (92)

Je suis heureux d’avoir participé, le lundi matin du 24 août, au lancement du séminaire Flam (Français langue maternelle) au CIEP, Centre international d’études pédagogiques, de Sèvres (92).

flam 1 aout2015Ce stage de formation d’une semaine réunit 20 intervenants Flam en provenance du monde entier. Pour répondre à l’initiative de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, certains sont venus de fort loin : Azerbaïdjan, Emirats Arabes unis ou encore Etats-Unis.

Je salue l’implication de tous ces Français de l’étranger qui s’investissent dans ces “petites écoles du samedi” pour favoriser l’apprentissage de la langue française auprès des plus jeunes, si essentiel au sein des familles binationales. (lire : “Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni” du 21 juin, 2013)

Londres : L’EIFA se lance dans l’enseignement secondaire bilingue

Au Sénat, la semaine dernière, j’ai retrouvé avec plaisir les deux fondatrices de L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA), située à Londres. Ces deux battantes marient le goût d’entreprendre et l’amour de la pédagogie : Sabine Dehon, directrice de l’école, et Isabelle Faulkner, en charge de la partie administrative, financière et du lien avec les parents.

Olivier Cadic, Isabelle Faulkner et Sabine Dehon, créatrices de L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA) à Londres

Olivier Cadic, Isabelle Faulkner et Sabine Dehon, créatrices de L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA) à Londres

Après avoir ouvert une école primaire bilingue, il y a deux ans seulement, l’EIFA va inaugurer un collège bilingue dès la rentrée prochaine, dans un bâtiment à proximité (lire : “L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres” du 26 janvier 2013). Les inscriptions ont débuté et la directrice du collège a déjà été embauchée. Il s’agit de Sophie Polin. Ce n’est pas tout, un projet de lycée est clairement amorcé.

Il ne faudrait pas se méprendre sur les intentions de l’établissement. « On ne veut pas être de plus en plus gros, mais demeurer une école à taille humaine », souligne Sabine Dehon.

Leur marche vers le secondaire vise à compléter l’offre scolaire, sur un point particulier : « il existe une offre bilingue en primaire, explique la directrice. Mais à partir du secondaire, l’offre s’oriente essentiellement en français ou essentiellement en anglais. Il n’y a pas de continuité du flux des élèves à travers l’enseignement bilingue. Notre offre leur permettra de consolider leurs acquis et d’en développer de nouveaux ! ».

Même volonté d’exister à la marge au niveau du lycée. Pas question d’entrer en concurrence frontale avec les lycées de Gaulle ou Churchill, puisque l’EIFA délivrera l’international baccalauréat (IB), dès 2018.

Le 19 janvier 2015, les parents étaient conviés à une soirée de présentation du futur collège bilingue. A l’occasion, Dr Ian Hill a présenté aux parents le programme du diplôme BI

Le 19 janvier 2015, les parents étaient conviés à une soirée de présentation du futur collège bilingue. A l’occasion, Dr Ian Hill a présenté aux parents le programme du diplôme IB

Sabine Dehon et Isabelle Faulkner se sentent confortées dans leur approche par les parents eux-mêmes. Des parents dont le profil a évolué avec le temps. Le couple d’expatriés français laisse désormais place à des couples plus jeunes, combinant deux nationalités.

Ces parents bi-nationaux vivent pleinement la culture anglaise. Ils veulent s’intégrer et réussir le plus rapidement possible, au point que certains « oublient » bien malgré eux de transmettre la langue française à leurs enfants, regrette Sabine.

Plus généralement, ces jeunes couples veulent conserver deux cultures et deux langues. Ils trouvent dans l’EIFA un environnement international conforme leurs attentes : « ils ont une autre vision de l’éducation que les parents franco-français. Par exemple, comme leurs homologues anglophones, ils comprennent les tarifs élevés des établissements en matière d’offre scolaire à Londres et n’hésitent pas à inscrire leurs enfants en liste d’attente dans plusieurs établissements dès la naissance », illustre la directrice.

J’adresse tous mes encouragements à Sabine et Isabelle sur la voie de la continuité de leur enseignement, au service des élèves de 3 à 18 ans.

L’Education nationale menace l’enseignement en français à Miami !

Le programme français qui est enseigné gratuitement dans trois écoles publiques de Miami risque de disparaître ! Avec ma collègue Jacky Deromedi, nous avons reçu Xavier Capdevielle, conseiller consulaire, vice-président du conseil consulaire de Floride, au Sénat, le 04 février dernier.

Il nous a fait part de sa crainte d’une « dèshomologation » du Programme IS (International Studies), un enseignement binational, qui concerne un millier d’élèves à Miami. Sur place, les parents d’élèves sont déjà mobilisés.

(g.à d.) Xavier Capdevielle, conseiller consulaire, vice-président du conseil consulaire de Floride ; Marie Ange Joarlette, conseillère consulaire de Sao Paulo et des Etats du sud du Brésil ; Jacky Deromedi, sénatrice des Français établis hors de France ; Olivier Cadic (Au Sénat, le 04 février 2015)

(g.à d.) Xavier Capdevielle, conseiller consulaire, vice-président du conseil consulaire de Floride ; Marie Ange Joarlette, conseillère consulaire de Sao Paulo et des Etats du sud du Brésil ; Jacky Deromedi, sénatrice des Français établis hors de France ; Olivier Cadic (Au Sénat, le 04 février 2015)

Miami est la seule ville des Etats-Unis à proposer le programme IS, créé il y a plus de 25 ans, suite à un accord signé entre le gouvernement français et le Miami Dade County Public Schools.

Unique en son genre, ce programme s’étend de la maternelle à la terminale. Les élèves reçoivent une éducation en français qui leur permet d’intégrer une école en France, tout en recevant, en parallèle, le même enseignement que les jeunes Américains. « 100% de réussite au Bac et au brevet. Le Bac français permet aux étudiants d’accéder aux universités en France, mais également aux universités Américaines », nous a précisé Xavier.

Trois écoles publique de Miami (*) ont reçu l’homologation de la France pour ce programme particulier qui impliquait de détacher des professeurs de français formés par l’Education nationale. « Petit à petit, le gouvernement français a supprimé tous ces professeurs détachés, il y en avait encore sept en 2012, il n’en reste plus qu’un seul aujourd’hui… », se désole notre conseiller consulaire de Floride.

