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L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°195 – 24 nov 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°195 – 24 nov 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Suppression de l’amendement d’exonération de la CSG-CRDS par l’AN
. Action extérieure de l’État : l’essentiel des avis budgétaires de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées disponibles
. FLAM : aide financière exceptionnelle pour les associations en difficulté
. Enseignement français : 566 établissements homologués en 2022-2023
. Gérard LARCHER en visite officielle en Serbie
. La sénatrice Joëlle GARRIAUD-MAYLAM élue présidente de l’AP-OTAN
. Familles nombreuses : une nouvelle carte à partir de 2023
. Ordre national du Mérite : Michèle OLIVERES, CFDE Atlanta, promue officier

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Retombées positives de la Coupe du monde (LePetitJournal)
. « Il faut cesser le Qatar bashing » (Public Sénat)
. En circonscription aux ÉTATS-UNIS – New-York Mission ONU 2/2 (7-9 nov. 2022)
Second volet de la visite de la délégation sénatoriale, conduite par Olivier CADIC, lors de la 77ème session de l’AG des Nations Unies + Rencontre avec les CDFE Gérard EPELBAUM, président du conseil consulaire, membre de l’AFE, Richard ORTOLI, membre de l’AFE et Patrick PAGNI.
. En circonscription au QATAR – Doha (19-22 nov. 2022)
Invité par le Conseil de la Choura en qualité de président du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, le programme d’Olivier CADIC incluait l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de partenariat relatif à la Sécurité dont il a été rapporteur au Sénat. A Doha, il a rencontré les CDFE : Rosiane HOUNGBO MONTEVERDE, membre de l’AFE, présidente de la commission des Lois, Guillaume SALHA et Eléna TORRIJOS

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

CARNET & NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°195

PLFR 2022 – Ne pas aggraver la situation des Américains accidentels

Il est indéniable que « Américains accidentels » connaissent de longue date de sérieuses difficultés bancaires et fiscales.

Je suis intervenu ce 2 août pour demander la suppression d’un dispositif du groupe LR adopté par l’Assemblée nationale.

Contrairement à son intention, il ne réglait en rien le problème, en plus d’être inconstitutionnel, et aurait créé de graves difficultés pour nos compatriotes établis aux États-Unis.

Si le président LR du groupe d’amitié France-Etats-Unis au Sénat a souhaité son maintien, mes collègues Damien Regnard et Joëlle Garriaud-Maylam l’ont contredit et partagé mon point de vue.

Ces interventions ont conforté l’approche du rapporteur soutenu par le ministre Gabriel Attal.

Après discussion, l’article concerné a été heureusement supprimé par le Sénat.

VERBATIM de mon intervention – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

L’accord FATCA résulte d’un protocole signé par les pays membres du G5 le 5 février 2012.

Il a été ratifié par l’Assemblée nationale et le Sénat en 2013.

La Constitution française prévoit expressément à son article 55 une primauté du droit international sur le droit interne.

Selon le droit américain, toute personne née sur le sol américain est citoyen américain.

Les banques sont obligées de transmettre au fisc américain les informations concernant les clients nés aux USA.

La situation des « Américains accidentels » mérite d’être traitée avec plus de discernement

Le dispositif, tel que rédigé par le groupe les Républicains, à l’Assemblée nationale voudrait imposer une réciprocité pour appliquer le traité.

Il signifie pour les Français des USA qu’ils devraient déclarer leurs revenus américains en France et éventuellement payer des impôts en France sur ces revenus.
Ceci serait contraire à la convention fiscale bilatérale et à tous nos principes.

Cela exposerait également les établissements financiers français à des sanctions américaines s’ils ne respectaient pas l’accord.

Je voterai l’amendement du rapporteur qui élimine à la fois ces risques et un dispositif qui ne règle en rien la situation des américains accidentels en plus d’être inconstitutionnel.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (18 juin 2022)

Appel du 18 juin – Cérémonie

Retour à Carlton Garden après deux ans d’absence, suite aux contraintes liées à la pandémie, pour célébrer en compagnie de mes collègues parlementaires Alexandre Holroyd, Joëlle Garriaud-Maylam, des conseillers des Français de l’étranger Amélie Mallet et Patricia Connell, et de très nombreux représentants des associations, dont Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre.

Il y a 82 ans, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle lançait un appel aux Français.

Il les invitait à refuser la défaite et à poursuivre la guerre contre l’envahisseur nazi depuis la Grande-Bretagne, au sein des Forces Françaises Libres

« Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ! », avait lancé le général.

Dans son discours, Gerrit Van Rossum, chargé d’affaires a opportunément dressé un parallèle entre l’invasion subie par la France en 1940 et celle de l’Ukraine par la Russie. +d’images

Remise de décorations

Les 18 juin ou du 11 novembre, les cérémonies mémorielles offrent l’opportunité de décorer les militaires qui se sont distingués.

À l’occasion de la prise d’armes organisée pour commémorer le 82ème anniversaire de l’appel du 18 juin 2022, le contre-amiral Hervé Hamelin a été fait commandeur dans l’Ordre national du Mérite ; le colonel Laurent Blaire et la capitaine de vaisseau Antoine Colombier ont été faits officiers dans l’Ordre national du Mérite ;

Le lieutenant-colonel Lionel Trédez, le capitaine de frégate Amaury Chapelle, les capitaines de corvette Sébastien Couprie et Arnaud Frouel ont été fait chevaliers de l’Ordre national du Mérite ;

Le major Xavier Bordenave et l’adjudant-chef Thierry Dutronc ont reçu la médaille de l’Ordre militaire ;

L’enseigne de vaisseau Charles du Couëdic de Kerérant a reçu la médaille de bronze de la Défense nationale.

Une réception a été organisée ensuite à la Résidence de France pour permettre aux récipiendaires de partager un moment privilégié avec leur famille et leurs frères d’armes.

J’ai été heureux de pouvoir y participer afin de les féliciter. +d’images

En circonscription aux Émirats arabes unis – Dubaï (4-5 mars 2022)

L’émirat de Dubaï, deuxième économie de la Fédération (26 % du PIB total), a centré son développement sur sa position privilégiée de plate-forme commerciale et touristique, avec un port et un aéroport qui comptent parmi les plus importants au monde, avant de se développer dans les services (services financiers, tourisme, commerce de détail, etc.).

La visite de notre délégation sénatoriale auprès du conseil national fédéral a contribué à renforcer les relations parlementaires, à promouvoir l’échange d’expérience entre nos deux pays, ainsi qu’à coordonner les points de vue sur de nombreuses questions régionales et international d’intérêt commun.

Diplomatie économique

Conseil national fédéral

Notre mission parlementaire a rencontré les membres du Conseil national fédéral.

Échanges avec le Dr Ali Al Nuaimi, président du comité Défense et Affaires étrangères et intérieures, avec lequel je m’étais déjà entretenu lors de mon précédent déplacement à Abu Dhabi, début 2020.

Nous avons discuté des principaux sujets internationaux : Ukraine, Yémen et accords d’Abraham entre les EAU et Israël. À ce titre, j’ai invité le Dr Ali Al Nuaimi à participer à la conférence que j’organise au Sénat, le 2 mai prochain, sur ces accords d’Abraham.

Le Conseil national fédéral fait fonction de Parlement au rôle consultatif. Depuis 2019, il est constitué à 50% de femmes. +d’images

Exposition universelle

Visite des pavillons

Retour pour la troisième fois à l’Exposition universelle de Dubaï. Le 3 décembre dernier, j’accompagnais le Président de la république, Emmanuel Macron (compte-rendu).

Ouverte en octobre 2021, l’Exposition universelle fermera ses portes fin mars 2022.

Avec le groupe d’amitié, nous nous sommes rendus sur les pavillons des Émirats arabes unis (photo 1), de l’Arabie saoudite (photo 2), du Koweït, de Bahreïn et de la France. Notre pavillon « Lumière, lumières » est une vitrine de la vision et du savoir-faire français à l’international. Il a enregistré 1,5 million de visiteurs.

Le lendemain, je suis revenu en compagnie de Nawal Mouhtaram, entrepreneuse dans l’immobilier à Dubaï qui m’a guidé sur l’expo. Nous avons visité le pavillon du GCC, de Djibouti, du Brésil, d’Israël, du Royaume-Uni, d’Éthiopie et bien évidemment celui de l’Ukraine.

J’ai visité 19 pavillons au total, si on ajoute ceux de la Belgique, la Serbie, le Chili, le Maroc, l’Inde, le Qatar et Oman. Le 20ème étant le pavillon d’honneur, où j’ai assisté à la signature de contrats commerciaux en présence du Président de la république, en décembre.

Cerise sur le gâteau : la délégation du groupe d’amitié que je présidais a été reçue par le Cheikh en charge de l’Exposition universelle. Une rencontre qui m’a offert l’opportunité de saluer le formidable succès de cet événement.

80% des pavillons resteront en place lorsque l’exposition fermera ses portes. +d’images

Pavillon de l’Ukraine

En solidarité avec le peuple ukrainien, qui subit l’invasion de la Russie, les visiteurs déposent un message sur un Post-it, dont le nombre tapisse les murs du pavillon ukrainien de l’Exposition universelle de Dubaï.

