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Développement de l’enseignement français à l’étranger : ANEFE & AEFE

En ma qualité de président de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises à l’étranger), j’ai accueilli le 12 juillet au Sénat, Alix Got, experte à la direction du développement et l’accompagnement du réseau de l’AEFE, et Raphaëlle Dutertre, conseillère aux relations institutionnelles (AEFE) en compagnie de Françoise Hirzel, directrice ANEFE.

J’ai découvert le superbe guide qui recense tous les établissements du réseau qu’ils soient homologués ou simplement labellisés.

Nous avons mis en évidence les complémentarités entre l’AEFE et l’ANEFE pour conforter le développement du réseau.

Il y a 12 ans, lors de ma première participation à un conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), j’avais déclaré que l’enseignement à l’étranger était un marché et qu’il fallait développer notre réseau pour rivaliser avec celui des écoles anglo-saxonnes.

Heureux d’apprendre que Alix Got a présenté, la veille au séminaire des personnels encadrants de l’AEFE, les enjeux du développement du réseau comme s’inscrivant dans un marché ouvert. Le logiciel a changé et je m’en réjouis.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a fixé un objectif de doublement du réseau à l’horizon 2030. Il est important d’unir nos forces pour concrétiser sa vision.

Sénat – Cameroun : un projet d’école française pour Kribi

Très heureux d’avoir revu Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger pour le Cameroun et entrepreneur.

Nous avons échangé sur les attentes de nos compatriotes au Cameroun et les suites de mon passage à Douala et Yaoundé.

Après avoir revu Stéphane Catta, consul général à Douala, dix jours plus tôt au Sénat, nous avons évoqué leur projet commun d’ouvrir une nouvelle école française à Kribi.

Je partage le bien fondé de leur idée qui s’inscrit dans la démarche voulue par Emmanuel Macron afin de doubler notre réseau.

Ce projet constitue désormais mon objectif principal pour le Cameroun.

En circonscription au Rwanda – Kigali (17 mai 2022)

104ème pays traversé depuis le début de mon élection au Sénat, j’ai eu le plaisir de retrouver Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda, après l’avoir connu comme Premier conseiller à Londres, dix ans plus tôt.

Jeune diplomate, Antoine Anfré avait tenté de changer la position diplomatique de la France en lançant l’alerte sur le processus qui allait créer les conditions d’un génocide ethnique au Rwanda intervenu en trois ans plus tard en 1994.

La venue d’Emmanuel Macron à Kigali en mai 2021 a créé les conditions qui ont permis de remettre notre relation bilatérale sur les bons rails. Le mois suivant, la nomination d’Antoine Anfré au poste d’ambassadeur de France au Rwanda et accrédité par le gouvernement rwandais a ouvert une phase de normalisation de nos rapports diplomatiques.

Diplomatie parlementaire

Président du Sénat

Entretien avec le président du Sénat Augustin Iyamuremye et les vice-présidentes Nyirasafari Espérance et Dr Mukabaramba Alvera, en présence de l’ambassadeur de France Antoine Anfré.

Nous avons échangé sur les relations bilatérales, la diplomatie parlementaire et la situation en Ukraine.

Comme je l’ai confié à mes interlocuteurs, j’ai été très intéressé par la culture de consensus qui a été mise en place au Rwanda au niveau politique.

C’est une grande leçon, et je pense que pour améliorer la façon de faire la politique en France, nous devrions nous inspirer du Rwanda.

Le président du Sénat a rappelé les bonnes relations de son parlement avec celui de la France et l’importance des groupes d’amitié respectifs entre parlementaires du Rwanda et ceux de la France, qui facilitent la diplomatie parlementaire. +d’images

Diplomatie économique

Réunion CCEF

Soucieux de consolider les relations entre les entrepreneurs français au Rwanda, l’ambassadeur Antoine Anfré a organisé un déjeuner au restaurant français l’Epicurien en présence de Quentin Dussart, attaché économique de l’ambassade de France.

Il a réuni les futurs membres des conseillers du commerce extérieur de la France qui vont nous permettre d’avoir une nouvelle section.

Parmi eux se trouvaient :
Iris Becquart, Candidate CCEF – Directrice pays AGS Movers
Salim Salif, Candidat CCEF – PDG de Noah Gas
Sophie Tchatchoua, Candidate CCEF – Directrice pays de Canal +
Damien Duffossé, Candidat CCEF – Directeur pays EGIS
Benjamin Proffit, Candidat CCEF – représentant pays PublicisLive
Ronan Masseron, Directeur pays TotalEnergies, en remplacement du candidat CCEF Marc Renauld en déplacement en France

La très forte réactivité du pays lui permet de compenser sa taille modeste qui ne compte qu’1,2 million d’habitants.

À titre d’exemple, Kigali va devenir le hub de l’activité de Canal box sur la région.
75% de Kigali est couvert par la fibre optique. C’est un investissement assuré à 100% par Vivendi.

Canal+ Rwanda affiche également de grandes ambitions et compte déjà un foyer électrifié sur 5, abonné à Canal+. La chaine a créé 400 emplois directs et indirects.

Parti en 2008, Total Energies revient en force pour investir dans l’énergie renouvelable et dans les forêts.

Très réconfortant de participer à cet entretien et confiant dans la capacité de progresser de ces entreprises qui ont toutes des projets passionnants. +d’images

Communauté française

Ambassade

Antoine Anfré a souhaité que je visite l’ambassade de France au Rwanda et que j’échange avec les équipes de l’ambassade en dehors de sa présence pour que la parole de ses collaborateurs soit plus libre.

L’ambassade est désormais installée dans les anciens locaux de la délégation de l’Union européenne.

L’équipe de l’ambassade m’a décrit l’enchainement qui a conduit au génocide des Tutsi en 1994 et l’histoire pesante de ce poste.

En 2011, le rappel par Alain Juppé de l’ambassadeur Laurent Contini après ses déclarations concernant les responsabilités dans le génocide de 1994 avait créé un coup de froid énorme dans la relation bilatérale.

Cela s’est dégradé encore en 2014 sous François Hollande. Pendant 6 ans, la France n’a plus eu d’ambassadeur au Rwanda. La venue d’Emmanuel Macron à Kigali en mai 2021 et sa reconnaissance de la « responsabilité accablante » de la France dans le génocide a tout changé.

Le mois suivant, Antoine Anfré était nommé ambassadeur. Ses collaborateurs ne cachent pas leur profond respect pour lui.

Dès 1991, Antoine Anfré alors en poste en Ouganda, avait décrit, dans une note, le processus qui allait créer les conditions d’un génocide ethnique au Rwanda. Sa recommandation de changer la politique de la France dans la région lui avait valu d’être mis à l’écart au ministère des Affaires étrangères.

Du 7 avril 1994 au 4 juillet 1994, environ 1.047.000 Tutsi sont morts pendant le génocide.
Parmi eux, 17 agents recrutés locaux tutsis de l’ambassade, de l’Institut Français et de l’AFD, ont été assassinés.

Une plaque est apposée à l’ambassade en leur mémoire et en souvenir de toutes les victimes.

Nous nous sommes réunis en compagnie d’Antoine Anfré pour une photo devant la plaque afin de leur rendre hommage. +d’images

Éducation

École Saint-Exupéry

Visite de l’école francophone Antoine de Saint-Exupéry (EFASE) avec Francine Umuraza, directrice administrative et financière.

Cette école homologuée jusqu’à la 3eme accueille 624 élèves, dont seulement 3% de français.

L’école sera conventionnée à partir de septembre 2022 avec l’AEFE.
75 élèves au lycée suivent le CNED. À partir de septembre 2022, le lycée commencera la 2nde sans le CNED pour pouvoir être homologué.

Depuis l’homologation en 2019 , jusqu’en CM2, l’école a observé que les parents ne retirent plus leurs enfants à partir de le 6eme pour les mettre en école britannique.

La construction d’un lycée sur une partie du terrain disponible est prévue. Il est envisagé de faire croître les effectifs jusqu’à 750 élèves d’ici à 5 ans.

Les frais de scolarité sont environ 50% en dessous des tarifs des autres écoles internationales.

La grande majorité des bacheliers se rend en France pour les études supérieures, car ils sont orientés sur Parcoursup –

Aucun ne reste au Rwanda. Des exceptions vont au Canada ou aux US

L’annonce de la convention avec l’AEFE a créé de l’attrait et incite à l’optimisme pour le futur de cette école. +d’images

Culture

Centre Culturel Francophone

Visite du Centre Culturel Francophone inauguré par le président Macron lors de sa visite en mai 2021.

Echange avec le directeur délégué du centre Johan-Hilel Hamel sur l’activité du centre et sur les coopérations culturelles France-Rwanda.

Plateforme d’échanges et de dialogue destiné à proposer plusieurs sessions annuelles de cours de français, divers événements culturels et également un accompagnement pour intégrer une université française, le centre culturel francophone offre un cadre idéal.

Cette visite a été suivie d’un entretien avec Marie-France Brière et Dominique Besnehard, organisateurs du festival du film francophone d’Angoulême qui prévoit de faire du Rwanda, le prochain pays à l’honneur du festival. +d’images

Communauté culturelle

En conclusion d’une journée à l’agenda très dense, j’ai participé au cocktail à la Résidence de France organisé par l’ambassadeur à l’occasion de la visite au Rwanda des directeurs du festival du film francophone d’Angoulème, Marie-France Brière et Dominique Besnehard, en présence de la communauté culturelle de Kigali.

Dans son allocution, Dominique Besnehard a confié que c’était le Président de la République qui lui avait suggéré de choisir le Rwanda comme pays partenaire pour le prochain festival prévu en août 2022.

Suggestion pertinente, car le producteur-acteur de cinéma a témoigné qu’il s’était senti « sale » en découvrant l’horreur du génocide des Tutsi à Kigali et avait réalisé que la distance ne lui avait pas permis, comme à nos compatriotes, de mesurer notre implication morale dans cette tragédie.

Bouleversé par la visite du mémorial de Gisozi, j’ai partagé également mes observations sur mon déplacement récent en Ukraine. Les destructions massives et les témoignages ahurissants sur les crimes commis par l’armée russe sur la population ukrainienne démontrent que la barbarie humaine s’exerce à l’heure où nous parlons.

Cela rend le message de paix porté par les Rwandais d’autant plus pertinent pour dépasser les haines et les rancoeurs lorsque le conflit aura cessé.

J’ai salué l’action de notre ambassadeur qui, il y a plus de 30 ans, avait lancé l’alerte sur le massacre qui pourrait résulter du discours de haine que certains entretenaient alors au Rwanda. +d’images

Devoir de mémoire

Mémorial de Gisozi

Visite du mémorial de Gisozi en présence d’Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda.

J’ai déposé une gerbe, en sa compagnie, à la mémoire des victimes du génocide des Tutsi, devant la stèle où reposent les restes de plus de 250 000 personnes.

Le site comprend trois expositions permanentes. Il permet d’appréhender le génocide de 1994, dans le contexte historique du Rwanda.

Le mémorial des enfants, leurs photos, les détails intimes sur leurs plats ou leurs jeux favoris, leurs derniers mots et la manière dont ils ont été tués, constitue assurément un des moments les plus éprouvants de la visite.

L’exposition sur l’histoire du génocide dans le monde constitue également une source de réflexion importante.

À l’issue de cette visite, j’ai laissé le message suivant sur le livre de témoignage :

« Chers amis,

Par delà l’émotion qui nous submerge en découvrant les horreurs de ce génocide, je suis admiratif de la capacité du Rwanda à faire preuve d’une humanité exceptionnelle pour créer les conditions d’une réconciliation nationale porteuse d’espoir d’un avenir meilleur.
Je ressors de cette visite bouleversé mais également déterminé à porter le message de paix que vous lancez à travers la planète. » +d’images

Environnement

Protection des gorilles des montagnes

Un tourisme destiné à sauver les gorilles des montagnes de l’extinction

En m’envolant depuis Entebbe vers Kigali, je me souviens qu’en décembre 1989, je prenais exactement le même vol pour aller voir les gorilles des montagnes.

Ces gorilles se déplacent dans un territoire restreint le long de la frontière du Rwanda avec la République du Congo et l’Ouganda.

Il m’avait fallu aller ensuite en République du Congo (à l’époque Zaïre) par la route pour aller à leur contact dans le parc des Virunga.

Souvenir inoubliable !

Espèce très menacée, il faut désormais compter plus de 1000$ par personne, pour observer les gorilles pendant une heure, dans des conditions très encadrées.

Ce tourisme a sauvé les gorilles de l’extinction.

Grâce aux efforts de conservation menés, la situation s’améliore peu à peu.

37 ans après, le nom de son assassin n’est toujours pas établi, mais le travail de protection des gorilles entamé par Diane Fossey a été poursuivi avec succès.

D’après le WWF, les trois pays abritant le gorille et leurs partenaires doivent continuer à travailler pour préserver le massif des Virungas afin de mettre cette précieuse espèce à l’abri. +d’images

Groupe d’amitié – Arabie Saoudite

Invité ce 5 mai à la réception donnée à la Résidence de l’Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite à Paris, par Son Excellence le Dr. Fahad M. Al Ruwaily et son épouse.

Devant une assistance venue nombreuse, réunissant des ambassadeurs, des diplomates, des représentants du monde des affaires, l’ambassadeur a salué la réélection du Président de la République Emmanuel Macron et a souligné la qualité des relations entretenues entre son pays et la France.

L’ambassadeur a rappelé l’attachement de son pays aux valeurs de l’islam : la paix, la tolérance et la bienveillance.

Alors que le Président de la République achève son quinquennat, l’ambassadeur a mentionné que cela fait cinq ans que Mohammed Ben Salman a été désigné prince héritier d’Arabie saoudite et vice-Premier ministre.

Le prince héritier a inspiré la vision 2030 pour le Royaume. Le programme de réformes socio-économiques mis en œuvre a déjà produit des effets significatifs, observés par la délégation du groupe interparlementaire d’amitié France-Arabie saoudite fin février.

J’ai exprimé ma gratitude auprès de l’ambassadeur et son épouse pour la chaleur de leur accueil qui reflète parfaitement celui que nous avons eu dans le Royaume. +d’images

Emmanuel Macron réélu

Soulagé et profondément heureux.

Les Français ont fait le choix d’une France unie.

Nos compatriotes établis à l’étranger l’ont plébiscité.

Félicitations à Emmanuel Macron !

5 ans de plus !

Une confiance renouvelée et méritée pour conduire la France et surmonter les épreuves qui nous attendent.

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°169 – 21 avril 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°169 – 21 avril 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. “Dans quel monde voulons-nous vivre ?”, tribune de près de 60 élus indépendants des Français de l’étranger pour appeler à faire barrage à l’extrême-droite
. “Français de l’étranger, nous pouvons faire la différence”, tribune de Thierry MASSON, président du groupe IDP à l’Assemblée des Français de l’étranger
. Positions des parlementaires représentant les Français de l’étranger (suite)
. Communiqué du bureau national de Français du Monde-ADFE
. Réforme de la fonction publique : au tour du corps diplomatique
. Assurances du ministre Jean-Yves LE DRIAN sur cette réforme
. FLAM : campagne des demandes de subventions.

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Radya RAHAL, conseillère à l’AFE, présidente du conseil consulaire d’Alger et administratrice de la Caisse des Français de l’étranger (commission de recours amiable de sécurité sociale).
. Warda SOUHI, conseillère à l’AFE, conseillère des Français de la 8e circonscription des États-Unis – San Francisco. (appel à la mobilisation citoyenne).
. Nicolas ARNULF, conseiller à l’AFE, conseiller des Français établis à Rabat (rappel présidentielle 2017 chez les FDE).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Retour à Cracovie. “31 ans après mon premier passage…”

FRANCE
Actualités : Politique / Société

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°169

Présidentielle : tribune des élus indépendants (Le Petit Journal 20/04/2022)

Face à Marine Le Pen, voter Emmanuel Macron est plus qu’une évidence, c’est un impératif démocratique !

Avec plus de 50 élus indépendants représentant les Français de l’étranger, nous avons publié dans lepetitjournal.com cette tribune intitulée “Dans quel monde voulons-nous vivre ?”  ➡️

Face à Marine Le Pen, voter Emmanuel Macron est plus qu’une évidence, c’est un impératif démocratique !

Nous sommes des élus indépendants représentant des millions de Françaises et de Français qui vivent hors de France.

Nous sommes le produit d’histoires personnelles, de parcours très variés. Nous sommes aussi le fruit de l’Histoire. À l’issue de la deuxième guerre mondiale, la représentation des « Français de l’extérieur » a été instituée en reconnaissance de l’engagement des comités de la France libre, créés partout à travers le monde à l’appel du Général de Gaulle. Nos écoles françaises à l’étranger ont été originellement ouvertes pour accueillir les orphelins de la Grande Guerre, ces enfants des soldats français à l’étranger, revenus pour défendre la France au sacrifice de leur vie.

Nous vivons à l’étranger, nous sommes indépendants, mais nous ne sommes pas indifférents.

Face au risque de l’élection de Marine Le Pen, nos responsabilités nous imposent un devoir d’alerte et de mobilisation générale.

Alors que Marine Le Pen entend resserrer les liens de notre pays avec la Russie et rétablir nos relations diplomatiques avec la Syrie de Bachar al Assad ; alors qu’elle prône un concert des Nations au sein duquel les États démocratiques côtoieraient sans rougir les pires régimes autoritaires ; alors que se dessine à nouveau un axe de puissances totalitaires qui piétinent nos valeurs les plus fondamentales et cherchent à éliminer le système démocratique ; nous, élus des Français de l’étranger, appelons à un sursaut républicain pour faire barrage à l’extrême droite.

Marine Le Pen veut entraver le fonctionnement de l’Union européenne en nouant des alliances avec les pays membres qui sont actuellement ciblés par des procédures d’infraction pour violation de l’État de droit. En dénonçant l’entente franco-allemande, Marine Le Pen menace le fondement de l’unité européenne.

Marine Le Pen veut en appeler directement au peuple souverain pour réviser la Constitution. C’est la définition du populisme : un coup d’état institutionnel qui démontre que, elle Présidente, il n’y aura plus aucune limite, plus aucun contre-pouvoir. Plus aucun droit ne sera acquis. Plus aucune voix ne sera représentée.

Marine Le Pen dit avoir renoncé à interdire la double nationalité, mais son programme prévoit de réserver les emplois publics aux seuls Français en excluant les binationaux.

Dans quel monde voulons-nous vivre ?

Nous sommes bien placés pour observer et affirmer qu’il y a un monde où tous pensent pareil parce qu’il n’y a qu’un seul qui pense, celui de Messieurs Xi Jin Ping, Poutine ou Assad, pour lesquels Marine Le Pen a tant de prévenance.

Il y a un autre monde, fondé sur la démocratie qui garantit les droits humains et la liberté d’expression. C’est le nôtre !

La France, « c’est la démocratie, c’est ça la grande Patrie » de Victor Hugo.

À tous ceux qui doutent, qui hésitent, qui se disent à quoi bon, souvenez-vous des mots d’Albert Einstein : « Le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

S’abstenir, c’est prendre le risque de nous entrainer vers une aventure nationaliste à rebours de toutes les valeurs que la France incarne.

Ensemble, pour nous, pour nous tous, pour la France, Nous voterons pour Emmanuel Macron les 23 et 24 avril prochains.

– Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées
– Christian Albuisson, président du conseil consulaire d’Ecosse
– Nicolas Arnulf, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, conseiller des Français à Rabat, Maroc
-Ghassan Ayoub, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, membre de la Commission nationale des Bourses, président du conseil consulaire
– Anne-Marie Ballande-Romanelli, ancienne conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, ancienne conseillère des Français de la 1ère circonscription du Brésil (São Paulo)
– Laurent Batut, délégué consulaire – Royaume-Uni
– Mehdi Belatreche, conseiller des Français à Oran
– Olivier Bertin, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, conseiller des Français du Royaume-Uni
– Jean-Marc Besnier, conseiller des Français du Chili
– Élise Bouthenet, conseillère des Français de la 1ère circonscription d’Arabie saoudite et Yémen (Djeddah)
– Tannya Bricard, présidente du conseil consulaire d’Équateur
– Véronique Cartoux, ancienne conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, ancienne conseillère des Français au Royaume-Uni (2014-2021)
– Pascal Capdevielle, ancien conseiller des Français à Fès (2014-2021)
– François Cessieux, ancien président du conseil consulaire de São Paulo-Brésil (2014-2021)
– Nadia Chaaya, vice-présidente du groupe IDP à l’Assemblée des Français de l’étranger, présidente du conseil consulaire de la 1ère circonscription d’Arabie saoudite et Yémen (Djeddah)
– Thierry Consigny, membre du Bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger, administrateur de la Caisse des Français de l’étranger, conseiller des Français au Japon
– Marc-Albert Cormier, ancien conseiller des Français en Ontario et Manitoba (2014-2021)
– Hélène Degryse, présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger, conseillère des Français aux Pays-Bas
– Aline Delpierre, conseillère des Français dans la 4e circonscription des États-Unis (Chicago)
– Aude Demoustier, conseillère des Français de la circonscription Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe
– Abdeljabbar El Ameri, conseiller des Français de la 1ère circonscription d’Arabie saoudite et Yémen (Djeddah)
– Fatima El Ouafi, conseillère des Français de la 6e circonscription du Maroc (Casablanca)
– Ana Fabia Ferras Martins, conseillère des Français de la 1ère circonscription du Brésil (São Paulo)
– Jean-Hervé Fraslin, commission de l’Enseignement à l’Assemblée des Français de l’étranger, président du conseil consulaire de Madagascar
– Marie Godefroy, conseillère des Français de la seconde circonscription du Brésil (Rio de Janeiro)
– Laurent Gonin, conseiller des Français à Montréal
– Gilles Grima, conseiller des Français aux Émirats arabes unis et en Oman
– Dana Gruia-Dufaut, présidente du conseil consulaire de Roumanie et de Moldavie
– Djamal Hammoutene, conseiller des Français à Alger
– Marie-Christine Haritçalde, membre de l’Assemblée des Français de l’étranger, membre de la commission consultative STAFE, présidente du conseil consulaire du Chili
– Nicolas Hatton, conseiller des Français du Royaume-Uni
– Laurence Helaili-Chapuis, conseillère à l’Assemblée des – Français de l’étranger, présidente du conseil consulaire d’Irlande
– Ahmed Henni, président du conseil consulaire d’Oran
– Rosiane Houngbo-Monteverde, présidente de la commission des Lois de l’Assemblée des Français de l’étranger, conseillère des Français au Qatar et Bahreïn
– Stéphanie Kamaruzzaman, ancienne conseillère des Français de la 6e circonscription des États-Unis (Washington)
– Saïda Khemira, conseillère des Français en Irlande
– Jean-Marie Langlet, président du conseil consulaire de la 2e circonscription d’Allemagne
– Benoit Larrouquis, conseiller des Français du Mexique
– Nathalie Lasserre, conseillère des Français pour la circonscription Afrique du Sud, Mozambique, Namibie et Botswana
– Corinne Lozé, déléguée consulaire – Luxembourg
– Armand Meimand, président du conseil consulaire en Iran
– Amelie Mallet, secrétaire générale du groupe IDP à l’Assemblée des Français de l’étranger, conseillère des Français du Royaume-Uni
– Marie-José Marie, conseillère des Français au Japon
– Karine Martin, déléguée consulaire – Aragón Baléares et Catalogne
– Yolande Mateo, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, conseillère des Français d’Oran
– Benoit Mayrand, vice-président de la commission des Finances de l’Assemblée des Français de l’étranger, conseiller des Français en Roumanie et en Moldavie
– Véronique Miller, conseillère des Français d’Ecosse
– Nelly Müller, présidente du conseil consulaire de Grèce
– Florence Ogutgen, présidente du conseil consulaire de Turquie
– Nadine Pripp, conseillère des Français en Suède
– Radya Rahal, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, membre de la Commission permanente pour la protection sociale des Français de l’étranger, présidente du conseil consulaire d’Alger
– Sophie Routier, déléguée consulaire de la circonscription de Londres
– Vincent Sadèque, président du conseil consulaire de Djibouti
– Warda Souihi, membre du bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger, conseillère des Français de la 8e circonscription des États-Unis (San Francisco)
– Geneviève Tadjer-Farajallah, conseillère des Français à Madagascar
– Bruno Theret, président du conseil consulaire du Luxembourg
– Serge Thomann, conseiller des Français en Australie, Fidji et Papouasie Nouvelle Guinée
– Henri Zeller, conseiller des Français de la 1ère circonscription d’Allemagne

LIRE LA TRIBUNE

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°167 – 07 avril 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°167 – 07 avril 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. “Pour le bien de la France !” par Olivier CADIC
. Des Indépendants à la Défense Arena.
. Samedi ou dimanche, on vote !
. Où voter ?
. Professions de foi des candidats
. 22 mai : déclaration des revenus en ligne pour les non-résidents
. Travaux et résolutions de la commission des Affaires sociales, de l’Emploi et des Anciens combattants (retraites / santé / monde combattant)

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Gwénola COUPÉ, Conseillère des Français de Shanghai (effets du confinement sur la communauté française).
. Nicolas ARNULF, conseiller des Français de l’Étranger à Rabat et Conseiller AFE d’Afrique du Nord (analyse de la campagne 2022 du STAFE).
. Vincent SICET, conseiller des Français du Pérou (mouvements de protestation liés à la hausse du carburant).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. “Stand up for Ukraine”
. Horreur (Ukraine)
. “Cruauté sans frontières” (Mali)

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Actualités : Politique

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°167

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°161 – 24 février 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°161 – 24 février 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Agression.
. Réunion du G7 ce jeudi, réunion d’un sommet de l’Otan ce vendredi
. Le Quai d’Orsay demande aux Français encore en Ukraine de rester à l’abri
. David FRANCK, Président du Conseil consulaire d’Ukraine
. Benoit MAYRAND, conseiller à l’AFE pour l’Europe centrale et orientale
. Prise d’otage à Amsterdam
. Procurations : mode d’emploi
. Qu’est-ce que le numéro national d’électeur ?
. Un guide pour les professionnels du droit
. CASTANER, bientôt député des Français de l’étranger ?
. Parrainages chez les élus des Français de l’étranger

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Henri ZELLER, conseiller des Français à Hambourg (Tempête du 18 février)
. Laurence HELAILI-CHAPUIS, conseillère à l’AFE pour l’Europe du Nord, conseillère des Français d’Irlande (pas de bureau de vote à Cork)

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Influence russe en Bosnie – Jean-Yves Le DRIAN, ministre des Affaires étrangères
. Conflit territorial du Haut Karabagh – Brice ROQUEFEUIL, co-pdt du groupe de Minsk
. Nouvel ambassadeur du Maroc en France, Mohamed BENCHAÂBOUN
. Luis Fernando SERRA, ambassadeur du Brésil décore Olivier CADIC des insignes de Grand Officier dans l’Ordre de Rio Branco
. Valérie PÉCRESSE ne fait pas le plein chez les centristes.

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Actualités : Politique / Parlement / Société

BRÈVES D’AILLEURS

NOMINATIONS

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Sénat – Diplomatie économique – Serbie – Ana Brnabic, une cheffe de gouvernement qui comprend à merveille les attentes du monde économique

Rencontre fructueuse au Sénat, ce 11 février, à l’initiative conjointe du Sénat et du conseil d’entreprise France-Serbie de Medef international.

Notre groupe d’amitié France-Balkans présidé par Marta de Cidrac, dont Mickael Vallet est président délégué pour la Serbie, a organisé un petit déjeuner économique consacré à la Serbie et aux Balkans, sous le patronage de Gérard Larcher, président du Sénat.

Après le discours d’ouverture de Roger Karoutchi, vice-président du Sénat chargé des activités internationales, nous avons eu le privilège d’entendre Ana Brnabic, Première ministre de la République de Serbie, s’exprimer sur l’historique et le potentiel commercial de notre relation bilatérale.

Comme je l’avais indiqué dans le compte-rendu de mon déplacement du 13/3/20, Ana Brnabic est une cheffe de gouvernement qui comprend à merveille les attentes du monde économique.

La Première ministre a su gagner la confiance de nos représentants implantés dans le pays, qui ne tarissent pas d’éloges à son sujet.

Pour renforcer l’attractivité de la Serbie auprès des acteurs économiques en France, je l’avais invité à participer à un colloque à Paris, au Sénat, qui devait initialement avoir lieu le 15 mai 2020 et s’intitulait : « La Serbie, porte d’entrée des Balkans ».

Les faits le démontrent :
. Ana Brnabic a rappelé que 80% des investissements de la France dans les Balkans se font en Serbie.
. La France est ainsi le 6 ème investisseur sur la période 2010-2019, grâce notamment aux investissements de Suez dans la concession de l’unité de traitement des déchets de Vinča à Belgrade, et de Vinci Airports dans la concession de l’aéroport Nikola Tesla de Belgrade.

La Première ministre a déclaré que ces deux investissements ont permis à la France de gagner en visibilité en Serbie, et s’est félicitée du retour d’Air France depuis 2019 et de l’arrivée de l’Agence Française de Développement (AFD) en 2019, avec une couverture des Balkans occidentaux, qui a permis d’élargir encore l’offre locale de financement.

La Première ministre a également mis en avant la société Michelin qui est le 4ème exportateur de Serbie pour illustrer la présence d’environ 120 entreprises françaises qui emploient 12 000 personnes ; puis a évoqué les grands projets d’investissement dans lesquels des entreprises françaises sont engagées à l’image du métro de Belgrade, qui a fait l’objet d’une déclaration d’intention signée lors de la visite du Président de la République française en Serbie en juillet 2019.

Ana Brnabic a rappelé la dimension historique de cette venue d’Emmanuel Macron, soulignant qu’il a marqué les esprits en prononçant la moitié de son discours en serbe. La Première ministre a également remercié le Président de la République française d’avoir non seulement proposé une nouvelle méthodologie pour accéder à l’Union Européenne mais également placé les Balkans comme une priorité de la Présidence française de l’Union Européenne.

La Serbie espère pouvoir ouvrir de nouveaux chapitres ce semestre et sera au séminaire sur les Balkans prévu en juin prochain.

A son tour, Franck Riester, ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, a salué la croissance de 36,4% des échanges entre nos deux pays depuis quatre ans

Lors de la séance de questions, Philippe Gautier, directeur général de Medef international, a permis de montrer que les entreprises françaises avaient répondu présent et en nombre pour cet événement en particulier dans les secteurs des transports, de l’énergie et de l’environnement qui constituent des enjeux prioritaires pour la Serbie.

Cette réunion exceptionnelle m’a conforté dans l’idée que l’Union européenne devrait se montrer plus conciliante face à la volonté d’intégration des gouvernements des Balkans portée par l’espérance de leurs populations et, en particulier, la République de Serbie.

Dans mon intervention, j’ai formulé le souhait que la France accompagne la Serbie dans son processus d’adhésion avec la même bienveillance que celle affichée par la Serbie pour lui ouvrir son marché. +d’images

Commerce extérieur – Arabie saoudite – Audition du ministre Franck Riester – Vidéo Q/R (4m)

Lors de l’audition de Franck Riester, ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité devant notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, en commun avec les commissions des Affaires européennes et celle des Affaires économiques, je suis revenu sur l’évolution de notre commerce extérieur lors des deux quinquennats précédents et nos récents résultats commerciaux au Moyen-Orient.

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MON VERBATIM

Monsieur le Ministre,

En septembre 2013 à Londres, Nicole Bricq, alors ministre du Commerce extérieur, annonçait qu’elle devait équilibrer la balance commerciale (hors énergie) de la France, d’ici la fin du quinquennat de François Hollande.

Objectif : combler le trou de 15Mds créé sous Nicolas Sarkozy. Raté !

Le gouvernement socialiste a renouvelé la performance de ses prédécesseurs et doublé le déficit dans ce domaine avec – 36,2 Mds d’euros en 2017.

Un record ! Match nul entre les protagonistes des deux quinquennats précédents dans tous les sens du terme. Le redressement de notre commerce extérieur sera une opération de longue haleine que chacun devrait aborder avec beaucoup d’humilité.

Président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai eu le privilège de faire partie de la délégation qui a accompagné Emmanuel Macron pour ses visites de travail aux Émirats arabes unis, dans l’État du Qatar, et au royaume d’Arabie saoudite en novembre dernier.

36 ans après avoir travaillé sur le démonstrateur Rafale A, j’ai été comblé d’assister à la signature à Dubai d’un contrat historique pour la livraison de 80 Rafale.

Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont signé un contrat pour l’acquisition de 12 hélicoptères H225M Caracal auprès d’Airbus Helicopters qui seront entièrement produits et assemblés à Marignane

Ce voyage a permis de concrétiser des résultats économiques spectaculaires qui renforceront l’emploi en France.

L’étape de Jeddah en Arabie saoudite où nous vous avons retrouvé m’a permis d’y retrouver beaucoup d’entreprises françaises qui vous accompagnaient.

Pouvez-vous nous parler des résultats obtenus en Arabie saoudite qui ont été moins médiatisés que ceux aux Émirats mais qui m’ont semblé réjouir nos entrepreneurs ?

Enseignement français – Mon élection à la présidence de l’ANEFE

Je me sens très honoré de succéder au sénateur honoraire André Ferrand à la présidence de l’Anefe (Association nationale des écoles françaises à l’étranger) et je remercie les membres du conseil d’administration pour leur confiance.

Ma présidence s’inscrit dans le droit fil du plan de développement de l’enseignement français exprimé par Président de la République, le 20 mars 2018, avec l’objectif de doubler le nombre d’élèves dans notre réseau d’ici à 2030.

Pour créer de nouvelles écoles ou les développer, il faut emprunter pour acquérir un bien immobilier ; et pour emprunter, il faut des garanties.

C’est la mission de l’Anefe, organisme créé par un décret du 4 octobre 1971 (signé par Maurice Schumann, alors ministre des Affaires étrangères) ayant la particularité d’être une « association administrative » dotée de la possibilité d’émettre, sur avis favorable d’une commission interministérielle, des emprunts pour la construction et l’aménagement des écoles.

L’Anefe a été fondée le 20 septembre 1975, lors de la 29e session plénière du Conseil Supérieur des Français de l’étranger (CSFE), sur l’initiative du sénateur Jacques Habert, alors 1er vice-président de ce Conseil, avec l’aval des trois ministères alors compétents pour l’enseignement français à l’étranger : Éducation Nationale, Affaires Étrangères, Coopération.

Depuis 45 ans, l’Anefe contribue à obtenir la garantie de l’État à hauteur de 100% en faveur des écoles françaises dans le monde pour leurs besoins en financements immobiliers.

Agissant comme un partenaire qui aide les écoles à monter des dossiers sérieux, l’Anefe aura permis de garantir 166 prêts en faveur de 112 établissements, dans 95 pays !

Depuis 2021, l’Anefe est écartée des opérations de garantie de l’État sur les prêts relatifs à l’immobilier scolaire, au profit de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) qui instruira les dossiers à la place de l’Anefe, afin que Bercy décide, in fine, quels établissements il voudra garantir et à quel taux.

L’Anefe continuera toutefois à gérer les dossiers antérieurs. On compte 52 financements immobiliers en cours qu’il faudra gérer jusqu’à la dernière échéance c’est-à-dire à long terme, 20, 25 voire 30 ans.

Hier, lors de l’Assemblée générale, André Ferrand a souhaité que l’ANEFE pilote un laboratoire de réflexion sur l’avenir de cet enseignement français à l’étranger. Il serait susceptible d’inspirer le conseil d’administration qui devra réinventer le mode d’action de l’Anefe, s’il ne veut pas s’en tenir à la gestion des affaires courantes.

Lors du conseil d’administration qui a suivi l’assemblée générale, François Normant a proposé la création d’un poste de Président d’honneur de l’ANEFE pour André.

Je salue le volontarisme sans faille et l’immense travail accompli par André Ferrand, président depuis 2005, en faveur du développement de l’enseignement français à travers le monde.

Il s’est révélé être le digne successeur de Jacques Habert.

Bureau ANEFE au 20/12/2021 :
. Président : Olivier Cadic
. Vice-Présidents : Bruno Foucher (Pdt AEFE) et François Normant (Pdt FAPEE)
. Trésorier : Pascal Rakowski (Luxembourg)
. Trésorier adjoint : Sébastien Ricout (Zurich)
. Secrétaire générale : Dana Gruia Dufaut (CDFE Roumanie)
. SGA : Balkis Kaouk (CDFE Sénégal)

Conseil d’administration ANEFEMembres élus par l’AG du 20/12/2021
(par ordre alphabétique) :
. Marie-Claude Aboufadel (Arabie saoudite) – réélue
. Samantha Cazebonne (sénatrice)
. Nadia El-azzi Chaaya (AFE Moyen-Orient, CDFE Arabie saoudite)
. Yves Demouy (CDFE République dominicaine)
. Jean-Hervé Fraslin (pdt commission Enseignement AFE, CFDE Madagascar)
. Dana Gruia Dufaut (CDFE Roumanie)
. Rosiane Houngbo Monteverde (pdte commission des Lois AFE, CFDE Bahreïn-Qatar)
. Balkis Kaouk (CDFE Sénégal)
. Sébastien Lahaie (Paraguay) – réélu
. Jean-Marie Langlet (CDFE Allemagne) – réélu
. Laurence Helaili (AFE Europe du nord – CFDE Irlande)
. Amelie Ersman Mallet (AFE Europe du nord – CFDE Royaume-Uni)
. François Normant (pdt FAPEE) – réélu
. Pascal Rakovsky (Luxembourg) – réélu
. Sébastien Ricout (Suisse) – réélu
. Patrick Teneze (Italie)

Hélène Degryse, présidente de l’AFE, Alexandre Bezardin et Ramzi Sfeir, vice-présidents de l’AFE, font partie des 16 membres de droit du conseil d’administration de l’ANEFE.

INFOLETTRE n°153 – Édito : AFE : le jour de l’indépendance // HOMMAGE : Sénatrice Catherine Fournier // EN CIRCONSCRIPTION > MOYEN-ORIENT : Déplacement présidentiel Émirats arabes unis / Qatar / Arabie saoudite (2-4 déc. 2021) / SÉNÉGAL : Déplacement ministériel Dakar (5-7 déc. 2021) / REPUBLIQUE DOMINICAINE : Saint-Domingue & Las Terrenas (15-19 nov. 2021) // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Une élue indépendante à la présidence de l’AFE / Rencontre avec Alain Bentejac, pdt du CNCCEF // CYBERSÉCURITÉ > PLF 2022 – Mon rapport sur les crédits de la coordination du travail gouvernemental (cyberdéfense, SGDSN) / Cybersécurité – Budget du GIP ACYMA / Revue de presse – Suite à mon rapport sur les crédits du programme 129 / Interview : “Viginum, une avancée majeure contre la désinformation” – GS Mag (déc. 2021) // DROITS HUMAINS > “Qui est prêt à mourir pour Taïwan ?” (RFI) / “JO d’hiver en Chine : Les boycotts diplomatiques continuent à pleuvoir” – (L’Opinion) / Liberté religieuse : Pasteur Thierry Le Gall // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Algérie / Bahreïn / Égypte / E.A.U / Éthiopie / Israël-Palestine / Koweït / Oman / Qatar / Turquie / Venezuela

Lire : l’INFOLETTRE n°154 – 20 décembre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°154

AFE : le jour de l’indépendance

Réunie cette semaine, la 35ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) achève une année électorale pour les Français de l’étranger.

À l’issue des consultations consulaires, sénatoriales et AFE, les cinq étiquettes politiques LR, ASFE (parti dont les sénateurs sont affiliés au groupe LR), LREM, EELV et PS ont enregistré chacune un poids équivalent à un sixième de l’électorat.

Les élus indépendants, sans étiquette politique, constituent la sixième force du panel. Ils ont fait jeu égal avec les partis constitués.

Indépendance ne rime pas avec isolement. En s’alliant avec les élus de la majorité présidentielle pour fonder le groupe « Indépendants, démocrates et progressistes » à l’AFE, les élus indépendants ont adopté une démarche pragmatique pour peser et faire entendre la voix des conseillers des Français de l’étranger.

C’est à mon sens le signe d’une modernité qui en annonce d’autres. On le sait, j’appelle de mes vœux une large réforme de la représentation des Français de l’étranger.

Je ne suis pas le seul, comme en témoigne le projet de création d’une commission, au sein de l’AFE, chargée de proposer des pistes de réforme. Il me parait fondamental que ces propositions viennent des élus eux-mêmes, car c’est le premier pas vers le renforcement de leurs prérogatives et une représentation plus efficiente. Visuel HL125

Ce mardi 14 décembre, un conseiller des Français de l’étranger indépendant a été élu à la Présidence de l’Assemblée des Français de l’étranger. Pour ne rien gâcher, cet élu est une élue. C’est donc à un double titre que l’élection d’Hélène Degryse, conseillère des Français des Pays-Bas et conseillère à l’AFE pour le Benelux, marquera l’histoire de la représentation des Français établis hors de France.

Je me félicite de ce magnifique résultat.

Élue en mai dernier face à toutes les étiquettes politiques, Hélène s’est révélée être un remarquable point d’appui pour construire un consensus.

Non seulement le visage de l’AFE est aujourd’hui celui d’une femme dont l’indépendance a toujours constitué la ligne politique, mais encore l’ensemble de la répartition des responsabilités a obéi à un impératif de proportionnalité des six groupes politiques qui composent désormais la nouvelle assemblée.

C’est le signe d’une démocratie en bonne santé. Découvrir l’InfoLettre n°154

 

Moyen-Orient – Déplacement présidentiel (2-4 déc. 2021)

Pendant 48 heures, j’ai eu le privilège de faire partie de la délégation qui a accompagné Emmanuel Macron pour ses visites de travail aux Émirats arabes unis, dans l’État du Qatar, et au royaume d’Arabie saoudite.

De nombreux moments resteront gravés dans ma mémoire, à commencer par l’invitation du Président de la République à dîner à sa table, en compagnie des ministres Jean-Yves Le Drian, Florence Parly et Roselyne Bachelot pendant le vol.

Moment intense lors de la discussion partagée avec le ministre de la Défense saoudien et Florence Parly, ministre des Armées, tandis que le Président de la République concrétisait de son côté avec le Prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed, le plus important marché militaire jamais signé avec la vente de 80 Rafales pour une somme de 17 milliards d’euros.

Moment convivial quand le ministre des Affaires étrangères, qui s’est rendu 22 fois aux Émirats en 10 ans, a partagé de nombreuses anecdotes sur ses déplacements, dont certaines péripéties sont dignes de figurer dans un film de James Bond.

Je suis convaincu que ce voyage a permis d’approfondir encore la relation d’amitié entre la France et les pays du Golfe. Il fait apparaître des résultats économiques spectaculaires qui renforceront l’emploi en France. La coopération dans la lutte contre le terrorisme s’est accrue.

L’annonce opportune de la démission du ministre de l’Information libanais, la veille de l’arrivée du Président de la République en Arabie saoudite, a permis de débloquer la situation à Djeddah et de repartir de l’avant pour œuvrer en faveur de la stabilité régionale.

Un seul regret, assorti d’une frustration : que les élus des Français de l’étranger n’aient pu être présents d’une manière ou d’une autre pour saluer le Président de la République, lors de son passage dans chaque pays.

Je remercie Emmanuel Macron de m’avoir invité à l’accompagner.

Émirats arabes unis – Dubaï (2-3 déc. 2021)

Retour à Dubaï, moins d’un mois après mon précédent passage (compte-rendu).

Six heures après avoir posé le pied sur le sol des Émirats, notre délégation s’est acheminée vers le site de l’Exposition universelle pour assister à la signature des accords, en compagnie d’Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France.

Déjeuner

Déjeuner offert par S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, en l’honneur de notre Président de la République.

A cette occasion, j’ai eu le plaisir de retrouver Mme Hend Al Otaiba, ambassadrice des Emirats arabes unis en France, qui avait facilité l’organisation de mes rencontres lors de mon précédent déplacement à Dubaï.

Contrat de vente de 80 Rafale et 12 Caracal

« Ce sera un avion mondial » disait Marcel Dassault au sujet du Rafale en 1985.

36 ans après avoir travaillé sur le démonstrateur Rafale A, je suis comblé d’assister à la signature d’un contrat pour la livraison de 80 Rafale dans le cadre du déplacement du Président de la République.

Ce contrat historique avec les Émirats arabes unis démontre une nouvelle fois que la vision de Marcel Dassault s’accomplit.

Félicitations à Éric Trappier et à toutes les équipes de Dassault Aviation. Fier de voir l’excellence industrielle française atteindre de nouveaux sommets.

Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont signé un contrat pour l’acquisition de 12 hélicoptères H225M Caracal auprès d’Airbus Helicopters qui seront entièrement produits et assemblés à Marignane (communiqué).

Le 360 (AFP) : Les Émirats offrent le contrat du siècle à la France : environ 17 milliards d’euros pour l’achat de 80 Rafale (03-12-2021)

Pavillon des E.A.U.

Après la présentation d’une quinzaine d’accords et de contrats déjà signés, photo officielle en présence du Président de la République, Emmanuel Macron et de S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Prince héritier de l’Émirat d’Abu Dhabi et vice-Commandant suprême des forces armées des Émirats arabes unis.

La visite du pavillon émirien s’est effectuée en compagnie de Mme Noura El Kaabi, ministre de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis.

« Il y a 50 ans, c’était juste un rêve », peut-on lire en visitant le pavillon, puisque les E.A.U fêtent le cinquantième anniversaire de leur union. Cette exposition universelle témoigne de la réussite d’une vision d’unité harmonieuse des Émirats pour concrétiser des rêves communs. +d’images

Pavillon français

Erik Linquier, Commissaire général pour la France, et les équipes du pavillon France ont eu la fierté d’accueillir le Président de la République, Emmanuel Macron, accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Florence Parly, ministre des Armées, et Roselyne Bachelot, ministre de la Culture.

L’ambition du Pavillon France est de déclencher chez les visiteurs l’inspiration, «l’inspiration à la vitesse de la lumière», car l’expérience visiteurs s’articule autour de la lumière, le long d’un parcours, plutôt une immersion onirique, qui met en valeur les créations françaises qui ont contribué à l’histoire du progrès humain et scientifique.

Le Pavillon France produit 60% de son énergie, grâce à 2 500m² de tuiles photovoltaïques.

Qatar – Doha (3-4 déc. 2021)

Nous sommes arrivés au Qatar, en début de soirée du 3 décembre.

A chaque étape, ces visites de travail permettent de multiplier les échanges économiques et d’approfondir notre coopération dans la lutte contre le terrorisme.

Diner avec des entrepreneurs qataris

Notre délégation a participé au dîner offert par l’Émir de l’État du Qatar.

Le dîner a eu lieu dans le cadre prestigieux du musée d’art islamique, en présence des ministres Jean-Yves Le Drian, Florence Parly, Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot.

Entouré d’entrepreneurs qataris à table, j’ai eu la bonne surprise d’avoir à mes côtés un qatari s’exprimant dans un français impeccable. Il m’a confié que ses parents avaient décidé de mettre tous leurs enfants au lycée Bonaparte de Doha et que lui-même avait décidé de scolariser les siens au lycée Voltaire.

Présentation à l’Émir de l’État du Qatar

Lors du repas, j’ai eu le plaisir de retrouver l’ambassadeur du Qatar en France, S.E Sheikh Ali Bin Jassim Al-Thani (à l’image).

Au moment du départ, j’ai eu le privilège d’être présenté à À. Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, l’Émir de l’État du Qatar par le Président de la République. J’ai découvert que l’Émir s’exprimait dans un français remarquable.

Au réveil, samedi matin, juste le temps d’observer quelques secondes la vue sur Doha depuis le Four Seasons. Le cortège s’élançait de bon matin pour l’aéroport international de Doha afin de nous envoler vers Djeddah, dernière étape du déplacement. +d’images

Arabie saoudite – Djeddah (4 déc. 2021)

Nous sommes arrivés à Djeddah, où j’étais le mois dernier (compte-rendu), en fin de matinée du samedi 4 décembre, pour l’ultime étape du voyage présidentiel.

Mon troisième passage en Arabie saoudite aura duré 5 heures. C’est court, mais cela m’a permis de renouer avec mes homologues pour consolider encore notre relation d’amitié.

Vieille ville

Pendant que le chef de l’État était accueilli au Palais royal par S.À.R. Mohammed Bin Salman Bin Abdulaziz Al-Saoud, Prince héritier, vice-premier ministre, ministre de la Défense du royaume d’Arabie Saoudite, j’ai accompagné Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, vers la vieille ville de Djeddah.

La ministre a été reçue par le vice-ministre de la Culture saoudien pour une visite des lieux. Une présentation du plan de rénovation de la ville lui a permis de mesurer l’importance du projet de restauration mis en œuvre.

Notre délégation était composée de M. Jack Lang, Pdt de l’Institut du monde arabe, et mon ancienne collègue Mme Bariza Khiari, vice-présidente de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH), et était accompagnée de M. El Mostafa Mihraje, consul général de France à Djeddah.

Forum de l’investissement

Je me suis rendu ensuite au Forum de l’investissement au Ritz-Carlton où j’ai retrouvé mon ami et collègue Dr Ayman Fadil, pdt du groupe d’amitié Arabie Saoudite-France au Majlis Ash Shura et Khalid bin Abdul Karim AL-Turki, directeur général du protocole de la Shura qui m’avait si remarquablement accueilli le mois dernier.

Ayman Fadil m’a appris que sa collègue Hoda Abdulrahman Al-Helaissi venait de recevoir l’ordre national du mérite. J’ai pu l’appeler pour la féliciter. Membre influent du groupe d’amitié, Hoda parle remarquablement le français qu’elle a appris au lycée Charles de Gaulle à Londres et contribue au renforcement de la relation bilatérale.

Nous nous sommes réjouis que le déplacement du président de la République ait assurément contribué à un progrès en faveur de la stabilité régionale. +d’images

“How will foreign visitors to France use health pass to go to a cafe?” (The Connexion, 14/07/2021)

The Connexion, la revue en langue anglaise destinée aux Britanniques résidant en France et à ceux désirant suivre l’actualité française, souligne qu’à l’heure actuelle les QR codes britanniques et hors-UE des certificats de vaccination ne sont pas compatibles avec l’application TousAntiCovid en France, ni avec le système de certificat numérique Covid de l’UE, avec lequel il est lié.

L’article paru ce 14 juillet fait aussi écho à la lettre que nous avons adressée avec mon collègue Robert del Picchia au Président de la République pour lui demander des solutions pour nos compatriotes de l’étranger qui souhaitent se rendre en France tandis qu’ils ont reçu un vaccin non-reconnu par l’UE.

Nous avons également attiré l’attention du Président, comme le note The Connexion, sur le cas des Français qui ont reçu un produit homologué mais qui ne disposent pas d’un QR code pour le certifier, car l’injection n’a pas été effectuée sur le sol français… (lire : Vaccination des Français résidant à l’étranger – Lettre au Président de la République)

Lire l’article dans The Connexion

Vaccination des Français résidant à l’étranger – Lettre au Président de la République

Avec mon collègue Robert del Picchia, nous avons adressé un courrier au Président de la République, quelques heures avant son allocution télévisée, afin de l’alerter sur la situation des Français résidant à l’étranger qui sont vaccinés avec un produit non-homologué par l’Agence européenne du médicament, se conformant ainsi à la politique sanitaire de leur pays d’accueil.

Notre stratégie de réouverture progressive des frontières les assimile à des personnes non-vaccinées.

A l’heure des tests payants et de l’élargissement du pass sanitaire pour les lieux accueillant du public (théâtres, trains, restaurants…) de plus en plus de compatriotes envisagent de se faire vacciner une seconde fois sur notre territoire avec un produit reconnu par l’UE, sans savoir s’ils prennent un risque pour leur santé

Nous demandons au Président de la République de ne pas condamner nos compatriotes à une double peine.

Lire LA LETTRE en pdf

Aide publique au développement : amendement adopté en faveur des TPE/PME françaises à l’étranger (vidéo 5m)

L’amendement que j’ai présenté le 11 mai 2021 (*) trouve son origine dans mon déplacement en Équateur, organisé par la conseillère Tannya Bricart, qui m’a permis de rencontrer des entrepreneurs français de Manta qui avaient tout perdu suite au séisme de 2016 (compte-rendu).

Adopté par le Sénat, cet amendement répond à l’attente qu’ils m’avaient exprimée : un accès facilité au crédit pour reprendre l’activité au plus vite.

(*) Projet de loi Développement solidaire et lutte contre les inégalités mondiales

Verbatim de mon intervention du 11 mai 2021

Mes chers collègues,

Le but de cet amendement est de permettre aux TPE/PME de droit local détenues par des entrepreneurs français à l’étranger et les filiales de TPE/PME françaises à l’étranger de pouvoir bénéficier d’un accès facilité au crédit par le biais de garanties offertes par l’Agence française de développement.

Je pense comme beaucoup ici que la France doit reconnaitre le rôle actif des entrepreneurs français à l’étranger (EFE) comme vecteurs de l’efficacité́ de notre politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

Je me suis rendu Equateur à Manta trois ans après le tremblement de terre de 2016, qui a fait plus de 1000 victimes.

J’y ai rencontré ces entrepreneurs français qui avaient tout perdu : usine de purification, producteur de crevettes avec bassins de 100 hectares…

Tous nos compatriotes déploraient que la France ne leur ait offert aucune assistance pour faciliter le redémarrage de leurs activités !

Si tous saluaient l’intervention de la France, notamment afin d’approvisionner en eau potable les villes touchées par le séisme, ils voulaient savoir pourquoi, eux, ne pouvaient prétendre aux aides apportées par l’AFD.

Le covid s’est révélé être un séisme mondial pour les entrepreneurs à l’étranger.

Dès le début de la crise, j’ai évoqué le dispositif Ariz de l’AFD pour créer un mécanisme d’urgence afin d’appuyer le redémarrage de petites structures.

Le gouvernement a préféré opter pour un nouveau programme baptisé Choose Africa. Toutefois, cette offre n’est limitée qu’à quelques pays d’Afrique. Venir avec une solution un an après, c’est un peu venir après la bataille…

Le Président de la République aime à répéter que nous devons être agiles. L’aide publique au développement doit également être agile et permettre à nos TPE/PME de se relever au plus vite lorsqu’elles sont confrontées à des circonstances exceptionnelles.

C’est le sens de cet amendement.

Union européenne : passer du Brexit au “Balkin” (tribune)

Comme l’an dernier, en ce 9 mai, journée de l’Europe qui marque le coup d’envoi de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, j’ai souhaité apporter ma contribution pour que l’UE nomme un négociateur “Balkin” chargé de concrétiser l’entrée de la Serbie comme celle du Monténégro dans les trois ans :

Le 25 mars 2020, les États membres de l’UE approuvaient un texte de la Commission intitulé “Renforcer le processus d’adhésion – Une perspective européenne crédible pour les Balkans occidentaux”.

Ce texte intégrait, à l’initiative de la France, une nouvelle méthodologie de négociations avec les nouveaux pays candidats à l’UE, comme l’Albanie et la Macédoine du Nord, destinée à remplacer un système jugé trop “bureaucratique”.

L’objectif était de redynamiser le processus d’adhésion en voulant le rendre plus prévisible, plus crédible et plus dynamique. On y réaffirmait que les réformes fondamentales de la démocratie, de l’état de droit et de l’économie représentaient l’objectif central du processus d’adhésion.

Pourtant, plus d’un an après, force est de constater que la situation s’est figée sur le terrain de l’intégration européenne.

Et ce en dépit des efforts déployés par les pays potentiellement candidats.

C’est le cas notamment du Monténégro et de la Serbie. Candidats respectivement depuis 2010 et 2012, ces pays travaillent toujours à leur intégration sous les conditions établies par l’ancien mécanisme de négociation organisé en 35 chapitres.

Ces derniers recouvrent l’ensemble de la législation de l’Union (l’acquis communautaire) et sont basés sur les critères dits de Copenhague (*).

En dix ans, la Serbie a progressivement ouvert 18 chapitres de négociations sur 35, dont les chapitres 23 et 24 relatifs aux questions d’État de droit.

Le Monténégro a quant à lui déjà ouvert tous les chapitres.

Les deux pays avaient accepté le principe d’une nouvelle méthodologie bien qu’ils n’étaient pas obligés de le faire.

Le président de la République de Serbie, Aleksandar Vučić, l’avait d’ailleurs confirmé au président Macron en Juillet 2020 lors de sa visite à Paris.

Pourtant, depuis plus d’un an la Serbie ne progresse plus dans le processus d’intégration … LIRE LA SUITE de la tribune

(*) “la stabilité d’institutions garantissant la démocratie, l’état de droit, les Droits de l’homme et le respect des minorités et leur protection; une économie de marché viable ainsi que la capacité à faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l’intérieur de l’Union; la capacité du pays candidat à assumer les obligations découlant de son adhésion, notamment en souscrivant aux objectifs de l’Union politique, économique et monétaire”.

Lire aussi : Intégrer au plus vite les Balkans à l’Union européenne
Il y a un an, jour pour jour, à l’occasion des 70 ans de la Déclaration du 9 mai 1950, prononcée par Robert Schuman, j’avais eu le plaisir de publier une tribune en collaboration avec Nicolas Bizel.

En circonscription au Burkina Faso (2/2) Communauté française – Ouagadougou (25 au 27 janv. 2021)

J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à retourner au pays “des hommes intègres”. Le Burkina Faso doit faire face à d’innombrables défis. Il se classe aujourd’hui parmi les 10 pays les moins développés au monde et doit faire cohabiter 60 ethnies. La capitale Ouagadougou a vu croitre sa population de 180.000 à 2 millions d’habitants en 30 ans. Elle atteindra 6 millions dans 10 ans…

J’ai observé avec satisfaction le niveau d’implication de la France à travers son soutien aux dirigeants et au peuple burkinabè pour favoriser le développement, la sécurité et la démocratie.

J’ai retrouvé avec joie les trois élus de notre communauté : Martine Voron, Françoise L’Étang Yameogo et Ousmane Ouédraogo. Leurs témoignages m’ont été précieux et je salue leur action généreuse et profitable à nos compatriotes. +d’images

Communauté française – Action consulaire


Conseillers des Français de l’étranger

Le nombre des Français inscrits au consulat de Ouagadougou s’élève à 3423, constitué pour moitié de binationaux. Ce nombre a baissé de 7% en 2020, mais reste équivalent à celui de 2010 qui était de 3325.

Afin d’évoquer les problématiques des Français établis au Burkina Faso, le poste diplomatique m’avait organisé deux réunions en compagnie des conseillers des Français établis hors de France : Martine Voron ; Françoise L’étang Yaméogo et Ousmane Ouédraogo.

La première réunion autour du consul général Eric Belotti a porté sur les besoins de notre communauté en matière sociale, éducative et économique avec l’accompagnement de nos entrepreneurs affectés par la crise. +d’images

La seconde réunion, autour de l’ambassadeur Luc Hallade, portait sur l’initiative Choose Africa Resilience (voir ci-dessous).

Consulat

Visite du Consulat général de France en compagnie d’Eric Belotti et rencontre avec les agents du poste.

80% de notre communauté réside dans la capitale et 15% à Bobo-Dioulasso.

En 2020, le dispositif exceptionnel d’aide sociale en faveur des Français de l’étranger lié à la crise sanitaire a permis à 53 foyers de percevoir un secours occasionnel de solidarité pour près de 30.000 euros sur le second semestre.

Nous avons abordé les questions concernant la sécurité de nos compatriotes du fait du risque sécuritaire lié à l’expansion des zones d’action des groupes terroristes. Mais il ne faut pas négliger que nos ressortissants s’exposent également à des risques sanitaires et à des risques liés aux accidents de la route.

La circonscription consulaire est découpée en 25 îlots qui ont chacun un chef d’îlot à leur tête.

Impressionné par la chemise compilant le nombre de certificats de vie (98) signé par le consulat pour le seul mois de janvier 2021, il m’a été répondu que c’était exceptionnel : le consulat signe 50% des certificats en janvier et 50% tout au long des onze autres mois de l’année. +d’images

Sécurité

La sécurité des Français à l’étranger constitue pour moi une priorité d’action.

Depuis mon précédent passage, fin 2016 (compte-rendu), la carte du Burkina Faso affichée sur la page “Conseils aux voyageurs” du ministère des Affaires étrangères fait apparaître une nette dégradation de la situation sécuritaire.

Comme me l’a confié le chef d’état-major adjoint de la Gendarmerie nationale, l’ennemi ne s’en prend plus seulement aux militaires, mais aussi aux civils accusés de collaborer avec les forces de sécurité. Cela engendre des déplacements de population qui ne sont pas sans conséquences au niveau environnemental.

Afin de pouvoir appréhender la situation, l’ambassade m’a organisé plusieurs rendez-vous pour faire une analyse fondée sur les propos des militaires, tout comme ceux des personnes chargées de la sécurité intérieure.

Ainsi, j’ai eu l’opportunité d’avoir plusieurs points de vue en croisant les regards burkinabés et français. À chaque fois, le discours a été consensuel et sans équivoque. Sans Barkhane, la situation serait pire que ce à quoi nous assistons et l’effort doit donc se maintenir.

Côté Burkinabé :
– Entretien avec le chef d’état-major adjoint de la Gendarmerie nationale
– Entretien avec le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN)
Côté français :
– Dîner “Sécurité Défense” autour de l’ambassadeur, en présence notamment de l’attaché de Défense et de l’attaché de Sécurité régional.
– Réunion de travail avec le Service de sécurité intérieure (SSI) comprenant l’attaché de Sécurité régional ; l’attaché de Sécurité adjoint ; le conseiller Terrorisme ; le conseiller Sureté Immigration ; le conseiller auprès de la DGPN ; le conseiller auprès de la DGPC ; le directeur des études ESEPC et le conseiller du chef d’état-major de la Gendarmerie nationale. +d’images

UFE

À l’occasion d’une soirée organisée par Martine Voron, conseillère des Français de l’étranger pour le Burkina Faso, j’ai eu l’opportunité de saluer son action et d’échanger avec une vingtaine de compatriotes entrepreneurs établis dans le pays.

Le cadre choisi par Martine était le restaurant Princess Yenenga dirigé par un compatriote qui a partagé avec moi les défis auxquels son activité est soumise depuis le début de la pandémie.

L’objectif était de faire connaître le programme Choose Africa Resilience, voté par le Parlement en juillet 2020, afin de venir en soutien aux TPE/PME en Afrique. Ce programme de soutien financier aux TPE/PME peut prendre la forme de prêts consentis par des banques partenaires à des TPE/PME, assortis de garanties accordées par l’AFD/Proparco pour les banques locales prêtant aux TPE/PME fragilisées.

J’ai eu le plaisir de retrouver des personnes rencontrées lors de mon passage à Ouagadougou fin 2016, mais aussi ailleurs en Afrique comme Francis Ambroise, DG des Brasseries Castel en poste précédemment à Madagascar.

Là encore, au sujet Barkhane, j’ai entendu un appel unanime à maintenir l’effort. Et pour cause, certains interlocuteurs m’ont raconté qu’un tiers de la superficie du pays leur était désormais inaccessible. +d’images

Santé

Centre Médical International (CMI)

Visite du Centre Médical International avec François Zougmoré, président de l’Association international de santé (AIS), les conseillers des Français de l’étranger : Martine Voron ; Françoise L’étang Yaméogo et Ousmane Ouédraogo ; le consul général Eric Belotti, le conseiller régional Santé Mondiale P-A Rubbo ; les membres du bureau de l’AIS et le personnel soignant.

Le CMI est géré par l’AIS, association de droit burkinabé.

Cette structure médicale de référence pour la communauté française a bénéficié de subventions de l’État français : 45.000€ (2019) et 50.000€ (2020).

Une subvention de 60.000€ a été accordée début 2021, afin de permettre d’acquérir du matériel d’assistance respiratoire pour permettre la prise en charge de patients atteints de la Covid.

Félicitations à tous les bénévoles et aux donateurs qui permettent de faire exister le CMI et au personnel de santé qui l’anime avec dévouement et compétence. +d’images

Entrepreneuriat – Diplomatie économique

Choose Africa Resilience

Rencontre autour de l’ambassadeur Luc Hallade qui a porté sur l’initiative Choose Africa Resilience, en présence de Patrice Chevalier, président des CCEF (DG PPI BF SA) ; D. Delpuech, Premier conseiller ; B. Alperte, cheffe du service économique ; L. Arnoux, COCAC ; G. Chausse, directeur de l’AFD Burkina.

Le Burkina Faso fait partie de la liste des 10 pays sélectionnés par l’Agence Française du Développement (AFD) pour bénéficier du dispositif “Choose Africa Résilience”, via sa filiale Proparco.

Voté par notre Parlement en juillet 2020, dans le prolongement de l’initiative “Choose Africa” qui concrétise l’engagement pris à Ouagadougou par Emmanuel Macron, j’ai voulu évaluer la mise en route du dispositif sur le terrain, comme je l’avais fait au Cameroun le mois précédent (compte-rendu).

Le directeur de l’AFD a prévu de lancer une première réunion d’information, afin de présenter ces nouvelles mesures destinées à accompagner le financement des TPE/PME (prêts garantis auprès des banques locales) affectées par les conséquences de la pandémie, à laquelle il associera les élus et les conseillers du commerce extérieur.

Les élus sont désormais sensibilisés à ce programme et seront en première ligne pour suivre ses progrès, afin de vérifier si le volontarisme du gouvernement se concrétise sur le terrain. +d’images

La ruche

Visite de la Ruche, la maison des jeunes talents du Burkina Faso, qui a pris corps suite au discours d’Emmanuel Macron à Ouagadougou, le 28 novembre 2017. Le président aspirait « à un lieu accessible à tous (…) à destination de la jeunesse qui permette non seulement de l’accueillir mais de réussir, d’étudier, de faire, d’entreprendre, de s’informer, de se projeter vers le reste du monde. »

Inaugurée le 19 octobre 2018 par deux ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Alpha Barry, j’ai découvert des espaces de travail confortables et modulables disposant d’une connexion haut débit.

La Ruche accueille Campus France, France Volontaires et un espace animé par l’IRD-Institut de Recherche et de Développement.

Les jeunes viennent y développer leurs projets dans un environnement stimulant leur créativité. +d’images

PADES/BF

À l’occasion de la visite de la Ruche, j’ai participé à la 2ème session de comité de pilotage du Projet d’Appui au Développement de l’Entrepreneuriat dans le Sahel-Burkina Faso (PADES/BF), lancé en septembre 2020.

Il vise en particulier à renforcer l’entrepreneuriat dans la chaîne de valeur de l’élevage dans la commune de Gorom Gorom, qui a accueilli plus de 30.000 personnes déplacées internes.

Grâce à cet appui, 240 porteurs de projets de cette localité bénéficieront de formation et d’équipements pour la mise en œuvre de leur activité pastorale.

La cérémonie a été présidée par Mahamourou Zan, représentant du ministre de la Jeunesse, et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, accompagné de Ibrahim Ag Attahir, maire de la commune de Gorom Gorom ; Issa Tindano, 1er vice–président du conseil régional du Sahel ; Hamidou Idrissa Massa, haut-commissaire de la province de l’Oudalan ; Houcine Dahmane, conseiller régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’ambassade de France et de Frédéric Bontems, envoyé Spécial Sahel pour la France.

Lors de mon intervention, fort de mon expérience d’entrepreneur, j’ai rappelé qu’il faut beaucoup de courage pour entreprendre dans une région touchée par l’instabilité.

Après avoir félicité le comité d’organisation qui permet à des jeunes gens, filles et garçons, de tenter leur chance, j’ai salué l’action de la France qui se tient aux côtés de ces entrepreneurs en herbe pour les accompagner dans leur démarche de création.

J’ai conclu mon propos en adressant mes voeux de prospérité et sécurité retrouvée aux communes et à toute la population du Sahel-Burkina Faso. +d’images

Mon infolettre n°144 – 22 janvier 2021

Lire : l’INFOLETTRE n°144 – 22 janvier 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°144

Sommaire

. VOEUX 2021 aux Français de l’étranger
HOMMAGE :
. Marielle de Sarnez, figure du centrisme
. Yves Robert, coordinateur ALDE
RETROSPECTIVE :
. Mon année 2020 en images
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER :
Santé
. Vaccination des FE : 2ème réunion de JB Lemoyne avec les parlementaires
Social
. Le Secours occasionnel de solidarité est reconduit au premier semestre 2021
Enseignement
. Rencontre avec François Normant, président de la FAPÉE
. “Programme FLAM : petites écoles devenues grandes” par Hélène Degryse, CFE
Sécurité
. Que faire dans une situation dramatique à l’étranger ? Visuel HL125
EN CIRCONSCRIPTION :
. Cameroun (1) – Njombé & Douala (13 au 15 déc. 2020)
. Cameroun (2) – Yaoundé (15 au 17 déc. 2020)
BREXIT :
. Quelle Europe après le Brexit ? (Enquête Émile Magazine)
CYBERSÉCURITÉ :
. CyberSécurité à l’heure de la Covid : mon entretien dans GSMag
DÉFENSE / BITD :
. Sahel : quelle stratégie militaire, quelle solution politique ? (Public Sénat)
AFFAIRES ÉTRANGÈRES :
. Le jour où la Chine s’éveillera à la démocratie, la Chine sera Taïwan !
. Arctique : faire la paix avec la nature est une priorité absolue
CULTURE :
. Antoine Bueno signe “Futur”

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