Comme un coup de grâce, ces écoles ont reçu un dossier de première homologation émanant du ministère de l’Education nationale, alors que cette homologation était reconduite de manière tacite depuis une trentaine d’années. Le message semble de plus en plus clair…

En l’absence d’explication, on est réduit à des conjectures. Par exemple, l’Administration semble déplorer que l’enseignement ne soit pas majoritairement dispensé en langue française (40%). La vraie raison semble plutôt liée à des restrictions budgétaires.

Xavier nous a fait part de l’indignation de la communauté française de Floride qui compte plus de 40.000 personnes. Pourquoi interrompre le programme IS dans l’enseignement public américain, c’est-à-dire gratuit pour toutes les familles, après 25 ans de succès ?

Familles françaises et aussi bon nombre de familles américaines se mobilisent au sein de la l’association FIPA (French International Programs Association), animée par Roger Pardo. La FIPA a mis en ligne une pétition qui a rencontré un franc succès, nous a signalé Xavier qui suit de près le travail de l’association.

A ce jour, rien n’est perdu et quelques 3000 parents d’élèves s’en remettent à la sagesse et au discernement de la commission nationale d’homologation qui doit se réunir à Paris en mai prochain.

(*) Sunset Elementary Public School, George Washington Carver Middle School et ISCH, sont les trois écoles publiques qui accueillent des programmes bilingues reconnus par l’Education nationale.

Lundi 19 janvier : venez découvrir la future école Jeannine Manuel à Londres

Le projet est devenu réalité : une école Jeannine Manuel va ouvrir ses portes à Londres en septembre 2015 ! Après deux ans de recherche de locaux, Elisabeth Zéboulon et Bernard Manuel sont très heureux de nous annoncer la bonne nouvelle.

L’événement semblait imminent après leur exposé conjoint lors de l’Assemblée générale du plan Ecole, début décembre, organisée par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint (lire : “Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion” du 22 décembre 2014).

L’école sera une « Charity » (association à but non-lucratif de droit anglais) qui accueillera la première année des élèves de la Moyenne Section à la Cinquième, avant de poursuivre son développement jusqu’au baccalauréat. Nous passerons ainsi de près de 200 élèves à 1200 à terme !

Dès à présent, vous êtes invités à visiter les lieux au cœur de Bloomsbury, charmant quartier du côté du British Museum pour démarrer cette aventure :

Ecole J Manuel Bedford Square texteCocktail / Présentation
Lundi 19 janvier 2015
43-45 Bedford Square, Londres
Inscriptions en suivant ce lien

(Vous pouvez aussi vous inscrire pour une présentation le 29 janvier et le 24 février à Londres, ainsi que le 22 janvier à Paris).

Ainsi, 70 plus tard, l’esprit de Jeannine Manuel retourne à Londres dans un pays pour lequel elle avait beaucoup d’affection et d’estime, puisqu’elle avait rejoint la France libre dès 1940.

De père américain et de mère française, elle s’était fixé pour mission, au lendemain de la guerre, de travailler à la compréhension internationale. C’est pourquoi elle crée en 1954 l’Ecole Active Bilingue prodiguant une éducation bilingue dès le plus jeune âge. Jeannine Michel nous a quittés en 2003. Aujourd’hui, son école accueille à Paris et à Lille 3 100 élèves, d’au moins 70 nationalités différentes.

J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à Elisabeth Zéboulon et Bernard Manuel qui sont venus me rencontrer au Sénat, en novembre dernier, pour me faire part de leur projet.

Sous l’impulsion des acteurs du plan Ecole, la rentrée 2015 s’annonce historique puisque l’école Jeannine Manuel va ouvrir en même temps que le lycée international de Londres à Wembley et le collège de l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA), initié par Sabine Paradis-Dehon et Isabelle Faulkner.

L’Ecole bilingue de Londres fête ses 10 ans

Lorsqu’une organisation fête ses 10 ans, on peut discuter de savoir si c’est déjà beaucoup ou encore peu, mais pas du fait qu’il s’agisse d’un accomplissement. Dix bougies marquent aussi un pan de vie pour ses fondateurs, signe de leur passion et gage de leur bonne conduite des affaires.

Alors on trinque ! On trinque pour conjurer définitivement les petites misères qui restent loin derrière et savourer le bonheur d’entreprendre, ce bonheur si particulier d’avoir fait œuvre utile à la société, comme celui d’ouvrir une école.

“L’enfant est au centre de nos préoccupations et quel bonheur de constater, au quotidien, que nos élèves s’épanouissent et progressent dans la joie”, résume Véronique Ferreira, directrice pédagogique et fondatrice de l’école avec Franck Laurans qui occupe le rôle de directeur administratif.

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l'Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l’Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Le 21 janvier dernier, ils ont tenu à célébrer une décennie d’efforts en faveur de l’enseignement franco-anglais à Londres. L’anniversaire de l’école aura administrativement lieu en septembre prochain. Parents d’élèves et collègues sont venus congratuler Véronique et Franck, dans leurs locaux à deux pas de la gare de Paddington, en présence de nombreux officiels, dont le consul général Olivier Chambard.

L’institution accueille 120 enfants, de la maternelle au primaire, alternant un enseignement en langue française et anglaise qui a fait l’objet d’une procédure d’homologation en 2006, attestant de sa conformité aux programmes et aux objectifs pédagogiques de l’Education nationale. L’Ecole bilingue est l’une des 11 écoles à être dans ce cas à Londres.

Se conformer aux règles applicables en France ne signifie pas être conformiste, puisque l’esprit d’innovation a toujours soufflé sur l’établissement, au point que les mots “atypique ou unique  sont le plus souvent employés pour décrire l’école”, se flatte Véronique.

On ne réussit pas tout seul : Véronique et Franck ont salué leur équipe d’une vingtaine de personnes pour leur implication sans faille et leur contribution éclairée dans cette aventure. De plus, les  fondateurs disent s’être toujours sentis encouragés par les parents et les institutions officielles (ambassade, Education nationale…), tout comme ils ont pu compter sur leur propre famille, notamment pour contribuer aux travaux de l’établissement…

Cette réception est aussi un clin d’œil à ceux qui dirigent une école homologuée à Londres, d’autant plus s’ils ont accompli ce chemin initiatique de la création d’entreprise. Comme le dit si bien Véronique: “Naïveté, courage, innovation, ambition, intuition, volonté, inconscience, énergie, acharnement… il nous aura fallu un peu de tout cela pour construire doucement mais surement, cette petite école dont nous sommes si fiers aujourd’hui.” (voir la liste des établissements londoniens).