Une vidéo du président Volodymyr Zelensky appelle au respect de l’intégrité et de la souveraineté de son pays.

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Pavillon du GCC

Dans le prolongement de mon entretien à Riyad avec le Dr. Nayef Falah M. Al-Hajraf, secrétaire général du GCC (Gulf Cooperation Council for the Arab States), je me suis rendu sur le pavillon du GCC, lors de mon passage à l’Exposition universelle à Dubaï.

Merci à toute l’équipe exposante pour son chaleureux accueil.

+vidéo

Entrepreneurs

Communauté française

Outre le petit-déjeuner que j’avais organisé en compagnie de Gilles Grima, conseiller des FDE pour les EAU, auprès de la communauté d’affaires d’Abu dhabi le 3 mars, nous avons renouvelé l’exercice à Dubaï le 5 mars avec les entrepreneurs de Dubaï, en présence de Geoffroy Bunetel, président de la Chambre de commerce qui réunit les deux Business Group (Dubaï et Abu Dhabi) depuis l’an dernier.

Les start-upers de Dubaï m’avaient suggéré de faire notre réunion chez David, boulanger-pâtissier, qui a partagé son parcours exceptionnel avec une force de caractère exemplaire lui permettant de surmonter tous les obstacles.

Le lendemain soir, la délégation sénatoriale a offert une réception à la communauté française au lycée français international Georges Pompidou, en présence d’Hervé Serol, conseiller des FDE pour les EAU, de Nathalie Kennedy, consule générale de France à Dubaï et de Omar Germouni, président du conseil de gestion du lycée Pompidou.

Il m’est revenu l’honneur de prononcer le discours de clôture de notre mission en Arabie saoudite et aux Émirats, à la suite de Laurent Lafon, président de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication.

Pendant une semaine, j’ai eu le privilège de faire un voyage historique avec huit collègues qui pour sept d’entre-eux découvraient le Moyen-Orient.

J’ai déclaré que j’étais particulièrement heureux de terminer cette semaine en compagnie de la « French smart génération » de Dubaï ! +d’images

En circonscription aux Émirats arabes unis – Abu Dhabi (2-3 mars 2022)

Dans le prolongement de la mission sénatoriale en Arabie saoudite (CR Riyad et CR Al-Ula & Djeddah), notre délégation de neuf sénateurs a été accueillie par Xavier Chatel, ambassadeur de France aux Emirats arabes unis. A Abu Dhabi, la présence française est emblématique, notamment à travers le musée du Louvre, la Sorbonne, la base navale, l’Institut français mais aussi grâce à sa communauté d’affaires très active.

Fondée en 1971 lors du départ des Britanniques, la Fédération des Émirats arabes unis est constituée de sept émirats, dont Abou Dhabi et Dubaï. Les communautés étrangères représentent 90 % de la population de cet état fédéral de 9 millions d’habitants !

La visite du président de la République, à laquelle j’ai participé en décembre dernier (compte-rendu), a conforté notre relation bilatérale avec un renforcement de notre partenariat stratégique dans tous les domaines, notamment militaire (achat de 80 Rafales et de 12 hélicoptères), économique (feuille de route pour des investissements émiriens à hauteur de 15 milliards dans les secteurs innovants en France) et culturel (prorogation du Louvre Abou Dhabi pour dix ans).

Sécurité

Safe City Center

Les EAU sont un partenaire de la France dans le domaine de la lutte anti-terroriste, qui fait l’objet d’échanges denses et constants.

Sur le plan sécuritaire, les Émirats consacrent de très nombreux moyens et recours aux technologies les plus modernes pour prévenir la criminalité, le radicalisme et l’extrémisme.

Lors de ma visite en novembre dernier à Dubaï, les Françaises vivant sur place me confiaient se sentir en totale sécurité, alors même qu’aucun policier ne sillonnait les rues.

Voilà pourquoi j’ai proposé au groupe d’amitié France-Pays du Golfe, composé de Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat et Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les EAU de visiter le Safe City center de la police d’Abou Dhabi au ministère de l’Intérieur.

Accueillis par le lieutenant-colonel Saeed Al Shehhi, directeur du département des opérations de sécurité, nous avons visité la salle des opérations de sécurité.

Le réseau important de caméras associés à l’intelligence artificielle leur permet de développer des outils qui facilite les recherches.

La police cherche à anticiper les crimes en développant des outils permettant de prédire les comportements dangereux. Cette méthode pourrait être susceptible de faire baisser, entre autres, les violences domestiques.

L’analyse des réseaux sociaux leur permet de mieux appréhender les tensions dans les communautés et de faire des suggestions d’actions pour faire baisser la pression.

Beaucoup d’informations collectées durant ce rendez-vous qui nous permettront d’alimenter de nombreuses réflexions pour améliorer par exemple la sécurité routière.

Vidéo : Drone « feu tricolore » pour pallier un feu défaillant. +d’images

Défense

Base navale française

Visite de la base navale française de Mina Zayed par le groupe d’amitié France-Pays du golfe, en compagnie de Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat et Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les EAU.

Accueillis par le colonel Hervé Bouault, adjoint interarmées des FFEAU, nous avons assisté à une présentation des diverses opérations dans lesquelles nos forces ont été engagées, comme Arpagan qui a abouti à l’évacuation d’Afghanistan de 2834 personnes dont 200 français.

L’opération Narcops a permis la saisie de 32,8 tonnes de drogue, soit 73% des saisies globales de la Marine nationale.

Nous avons bénéficié de l’escale de la frégate Guépratte à la faveur de manœuvres conjointes entre Oman, le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, au large d’Oman. +d’images

Culture

Louvre Abu Dhabi
Un musée universel au service du rayonnement de la France

Accueillis par Manuel Rabaté, directeur du Louvre d’Abu Dhabi, la mission conjointe de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon et le groupe d’amitié France-Pays du golfe a visité le musée du Louvre d’Abu Dhabi.

Inauguré par le Président Emmanuel Macron le 8 novembre 2017, ce musée constitue le plus grand projet culturel porté par la France à l’étranger à ce jour.

Dessiné par Jean Nouvel, le bâtiment est une prouesse architecturale conçue pour être « une esthétique en accord avec sa fonction de sanctuaire des œuvres d’art les plus précieuses ».

La collection permanente est composée de plus de 620 œuvres majeures. Une exposition temporaire était consacrée à Versailles.

Le musée dénombre, depuis son ouverture, plus de 2 millions de visiteurs. +d’images

Alliance française

A l’issue du concert de Louis Bertignac devant la communauté française, notre délégation sénatoriale a visité l’Alliance française d’Abu Dhabi dirigée par Franck Trouilloud.

La crise sanitaire a provoqué un effondrement des recettes. Franck Trouilloud, qui avait déjà été appelé par le passé pour remonter l’Alliance française de Malaga en Espagne, est à nouveau à l’oeuvre.

Il met en valeur les nouveaux locaux en cherchant à en faire un lieu de rencontres pour les Français à la faveur des événements qu’il organise.

Le succès du concert de Louis Bertignac en est une belle illustration. +d’images

Entrepreneurs

Communauté française d’affaires

En marge du déplacement de la mission parlementaire aux EAU, Gilles Grima, conseiller des Français de l’étranger pour les EAU et Oman, avait organisé un petit-déjeuner avec la communauté d’affaires française établie à Abu Dhabi.

Gilles avait tenu à réunir à la fois des cadres représentant les grandes entreprises françaises (Dassault, Naval group….) et des start-upers à l’image de Carine Helbecque et Selwat Cherrat qui ont fondé « Le Rendez-vous », un concept store pour présenter les créations de mode.

Participaient également à la réunion, Guillaume Nassif, conseiller des FDE, et Alain Thevenot, ancien conseiller des FDE de 2014 à 2021.

Le débat a porté principalement sur les conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés rencontrées par les jeunes pousses dans un environnement ultra compétitif.

Un grand merci à Gilles Grima pour cette superbe réunion qui a réuni une trentaine de participants. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite – Al-Ula et Djeddah (28 fév. – 2 mars 2022)

La visite de neuf sénateurs en Arabie saoudite a été conjointement organisée par la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon et le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside.

Après avoir visité le fort d’Al-Masmak et le Musée National de Riyad dans la capitale du Royaume, nous avons également découvert les projets emblématiques saoudiens dans le domaine du patrimoine et du tourisme tels que le site Al-Ula et la réhabilitation de la vieille ville de Djeddah.

Al-Ula

Capitale mondiale de l’archéologie

L’Arabie saoudite ouvre au public le deuxième site Nabatéen après Petra en s’appuyant sur l’expertise française pour dévoiler ses richesses.

Al-Ula est situé dans le nord du pays.

La visite des sites a été organisée et animée par Laïla Nehmé (archéologue et épigraphiste spécialiste des Nabatéens, directrice de recherche au CNRS) qui travaille sur le site depuis 2002.

La délégation sénatoriale exprime toute sa gratitude à Laïla Nehmé.