Véronique et Franck vous donnent rendez-vous le 28 mai prochain pour la fête de l’école qui réunira les élèves et anciens élèves, ainsi que leurs parents, autour d’ateliers ludiques. Une mosaïque, en cours de réalisation, sera alors révélée !

Le premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley

Des souris, hamsters, écureuils, gerbilles, castors, marmottes et autres lièvres qui chantent ! Ils récitent aussi de la poésie et jouent la comédie, et tout ça en français, s’il vous plait !

Premier Noël de l'Ecole Tricolore de Bromley pour la plus grande joie des petits et des grands !

Premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley pour la plus grande joie des petits et des grands !

Le spectacle fut une réussite, à la grande fierté des acteurs en herbe et de leurs familles. Ma visite à l’Ecole Tricolore de Bromley fut un régal de bout en bout. Une maman m’a suggéré de faire mon intervention avec le bonnet rouge du Père Noël. La prochaine fois, peut-être… Cette joie enfantine mêlée à l’enthousiasme des animateurs est la marque de fabrique du programme Flam, ces “petites écoles du samedi” qui familiarisent les plus petits aux rudiments de la langue française.

Pour un premier Noël, ce fut un coup de maitre et il faut en rendre hommage à Hasina Harris qui a ouvert, à Bromley, sa seconde école Flam, après la création de La Marelle à Dartford, il y a quatre ans (lire : “La Marelle fait la fête !” du 30 juillet 2013). “La recherche des locaux fut assez longue et le loyer préférentiel que nous demandions était systématiquement rejeté”, se souvient Hasina. L’école a finalement pris ses quartiers dans une belle école primaire à West Wickham. “L’Ecole avait commencé avec 3 classes et nous en avons aujourd’hui 7, dont 1 classe FLE”, sourit-elle.

C’est formidable de se dire que l’on peut trouver, aujourd’hui, une quarantaine d’écoles de ce type du Royaume-Uni, parce que des parents francophones ont pris l’initiative de défendre et de transmettre notre langue et notre culture. Cette démarche se structure et se bonifie avec le temps pour mieux essaimer (lire : “Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni” du 21 juin 2013).

Hasina Harris ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Elle a initié un projet encore plus ambitieux : ouvrir une Free school primaire bilingue, toujours à Bromley, dans le sud-est de Londres. En d’autres termes, un enseignement franco-anglais et gratuit, ce qui ne pourra que ravir les parents qui n’ont pas pu trouver de place dans le réseau français ou qui vivent trop éloignés des établissements londoniens (lire : “Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley !” du 29 octobre 2012).

Entouré par l'équipe pédagogique de l'Ecole Tricolore : (de g.à d.) Alex Khair, Clarisse Chanaud, Sezer Demiraslan, Olivier Cadic, Cécile Neulat, Brigitte Power, Annelise Lepage et Pierre-Julien Riviere.

Entouré par l’équipe pédagogique de l’Ecole Tricolore : (de g.à d.) Alex Khair, Clarisse Chanaud, Sezer Demiraslan, Olivier Cadic, Cécile Neulat, Brigitte Power, Annelise Lepage et Pierre-Julien Riviere.

Tout nouveau, ce concept d’école, en gestion autonome, “s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 Free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014” dont celle de Bromley, nous a expliqué Bénédicte Yue (lire : “Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue” du 20 septembre 2013).

Une Free school sera le plus beau prolongement d’une école Flam, en parfaite adéquation avec à l’objectif 2 du plan Ecole, qui concilie l’apprentissage du français avec l’intégration dans la communauté britannique (lire : “Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues” du 31 mai 2013).

Si la demande est au rendez-vous, la Bromley bilingual school ouvrira ses portes en septembre 2014 pour y accueillir les enfants en classe de Reception, Year 1 et Year 2. Je vous invite à répondre à la consultation ouverte auprès des parents avant le 3 janvier 2014 sur des sujets aussi variés que la vision, le curriculum, le site ou les critères d’admission : Consultation Survey – Bromley Bilingual School

Pour plus d’information, vous pouvez consulter la brochure Ecole bilingue de Bromley ou contacter l’école par mail : bbsenquiries@cfbt.com.

Le CFBL lance l’opération Orphée !

Anne Collis présente l’opération Orphée : 700 voix, une voie !

Anne Collis présente l’opération Orphée du CFBL : 700 voix, une voie !

700 voix, une voie !

La formule est belle et engageante. Elle résume la formidable initiative du CFBL, Collège Français Bilingue de Londres soutenue par l’association des parents d’élèves.

700 élèves du collège vont interpréter Orphée et Eurydice, un opéra de Gluck ! Ils se succéderont sur la scène du Camden Center au cours de quatre représentations, les 23, 24, 25 et 26 juin 2014.

Pour monter cette histoire d’amour en trois actes, inspirée de la mythologie grecque, les parents ont noué de remarquables partenariats auprès de l’English Pocket Opera Company, du Camden Music Service et du Central Saint Martin’s School of Art.

Ouvert en 2011, le CFBL fait de plus en plus parler de lui. Par ses excellents résultats d’abord mais aussi par sa vitalité. “Ce projet représente une étape importante dans la vie de notre école, explique Anne Collis, à l’origine de cette opération. Il va permettre de rassembler nos 700 élèves et nos enseignants autour d’un projet artistique, culturel et éducatif d’envergure, mais également de renforcer les liens entre le CFBL et de nombreux acteurs de la ville de Camden et plus généralement de faire connaître le CFBL au sein de la communauté londonienne”.

Côté budget, les bénéfices du second gala de bienfaisance de l’école, prévu le samedi 1er février 2014, iront compléter le financement du projet Orphée. Les parents d’élèves du CFBL croisent les doigts…

A l’image de sa dynamique grande sœur du lycée Charles de Gaulle, l’association des parents du CFBL veut tenir son rang de deuxième établissement scolaire francophone de Londres. J’ai eu le plaisir de participer à leur dernière AG, le 6 décembre dernier, à l’invitation des deux co-présidentes : Anne Collis et Elisabeth O’Regan. Cette soirée a été ponctuée par le passage de témoin, officiel et émouvant, entre Anne Collis et Elisabeth O’Regan qui, désormais, assumera seule la présidence de l’association. Pour l’avenir, Anne se consacrera exclusivement à l’opération événementielle dont nous avons parlé.