Dans le cadre de l’accord intergouvernemental pour le développement d’Al-Ula signé le 10 avril 2018 entre la France et l’Arabie saoudite, l’expertise française est mise au service de l’ensemble du projet de développement du gouvernorat d’Al-Ula et porté par la Commission Royale pour Al Ula (RCU).

Cette expertise française est placée par l’Agence Française pour le Développement d’Al-Ula (AFALULA), composée aujourd’hui d’une cinquantaine de personnes, qui intervient dans chacun des domaines suivants : culture, tourisme et hôtellerie, sports, enseignement supérieur, recherche (dont archéologie), architecture, infrastructures, agriculture, botanique, cheval, sécurité.

Son Altesse, le Prince Badr bin Abdullah bin Mohammad bin Farhan Al Saud, également ministre de la Culture, est le Gouverneur d’Al-Ula.

Culture :
Lors de la visite présidentielle le 4 décembre 2021, un accord inter-gouvernemental a été signé pour la création d’un complexe culturel franco-saoudien, la « Villa Hégra », reliant Al-Ula au réseau international des « Villas » (Villa Médicis, Casa Velasquez, Villa Kujoyama etc.) La préfiguration culturelle de la Villa pourrait démarrer dès cette année tandis que le bâtiment devrait être construit d’ici 2023-2024.
Dans le cadre du MasterPlan 1 (MP1) validé en 2020 par le prince héritier, Mohammed Ben Salman, un projet de constellation de 9 musées est prévu, comprenant notamment le musée d’Hégra, le musée du basalte noire, le musée de l’encens, le musée du cheval, ainsi que le Kingdom Institute, un centre de recherche consacré à l’archéologie et l’histoire de l’art.

Tourisme et hôtellerie :
Dans le cadre du développement du tourisme à Al-Ula, l’offre hospitalière est l’un des principaux enjeux. Plusieurs nouveaux hôtels se sont développés au cours des dernières années, doublant quasiment l’offre de clés, dont l’hôtel de la société mexicaine Habitas qui a ouvert ses portes fin 2021. L’hôtel Banyan Tree (opéré par le groupe Accor) doit entrer en phase de rénovation/construction d’ici mars 2022 pour rouvrir ses portes d’ici la fin 2022. À noter que le projet d’hôtel Sharaan dessiné par l’architecte Jean Nouvel et ciblant une clientèle de luxe, implique des travaux de grande envergure et nécessitera encore plusieurs années.
D’autres projets de développement du tourisme impliquent des partenaires français : promotion de la destination et de la marque Al-Ula (avec les agences Traveller Made et Voyageurs du Monde), projet Al Ula Orient Express (dans un partenariat AFALULA – Orient Express – Accor – SNCF et IMA) visant à la conception et la négociation du projet de développement d’un Orient Express à Al-Ula).

Sports :
Al-Ula s’intègre à de nombreux évènements sportifs nationaux du Royaume, notamment le Rallye Dakar.
Dans le cadre de la Saison Culturelle d’Al-Ula (festival culturel de décembre à mars), des évènements sportifs de haut niveau sont proposés aux touristes, notamment dans le secteur équestre (compétition de polo, courses d’endurance, etc.) mais également dans le cadre d’un Ecotrail, organisé par une société française.

Enseignement supérieur et coopération linguistique :
Depuis le 1er novembre 2021, l’Alliance Française d’Arabie saoudite (AFAS) s’est implantée à Al-Ula au sein de l’Institut des Langues d’Al-Ula, opéré par Education First (même opérateur que pour l’enseignement de l’anglais).
Deux enseignants ont été recrutés de France pour enseigner le français sur place.
La formation de la population locale est l’un des piliers du projet d’Al-Ula.
Dans le cadre d’un accord (MoU) signé le 4 décembre 2021, l’Ecole Ferrandi s’implantera à Al-Ula au sein d’un International College for Hospitality and Tourism (ICTH).
Le bâtiment ICTH devrait voir le jour aux côtés de la Villa Hégra en 2023-2024.

Recherche (dont archéologie) :
L’un des principaux volets du développement du tourisme à Al-Ula repose sur l’exploration et la valorisation des sites archéologiques du gouvernorat (et de ses alentours). Il existe au total 7 missions archéologiques franco-saoudiennes en cours à AlUla dont Mada’in Salih (contrat CNRS – Ministère de la Culture saoudien) dirigée par Laïla Nehmé.

Sécurité :
Dans le cadre de la visite d’Emmanuel Macron le 4 décembre 2021, un accord a été signé entre la RCU et Thales afin d’apporter l’expertise technologique française dans le domaine des villes intelligentes (smart cities) et de doter Al-Ula des meilleurs standards dans les domaines de la sécurité, de la durabilité et du bien-vivre des habitants. +d’images

Djeddah

Projet culturel : la réhabilitation de la vieille ville

Troisième étape imprévue, la délégation sénatoriale est passée par Djeddah depuis Al-Ula pour cause de transit aérien afin de pouvoir poursuivre son programme vers les Émirats arabes unis.

Le ministère des Affaires étrangères saoudien a organisé un passage par la vieille ville pour permettre aux parlementaires d’apprécier l’investissement du Royaume pour préserver son patrimoine historique.

De retour sur le site où j’avais accompagné Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, le 4 décembre 2021, nous avons été accueillis par Nadia Chaaya, présidente du conseil consulaire de Djeddah, et par El Mostafe Mihraje, consul général à Djeddah.

Laurent Lafon, président, et les membres de la commission sénatoriale de la Culture, de l’Éducation et de la Communication ont pu comprendre les raisons qui ont incité notre ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, à s’impliquer pour développer un partenariat bilatéral, afin de soutenir les efforts de l’Arabie saoudite dans ce domaine. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite – Riyad (25 fév. – 28 fév. 2022)

Toute notre gratitude à nos collègues du Majlis Al Shoura pour l’extraordinaire programme proposé et le ministère des Affaires étrangères saoudien pour l’assistance fournie tout au long de cette visite de 4 jours qui nous a conduits de Riyad à Al-Ula, puis Djeddah.

Nos remerciements vont aussi à Ludovic Pouille, ambassadeur de France, et à toute son équipe pour leurs efforts et leur soutien.

Merci enfin aux conseillers des Français de l’étranger Mira Abiramia (Riyad) ; Nadia Chaaya (Pdte du conseil consulaire), Abdeljabbar Elameri et Élise Bouthenet (Djeddah) de leur présence.

Diplomatie parlementaire

Neuf sénateurs

Une délégation de neuf sénateurs s’est successivement rendue à Riyad, Abou Dhabi et Dubaï (*).

Ce déplacement (du 25 février au 6 mars) a été conjointement organisé par la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon et le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside.

48 heures avant le départ, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, nous a adressé une lettre de soutien en se réjouissant que nos relations bilatérales avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis soient « nourries par des visites parlementaires », comme celle que nous organisons avec Laurent (lire).

En effet, notre démarche s’inscrit dans le prolongement du déplacement du président Macron à Dubaï, Doha et Djeddah (2-4 déc. 2021) auquel j’ai eu le privilège de participer (Compte-rendu).

Vice-ministre des Affaires étrangères

Dès notre arrivée à Riyad, nous avons été reçus par le vice-ministre des Affaires étrangères SE Walid Al Khuraiji.

Nous avons eu l’opportunité d’évoquer plusieurs sujets dont au premier chef l’engagement militaire du Royaume au Yémen.

J’ai souhaité connaître la position du Royaume concernant l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie pour renverser un pouvoir élu démocratiquement. Le ministre a répondu que l’Arabie saoudite prône la paix, le respect de l’intégrité territoriale et des principes de la charte des Nations unies.

Concernant les effets de la crise militaire pouvant entraîner une hausse des prix de l’énergie, le vice-ministre s’est voulu rassurant en indiquant que son pays ne serait pas enclin à voir s’ajouter une crise de l’énergie après la crise sanitaire mondiale et ce conflit militaire naissant.

Nous avons également évoqué la question du Levant. Le ministre des Affaires étrangères saoudien se rendait ce jour-là à Paris pour rencontrer son homologue Jean-Yves Le Drian à ce sujet.

La discussion partagée avec les autres membres de la délégation a porté sur l’actualité régionale et internationale et le renforcement de la coopération franco-saoudienne dans tous les domaines. +d’images

Majlis Al-Shoura

De retour au Majlis Al-Shoura dans le prolongement de ma visite en novembre 2021, la délégation sénatoriale en visite officielle à Riyad a été reçue par le vice-président du Majliss Al-Shoura, SE Dr Meshaal bin Fahm Al Salmi.

Le déplacement d’une délégation composée de membres de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon, et de membres du groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside, a réuni 9 sénateurs.

Il démontre l’importance de notre relation bilatérale et renforce les liens de confiance entre les parlements des deux pays.

Hoda Al-Helaissi, membre francophone du conseil de la Choura, venue nous accueillir à notre arrivée à l’aéroport, a reconnu le caractère historique de ce déplacement.

Sur la suggestion de Hoda Al-Helaissi, nous avons convenu de créer un groupe de travail commun entre nos deux assemblées pour trouver des synergies dans la lutte contre le terrorisme radical. Côté Sénat, il sera conduit par Nathalie Delattre, VP du Sénat et Pdte déléguée du groupe d’amitié pour l’Arabie saoudite.

Dr Ayman Fadil, Pdt du groupe d’amitié pour la Choura nous a à nouveau accueilli avec beaucoup de chaleur et de faste. Nous lui en sommes sincèrement reconnaissants.

La Choura a une fonction essentiellement consultative.

Elle a le pouvoir de rédiger des propositions de loi destinées au cabinet gouvernemental ou au Roi, de proposer des révisions et des amendements, ainsi que de demander audience aux ministres qui ne sont pas issus de la famille royale.

En revanche, seul le Roi a le pouvoir d’adopter les textes de loi et de les faire respecter. L’Assemblée peut transmettre des recommandations au Roi, réaliser des études collégiales, examiner les budgets des ministères et leur demander des informations sur leur secteur de compétences respectif.

L’Assemblée consultative saoudienne compte 150 membres, nommés pour quatre ans par le Roi, dont 20% de femmes. +d’images

Conseil de Coopération des États arabes du Golfe (CCEAG)

Entretien avec Nayef Al-Hagraf, Secrétaire général du CCEAG en compagnie de la délégation de la Culture,  de l’Education et la Communication, présidée par Laurent Lafon et celle du groupe d’amitié France-Pays du golfe.

Le CCEAG a été créé en 1981. Il réunit l’Arabie Saoudite, Bahrein, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman.

Ses priorités sont l’intégration économique et le développement d’une politique de défense commune.
En matière d’intégration économique, les États membres ont fait aboutir le projet d’union douanière, une TVA commune entrée en vigueur en 2018.

Notre échange a porté sur le conflit au Yémen et l’initiative de paix présentée par Riyad le 22 mars 2021.

J’ai souhaité connaitre la position des pays du Golfe suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le Secrétaire général m’a répondu que les pays du Golfe plaidaient pour le respect de la souveraineté des États et de la charte des Nations Unies.

Il a également partagé la préoccupation des états membres du CCEAG à l’égard de l’Iran qui nourrit les crises régionales en Syrie, en Irak, au Yemen et au Liban. +d’images

Etidal

Etidal – Centre international pour la lutte contre l’idéologie extrémiste

Visite d’Etidal, le centre dédié à la lutte contre l’extrémisme sur Internet, en compagnie des membres du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite et Joëlle Garriaud-Maylam.

Inauguré le 21 mai 2017 à Riyad, le centre Etidal (qui signifie modération en arabe) se fixe pour objectif de lutter contre l’idéologie extrémiste sur Internet et de promouvoir une culture de la modération et de la tolérance.

Il conduit, à cet effet, des actions dans trois domaines : la surveillance en ligne et la collecte de données dans le monde entier dans plusieurs langues et dialectes ; l’analyse, sur cette base, des ressorts de l’extrémisme à travers des activités de recherche, de diagnostic et de « fact-checking » ; la conception et la diffusion sur les réseaux sociaux, en arabe et en anglais (Twitter, Facebook etc), d’un contre-narratif à l’extrémisme et d’informations sur les ressorts de l’idéologie extrémiste.

Etidal regroupe, à ce stade, douze pays, parmi lesquels le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Il s’appuie également sur un réseau de partenaires : organisations et agences gouvernementales, entreprises, universités et « think-tanks », agences de sécurité et de renseignement.

Sur le plan de la gouvernance, Etidal n’est rattaché ni au ministère de l’Intérieur, ni à la Présidence de la sécurité de l’État, mais relève directement du Prince héritier, Mohamed bin Salman.

Il est piloté par un Conseil d’administration composé de douze Directeurs représentant les pays et organisations membres du centre et renouvelé tous les cinq ans.

Un Haut Comité pour l’idéologie, composé de chercheurs et d’intellectuels est chargé d’élaborer son programme idéologique et de définir des mécanismes pour le mettre en œuvre.

Ses opérations sont placées sous la conduite d’un Secrétaire général, le Dr. Mansour al-Shammari qui nous a accueilli avec son équipe.

Le Centre utilise un ensemble d’indicateurs de performance clés bien définis pour évaluer à la fois la performance interne de son fonctionnement et l’impact externe de ses activités, ainsi que leur lien avec la réalisation de la vision, de la mission et des objectifs stratégiques recherchés.

Ces objectifs comprennent : la prévention par la réfutation de la rhétorique extrémiste, la lutte contre les activités extrémistes en ligne, la sensibilisation, ainsi que la promotion de la coopération internationale et de la mise en œuvre de partenariats.

Le Laboratoire d’innovation du centre (Innovation Lab) a pour but d’adapter et de créer les outils technologiques permettant de lutter contre l’extrémisme sur Internet.

Il s’appuie à cet effet sur une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et d’experts, qui développent des algorithmes et modèles en interne, ainsi que sur des partenaires tels que Google.

Avec des taux d’exactitude pouvant aller jusqu’à 98%, ces modèles permettent d’évaluer les affinités pour un groupe extrémiste (Sentiment prediction model), de localiser des internautes suspects (Localisation prediction model) et de connaître leur genre (Gender detection model) et les spams envoyés (Spam detection model).

Le centre est, ainsi, capable de définir en temps réel quels groupes extrémistes représentent une menace, de mesurer leur audience et leur soutien sur les réseaux sociaux et de déterminer quels comptes Twitter doivent être désactivés en priorité pour enrayer la diffusion de leur idéologie.

La stratégie media, enfin, est le fer de lance des activités du centre, en construisant et diffusant des contre-narratifs à l’idéologie extrémiste. À travers des contenus audiovisuels variés (images, vidéos, graphes, etc…), des messages et récits – souvent inspirés de faits réels – diffusés sur les réseaux sociaux visent à déconstruire les idées véhiculées par les groupes extrémistes.

Les allures futuristes du centre Etidal permettent de prendre la mesure de l’exceptionnelle capacité d’analyse des logiciels innovants et des équipes de chercheurs pluridisciplinaires.

Quelque trois cent cinquante opérateurs analysent en temps réel des données numériques dans le monde entier.

Ces opérateurs sont divisés en trois équipes : l’analyse multimédia, visant à identifier les internautes extrémistes recensés dans une base de données de reconnaissance faciale ; le tableau de bord des données, qui permet d’attribuer à chaque contenu jugé à risque un « ticket », pour transmission éventuelle aux services de sécurité compétents ; la surveillance des chaînes télévisées, avec la retranscription par écrit du contenu de plus de cent chaînes dans dix langues et une analyse par mots-clefs afin de détecter les contenus extrémistes.

Environ quatre cents personnes, très majoritairement des jeunes saoudiens ayant étudié en Californie, sont actuellement employées par le centre. +d’images

Communauté française

Réception à la Résidence

Merci à Ludovic Pouille, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, d’avoir convié les représentants de la communauté française à rencontrer notre délégation à la Résidence de France.

Près de 200 personnes étaient réunies dont les conseillers des Français de l’étranger Mira Abiramia pour la circonscription de Riyad et les trois conseillers venus spécialement de Djeddah : Nadia Chaaya (Pdte du conseil consulaire), Abdeljabbar Elameri et Élise Bouthenet.

Ludovic Pouille a souligné les succès obtenus suite à la visite du Président Emmanuel Macron, le 4 décembre dernier à Djeddah, et mis en valeur les atouts de nos entreprises pour contribuer à la réussite de la vision 2030 exprimée par son Altesse royale le prince héritier.

L’ambassadeur pense que notre communauté nationale, qui compte 6000 résidents dans le Royaume, pourrait atteindre 30.000 personnes d’ici à 2030.

Cet événement m’a permis de répondre aux interviews des journalistes présents et de retrouver de nombreux compatriotes installés en Arabie saoudite comme Philippe Corbel, président de l’UFE Riyad et son équipe, mais également les conseillers du commerce extérieur de de la France. +d’images

Diplomatie économique

Diriyah

Comme je l’avais fait en novembre 2021, je suis revenu avec notre délégation sénatoriale pour lui faire découvrir le fabuleux projet de la Diriyah Gate Development Authority (DGDA).

Ce projet vise à faire de Diriyah, zone autour du site patrimonial At-Turaif inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010, l’une des premières destinations touristiques de la région pour les activités de visites historiques, culturelles, artistiques et de loisirs.

La zone a fait l’objet d’un plan de restauration visant à redonner vie à son patrimoine historique.

Les travaux à Diriyah sont toujours en cours, et portent sur le développement de l’ensemble de l’oasis.

Nous avons pu observer l’avancement des travaux dans le quartier d’Al Turaif, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, avant d’assister en avant-première à un son et lumière époustouflant sur le site. +d’images

Qiddiya

Qiddiya, ville du divertissement, du sport et de la culture

Accompagné de Laurent Lafon, président de la commission Culture, Enseignement et de la Communication, j’ai rencontré Philippe Gas, un Français qui a dirigé Eurodisney pendant 7 ans, qui est le directeur général du gigaprojet Qiddiya depuis décembre 2020.

La ville du divertissement de Qiddiya, développée par la Qiddiya Investment Company (QIC), incarne les ambitions touristiques de l’Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030 et la volonté du pays de diversifier son économie.