Vous découvrirez, ci-dessous, la vidéo dans laquelle Elisabeth O’Regan, puis François-Xavier Gabet, directeur du CFBL, rendent un vibrant hommage à l’action d’Anne Collis.

Je veux finir en relayant l’appel aux bonnes volontés lancé par Elisabeth pour étoffer l’équipe d’animation de l’association. L’intérêt des enfants est une chose, mais croiser d’autres parents facilite indubitablement le développement d’un réseau personnel qui peut avoir des incidences professionnelles. Par exemple, l’association a permis à nombre de mamans à retrouver un travail, nous a confié Elisabeth…

Voici le lien pour suivre l’évolution du projet Orphée et la vidéo de passation des pouvoirs ci-dessous.

La Marelle fait la fête !

Cette année, le soleil a répondu à l’invitation de La Marelle et il a grandement contribué à la réussite de sa kermesse d’été ce 13 juillet, lui permettant de déployer ses attractions dans tout l’espace extérieur de l’école !

Le spectacle d’élèves, point d’orgue de la kermesse d’été

Le charme opère toujours comme chaque année, depuis quatre ans déjà, lorsque La Marelle, “petite école du samedi”, fut créée à Dartford dans le Kent par Emma Burrows et Hassina Harris, sa directrice pédagogique (lire : “La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant” du 14 mai 2012).

J’ai dit tout mon bonheur aux parents de me trouver parmi eux et je les ai félicités pour leur choix d’offrir à leurs enfants un apprentissage de la langue française, dans un contexte pédagogique optimal. En effet, qui dit “petite école du samedi” dit des parents qui s’astreignent à accompagner leurs chérubins à La Marelle au lieu de se détendre le week-end…

La démarche porte ses fruits. Et de beaux fruits. Les parents le constatent tous avec fierté, c’est pourquoi La Marelle accueille plus de 130 élèves qui sont répartis comme suit :

Les classes françaises
Section maternelle : Les Fourmis (2-3 ans) – Les Coccinelles (3-4 ans) – Les Abeilles (4-5 ans) – Les Bourdons (5-6 ans)
Section primaire : Les Chenilles (6-7 ans) – Les Papillons (7-8 ans) – Les Libellules ( 8-9 ans) – Les Lucioles (9-10 ans)
Les classes FLE
Section FLE : Snails-Escargots (3-4 ans) – Frogs-Sauterelles (5-10 ans)
GCSE – General Certificate of Secondary Education (secondaire 12-14 ans)

Tout ce petit monde est dûment encadré par 13 enseignantes, 9 assistantes, une secrétaire, une trésorière, une présidente, une directrice, + un comité de Trustees (5 personnes) très impliqué m’a-t-on expliqué.

Hassina Harris, Olivier Cadic et Emma Burrows, réunis sous le soleil radieux du Kent

Ce jour de fête fut l’occasion de revoir Hassina Harris, quelques semaines après la journée historique du 16 juin 2013 où les écoles Flam ont décidé de se doter d’une structure pour les fédérer toutes au Royaume-Uni (lire : “Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni” du 21 juin 2013). Cette structure va aussi servir à fédérer les savoir-faire, les bonnes pratiques et les bonnes volontés des postulants pour entrer dans l’aventure et étoffer le réseau actuel de 46 écoles de ce type au Royaume-Uni.

Pendant ces “Premières rencontres Flam”, Hassina a passionné l’assistance lors d’une table ronde consacrée à la gestion d’une l’équipe pédagogique Flam. Je vous reparlerai bientôt de l’avancée de son projet de Free school primaire bilingue au sein de l’Ecole Tricolore à Bromley.

Toutes mes félicitations à Emma Burrows et Hassina pour leur travail remarquable et aux bénévoles qui ont concretisé cette belle kermesse.

Naissance de l’AFEP-EF au service des élèves précoces

Il comprend tout du premier coup ? Son esprit critique détecte rapidement les failles de raisonnement ? Il est insatiable de curiosité, au point de vous harceler de questions sur des sujets qui ne semblent pas de son âge ? Son âge mental est peut-être en avance sur son âge réel. Les cas s’étalent entre 2 à 7 ans d’avance, selon les spécialistes. Vous avez certainement un enfant précoce.

Votre fierté toute légitime de parents ne doit pas faire écran à votre devoir de précaution. Un enfant surdoué est d’abord un enfant différent. Ce constat peut expliquer un mal être chronique, d’autant que l’enfant précoce est fréquemment hypersensible, rétif à la routine ou récalcitrant au rabâchage scolaire. Devant un environnement inadapté, il va souvent préférer s’isoler des autres et se réfugier dans son imaginaire…

Des associations spécialisées ont pour mission de détecter, comprendre et accompagner ces enfants vers leur propre épanouissement. Véronique Cartoux vient de créer une association qui intéresse les Français du Royaume-Uni. Il s’agit de l’AFEP-EF, l’association française pour les élèves précoces des écoles françaises, de la zone académique de l’Europe du Nord-Ouest : Grande-Bretagne, Irlande, Pays-­Bas, Belgique et Luxembourg.

Cet organisme va travailler en étroite collaboration avec l’AFEP France, agréée par le ministère de l’Education nationale, qui apporte son aide aux parents et enseignants pour prévenir l’échec scolaire et social auquel les enfants précoces sont souvent confrontés.

Véronique Cartoux, responsable de l’AFEP-EF

Pour y parvenir, Véronique Cartoux juge que “c’est au quotidien qu’un parcours scolaire se construit”. Le moteur essentiel de l’AFEP-EF est donc de rendre plus facile le quotidien du personnel enseignant, comme celui des enfants et de leurs parents.

L’association se concentrera uniquement sur les élèves des écoles françaises à l’étranger, devenant l’interlocuteur centré sur les intérêts des élèves intellectuellement précoces au sein du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Précisons que l’AFEP-EF offre aussi des activités extrascolaires, ludiques et culturelles, afin de créer des espaces de rencontre entre parentes et enfants.

Véronique Cartoux se félicite déjà “des premiers échanges constructifs avec les établissements et personnels en charge de l’éducation à Londres”. Je lui souhaite bonne route au service de nos enfants précoces que les Britanniques qualifient si poétiquement de “gifted children” !