La future ville est actuellement en construction à 40 kilomètres de la ville de Riyad. Elle ambitionne de devenir la plus grande place de parcs d’attraction au monde, devant Orlando aux États-Unis.

Le groupe Bouygues Constructions a récemment remporté un contrat d’un milliard de dollars, en co-entreprise avec le groupe saoudien Almabani, pour la construction du parc d’attraction SixFlags dont la première phase doit être achevée en 2023.

L’ensemble de la ville de Qiddiya doit être livré à l’horizon 2030 et vise à accueillir plus de 40 millions de visiteurs par an.

Qiddiya répond à une demande, encore largement non satisfaite sur le territoire national, d’activités de loisirs et de divertissement d’une population dont la moitié est âgée de moins de 25 ans. Le schéma directeur du projet a été approuvé en 2019.

La cité de Qiddiya comprendra des parcs de loisirs à thème, des installations sportives et des aires culturelles.

Un stade de 65 000 places y sera construit pour accueillir des événements sportifs internationaux.

Des centres commerciaux, des restaurants et des hôtels seront également construits.

L’achèvement de l’ensemble du site est prévu en 2030. +d’images

Conseil d’affaires franco-saoudien

Mohamed ben Laden, président du conseil d’affaires franco-saoudien, a reçu la mission parlementaire en présence de plusieurs membres influents du conseil pour évoquer les opportunités offertes par le Royaume.

Avec un PIB de 782 milliards USD en 2019, l’Arabie saoudite est la première économie du Moyen-Orient et la 20ème économie mondiale.

Le plan stratégique Vision 2030 reflète l’ambition du Royaume de transformer les fondamentaux de l’économie saoudienne. Un ambitieux programme visant à injecter 427 milliards de dollars d’investissements dans les secteurs de l’industrie, des infrastructures et des services a été lancé en 2019 pour réduire la dépendance au pétrole.

MÉDIAS

MEDIA – ASHARQ NEWS / BLOOMBERG :
Interview sur la situation en Ukraine.
Vidéo

MEDIA – ARAB NEWS :
« Une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Pays du Golfe en visite à Riyad » (26 fév. 2022). Lire

MEDIA – ARAB NEWS :
«L’Arabie Saoudite a toujours agi comme un État responsable», indique Olivier Cadic (01 mars 2022). Lire

MÉDIA – ARAB NEWS :
La délégation française impressionnée par le succès d’Etidal dans la lutte contre l’extrémisme (01 mars 2022) + vidéo. Lire

MÉDIA – ARAB NEWS :
La vision 2030 ouvre de nouvelles perspectives pour la France, affirme Laurent Lafon (01 mars 2022). Lire

(*) Composition de la délégation :

Membres de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication :
– M. Laurent LAFON Président Sénateur (UC) du Val-de-Marne
– M. Pierre OUZOULIAS Vice-Président Sénateur (CRCE) des Hauts-de-Seine
– Mme Céline BOULAY-ESPÉRONNIER Sénatrice (LR) de Paris
– Mme Sonia de La Provôté, Sénatrice (UC) du Calvados
– M. Jacques GROSPERRIN Sénateur (LR) du Doubs
– M. Lucien STANZIONE Sénateur (SER) du Vaucluse

Membres du groupe d’amitié France – Pays du Golfe :
– M. Olivier CADIC Président, Sénateur (UC) représentant les Français de l’étranger
– Mme Nathalie DELATTRE Sénatrice (RDSE) de la Gironde, Vice-Présidente du Sénat, Présidente déléguée pour l’Arabie saoudite
– Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM Sénatrice (LR) représentant les Français de l’étranger, Présidente déléguée pour les Émirats arabes unis

Diplomatie parlementaire – Neuf sénateurs français se rendent en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis

Ce 25 février, départ pour le Moyen-Orient avec une délégation de neuf sénateurs qui se rendra successivement à Riyad, Abou Dabi et Dubaï.

Ce déplacement (du 25 février au 6 mars) a été conjointement organisé par la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, présidée par Laurent Lafon (à l’image) et le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside.

Nous sommes accompagnés par la présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, Nathalie Delattre et la présidente déléguée pour les Émirats arabes unis, Joëlle Garriaud-Maylam.

48 heures avant le départ, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, nous a adressé une lettre de soutien en se réjouissant que nos relations bilatérales avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis soient « nourries par des visites parlementaires », comme celle que nous organisons avec Laurent.

En effet, notre démarche s’inscrit dans le prolongement du déplacement du président Macron à Dubaï, Doha et Djeddah (2-4 déc. 2021) auquel j’ai eu le privilège de participer (compte-rendu).

Composition de la délégation :

Membres de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication :
– M. Laurent LAFON Président Sénateur (UC) du Val-de-Marne
– M. Pierre OUZOULIAS Vice-Président Sénateur (CRCE) des Hauts-de-Seine
– Mme Céline BOULAY-ESPÉRONNIER Sénatrice (LR) de Paris
– Mme Sonia de La Provôté, Sénatrice (UC) du Calvados
– M. Jacques GROSPERRIN Sénateur (LR) du Doubs
– M. Lucien STANZIONE Sénateur (SER) du Vaucluse

Membres du groupe d’amitié France – Pays du Golfe :
– M. Olivier CADIC Président Sénateur (UC) représentant les Français de l’étranger
– Mme Nathalie DELATTRE Sénatrice (RDSE) de la Gironde, Présidente déléguée pour l’Arabie saoudite
– Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM Sénatrice (LR) représentant les Français de l’étranger, Présidente déléguée pour les Émirats arabes unis

Sénégal / Dakar – Forum international sur la Paix et la Sécurité (5-7 déc. 2021)

À l’invitation de Florence Parly, ministre des Armées, j’ai assisté à la 7ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité, consacré aux enjeux de stabilité et d’émergence en Afrique dans un monde post-covid 19.

Parmi les parlementaires composant la délégation, j’ai eu le plaisir de retrouver, mon ancien collègue et ami Jean-Marie Bockel, mes collègues Joëlle Garriaud-Maylam et Rachid Temal, ainsi que le député des Français de l’étranger, M’jid El Guerrab.

Très heureux d’avoir pu revoir Nicolas Soyere et Gérard Sénac, nos conseillers des Français de l’étranger au Sénégal présents lors du premier Conseil local de développement auquel ils ont pu assister grâce à la loi votée en juillet dernier. Une pensée à Balkis Kaouk, présidente du Conseil consulaire qui, étant en déplacement à Paris, n’a pu être présente ce jour-là.

Pour l’anecdote, avant d’embarquer pour Dakar, j’avais atterri la veille à Orly à 22h00 de retour de Djeddah. Le Président de la République m’avait invité à l’accompagner lors de son déplacement au Moyen-Orient, au cours duquel un contrat de vente de 80 Rafale a été conclu avec les Émirats arabes unis (compte-rendu). Florence Parly et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, étaient également du voyage. Dimanche matin, l’avion présidentiel a été une nouvelle fois mis à contribution pour le vol Paris-Dakar.

Je remercie vivement Florence Parly et Jean-Yves Le Drian de m’avoir proposé de les accompagner au Sénégal avec la délégation parlementaire.

Diplomatie

Forum international sur la Paix et la Sécurité

Tandis que je participais à la séquence du lundi matin avec Jean-Yves Le Drian à l’Institut Pasteur (voir ci-desous), Florence Parly, ministre des Armées assistait à la cérémonie d’ouverture du Forum de Dakar en présence du panel des hautes autorités.

Parmi les défis sécuritaires et les nouvelles menaces, le ministre a souligné l’importance de la lutte contre la désinformation. Florence Parly considère que les fake news sont une arme cyber à prendre en compte au même titre que les menaces terrestres, maritimes ou aériennes.

Nous avons rejoint le forum à la mi-journée. Jean-Yves Le Drian est intervenu l’après-midi. Il a déclaré qu’il fallait conjuguer solidarité internationale et souveraineté.

La solidarité s’exprime par les livraisons de vaccins. « Il y a ceux qui annoncent et ceux qui livrent. Ce ne sont pas toujours les mêmes ». On comprend qu’il faisait mention des déclarations de la Chine…

45 millions doses ont déjà été livrées aujourd’hui par l’UE, dont 14 millions par la France. 120 millions de doses seront apportées par la France d’ici à mi-2022.

L’objectif que l’Afrique devienne souveraine en matière de production de vaccins. Cela s’illustre au Sénégal avec le projet MADIBA auquel nous contribuons. Le ministre a prévenu qu’il était illusoire d’envisager une relance sans que la sécurité ne soit assurée.

Dîner

Les ministres ont invité la délégation à un dîner le soir, avant de reprendre l’avion pour Paris, afin de partager nos impressions. Nous avons été rejoints par Nicolas Soyere, ancien St Cyrien, conseiller des FDE pour le Sénégal, qui a partagé son analyse de la situation dans la sous-région lors d’un tête à tête avant le repas.

J’ai eu également le plaisir de retrouver simultanément Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal et Christophe Bigot, son prédécesseur qui m’avait accueilli lors de mon précédent déplacement au Sénégal. +d’images

Assemblée nationale

En marge du Forum international sur la paix et la sécurité de Dakar, la délégation parlementaire française a été reçue à l’Assemblée nationale du Sénégal par le président de la commission des Affaires étrangères, M. Papa Biram Touré, et le président de la commission de la Défense et de la Sécurité, M. Alioune Badara Diouf, en présence d’un groupe de députés parmi lesquels :
M. Boubacar Villiembo Biaye, député, 1er vice-président de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
Mme. Yaye Mane Albis, députée, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
Mme. Marieme Soda Ndiaye, députée, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Demba Babayel Sow, député, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Abdou Aziz Diop, député, membre de la commission des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ;
M. Mame Bounama Sall, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Khalil Ibrahima Fall, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
Mme Amininata Ly, députée, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Demba Keita, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;
M. Mor Kane Ndiaye, député, membre de la commission de la Défense et de la Sécurité ;

Durant l’échange, je me suis réjouis d’entendre des parlementaires sénégalais saluer l’action de la France dans la région sahélienne face au terrorisme. « Il n’y aurait plus d’état au Mali si la France n’était pas intervenue », selon certains. Ensemble, nous avons convenu qu’il fallait créer les conditions de la stabilité au Mali et protéger le plus ardemment possible les états démocratiques dans la région.

En matière sanitaire, les parlementaires sénégalais ont appelé à poursuivre la coopération entre la France et leur pays. Comme le terrorisme, la Covid-19 n’a pas de frontières.

Le renforcement des relations entre nos deux parlements est plus que jamais nécessaire face à ce double enjeu sécuritaire et sanitaire. +d’images

Santé

Institut Pasteur de Dakar (IPD)

Visite de l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) en présence du ministre Jean-Yves Le Drian, en compagnie de mes collègues sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et Rachid Temal ; et députés Isabelle Rauch, Sirra Sylla, M’jid El Guerrab, Jean-Francois Mbaye et de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal.

Nous avons été accueillis par l’administrateur général, Amadou Sall qui nous a fait visiter l’unité de production Diatropix de tests Covid-19 anti-g.

Réalisée en décembre 2020, la plateforme prévoit la production de 50 millions de tests en 2022, au format test de grossesse qui donne le résultat en quelques minutes.

L’IPD est un acteur majeur de la lutte contre la Covid-19, soutenu par l’ambassade de France au Sénégal, l’AFD et le réseau international des instituts Pasteur.

Lieu de la découverte du virus de la fièvre jaune en 1927, l’Institut Pasteur de Dakar produit du vaccin anti-amaril depuis les années 1930.

L’Institut est l’un des 4 producteurs de par le monde agréé par l’OMS et il joue, de ce fait, un rôle déterminant dans la disponibilité mondiale de ce vaccin au travers des appels d’offre des organismes des Nations Unies (UNICEF, OMS…).

Les besoins actuels en vaccin anti-amaril sont nettement supérieurs à la capacité mondiale de production et c’est pourquoi le projet de construction d’une nouvelle unité (projet AfricAmaril) a démarré en 2013 afin de doter le continent d’une usine de production répondant aux plus hauts standards et capable de produire plus de 20 millions de doses par an.

La nouvelle unité de fabrication de vaccins contre la fièvre jaune sera mise en place avec le soutien de l’AFD. Une partie du prêt octroyé par l’AFD sera transformée en une subvention nette afin de faciliter et accélérer la mise en œuvre de ce projet.

La finalisation de la construction de l’usine est prévue en 2022.

La France soutient également le projet MADIBA (Manufacturing in Africa for Disease immunization and Building Autonomy) de l’Institut Pasteur. La construction de cette usine de production de vaccins contre le Gui D-19 et d’autres maladies endémiques permettra de produire 50 millions de doses d’ici à fin 2022 et 300 millions de doses en 2023. +d’images

Aide au développement

Conseil local de développement

Installation à Dakar du 1er Conseil local de développement, institué par la loi de programmation de l’APD, votée à l’unanimité du Parlement l’été dernier, présidé par Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal, en présence du ministre Jean-Yves Le Drian.

(à l’image) Le ministre a salué la présence des parlementaires présents et des conseillers des Français de l’étranger, Gérard Sénac et Nicolas Soyere, qui participent de droit à ces conseils.

Ce Conseil local de développement permet d’inscrire l’octroi de l’aide publique au développement dans un dialogue étroit avec les pays partenaires, en prenant en compte les besoins spécifiques des populations cibles. Jean-Yves Le Drian a rappelé en introduction que dans chacun des postes, l’installation d’un comité local inclusif permettra de décider ensemble, d’éviter le travail en silo afin de définir des objectifs communs.

Le ministre nous a soumis la stratégie pays pour le Sénégal 2022/2025 préparée par le poste. Cela commence par l’accompagnement du Sénégal vers son émergence. La France apportera sur cette période une contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros, dont 250 millions de financements de l’AFD. Le quadruplement de ses interventions positionne la France comme le premier bailleur bilatéral du Sénégal.

La France soutient les projets de mobilité, vecteurs de transferts de compétences. Le TER de Dakar, qui devrait entrer en circulation le 24 décembre 2021, est la première pierre d’un système intégré de transports urbains.

Les 5 secteurs prioritaires de notre coopération pour l’émergence sont :
– Le développement urbain ;
– L’innovation et numérique ;
– L’agriculture et agroalimentaire ;
– Le tourisme ;
– Les énergies renouvelables.

Concernant le développement durable, la santé et l’agriculture responsable, les initiatives portées par la France s’inscriront dans le cadre du plan Sénégal Émergent Vert, avec un objectif de création d’un million d’emplois. Cela passe également par une mobilisation accrue dans le secteur de la santé pour lutter ensemble face à la Covid-19.

Les intervenants sénégalais ont présenté avec beaucoup de force leurs attentes et leurs idées pour que l’aide au développement se déploie efficacement. +d’images

Sécurité

Éléments français au Sénégal (EFS)

La délégation parlementaire, conduite par Françoise Dumas, présidente de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, a été accueillie par le général de brigade Michel Delpit, commandant des Éléments français au Sénégal (EFS), pour une présentation des forces armées, des matériels et des capacités opérationnelles de l’unité.

Créé en 2011, les EFS conduisent des actions de partenariat au profit des armées de la sous-région et contribuent à la préservation de nos intérêts en Afrique de l’Ouest.

Les EFS sont stationnés sur la presqu’ile de Dakar. Ils assurent un rôle de point d’appui logistique au profit des opérations françaises dans la sous-région.

Forts de 500 militaires et de 180 personnels civils sénégalais, leur zone de responsabilité permanente couvre les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie.

Cette mission de coopération militaire doit faire face à un contexte de dégradation constante de la situation sécuritaire dans la région, qui touche désormais les frontières des pays côtiers riverains de la zone sahélienne.

Je salue ce partenariat militaire opérationnel qui symbolise l’entente et l’amitié entre la France, le Sénégal et les pays de la sous-région. +d’images.

E.A.U – Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Ce 1er décembre, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai eu l’honneur d’accueillir au Sénat une délégation du Bureau exécutif de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme des Émirats arabes unis, conduite par son directeur, Hamid Saif Alzaabi.

Étaient en outre présents mes collègues, Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les Émirats arabes unis, Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït et Nathalie Goulet. +d’images

Le service France Consulaire sera étendu au monde entier en 2023

Le 4 novembre, lors de son audition devant notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, j’ai interrogé François Delattre, secrétaire général du MEAE, sur le nouveau service « France consulaire ».

Une audition qui s’est tenue dans le cadre du budget 2022 de l’Action extérieure de l’État.

➡ Verbatim de mon intervention

Monsieur le Secrétaire Général,

Je souhaite saluer les orientations budgétaires que vous avez présentées.

En tant que résident français au Royaume-Uni, je vous confirme, comme l’a fait ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam que l’équipe du consulat à Londres a été irréprochable pour accompagner nos compatriotes confrontés aux changements liés au Brexit.

Ma question porte sur le dispositif « France consulaire ».

Cette plateforme téléphonique centralisée doit permettre de faciliter les démarches consulaires pour nos concitoyens à l’étranger, en soulageant les standards des consulats qui peinent à répondre.

C’est une belle initiative qui est très attendue.
Lancée le mois dernier, elle sera étendue progressivement à l’Union européenne d’ici à fin 2022.
Son budget est de 500K euros annuels.

Je reviens du Maroc. L’ambassade a fait évaluer le coût d’un service externalisé pour une réponse téléphonique mutualisée pour les 6 consulats généraux auprès des centres d’appels du Maroc. Ils n’ont pas la capacité budgétaire pour assurer ce service.

En conséquence, le niveau de réponse au téléphone n’est pas satisfaisant ni du côté de l’administration, ni des utilisateurs.

Quand est-ce que le service France consulaire sera ouvert aux autres continents que l’UE ?
Quel est le budget prévu pour assurer ce service au niveau mondial en régime de croisière ?

➡ En réponse, le secrétaire général nous a apporté les précisions suivantes :

▫️Le service France consulaire a reçu 1500 appels depuis la mise en service à la mi-octobre.

▫️Il enregistre 98,5% de taux d’appels décrochés.

▫️Ce service sera étendu au monde entier en 2023.