Site internet de l’AFEP-EF

Premières Rencontres des écoles FLAM, dimanche 16 juin à Londres

Ce sera une grande première et une journée passionnante en perspective pour toutes les personnes impliquées dans un programme Flam (Français langue maternelle) et, a fortiori, pour les membres des équipes pédagogiques.

Je vous invite à venir mettre en commun vos problématiques et vos ressources, dans ce cadre :

Premières Rencontres des Ecoles FLAM
Dimanche 16 juin 2013, de 10h00 à 18h00
dans les salons de l’Institut français à Londres

Le thème retenu cette année est le suivant : les défis des écoles FLAM. Les parents d’élèves qui ambitionnent d’ouvrir une de ces “petites écoles du samedi” ont tout intérêt à venir entendre ceux qui les ont précédés dans cette voie.

Divers ateliers et animations vous seront proposés au long de la journée qui se conclura par une table ronde. Enfin, cette session se poursuivra autour d’un buffet, permettant de nous retrouver ou de faire connaissance.

“Cette journée est une première en son genre car elle vous convie à partager vos expériences Flam, pédagogiques avant tout, mais pas exclusivement” nuance Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, et l’instigateur de ces “rencontres”.

Je partage avec Yves Letournel l’idée qu’il faut donner la parole à l’expérience. Chaque école Flam témoigne de sa spécificité et de sa propre ingéniosité pour dépasser les difficultés. Je me réjouis de l’esprit d’initiative des parents d’élèves du Royaume-Uni qui ont déjà créé une cinquantaine d’écoles, rassemblant 3000 jeunes élèves au service du rayonnement de la langue et de la culture françaises (lire : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011).

Ce développement vigoureux s’inscrit dans le cadre du troisième objectif du plan Ecole, né en 2008, et il s’accompagne du travail de terrain de vos élus et de l’Administration que vous aurez l’occasion de rencontrer le 16 juin prochain.

Fort de ce soutien qui ne saurait être remis en cause, nous souhaitons néanmoins avec Yves Letournel que ces rencontres soient le prélude d’une prise en main de ce genre d’événement par les écoles Flam, elles-mêmes. On peut imaginer dès à présent la création d’un comité d’organisation des Rencontres Flam 2014. “Il faut que ces écoles coordonnent leurs efforts et mutualisent leurs ressources”, justifie Yves.

Qu’en pensez-vous ? Et si nous en parlions le 16 juin ?

Inscriptions – attention le nombre de place est limité ! –
Merci de laisser vos coordonnées et de préciser si vous participerez au buffet
Le programme détaillé vous parviendra dès qu’il sera finalisé
Adresse : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Photo Flickr de Blue Funnies

Soutenez le « Primary French Project » pour favoriser l’apprentissage du français au Royaume-Uni dès l’âge de 7 ans

J’ai le grand plaisir de vous annoncer le lancement du “Primary French Project Partnership”, un accord de coopération en faveur de l’apprentissage de la langue française dans les écoles primaires britanniques, impliquant trois organismes : l’Institut français du Royaume Uni, l’Association for Language Learning (ALL) et le Network for Languages.

Ces trois partenaires vont travailler dans la perspective du 1er septembre 2014, jour où une langue étrangère deviendra obligatoire dès l’âge de 7 ans dans l’enseignement britannique. L’objectif commun est de concevoir et diffuser une pédagogie pour le primaire (Key Stage 2 Programme of Study for Languages) incluant la formation des enseignants.

“C’est un projet magnifique” se félicite Yves Letournel, l’initiateur de cette démarche, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France et à l’Institut français. Un projet dont les rôles sont partagés selon le savoir-faire et les avantages de chacun. “Grâce au Network for Languages et à l’Institut français, nous commencerons à former les futurs enseignants dès septembre 2013 ; tandis que le réseau de ALL diffusera l’information”. Soulignons l’importance stratégique du ALL, l’association des professeurs de langues étrangères, qui a prévu d’activer tous ses leviers de communication.

Pour élargir l’enseignement du français au sein du Royaume-Uni, Yves Letournel  a voulu une solution pérenne, propre à perdurer le jour où son mandat d’attaché linguistique prendrait fin. “17.000 établissements où le français est enseigné, un seul attaché linguistique au mandat limité dans le temps… j’ai considéré qu’un partenariat avec nos collègues britanniques était la meilleure solution”, sourit-il. Yves a également veillé à recruter une experte, Catherine Cheater, qui se concentre désormais sur ce dossier de partenariat.

La CultureThèque de l’Institut français deviendra le hub numérique au cœur de ce dispositif.

Dans le cadre de la préparation du “Curriculum des primary schools” pour la rentrée 2014, je vous propose de nous aider à diffuser ce communiqué (14-03-2013 Press ReleasePrimaryFrenchPartnership – fichier pdf) auprès de tous les acteurs de la vie scolaire : enseignants, parents, chefs d’établissement… et de leur communiquer cette adresse pour tout renseignement : primaryfrench@institutfrancais.org.uk.

Par cette action, vous favoriserez  le développement de l’apprentissage du français au Royaume-Uni.

 

Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné !

Comme s’il était besoin de rajouter une louche d’opacité sur l’utilisation des fonds publics, l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, se mure dans un étrange silence au sujet de l’attribution des subventions programme Flam (Français langue maternelle).

On parle tout de même d’un budget annuel de 600.000 euros, dont on ne sait pas qui reçoit quoi et combien!

Attitude d’autant plus étonnante que l’AEFE a toujours joué la transparence dans le cadre du programme Flam, dont je vous parle souvent avec enthousiasme. Il participe au rayonnement de la langue et de la culture françaises auprès des plus jeunes, depuis plus de dix ans. Le développement de ces écoles constitue le troisième objectif du plan Ecole. Une cinquantaine d’associations, créées à l’initiative des parents d’élèves, s’inscrit désormais dans le cadre du programme Flam au Royaume-Uni et rassemble aujourd’hui 3000 élèves outre-Manche !

Si j’avais été en mesure de publier, sur ce blog, le détail des aides versées aux écoles Flam du Royaume-Uni en 2011, rien n’a filtré pour l’année 2012.

Lors du conseil d’administration de l’AEFE en date du 27/11/12, l’agence a refusé de transmettre l’information au motif que les éventuelles comparaisons qui seraient établies entre structures et subventions ne seraient pas pertinentes !