▫️Le secrétaire général assure qu’un centre d’appel externalisé ne serait pas en capacité de répondre à toutes les questions qui lui seraient posées.

▫️Le budget pour France consulaire est de 920.000 euros en 2022 et bénéficiera d’un abondement de 520.000 euros pour le porter à un total de 1.440.000 euros.

Émirats Arabes Unis – Visite de l’ambassadrice

Heureux d’avoir fait la connaissance de Mme Hend Al Otaiba, nouvelle ambassadrice des Émirats Arabes Unis en France, lors de sa première visite au Sénat, ce 3 novembre.

Je l’ai accueillie en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, accompagné de ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les Emirats Arabes Unis.

Parlant couramment le français et ayant fréquenté une école française aux Émirats arabes unis pendant de nombreuses années, Mme Al Otaiba a obtenu sa maîtrise à la Sorbonne de Paris Abu Dhabi et au Collège de défense nationale des Émirats Arabes Unis.

Nos échanges ont été riches et variés sur divers thèmes bilatéraux. Nous avons également évoqué la perspective d’un déplacement de notre groupe d’amitié sénatorial aux Émirats Arabes Unis en 2022.

Je lui souhaite un plein succès dans sa mission diplomatique.

Groupe d’amitié France-Pays du Golfe – ministre de la Communication et de la Technologie de l’information

Très honoré d’avoir été accueilli par Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, avec ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, pour participer à un dîner à l’occasion de la visite de Abdullah Al-Sawaha, ministre de la Communication et de la Technologie de l’information.

Des représentants de grands groupes français et la députée Amélia Lakrafi assistaient également au dîner

Les relations entre la France et l’Arabie Saoudite se sont intensifiées ces derniers mois. Cette réunion du groupe d’amitié a permis d’évoquer de nombreux sujets :

L’espace : les autorités de Riyad ont exprimé leur désir de devenir un acteur d’importance mondiale dans le cadre de l’espace. Pour y parvenir, le Royaume cherche à créer un réseau de partenariats au niveau international, tant avec des agences spatiales, des entreprises privées, des universités et des centres de recherche d’autres pays.

L’investissement dans la Tech : aux yeux des Saoudiens, la France est devenue l’endroit le plus propice pour développer des entreprises technologiques en Europe. Le ministre vise à attirer les investissements des grandes entreprises et des PME saoudiennes pour qu’elles soient actives et présentes dans l’écosystème de la Tech française.

La cyber-sécurité : le ministre considère cette activité comme stratégique pour assurer la souveraineté du Royaume. Nous avons eu un long échange sur les défis collectifs à relever face aux attaques croissantes et sophistiquées auxquelles nous sommes confrontés.
Le ministre m’a indiqué que leurs services collaborent avec l’Anssi.

Ce dîner organisé le samedi 31 juillet à la Résidence de l’ambassadeur constituait mon ultime rendez-vous à l’issue des travaux du sénat.

Ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam a eu l’élégance de reporter son départ en vacances, pour participer à la soirée en ma compagnie, alors qu’elle n’avait été prévenue que la veille. Je lui suis reconnaissant d’avoir fait preuve d’une grande flexibilité par égard envers nos hôtes et d’avoir partagé son expérience sur la relation bilatérale avec le ministre, en sa qualité de présidente déléguée du groupe d’amitié France-Émirats Arabes Unis. +d’images

PJL Gestion de la crise sanitaire – Le gouvernement s’oppose au Sénat sur l’homologation de tous les vaccins reconnus par l’OMS (vidéo des débats 7’45)

Les « vaccinés non-vaccinés » serait-elle une nouvelle catégorie à imaginer dans le passe sanitaire?

La Commission mixte paritaire, réunie dimanche après-midi, n’a pas retenu mon amendement adopté samedi par le Sénat en faveur de l’homologation de tous les vaccins reconnus par l’OMS, à savoir la prise en compte des vaccins chinois et l’étude du vaccin russe (compte rendu).

C’est sans surprise tant Olivier Véran a marqué sa vive opposition à cette reconnaissance des vaccins, lors des débats sur le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, considérant que « c’est une ligne rouge absolue pour le gouvernement », au nom de la sécurité des Français :

« Il serait temps de faire expertiser ces vaccins ! », lui a rétorqué ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam qui a cosigné tous mes amendements. La sénatrice a rappelé par ailleurs que la discrimination ne touchait pas seulement les Français de l’étranger, mais par exemple les étudiants ou les chercheurs de diverses nationalités que nous ne pouvons pas accueillir.

Le ministre de la Santé a campé sur ses positions vis-à-vis des produits russes ou chinois : « je ne peux pas reconnaitre un vaccin pour lequel je n’ai pas accès aux données, ce serait irresponsable et pénalement engageant ».

Alors quelle solution ? Olivier Véran a déclaré discuter avec nos autorités sanitaires sur la possibilité d’un « rappel avec un vaccin ARN messager » sur notre sol pour les Français déjà vaccinés à l’étranger. A la clé : le fameux passe sanitaire au bout d’une semaine. Mais… « Je ne suis pas sûr d’y arriver, a concédé le ministre, parce que la rigueur scientifique nous permet d’éviter bien des écueils ».

Cela revient à contraindre les Français de l’étranger concernés à faire régulièrement des tests PCR pour pouvoir vivre comme les Français vaccinés en France.

Aussi en conclusion, j’ai attiré l’attention du ministre sur la soi-disante gratuité des tests en France pour nos compatriotes arrivant de l’étranger claironnée par le gouvernement. J’ai montré, preuve à l’appui, que cette annonce gouvernementale ne correspondait pas à la réalité du terrain.

J’ai suggéré au gouvernement d’envisager de créer une nouvelle catégorie du passe sanitaire qui conviendrait à ces Français de l’étranger et aux touristes vaccinés par Sinopharm et Sinovac.

Convaincu que l’exécution de la loi mettant en place le passe sanitaire va potentiellement discriminer une partie de nos compatriotes vaccinés à l’étranger, j’ai pris la décision de m’abstenir lors du vote du projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire issu de la commission mixte paritaire.

PJL Gestion de la crise sanitaire – Victoire : le Sénat adopte mon amendement pour l’homologation de tous les vaccins reconnus par l’OMS (vidéo des débats 18’45)

Lors des débats sur le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, le Sénat a adopté mon amendement n°15 qui ajoute ces deux phrases à la loi :
« Tout vaccin reconnu par l’Organisation mondiale de la santé est homologué par la France ».
« Le Gouvernement informe le Parlement sur l’état de sa réflexion sur la reconnaissance du vaccin dit Spoutnik ».

Cet amendement vise à permettre à de nombreux compatriotes de l’étranger qui ont été contraints de se faire inoculer un vaccin chinois de bénéficier, eux aussi, d’un passe sanitaire, dès lors que le produit administré est reconnu par l’OMS

Pour l’heure, un certificat de vaccination basé sur produit chinois n’est pas valable en France, à la différence de nos voisins, tels que la Suisse, l’Espagne ou la Grèce.

Quant au vaccin russe, dont la demande d’homologation court depuis février auprès de l’Agence européenne du médicament (EMA), il est considéré comme inexistant par les autorités françaises, alors qu’il est largement diffusé à travers le monde !

Je remercie en premier lieu mes collègues cosignataires de mon amendement : Brigitte Devésa, Joëlle Garriaud-Maylam, Christine Herzog, Annick Jacquemet, Anne-Catherine Loisier, Robert del Picchia et Pierre-Antoine Levi.

Puis j’exprime ma reconnaissance à mes collègues qui ont voté en faveur de mon amendement et, en particulier, ceux qui ont pris la parole pour le défendre (voir vidéo) : Jean-Yves Leconte, Joëlle Garriaud-Maylam, Laurence Cohen, Florence Lassarade et Damien Regard.

A noter que le Sénat a adopté cet amendement avec un double avis défavorable : celui de la commission des Lois, représentée par Philippe Bas et celui du gouvernement en la personne d’Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des familles.

Je crains toutefois que cette avancée attendue par de nombreux compatriotes à l’étranger ne soit balayée lors de la commission mixte paritaire sous la pression des députés LREM.

En effet, le gouvernement semble préférer inoculer une 3ème dose aux intéressés, dès l’aval des autorités médicales.

Mon vote en faveur d’une proposition de loi pour un élevage éthique soucieux du bien-être animal

Ce 26 mai, dans le cadre de l’ordre du jour réservé au groupe Écologiste – Solidarité et Territoires (GEST), le Sénat a examiné la proposition de loi pour « un élevage éthique, juste socialement et soucieux du bien-être animal », présentée par Esther Benbassa et plusieurs de ses collègues.

L’objectif de ce texte était de « s’orienter rapidement vers un élevage de proximité plus durable, sain, respectueux de l’environnement, des consommateurs ainsi que des animaux », selon l’exposé des motifs. Le texte comportait 4 articles qui visaient notamment à :

– Faire évoluer les modes d’élevage en rendant obligatoire dès 2025 la mise en place progressive de dispositifs d’accès au plein air pour les animaux d’élevage et de seuils de densité maximale pour les élevages (art. 1er) ;
– Limiter la durée de transport des animaux à huit heures sur le territoire national (art. 2) ;
– Interdire l’élimination, sauf en cas d’épizootie, des poussins mâles et des canetons femelles vivants, à partir de 2022, afin que soient déployées les techniques alternatives existantes, notamment le sexage des œufs (art. 3) ;
– Prévoir en conséquence la création d’un fonds de soutien à la transition pour accompagner les acteurs économiques, au premier rang desquels les éleveurs qui ont besoin d’un accompagnement financier afin de transformer leur activité pour se conformer au nouveau cadre juridique institué par la présente loi (art. 4).