Pourtant, quelques semaines plus tôt, l’AEFE avait écrit: “Les Conseillers de l’AFE sont, à leur demande, tenus informés des résultats de la commission d’attribution de subvention et destinataires des différents éléments du budget annuel du programme.” Ce qui est totalement faux, comme je l’ai fait constater à Londres lors de la réunion du plan Ecole du 24/10/12 devant l’ambassadeur Bernard Emié.

Il me parait extravagant que les élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, puissent ignorer qui reçoit quoi de la part de l’AEFE.
Un avis que partage heureusement la commission des Finances de l’AFE puisqu’elle m’a unanimement soutenu sur ce sujet, le 6 mars dernier à Paris (lire : Voeux de la commission des Finances de l’AFE – mars 2013 – fichier pdf). Ce vœu de transparence a été adopté en séance plénière par tous les élus de l’AFE.

S’il ne tenait qu’à l’AFE, nous irions bien plus loin sur la voie de la démocratisation des pratiques : l’an dernier, j’avais fait amender un vœu de la commission enseignement de l’AFE pour associer les élus à l’instruction des dossiers de subvention par les postes diplomatiques, et à la Commission d’attribution des subventions de l’AEFE. Le cabinet d’Hélène Conway, ministre des Français de l’étranger a refusé net !

Depuis l’arrivée de François Hollande à la tête de l’Etat, l’administration subventionne les associations FLAM à l’étranger dans la plus totale opacité. Ceci se fait sous le contrôle exclusif du cabinet de la ministre Conway.

De leur coté, les parlementaires accordent des subventions à titre discrétionnaire dans le cadre de la réserve parlementaire. Ainsi, à titre d’exemple, la députée Axelle Lemaire aurait attribué environ 120.000 euros à des écoles FLAM. A ce jour, nous ne savons toujours pas ce qu’il en est advenu.

Sous le gouvernement Jospin, un certain Arnaud Montebourg, actuel ministre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, écrivait: “La subvention est devenue un instrument de gouvernement politique local. Entre les mains d’élus dont la vocation essentielle est leur propre réélection, elle est devenue, dans certains cas les plus abusifs, un instrument de chantage politique, d’entretien d’une clientèle, le plus souvent d’organisation d’une tutelle systématique sur des territoires sommés de se taire s’ils veulent de l’argent, et obligés de soutenir s’ils en ont obtenu.”

Mais ça c’était avant. Le changement c’est maintenant ?

Photo Flickr de FranUlloa

La députée socialiste Axelle Lemaire tente d’allumer la guerre scolaire à l’étranger


“L’homologation devient un instrument de discrimination sociale”. Axelle Lemaire, députée socialiste de la 3ème circonscription des Français de l’étranger sonne la charge contre les écoles homologuées à l’étranger. Elle les accuse de pratiquer un niveau élevé de frais de scolarité, facteur de discrimination sociale et d’aggravation du budget des bourses scolaires. Elle pose une question écrite au ministre de l’Education nationale pour savoir s’il ne pourrait introduire le niveau des frais d’écolage dans la procédure d’homologation.

Rappelons que ces établissements ont reçu une homologation parce que leur pédagogie est conforme aux exigences de l’Education nationale.

Notre députée constate que les frais d’écolage s’imputent sur le budget des bourses scolaires du ministère des Affaires étrangères et elle laisse suggérer que leur modicité pourrait devenir, en soi, un critère d’homologation.

Doit-on rappeler à Axelle Lemaire que, contrairement aux écoles gérées directement par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), les écoles homologuées ne font pas supporter la moitié de leurs coûts de scolarité au contribuable français ?

Ces écoles homologuées subsistent uniquement par leur propre talent et leurs propres forces ; elles se dispensent volontiers des leçons de morale civique et financière. Elles n’ont pas d’autre choix que de faire porter l’intégralité de leurs frais sur les parents d’élèves, ce qui explique certains écarts de prix au sein du réseau d’enseignement français à l’étranger. Des tarifs allant « jusqu’à quinze mille euros annuels par enfant ! », fustige notre députée. Sait-elle que si l’Etat ne prenait pas à sa charge une bonne part des frais de scolarité du lycée Charles de Gaulle de Londres, ceux-ci s’élèveraient à plus de 12.000 euros annuels ? Et encore, il faut savoir que le lycée ne paie pas de loyer pour occuper son bâtiment.

Les écoles homologuées pourraient évidemment faire un effort… quitte à offrir des conditions de travail dégradées et des infrastructures au rabais. Est-ce un objectif pertinent ? Pourtant, si on suit l’idée d’Axelle Lemaire, il faudrait désormais imposer un contrôle des prix sur les écoles homologuées, charge à elles d’équilibrer leur budget comme elles peuvent.

La députée voudrait-elle rallumer la guerre scolaire, relancer l’opposition entre écoles privées et écoles publiques et, ainsi, nous ramener à la période des vieilles lunes socialistes que l’on pensait révolue ? Voilà une démarche sectaire assez inattendue!

Question n°19405 de Mme Axelle Lemaire au ministre de l’Education nationale (JO du 26 février 2013 p. 062)

Mme Axelle Lemaire attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’homologation des établissements scolaires hors de France. Pour être homologuées, les écoles d’enseignement français à l’étranger doivent se conformer aux programmes, aux objectifs pédagogiques, et aux règles applicables en France aux établissements de l’enseignement public français. Les établissements homologués à l’étranger peuvent en retour offrir à leurs élèves la possibilité de s’inscrire dans une école en France sans examen d’admission. L’homologation repose sur les impératifs fondamentaux d’égalité, de liberté et de laïcité, comme le soulignent les articles R-451-1 à R-451-14 du code de l’éducation. L’objectif premier fixé par la reconnaissance d’une homologation, qui vise à « prolonger à l’étranger le service public d’éducation, en raison de la conformité aux principes fondamentaux […] d’égalité » est en outre rappelé dans la note de service n° 2012-074 du 9 mai 2012 relative à la campagne d’homologation 2012-2013. Or à l’heure actuelle, cette garantie de conformité est octroyée sans considération financière, qui concernait les frais d’écolage supportés par les parents, comme le coût induit pour les finances publiques par l’octroi de bourses scolaires destinées à compenser des frais élevés. Ainsi, certains établissements déjà homologués ou qui réclament une homologation pratiquent des tarifs considérés comme inaccessibles par la très grande majorité des familles françaises – jusqu’à quinze mille euros annuels par enfant ! Les conséquences d’un tel octroi sont prévisibles : coût alourdi pour l’État par le truchement des bourses sociales et pression budgétaire sur le programme 151 du ministère des affaires étrangères, et augmentation subséquente des frais de scolarité dans les autres établissements du réseau français à l’étranger, alors même que les familles expriment un mécontentement croissant concernant les hausses continues et massives des frais d’écolage. L’homologation devient de facto un instrument de discrimination sociale très éloigné des principes d’égalité et de continuité du service public affichés dans les textes. Elle connaît l’importance du rayonnement du réseau éducatif français à l’étranger, en particulier comme instrument d’influence auprès des élèves de nationalité étrangère. Mais elle s’interroge sur l’équilibre à trouver entre cet objectif de rayonnement et l’accessibilité du réseau aux familles françaises, et lui demande de préciser ses intentions dans la définition des critères d’homologation. Elle souhaite en outre savoir si une réflexion est menée par l’ensemble des acteurs de l’homologation – DGESCO, IGEN, IGAENR, MAE, AEFE et postes diplomatiques – pour introduire le niveau des frais d’écolage dans la procédure.

Source : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-19405QE.htm

L’AEFE doublement désavouée par le tribunal administratif

Coup de tonnerre au sein de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) !

Le tribunal administratif de Paris, par jugement du 19 février dernier, a rendu nulles deux décisions de l’AEFE : la contribution des écoles françaises à ses frais de fonctionnement et le plafonnement de la prise en charge (PEC) au sein des établissements simplement homologués.

La lettre du sénateur Robert-Denis Del Picchia du 1er mars 2013 se fait l’écho du jugement (lire : La lettre du sénateur, p.3).

Premier point, le tribunal a jugé “qu’aucun texte législatif ou réglementaire n’a habilité le conseil d’administration de l’Agence française à instituer la contribution » aux frais de fonctionnement de son réseau, notamment pour faire face aux coûts immobiliers et aux cotisations pour pension des personnels. Baptisée la « taxe Bossière », du nom du prédécesseur d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, cette contribution est assise sur les frais de scolarité : 6% pour les écoles en gestion directe et conventionnées et 2 % pour les écoles simplement homologuées.

Rappelons que cette mesure fut décriée dès son origine, souvent qualifiée de “chantage à l’homologation” par les responsables d’établissements à l’étranger dont certains menaçaient ouvertement de quitter le réseau. En définitive, toutes les écoles ont plié et ont donc augmenté leurs frais de scolarité. Cette contribution permet à l’Agence d’encaisser 34M€ prélevés directement sur les frais de scolarité.

Second point et second camouflet, le tribunal a jugé qu’ « aucun texte de nature législative ou réglementaire n’a donné au directeur de l’AEFE compétence » pour instaurer, pour l’année 2010-2011, un plafonnement de la prise en charge des frais de scolarité à hauteur des tarifs applicables en 2007-2008, pour les établissements d’enseignement français à l’étranger simplement homologués

En effet, le plafonnement imposé par l’instruction de l’AEFE, datée du 31/12/2009, ne concernait pas les “établissements conventionnés” ou “en gestion directe”.

L’AEFE a considéré que certains “établissements homologués” avaient augmenté de manière exagérée le tarif des années de scolarité prises en charge par l’Etat (seconde, première et terminale). Par cette décision, l’AEFE laissait donc à la charge des parents d’élèves le différentiel de prix existant entre le barème 2010-2011 et celui en vigueur en 2007-2008.

Une famille de New York a contesté cette discrimination auprès du tribunal en exigeant  la prise en charge intégrale des frais de scolarité de leur enfant de la part de l’AEFE, comme c’est le cas dans les écoles gérées directement par l’Agence.

Chacun se souvient que le président Nicolas Sarkozy avait décidé d’accorder la prise en charge (PEC) des frais de scolarité pour les lycéens français à l’étranger à compter de l’année scolaire 2007-2008.

La décision judiciaire ouvre certainement la voie à un remboursement des frais de scolarité indument acquittés par les parents d’élèves des écoles homologuées si les associations représentatives lancent une action concertée pour bénéficier de cette jurisprudence.

Même si tribunal ne condamne pas, en soi, les décisions de l’Agence sur le fond, car nous sommes plutôt dans le vice de forme, le coup est rude pour l’AEFE et sa directrice.

Dans les deux cas de figure, l’Agence peut toujours faire appel, mais le recours n’aura pas d’effet suspensif. Il faudra donc rembourser, à la fois, la contribution versée par l’établissement homologué de New York et la part excessive des frais de scolarité versée par la famille qui s’est pourvue devant le tribunal administratif.

En marge de l’intervention d’Anne-Marie Descôtes devant l’assemblée générale de l’Union des Français de l’étranger (UFE) à Paris, samedi 2 mars 2013, il m’a été confié que l’Agence envisage de faire appel.

Photo Flickr de SalFalko

L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres

Encore une bonne nouvelle pour les familles francophones de Londres et de ses alentours : l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA) a ouvert ses portes le 7 janvier dernier, entre Oxford Circus et Regent’s Park, accueillant déjà une trentaine d’élèves de la maternelle au CM2 dans des locaux provisoires.

L’Ecole internationale franco-anglaise a reçu ses premiers élèves dans ses locaux provisoires.

Les effectifs vont s’étoffer en cours d’année. A la rentrée de septembre 2013, l’école disposera de 8 classes de 20 élèves allant de la Petite section au CM2. C’est donc 160 places nouvelles qui viennent compléter l’offre d’enseignement francophone au Royaume-Uni.

L’EIFA est une école indépendante, privée, internationale, laïque et bilingue (français-anglais), qui répond à un enseignement traditionnel pour les enfants âgés de 3 à 11 ans. Pour fonctionner, l’établissement s’appuie sur la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde et partenaire de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Son slogan est «deux cultures, trois langues».

J’en suis très heureux, car j’ai toujours pensé que notre communauté avait besoin de voir cet opérateur dynamique et flexible s’implanter plus largement sur le sol britannique, au-delà de son école d’entreprise d’Aberdeen. Sans le soutien de la Mission laïque apporté au plan Ecole, nous n’aurions vraisemblablement pas pu concrétiser le projet du nouveau collège bilingue de Kentish Town (CFBL). Nous aurions bien besoin que la MLF enrichisse ici notre offre scolaire, disons d’une vingtaine d’écoles, à l’image de son réseau aux USA (voir www.mlfmonde.org).

J’ai eu le plaisir de visiter les locaux provisoires de l’Ecole internationale franco-anglaise  et son futur bâtiment, encore en travaux, qui recevra les élèves lors de la rentrée du 3ème trimestre. Ce bâtiment, situé à Marylebone, au coeur de la capitale britannique, abritera bientôt des salles de classe des plus accueillantes, ainsi qu’une équipe pédagogique chaleureuse et motivée. Les parents sont les bienvenus pour visiter les locaux et rencontrer les enseignants (pour l’instant 4 titulaires de classe, 4 assistantes et quelques professeurs engagés à temps partiel en art, théâtre, musique, ballet et sport).

Si les cours sont dispensés en deux langues, les élèves bénéficient en fait une double culture puisque le programme pédagogique suit, à la fois, les recommandations de l’Education nationale française et celles du ministère anglais de l’Education. Une bonne façon d’offrir «le meilleur des deux cultures», objectif affichée par Sabine Paradis-Dehon, la directrice.

A noter que les deux tiers du programme sont enseignés en français auprès des plus jeunes, pour permettre aux non francophones d’acquérir rapidement du vocabulaire, tandis que l’équilibre linguistique s’instaure au cours du cycle 3, où toutes les matières sont enseignées à part égales dans les deux langues.

Visite de la future bibliothèque de l’EIFA dans ses bâtiments en travaux, en compagnie de Sabine Paradis-Dehon, la directrice.

Il aura fallu quatre ans d’efforts communs à deux femmes passionnées et terriblement pugnaces pour fonder l’EIFA à coup de plans de financement, de projets pédagogiques et de recherches immobilières : Sabine Paradis-Dehon, directrice de l’école, et Isabelle Faulkner, en charge de la partie administrative, financière et du lien entre les parents et l’école.

Sabine Paradis-Dehon,  de nationalité belge, possède plus de 25 ans d’expérience dans les sciences de l’éducation. Au Royaume-Uni, elle a dirigé le département français d’une école anglaise, où elle a mis en place une formation CNED et piloté un département bilingue pour des enfants de 3 à 8 ans.

Pour sa part, Isabelle Faulkner, de nationalité canadienne, est avocate de formation (universités de Montréal et Ottawa) et solicitor en Angleterre, après avoir travaillé pour des firmes internationales au Canada et en Europe.

En voyant les élèves déambuler dans leur classe en chaussettes avec leur Ipad personnel mis à disposition par l’école, je me suis dit que, décidément, le monde avait changé. “Bien que l’école soit nouvelle, soyez assurés que vos enfants seront préparés à affronter le monde de demain”, cette remarque de Sabine traduit à mon sens toute l’expérience internationale des deux fondatrices. Et c’est bien ce que veulent tous les parents, en définitive. A ce titre, l’Ecole internationale franco-anglaise relève le gant de faire de chaque enfant “un apprenant indépendant et un citoyen international”.

A ce jour, il reste encore 93 places disponibles pour la rentrée de septembre 2013, mais ne tardez pas, car la réputation de qualité de l’enseignement bilingue prodigué par la Mission laïque va vite se répandre à Londres…

Site de l’EIFA : www.ecole-ifa.com

Pour tout comprendre sur le système des bourses scolaires !

Le gouvernement vient de réformer le système des bourses scolaires à l’étranger.

Les parents dont les enfants fréquentent un établissement français vont trouver une aide précieuse dans la dernière lettre de l’UFE pour comprendre les nouvelles règles du jeu.

Dans son numéro de janvier 2013, la Lettre clarifie et détaille le nouveau mode de calcul des bourses scolaires, qui intègre désormais la notion de quotient familial, c’est à dire qu’on divise le revenu de référence par le nombre de parts.

Inutile de souligner à quel point le sujet est sensible pour de nombreux parents qui ne pourraient scolariser leurs enfants dans le réseau français sans une aide financière totale ou partielle.

Si les rédacteurs de la lettre de l’UFE apportent une réponse, point à point, une incertitude demeure sur la quotité finale, soit le pourcentage des frais de scolarité pris en charge par la bourse.

En effet, le nouveau gouvernement a inventé une nouvelle forme de taxation !

Désormais, pour rester dans l’enveloppe budgétaire, l’Etat taxera les boursiers, à la source, au moyen d’une “contribution progressive de solidarité” (sauf ceux qui sont éligibles à une bourse à 100%).

Pour justifier toute la nécessité du travail de vulgarisation et de simplification réalisé par la Lettre de l’UFE, je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire le texte administratif de base : « Pour contenir les besoins exprimés au niveau mondial dans la stricte limite des crédits disponibles, la quotité théorique de bourse attribuée aux familles, bénéficiant d’une quotité partielle, est diminuée d’une contribution progressive de solidarité qui ne concerne pas les familles à 100%. La quotité définitive accordée aux familles tient compte de cette contribution. »

Sous couvert d’un discours de justice, le gouvernement réduit en fait simplement la voilure en matière d’aide à la scolarité. Il affiche même, dans le budget 2013, un objectif de réduction du coût moyen par élève pour l’Etat à l’horizon 2015. Le gouvernement peut compter sur l’assistance du journal “Le Monde” qui fait sa propagande dans un article intitulé “Français de l’étranger : l’aide à la scolarité ne favorise plus les familles aisées” daté du 17/1/13. Comme aux plus beaux jours de la Pravda, la présentation est partiale et les élus interviewés sont tous socialistes.

Contrairement à l’information délivrée dans le Monde, il n’y a pas 115 000 élèves français scolarisés à l’étranger mais environ 340 000 (335 417 en 2009). Le système des bourses scolaires ne bénéficie qu’à 7% des enfants français scolarisés à l’étranger. Ce système reste donc fondamentalement injuste et anti-républicain car il ignore délibérément les 2/3 de la population concernée qui bénéficient d’un enseignement local. Je proposerai dans le cadre de l’UDI un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité à l’étranger car l’action publique doit être exclusivement au service de l’intérêt général !

Ceci dit pour les personnes concernées, ne perdez pas de temps, la date limite pour le dépôt du dossier est fixée au 15 février 2013 (lire : “Bourses scolaires : moins d’argent pour chacun, des formalités toujours aussi contraignantes” du 10 janvier 2013)

La lettre de l’UFE de décembre 2013 (fichier pdf) : 2013 01 Réforme des bourses scolaires

Photo Flickr de Pierre Willemin