J’ai cosigné cette proposition de loi car je pense que notre pays doit progresser sur le sujet du bien-être animal. Un comportement plus éthique envers les animaux s’inscrit dans le sens de l’histoire.

Je regrette qu’il ait été rejeté plutôt qu’amélioré par le Sénat au travers d’amendements.

Ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, également cosignataire de ce texte m’a fait savoir que son vote, enregistré « contre » par son groupe, sera rectifié.

Je remercie Olivier Bertin qui a soutenu publiquement ma position sur ce texte en début de semaine.

Sénégal – point de situation

À l’invitation de notre collègue André Reichardt, président du groupe d’amitié France-Afrique de l’Ouest, j’ai participé à l’audition de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal.

L’arrestation d’Ousmane Sonko, arrivé troisième de la Présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux candidats à celle de 2024, a été suivie d’affrontements, de pillages et de saccages. Ces violences ont fait au moins cinq morts et quelques entreprises internationales dont certaines grandes enseignes françaises ont été affectées.

Les tensions sont retombées suite à la libération d’Ousmane Sonko et à l’allocution du président Macky Sall appelant à « l’apaisement ». Philippe Lalliot commente qu’il ne faut pas minorer ce qu’il s’est passé, mais également que cela ne doit pas donner une vision pessimiste de l’avenir pour ce pays.

En s’appuyant sur son excellente connaissance du pays, Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée du groupe d’amitié pour le Sénégal, a interrogé l’ambassadeur sur la dimension politique, culturelle et économiques de la relation bilatérale. Elle lui a permis d’aborder :
– L’actualité politique du pays au travers des questions institutionnelles ;
– Les moyens de conforter la francophonie au Sénégal, où seul un quart de la population maitrise la langue officielle du pays ;
– La poussée de la Chine et l’activité prédatrice de ses pêcheurs au large de l’Afrique.

J’ai apporté tout mon soutien à la pertinence du propos de notre collègue sur la francophonie, en partageant mes propres observations recueillies lors de mon déplacement à Dakar et Sally.

Je me suis concentré sur les risques de propagation de la menace terroriste au Sahel vers le Sénégal. J’ai souhaité connaître le niveau de mobilisation du Sénégal sur le sujet, après avoir observé lors de mon déplacement au Mali voisin que le péril se rapproche dangereusement.

Je suis également revenu sur l’importance de relancer la liaison ferroviaire Dakar-Bamako pour renforcer le corridor commercial entre les deux pays.

Les réponses passionnantes de l’ambassadeur à nos questions seront communiquées dans le compte-rendu d’audition qui sera publié sur le site du Sénat, après validation par les services diplomatiques.

Je retiens de cette audition que le Sénégal reste un partenaire essentiel, non seulement pour la France mais également pour la sécurité de la région.

L’enjeu est de conforter notre présence en nous appuyant sur plus de 100 programmes de coopération décentralisés qui ont déjà été conclus.

Nous devons cette réussite à ceux qui ont ouvert la voie et fait le pari du Sénégal, à l’image de Gérard Sénac, conseiller des Français de l’étranger pour le Sénégal et patron d’Eiffage. + d’images

France-Pays du Golfe : présidence du groupe d’amitié

Le 8 décembre, j’ai réuni l’assemblée générale constitutive du groupe d’amitié France-Pays du Golfe que j’ai l’honneur de présider. Ce groupe compte 42 sénateurs de tous bords politiques.

J’ai d’abord rendu hommage au précédent président, Jean-Marie Bockel, pour son dynamisme. Je souhaite entretenir les bonnes relations impulsées par le groupe avec les différents pays du Golfe et de poursuivre les diverses activités menées au cours des dernières années.

J’ai partagé quelques mots sur l’actualité des dernières semaines dans les Pays du Golfe :
– Tout d’abord, l’impact sévère de la deuxième vague de l’épidémie de Covid 19, notamment en Arabie saoudite, justifiant d’importants plans de relance nationaux dans la région ;
– La normalisation des relations entre Israël et les pays arabes ;
– L’attentisme à la suite du scrutin présidentiel aux États-Unis ;
– J’ai souligné les progrès dans la crise du Golfe, qui oppose depuis plus de trois ans le Qatar à l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ;
– Enfin, j’ai rappelé l’adoption par le Sénat en novembre dernier du projet de loi portant reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre la France et le Qatar, renforçant ainsi notre relation bilatérale avec ce pays.

Le bureau du groupe d’amitié a été reconstitué et comprend notamment cinq présidents délégués pour les différents pays du Golfe :
Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie Saoudite ;
Laurent Duplomb, président délégué pour le Qatar ;
Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les Émirats Arabes Unis ;
Hervé Maurey, président délégué pour le Sultanat d’Oman ;
Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït ;
Remy Pointereau, président délégué pour le Bahreïn.

Vers un Fonds d’urgence pour les Français de l’étranger (vidéo 11m)

Ce 30 juin, le Sénat a adopté à l’unanimité l’instauration d’un fonds d’urgence pour secourir nos compatriotes résidant à l’étranger en cas de circonstances exceptionnelles (catastrophes naturelles, événements politiques…).

Je suis intervenu au nom du groupe UC en faveur de cette proposition de loi, portée par mon collègue Ronan Le Gleut et pour l’en féliciter.

L’objectif de son texte était en cohérence avec un des deux articles de ma PPL intitulée « Solidarité en faveur des Français établis à l’étranger en période de crise » (lire).

J’ai également salué les tentatives de ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam dès 2008 pour la création d’un tel fonds d’urgence.

Pour illustrer la nécessité d’un mécanisme d’aide solidaire et immédiat, j’ai rappelé le désarroi de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire en Équateur, lorsqu’elle a voulu aider financièrement les Français victimes du tremblement de terre de 2016. J’ai cité tous ces entrepreneurs de la ville de Manta qui se sont sentis totalement oubliés par la France, m’ont-ils dit.

Ce fut aussi l’occasion d’évoquer Jean-Louis Mainguy, conseiller consulaire Liban-Syrie, qui, en décembre 2019, m’alertait sur l’impérieuse nécessité de venir en aide aux Français du Liban. J’ai enfin salué Régine Prato, conseillère consulaire Égypte qui a toujours plaidé en faveur de ce fonds.

Mes deux amendements ont été adoptés par le Sénat avec l’avis favorable de la commission et du gouvernement, représenté par Jean-Baptiste Lemoyne :

Le premier visait à s’assurer que les conseillers consulaires soient consultés avant toute décision d’attribution des aides d’urgence.

Le second amendement visait à consulter l’Assemblée des Français de l’étranger sur les modalités d’application de ce fonds d’urgence, avant qu’elles ne soient fixées par décret.

Merci aux sénateurs des Français de l’étranger Robert-Denis Del Picchia, Joëlle Garriaud-Maylam et Damien Regnard d’avoir cosigné mes amendements, aux côtés de mes 14 collègues de l’Union centriste.

Taiwan à l’OMS : JY Le Drian favorable (réponse à ma QE)

« La France continuera à plaider pour que Taïwan soit associée aux travaux de l’Organisation mondiale de la santé afin d’éviter de créer un vide sanitaire, particulièrement dans le contexte actuel marqué par la pandémie de Covid-19 », a déclaré Jean-Yves Le Drian suite à ma question écrite, posée le 27 février dernier.

Je remercie notre ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Sa réponse va également dans le sens de la déclaration initiée par mon collègue sénateur André Gattolin qui a réuni 84 parlementaires français, auxquels je m’étais associé, en faveur d’une coopération de l’OMS avec Taïwan (publiée dans l’Obs du 31 mars 2020). 

Quelques jours plus tard, l’ambassade de Chine à Paris publiait, à ce sujet, sur son site  « Je ne comprends toujours pas ce qui a pu passer par la tête de tous ces élus français », sous la plume d’un « diplomate chinois en poste à Paris » dans le but de « rétablir des faits distordus », notamment au sujet de l’OMS.

Les propos médisants, qui concernaient également nos Ehpads, assortis de désinformation, avaient valu à l’ambassadeur chinois, Lu Shaye, une convocation dans les 48 heures au Quai d’Orsay.

L’OMS a besoin de Taïwan, tout comme Taïwan a besoin de l’OMS. Taïwan a beaucoup de choses à nous apprendre (7 décès à ce jour pour 23 millions d’habitants).

Je partage ici la réponse écrite du ministre à laquelle je souscris.

Elle constitue également une piqûre de rappel pour aider le « diplomate chinois en poste à Paris » à comprendre ce qui nous passe par la tête.

Lire ma QUESTION (27/02/2020) et la RÉPONSE (11/06/2020) du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères