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Moyen-Orient – Numéros d’urgence

En ces heures graves, j’adresse ma solidarité sincère aux pays frappés par les attaques venues d’Iran.

Derrière les tensions, il y a des populations qui vivent dans l’inquiétude et la peur.

Je pense également à nos compatriotes résidents ou de passage au Moyen-Orient.
À chacune et chacun d’entre vous : vous n’êtes pas seuls. La France est mobilisée pour votre sécurité et votre accompagnement.

Je tiens enfin à saluer l’engagement remarquable des équipes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pleinement mobilisées pour répondre et assister nos concitoyens.

Vous trouverez ci-dessous les numéros utiles de nos ambassades et consulats, et le lien vers les consignes de sécurité en vigueur.

Solidarité, vigilance et unité.

Consignes de sécurité pour les Français de l’étranger – situation au Moyen-Orient (28 février 2026)

Médias – “NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte” – (ZDNet – 24/02/2026)

ZDNet : La transposition française de la directive NIS 2 est coincée depuis plusieurs mois dans les limbes de la navette parlementaire. Selon Philippe Latombe et Olivier Cadic, l’exécutif bloquerait le texte à cause d’une disposition anti backdoors introduite par les sénateurs.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Extraits :

Un article au cœur du blocage

Dans une conférence de presse organisée au début du mois de février par le sénateur Olivier Cadic et le député Philippe Latombe, respectivement président des commissions spéciales chargées de l’étude du projet de loi au Sénat et à l’Assemblée, les deux parlementaires ont alerté sur le blocage de ce texte jugé essentiel pour la cybersécurité du pays.

Selon eux, l’exécutif rechigne à inscrire le texte à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en raison d’un article introduit à l’initiative d’Olivier Cadic portant sur la question des portes dérobées. Dans l’article 16bis du texte adopté par le Sénat, le projet prévoit en effet d’interdire “l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques.”

Cette disposition déplaît fortement aux services de renseignement, estiment les parlementaires.

(…)

Effet collatéral

Avec cet article, les parlementaires souhaitent écarter de futures tentatives d’imposer des portes dérobées dans les systèmes de communication, une condition qui leur paraît dans la droite ligne de la stratégie nationale de cybersécurité, qui fait du chiffrement “un socle essentiel.”

Et ce double discours renforce l’incompréhension vis-à-vis du retard. “On ne comprend pas pourquoi les services sont bloqués sur cet amendement, et on comprend d’autant moins que nous n’avons eu aucune discussion officielle avec eux sur le sujet” explique Olivier Cadic.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Médias – “La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité” – (NEXT – 25/02/2026)

NEXT : Deux parlementaires, ayant sanctuarisé le chiffrement de bout en bout dans le projet de loi transposant la directive européenne NIS2, accusent la DGSI d’en empêcher l’adoption au Parlement. D’après Intelligence Online, la DGSI ne parviendrait à pirater que 25 à 30 % des smartphones seulement. Un problème amené à empirer, alors que le protocole RCS va généraliser le chiffrement de bout en bout.

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Extrait :

(Suite à l’introduction de l’article 16 bis dans le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité)

Initialement introduit et défendu par Olivier Cadic afin d’ « inscrire dans la loi un principe clair de sécurité numérique », et depuis renforcé par un amendement de Philippe Latombe adopté en septembre dernier, il sanctuarise le chiffrement de bout en bout :

« Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme ou processus permettant un accès non consenti aux données protégées. »

À l’époque, Olivier Cadic l’avait justifié au motif que « certaines initiatives législatives et réglementaires, tant au niveau national qu’international, ont cherché à imposer aux fournisseurs de services de chiffrement des obligations visant à insérer des dispositifs techniques permettant un accès aux données protégées par des tiers, notamment par les autorités publiques » :

« Ces dispositifs, communément appelés « portes dérobées » (backdoors), « clés de déchiffrement maîtresses » ou autres mécanismes d’affaiblissement volontaire de la sécurité, présentent des risques considérables pour la sécurité informatique et la protection des droits fondamentaux. »

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Édito : Assez de fuite en avant

Lire : l’INFOLETTRE n°254 – Janvier–Février 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Assez de fuite en avant !

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Après les faux débats public-privé, place aux fausses concertations.

Un illustre prédécesseur des sénateurs, Georges Clemenceau, disait : « Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission. » Il faut mettre un terme à ces méthodes qui consistent à organiser la concertation pour mieux noyer le poisson… et décider de ne rien décider.

Qui se souvient des grandes consultations sur l’enseignement français à l’étranger, il y a moins de trois ans ?
J’avais alors refusé de participer à ce simulacre : Lien
Et j’avais écrit au ministre Olivier Becht pour en expliquer les raisons : Lien

J’y dénonçais une mise en scène destinée à habiller des décisions déjà arrêtées par l’administration, sans remise en cause du modèle.

Nous voilà repartis en 2026 avec les mêmes artifices.
Sous couvert de missions parlementaires, on détourne l’attention des décisions déjà prises, des décisions qui fragilisent le réseau et prolongent une trajectoire engagée depuis vingt ans.

C’est pourquoi j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit, depuis l’hémicycle, deux décisions claires :

– la suspension des décisions du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) de décembre 2025, qui font porter de nouvelles charges sur les établissements partenaires et conventionnés ;
– l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation. Lien

Continuer à concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant !

En faisant le choix d’impacter lourdement et de fragiliser les sociétés de gestion d’établissements, gérées avec talent, rigueur et dévouement par des volontaires engagés, le réseau risque de s’atrophier en perdant des acteurs qui ne se reconnaissent plus dans ce fonctionnement.

Ignorer ma proposition de suspendre des mesures qui augmentent les frais en désignant des boucs émissaires, c’est refuser de faire de la réduction des coûts une priorité.

Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.

La réforme ne sera possible qu’à quatre conditions : neutralité, séparation des rôles, indépendance de l’homologation et modèle économique soutenable.
Car au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient, ce sont des familles.

Le temps des faux-semblants doit cesser. Il faut réformer sans plus attendre, pas transférer la facture aux familles.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

A LA UNE
. Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela

HOMMAGE
. Hommage à Robert del Picchia
. Hommage à Renée Blandin

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER
. QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire
. Lycées français à l’étranger (Libération) – Assez de faux débats
. Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)
. Rencontre Mission laïque française (MLF) – ANEFE

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice
. Australie – Serge Thomann
. France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat
. Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026 (Lesfrancais.press)
.Les chiffres de l’activité consulaire 2025
.Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

EN CIRCONSCRIPTION
> ÉGYPTE – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – ALondres (22-24 janv. 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Venezuela – Transition démocratique & Menace des cartels latino-américains
. Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil
. Afrique des Grands Lacs – Communauté de Sant’Edigio

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche
. IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai
. Taiwan – Groupe d’amitié – Nouvel An
. Suisse – Ambassadrice Tania Cavassini

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. PLF 2026 – Conférence de presse : Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France
. Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires (Usine digitale)
. Cybersécurité : l’heure est à l’action – (Entreprendre à l’international)
. Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes (Le Canard Enchainé)
. Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts (Epoch Times)

MÉDIAS
. Olivier Cadic : “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)
. Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)
. Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)
. Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)
. À quand un vol direct entre San Diego et Paris ? (SoCal FACC – 26/01/2026)
. French Response : de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux (BFM Tech – 01/02/2026)
. Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)
. Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland (The Horn Tribune – 22/01/2026)
. Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ? (Public Sénat – 09/01/2026)
. Olivier Cadic : “Nous vivons une lutte pour le leadership mondial” (LePetitJournal.com – 15 janv. 2026)

Découvrir l’InfoLettre n°254

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (22-24 janv. 2026)

Enseignement

Olivier Cadic ; Ben Coleman, député ; Charles Malissard et Christian Malissard

FULHAM – École Marie d’Orliac

La création des écoles bilingues de Wix et de École Marie d’Orliac a constitué une étape stratégique pour augmenter les places scolaires françaises à Londres.
(compte-rendu de 2011).

Lors de mon déplacement le 22 janvier 2026, j’ai été alerté par Charles Malissard, parent d’élèves, suite à un courrier du Lycée Français Charles de Gaulle annonçant la rupture unilatérale du partenariat avec la Fulham Bilingual School.

Cette décision, brutale et incomprise, a provoqué une vive émotion parmi les familles françaises et britanniques, la direction de Holy Cross Catholic Primary School et les autorités locales du borough de Hammersmith & Fulham Council.

Le lendemain, j’ai alerté la direction de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger sur l’écart manifeste entre cette décision et les objectifs de développement souhaités par le présidence de la République française.

Le soir même, lors d’une réunion publique à Fulham organisée par le député Ben Coleman, les parents m’ont demandé d’intervenir pour suspendre cette rupture, afin d’éviter un préjudice durable pour les élèves et leurs familles.

La semaine suivante, le député Ben Coleman et moi avons sollicité un entretien en visioconférence avec Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni. L’ambassadrice a suspendu la décision pour Marie d’Orliac et Wix, et engagé une recherche de solution négociée à l’horizon septembre 2027.

J’ai salué sa sagesse, mais j’ai également dénoncé l’interruption du fonctionnement du plan École à Londres, depuis l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet en 2019.

J’ai suggéré de le relancer sans délai, dans un esprit véritablement collaboratif, pour éviter que de telles crises ne se reproduisent et retrouver un avenir stable et ambitieux pour l’enseignement français dans la capitale britannique. +d’images

École Bilingue London

Retour à l’École Bilingue, aux côtés d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger, j’ai rencontré les cofondateurs Véronique Ferreira et Franck Laurans afin d’évoquer les conséquences préoccupantes des nouvelles décisions de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Depuis sa création en 2004, cette école indépendante, qui accueille 120 élèves chaque année grâce à une équipe de 21 professionnels engagés, incarne l’excellence du bilinguisme par immersion à Londres. J’ai eu l’honneur de célébrer ses 10ᵉ (compte-rendu) et 20ᵉ (compte-rendu) anniversaires et de constater son évolution remarquable.

Or, les prélèvements imposés par l’AEFE ne cessent d’augmenter : 30 euros par élève en 2012, 1% des frais de scolarité en 2014, et désormais 2% dès 2026, avec une hausse progressive jusqu’à 4%, pour toutes les écoles partenaires, à l’exception des USA qui se voient soumises à une taxe forfaitaire par élève.

Cette ponction, sans véritable contrepartie, fragilise l’équilibre financier de l’établissement et, à terme, les familles. Une telle décision appelle à un dialogue urgent et équitable.

Nous avons également évoqué l’évolution de l’Anefe, et sa volonté d’accompagner toutes les écoles françaises à l’étranger, qu’elles soient homologuées ou pas.

J’ai demandé aux ministres Barrot et Caroit une suspension de la décision. +d’images

Lycée Charles de Gaulle – APL

J’ai eu le plaisir de participer à la traditionnelle Galette des Rois de l’Association des Parents d’Élèves du Lycée Charles de Gaulle, organisée avec la direction du Lycée Français Charles de Gaulle, le jeudi 22 janvier en salle Iselin.

Aux côtés d’Amelie Mallet, nous avons retrouvé Gilles Morellato, conseiller culturel en charge de la coopération éducative, à la faveur de ce moment chaleureux d’échanges et de convivialité avec les familles.

À l’invitation de Maryline Berlin, présidente de l’APL, j’ai adressé un message de soutien au LFCG Families Charity Fund – 2026 Appeal et au Gala Dinner du 12 mars 2026 à l’InterContinental London Park Lane, auquel je participerai comme chaque année depuis 2007.

Je tiens à féliciter chaleureusement tous les bénévoles de l’APL, dont l’engagement exemplaire a permis de lever des centaines de milliers de livres sterling lors des galas, soutenant concrètement les familles et animant la vie de notre communauté scolaire.

BROMLEY – École Tricolore

Retour à l’École Tricolore de Bromley, 12 ans après son premier Noël en 2013 (compte-rendu)

Très heureux d’avoir été invité par Eugénie Mye, présidente de l’École Tricolore, pour remettre les diplômes aux élèves et saluer leurs progrès dans la maîtrise du français. Ceint de mon écharpe tricolore, j’ai félicité chaque lauréat et salué le discours brillant de Julia, qui a expliqué l’intérêt de l’apprentissage offert par cette école FLAM.

Parents et équipe pédagogique avaient organisé un moment festif, ponctué par la traditionnelle galette.

Aujourd’hui, l’école rassemble 190 élèves, de 2 ans au GCSE, accompagnés par 16 enseignants, 12 assistants, dont 6 bénévoles et 2 parents bénévoles. Après le GCSE, les élèves se proposent comme bénévoles pour aider et transmettre leur savoir.

Eugénie lance un appel : l’école recherche des enseignants pour les grandes classes, des bénévoles en quête d’expérience, ainsi que des élèves et parents souhaitant initier leurs enfants à l’écriture et à la pratique du français dans sa forme la plus pure.

Félicitations à toute l’équipe pour son engagement au service de la langue et de la culture françaises au Royaume-Uni ! +d’images

Communauté française

Londres Accueil Ltd

Très heureux d’avoir participé à la première Galette de Londres Accueil, le 22 janvier 2026. Un moment chaleureux et fédérateur qui a permis aux membres, bénévoles et partenaires de se retrouver après les fêtes et d’ouvrir l’année sous le signe du partage.

Je tiens à remercier chaleureusement la présidente, Sabine Cussac, ainsi que les trois directrices qui composent le bureau à ses côtés : Florence Coillot Fusari, Nathalie Pourat et Sophie Vovard. Leur engagement, avec celui des 60 bénévoles mobilisés au service de nos compatriotes, mérite d’être salué.

Un grand bravo également à Isabelle, pâtissière professionnelle et bénévole du club Bake and Relax, pour ses galettes aussi généreuses que délicieuses.

J’ai été très heureux d’échanger avec les représentants des sponsors, notamment Juliette Tang de la banque Transatlantique et ceux du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), partenaires engagés au service de notre communauté. +d’images

Guildhall – The Guild of Freemen of the City of London

Devenir membre de la The Guild of Freemen of the City of London consiste à recevoir la Freedom of the City, distinction séculaire décernée par la City of London Corporation.

Autrefois porteuse de privilèges commerciaux, elle est aujourd’hui un honneur symbolique qui célèbre l’engagement professionnel et le lien avec la City.

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie au Guildhall pour accompagner Luc Bardin, président de la section britannique des CCEF, entouré de sa famille et de ses amis proches.

Dans ce lieu chargé d’histoire, le rituel est d’une précision remarquable : serment solennel, lecture des engagements, remise du certificat calligraphié.
Les Britanniques démontrent, une fois encore, leur maîtrise du cérémonial : élégance, respect des traditions et sens du détail.

Toutes mes félicitations à Luc pour cette distinction prestigieuse, qui honore son engagement et son rayonnement international. +d’images

Médias – Olivier Cadic “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai répondu aux questions de France24, en soulignant l’espoir suscité par l’élection du président Joseph Aoun et en constatant que des signaux positifs apparaissent déjà, notamment dans le domaine de la Justice.

Voir la VIDÉO

Hommage à Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger

C’est avec une profonde émotion que ma collègue Olivia Richard et moi avons appris, la disparition de Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger, décédée, ce matin, à l’âge de 102 ans.

Renée Blandin fut l’une des grandes figures de la représentation des Français établis hors de France.

Pendant près de trente ans, au sein du Conseil supérieur des Français de l’étranger puis de l’Assemblée des Français de l’étranger, elle représenta avec constance nos compatriotes d’Égypte, d’Éthiopie, du Soudan et de Somalie, au sein du groupe RFE présidé par Robert-Denis del Picchia. Elle fut également suppléante du sénateur Jacques Habert, fondateur de l’Anefe, lors de son dernier mandat.

Pour ma part, j’ai eu l’honneur de siéger à l’Assemblée des Français de l’étranger à ses côtés entre 2006 et 2014.

Au fil de ces années, j’ai pu apprécier sa hauteur de vue, son expérience précieuse et sa manière unique de mettre chaque sujet en perspective, toujours guidée par une conviction simple : servir les autres est une joie et un devoir.

Son engagement ne s’est jamais limité aux débats institutionnels. Attachée à la solidarité concrète, elle avait cofondé une Banque Alimentaire avec sa successeure, Régine Prato, poursuivant ainsi, au-delà de son mandat, son action en faveur des plus fragiles.

Renée Blandin était Officier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur — distinctions qui venaient saluer un parcours exceptionnel au service de la France et des Français de l’étranger.

Elle laisse le souvenir d’une élue pionnière, exigeante, profondément humaine, dont la fidélité à nos communautés françaises à travers le monde continuera d’inspirer.

Merci, chère Renée, pour ces décennies de dévouement. Nos pensées les plus sincères accompagnent sa famille, ses proches et les membres du groupe RFE, dans cette épreuve.

Médias – “Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre” (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)

Ce 19 février, j’ai ouvert l’émission Sens Public sur Public Sénat, consacrée au sombre quatrième anniversaire du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pour rappeler l’importance du soutien militaire de la France. J’y ai repris les mots que j’avais prononcés à l’époque : « Si nous n’envoyons pas nos canons aujourd’hui, il y a fort à parier que nous enverrons nos enfants demain. »

De son côté, Nadia Sollogoub, présidente du groupe d’amitié sénatorial France-Ukraine, est intervenue sur l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Voir l’intégralité de l’émission (40m) avec le débat réunissant Marie jego, journaliste Le Monde, Cyrille Amoursky, reporter de guerre et David Cadier, chercheur à l’IRSEM. VIDÉO

Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil

Ce 17 février, notre Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, la délégation au droits des femmes présidée par Dominique Verien et le groupe d’amitié présidé par Olivia Richard ont eu l’honneur d’entendre Shirin Ebadi, avocate et militante iranienne des droits de l’homme, Prix Nobel de la paix 2003.

Après avoir rendu hommage aux victimes du régime iranien, j’ai interrogé Mme Ebadi sur les mesures concrètes que la communauté internationale pourrait adopter pour appliquer le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies, sans aggraver la situation des civils iraniens.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame. Permettez-moi, en préambule, de vous remercier pour votre témoignage et votre action inspirante. Et également d’adresser une pensée sincère aux milliers de victimes du régime iranien et à leurs proches. Leur souffrance ne doit ni être banalisée, ni oubliée et elle donne tout son sens aux échanges que nous avons aujourd’hui.

Vous avez évoqué le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies en 2005. Quelles mesures concrètes la communauté internationale pourrait-elle prendre aujourd’hui pour appliquer ce principe à la situation iranienne sans aggraver les souffrances de la population civile ? Quelles actions concrètes les États démocratiques devraient-ils mettre en œuvre pour protéger les défenseurs iraniens des droits humains et soutenir la société civile dans l’esprit de la responsabilité de protéger ? Je vous remercie.

En réponse Shirin Ebadi a rappelé que la victoire de la démocratie en Iran sera non seulement bénéfique aux Iraniens, mais aussi aux États européens. En outre, au lieu de nous adresser au gouvernement iranien, elle suggère de nous adresser au peuple iranien.

Médias – “Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat” – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)

Ma réponse à l’enquête de Libération sur les lycées français à l’étranger (lire), a suscité l’intérêt de la rédaction du Courrier des Amériques.

Comme le résume justement l’article : “Derrière les rapports budgétaires et les statuts administratifs, la réalité reste très concrète : des familles qui comparent les frais de scolarité… parfois avec la même appréhension qu’une facture d’université américaine. Et une question de fond qui, elle, fait consensus : comment préserver l’excellence du modèle français à l’étranger sans le rendre inaccessible à ceux qu’il est censé servir ?”

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Extrait :

La riposte d’Olivier Cadic : « assez de faux débats »

Parmi les réactions les plus structurées figure celle du sénateur des Français de l’étranger Olivier Cadic, cité dans l’enquête mais qui conteste vivement son angle.

Dans un communiqué offensif, il dénonce « une opposition caricaturale entre public et privé » et reproche au journal d’éluder, selon lui, la vraie question : les causes structurelles des difficultés financières de l’AEFE.

Pour le sénateur, le problème tient d’abord à « un modèle à bout de souffle », reposant encore largement sur des statuts d’expatriés coûteux. « Le monde a changé, le réseau fonctionne encore comme dans les années 1990 », affirme-t-il, estimant que la hausse des frais facturés aux familles sert trop souvent à compenser l’absence de réformes internes.

Il critique également une centralisation croissante et une bureaucratie qu’il juge inflationniste, tout en rappelant que l’État ne peut financer simultanément expansion du réseau, mission de service public et stratégie d’influence sans modernisation structurelle.

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Médias – Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Annahar Français qui est l’édition francophone du quotidien libanais Annahar (« Le Jour »), fondé en 1933 à Beyrouth.

Annahar Français :Hezbollah, dossier de l’explosion du port de Beyrouth ou minorités en Syrie, dans cet entretien le sénateur Olivier Cadic revient sur les enjeux propres au Liban et à la Syrie. Il explique pourquoi, selon lui, le Hezbollah ne peut être dissocié de sa branche militaire et doit être considéré comme une organisation terroriste. Il met en garde contre le risque d’entrave aux élections si les armes ne sont pas rendues. Enfin, il aborde la situation des minorités en Syrie et les défis auxquels elles font face dans un contexte de guerre et d’instabilité.

Médias – Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)

À la suite de mon déplacement au Liban et de ma rencontre avec le Président de la République, Joseph Aoun, MTV Liban m’a interrogé, par la voix de Marianne Zouein, sur les évolutions politiques en cours et la dynamique de changement au Liban. J’y ai réaffirmé l’engagement constant de la France en faveur d’un Liban souverain et indépendant, tout en rappelant avec clarté la nécessité du désarmement du Hezbollah pour restaurer pleinement la souveraineté de l’État.

En circonscription au Royaume-Uni – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)

BRISTOL

Communauté française

Acteurs de la communauté

Deux ans après mon précédent déplacement, j’ai eu le plaisir de retrouver, autour de Nicolas Hatton, CFDE, et de Nada Harward, consule honoraire à Bristol, plusieurs membres de notre communauté française établie à Bristol et Bath, forte de près de 7 000 personnes.

Avec Fabien Ledem, architecte chez Arup, Frédéric Garzoni, entrepreneur dans la Science Tech et Franco-British Young Leader 2022, ainsi que Morgan Crochet et Etienne Ardon, engagés de longue date chez Airbus à Bristol, nous avons échangé sur l’environnement économique et les perspectives locales.

À Bath, Nada, Béatrice et Laetitia ont également évoqué les enjeux liés à notre jeunesse, nombreuse à fréquenter les universités locales.

L’action d’Audrey Johnson, directrice de l’Alliance française de Bristol, est déterminante pour soutenir l’apprentissage du français, un engagement qui complète celui de Nicolas Hatton, de Hortense Dournel-Fauvet et d’Étienne Ardon au sein de l’école française de Bristol.

Merci à toutes et à tous pour la constance, la générosité et la fidélité de leur action collective au service de notre communauté. +d’images

Enseignement

L’École française de Bristol

Très heureux d’être revenu dans cette école à laquelle je suis particulièrement attaché, tant elle a su construire un modèle original de coopération éducative.

Avec Nicolas Hatton, président du conseil, la nouvelle directrice Hortense Dournel-Fauvet et Estelle Tenant, gestionnaire administrative de l’établissement, nous avons échangé sur les récentes décisions stratégiques.

En deux ans, les effectifs ont progressé : près de 200 élèves, de la grande section au CM2, bénéficient aujourd’hui d’un modèle innovant, permettant aux élèves inscrits dans les écoles britanniques locales de suivre un enseignement français un jour par semaine.

Un modèle pragmatique et inspirant pour l’avenir des écoles FLAM. +d’images

LONDRES

Communauté française

Cérémonie de vœux

Ce 13 janvier au soir, j’ai eu le plaisir de recevoir près de 250 compatriotes ayant répondu à mon invitation à la cérémonie de vœux, organisée au sein de l’emblématique Église Protestante Française de Londres. Merci à Pascale Renaud-Grosbras, pasteure, Thibault Lavergne, vice-président du Consistoire, et toute l’équipe de l’église protestante de Londres pour leur chaleureux accueil.

Ce moment d’échanges et de convivialité s’est ouvert par le partage de ma vision des grands enjeux qui traversent aujourd’hui le monde, la France, l’Europe, ainsi que la communauté des Français établis au Royaume-Uni.

Dans un contexte international marqué par le retour des rapports de force, le recul du multilatéralisme et les conséquences durables du Brexit, j’ai évoqué les enjeux de sécurité et de cybersécurité – notamment l’initiative 17Cyber et la coopération franco-britannique – ainsi que la situation politique et budgétaire en France. Malgré ces défis, j’ai souhaité porter un message d’engagement collectif et de confiance.

La présentation a été suivie d’un échange animé par Anne Vigouroux, avec la participation de Nicolas Hatton et Amelie Mallet, conseillers des Français de l’étranger pour Londres. Ils ont notamment abordé les droits post-Brexit, les avancées en matière de simplification administrative au consulat, ainsi que les difficultés actuelles des établissements scolaires français, confrontés aux effets conjugués du Brexit, de la TVA sur les frais de scolarité et des contraintes budgétaires : « aujourd’hui, tous nos établissements manquent d’élèves » !

Enfin, les récentes évolutions relatives à la mobilité, notamment l’ETA et la situation des binationaux, ont été évoquées. >>> En savoir plus

GRATITUDE

A l’issue de la soirée, j’ai remis la médaille commémorative des 150 ans du Sénat à Amelie Mallet et Nicolas Hatton.

Cette témoigne de ma gratitude pour leur engagement remarquable et l’excellence de leur travail accompli au service des Français établis hors de France, et tout particulièrement de la communauté française du Royaume-Uni.

Amelie Mallet

Architecte d’intérieur – Conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire de Londres (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord) depuis 2021

Ancienne présidente et fondatrice d’association de parents de l’association des parents d’élèves du lycée International de Londres Winston Churchill, désormais au board, Amélie Mallet joue un rôle clé dans le soutien à l’enseignement français à Londres.

Elle préside également la French Scholarship Foundation (FSF), une organisation caritative londonienne qui œuvre pour rendre l’éducation accessible, en apportant un soutien financier aux familles dont les enfants sont scolarisés dans les établissements français locaux.

Amélie s’illustre par un sens profond du service public et de la solidarité, en renforçant les liens entre les Français, les familles, les établissements éducatifs et les acteurs locaux.

Nicolas Hatton

Président de l’École française de Bristol – Conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription consulaire de Londres (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord)

Élu délégué consulaire en 2014, réélu conseiller des Français de l’étranger en 2021, après avoir conduit la liste “Un monde de projet ”, Nicolas Hatton s’est imposé comme une figure majeure de la défense des droits des citoyens européens au Royaume-Uni, en fondant the3million, devenu un acteur de référence dans le paysage associatif post-Brexit, donnant une voix collective à des millions de personnes.

Il a également co-fondé Settled, une œuvre de charité qui a soutenu des dizaines de milliers de personnes à risque de perdre leur droit de résidence en aidant au processus de régularisation.

Sa triple expérience d’élu consulaire, d’animateur d’école et de leader associatif illustre une implication citoyenne profonde, imprégnée d’un sens aigu de la solidarité.

Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice

Le 12 février, à la Résidence des Pins à Beyrouth, Nadia Chaaya a été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite par notre ambassadeur Hervé Magro. J’ai assisté à la cérémonie en présence de nombreux acteurs de la communauté française et de personnalités libanaises, parmi lesquelles Bassam Al Mawlawi, ancien ministre de l’Intérieur, et le député Simon Abi Ramia, président du groupe d’amitié parlementaire Liban–France.

Née à Beyrouth, Nadia Chaaya a grandi dans les années de guerre. Ces épreuves ont forgé chez elle un sens aigu de la solidarité et de l’engagement. Après des études en France dans le domaine de la communication, elle mène un parcours entrepreneurial exigeant, d’abord dans le secteur paramédical, puis dans l’immobilier, en Arabie saoudite où elle réside depuis plus de vingt ans.

Élue conseillère consulaire pour la circonscription de Djeddah–Sanaa, brillamment réélue en 2021, elle préside le conseil consulaire et siège à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, où elle conduit le groupe Les Indépendants. Son engagement s’inscrit dans une ligne claire : servir les Français établis hors de France avec efficacité, lucidité et sens des responsabilités. Comme elle l’a affirmé devant l’AFE en octobre dernier : « Nous vivons à l’étranger, mais nous ne sommes pas étrangers au sort de notre pays. Cette période de crise doit nous pousser à nous demander ce que nous pouvons apporter à la France, plutôt que ce que la France peut nous apporter. ».

Son courage s’est illustré de manière exemplaire le 11 novembre 2020, lors de l’attentat à la grenade perpétré au cimetière non-musulman de Djeddah. Dans un contexte de danger immédiat, elle a fait preuve d’un sang-froid et d’une présence d’esprit remarquables, regroupant, sécurisant et rassurant nos compatriotes.

Nadia Chaaya se distingue également par sa capacité à transformer l’indignation en action structurée. Engagée aux côtés des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, elle œuvre sans relâche pour que la mémoire soit honorée et que justice soit rendue. Elle a par ailleurs fondé l’Union franco-libanaise des déposants spoliés, afin d’accompagner les victimes dans leurs démarches et d’engager des procédures contre les banques libanaises devant les juridictions françaises.

Cette distinction vient saluer un parcours d’engagement, de résilience et de fidélité à la France, au service de nos compatriotes et du lien franco-libanais.

En circonscription en Égypte – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)

Jamil Maleyran, Olivier Cadic, Nadia Hafez, Amr Kamal, Marie Maleyran

Merci à Marie Maleyran, à son mari Jamil (Discovery Path), ainsi qu’au président Amr Kamal. Ils unissent leurs forces et leur détermination pour créer les conditions d’un nouvel élan en faveur de l’enseignement français en Égypte.

Dans ce cadre, ils ont organisé de nombreux rendez-vous avec des investisseurs égyptiens privés, et m’ont accompagné afin de me permettre de présenter la vision positive et inclusive portée par l’ANEFE.

Aujourd’hui, l’enseignement français ne représente qu’un pour cent de l’enseignement international dans le pays.

Ce constat témoigne de l’échec d’une logique de réseau centralisé au profit d’une structure étatique, dans laquelle les acteurs privés peinent à valoriser les services offerts en contrepartie des sommes demandées. +d’images

LE CAIRE

Communauté française

Consul général

Double rencontre avec deux personnalités pour échanger sur les attentes de notre communauté française.

Olivier le Van Xieu, consul général de France en Égypte, qui met remarquablement en œuvre les directives de la DFAE dirigée par Pauline Carmona, afin de gérer les aides aux Français de l’étranger avec rigueur et empathie.

Régine Prato, m’avait accueilli lors de mon premier déplacement sénatorial en Égypte, en qualité de conseillère des Français de l’étranger (compte-rendu).

Cette fois, nous avons célébré ensemble son tout nouveau rôle de présidente Égypte de l’ANMONM. Présider la section locale des médaillés de l’Ordre national du Mérite et de la Légion d’honneur constitue une nouvelle étape pour cette femme au caractère bien trempé, qui a dédié une bonne partie de sa vie à l’engagement et la solidarité.

Nous avons longuement parlé de sa première initiative de 2026 : une distribution de cadeaux aux enfants hospitalisés, atteints du cancer.

Enseignement

Discovery Path – ANEFE

Depuis mon précédent passage au Caire en mai 2025, et ma rencontre avec Maria et Jamil Maleyran, Discovery Path est devenu membre de l’ANEFE, et Jamil Maleyran, membre du conseil d’administration en juin.

Après avoir vu le lycée français du Caire, EGD de l’AEFE, lors de mon précédent déplacement, j’ai découvert que les 14 écoles qui préparent le bac français ne représentaient que 0,1% des 12,500 écoles internationales en Égypte.

Dans un pays qui compte 2 millions de naissances par an, l’Égypte m’est apparu comme une priorité pour l’ANEFE.

Discovery Path m’a préparé un programme de visites d’établissements du 29/12 au 3/1/26 pour aller à la rencontre de différents proviseurs et échanger avec les investisseurs privés dans l’enseignement.

Connaissant ma détermination pour que l’objectif fixé en 2018 par le président de la République, de doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français, soit atteint, nous avons préparé le travail de la semaine à la table du restaurant partagée par les présidents Macron et Sissi, lors de leur rencontre en début d’année. +d’images

NEW GIZA

Enseignement

Lycée Albert Camus

Un modèle d’excellence française en Égypte

Accueilli par Alexandre Nedelec, proviseur de l’établissement depuis 10 ans, après avoir officié pour l’AEFE à Bucarest, Milan puis Kyiv, ce grand professionnel de l’enseignement français à l’étranger m’a permis de découvrir le site du Group LVNG – New Giza for School Management qui comprend deux établissements :
. Evolution school, une école IB qui accueille 900 élèves ;
. Albert Camus, un lycée partenaire de l’AEFE, qui compte plus de 1100 élèves, montre une dynamique forte portée depuis l’origine par le proviseur.

Son développement important, porté par l’attractivité du programme français, s’inscrit dans un quartier en plein essor, New Giza, où les familles égyptiennes et expatriées recherchent un enseignement d’excellence.

Le lycée, avec ses infrastructures modernes et son équipe pédagogique majoritairement française, incarne une ambition éducative soutenue par des résultats remarquables : 100 % de réussite au baccalauréat et une majorité de mentions.

Dans un pays où les écoles internationales se multiplient, le lycée Albert Camus se distingue par son ancrage local et son ouverture sur la France.

Félicitations à Alexandre Nedelec pour ce résultat remarquable qui donne envie aux investisseurs du groupe LVNG de développer à l’est du Caire la même logique d’établissements scolaires pour des compounds de très haute gamme. +d’images

NOUVELLE CAPITALE ADMINISTRATIVE (NAC)

Enseignement

Egypt Britannia International School

La nouvelle capitale d’Égypte, un nouvel espace de développement pour les écoles.

Après une visite de la nouvelle capitale administrative de l’Égypte, j’ai découvert le chantier du futur établissement scolaire fondé par M. Kamal, implanté au cœur de cette ville en plein essor.

Baptisée Egypt Britannia International School, cette école pourra accueillir jusqu’à 1700 élèves et ouvrira ses portes en septembre 2026. Elle proposera dans un premier temps un cursus britannique destiné à des élèves de niveau lycée.

Le projet architectural repose sur deux zones distinctes, offrant la possibilité de développer ultérieurement une filière française, ce qui illustre la vision stratégique, progressive et internationale de son fondateur.

Accompagné de Mohamed Hassan, co-investisseur, ainsi que des responsables du chantier, j’ai pu visiter des bâtiments aujourd’hui en phase de finitions. Situé dans la zone R5, l’établissement bénéficie d’infrastructures d’accès intégrées dès la conception urbaine.

Il s’inscrit pleinement dans le développement de cette nouvelle métropole appelée à accueillir près de six millions d’habitants, et témoigne d’une réflexion éducative globale, en cohérence avec les orientations actuelles de l’ANEFE. +d’images

NOUVEAU CAIRE (New Cairo)

Enseignement

Royal British International School – Annexe EGD Lycée français

Après la nouvelle capitale égyptienne, M. Kamal m’a accompagné sur le site de la Royal British International School (RBIS), située dans la région de New Cairo. Nous étions rejoints par M. Mohamed Hassan, M. Mostafa Rashad Elsayed (conseil d’administration) et Mme Aliaa Abou El Naga (directrice).

L’établissement à filière britannique héberge depuis son ouverture une annexe de l’EGD du Caire, scolarisant actuellement 200 élèves. Nous avons débuté par la visite des locaux EGD où, le 29 décembre, j’ai échangé avec Mme Maya Said, enseignante titulaire présente.

La visite s’est poursuivie dans la filière britannique, qui poursuit son développement avec 700 élèves (500 apprennent le français en LV2) actuellement pour une capacité cible de 1 500.

Les équipements témoignent d’un positionnement premium tant sur le plan pédagogique que matériel.

M. Kamal s’est déclaré très satisfait de la collaboration avec l’EGD et s’est montré ouvert à l’étude de nouveaux partenariats éducatifs à l’avenir. +d’images

Concordia L.I.F.E. (Lycée international français en Égypte)

Group ISC : L’expérience d’une “école apprenante”

Lors de la visite du Concordia Lycée International Français, j’ai découvert un établissement homologué, pilier du campus international du groupe ISC à New Cairo, qui accueille près de 1400 élèves au sein d’un ensemble de plus de 4000 étudiants incluant la section britannique EBIS, présentée par Mmes Yasmine Hassan et Yara Eltagoury, et IG.

Guidés par le proviseur Jamil Maleyran, accompagné du Board (M. Amr Kamal, Ashraf Wahbi), et du directeur exécutif M. Hassan, nous avons exploré un projet éducatif innovant : celui d’une « école apprenante », appliqué à une population à 95 % égyptienne.

Le Board porte une vision ambitieuse : promouvoir une éducation internationale alliant qualité, notoriété et rentabilité. Concordia incarne cette stratégie en développant une offre globale, dépassant le cadre académique pour former des citoyens ouverts et adaptables.

Une visite inspirante, reflétant la capacite d’adaptation a un marché spécifique. Dans ce dynamique le lycée Concordia a décidé de rejoindre, en cette année 2026, l’ANEFE. +d’images

Enseignement – Investisseurs

Double rencontres pour échanger avec des investisseurs qui ont présenté deux projets accompagnés par Discovery Path avec Ahmed Khairy (projet de nouveau lycée, région des ambassades) ; avec Amr Seghini, Sego group

La dernière partie de ma mission a été consacrée à la rencontre de deux investisseurs, partenaires actifs de DiscoveryPath.

1. Ahmed Khairy – Misr Africa for Educational Systems and Projects

J’ai tout d’abord échangé avec M. Ahmed Khairy et sa fille, Mme Yomna Ahmed Khairy, autour de leur projet de création d’une école française premium située dans le quartier diplomatique de la nouvelle capitale.

S’appuyant sur une solide expérience dans le domaine des écoles internationales françaises et britanniques, M. Khairy développe une vision globale et innovante de l’éducation internationale, intégrant les nouvelles attentes des familles et un modèle économique revisité. L’emplacement stratégique de l’établissement constitue un atout pour leur développement.

Tous deux ont manifesté un vif intérêt pour l’ANEFE, qu’ils perçoivent comme un partenaire naturel.

2. Amr Seghini, Sego group

J’ai ensuite rencontré M. Amr Seginy, cofondateur du lycée Albert Camus et fondateur du lycée des Lumières, avec lequel j’ai échangé sur les évolutions du monde éducatif.

Cette réflexion l’a conduit à orienter les investissements du groupe Sego vers l’EdTech et le développement de plateformes d’IA pour l’enseignement international, et à exprimer son souhait de rejoindre l’ANEFE.

OBOUR

Enseignement

Lycée Simone de Beauvoir (Groupe Nefertari)

En ce 1er janvier 2026, j’ai visité le lycée Simone de Beauvoir, un établissement homologué né en 2002, accompagné par Mme Nadia Hafez, CEO, et Mme Maya Hegazy, secrétaire du Primaire.

Situé sur un vaste campus international de 5000 élèves, qui existe depuis 30 ans, le lycée Simone de Beauvoir accueille près de 280 élèves au sein d’un environnement multiculturel, aux côtés de sections américaines, britanniques, allemandes et IB.

Mme Nadia Hafez, CEO et propriétaire majoritaire du groupe, s’est montrée particulièrement intéressée par les nouvelles évolutions de l’ANEFE. Son expérience d’enseignante et son engagement pour l’innovation font du lycée Simone de Beauvoir un acteur clé du paysage éducatif égyptien, alliant tradition française et dynamisme local.

Une visite qui illustre parfaitement la vitalité des partenariats éducatifs franco-égyptiens.

Je suis profondément reconnaissant envers Mme Nadia Hafez, d’avoir pris le temps de me recevoir un 1er janvier en compagnie de Maria et Jamil Maleyran (Discovery Path) et Amr Kamal (Pdt ISC). +d’images

ALEXANDRIE

Diplomatie parlementaire

Députés

À la faveur de mon retour à Alexandrie, j’ai eu l’opportunité d’échanger lors d’un déjeuner avec deux membres du Parlement, attachés aux questions éducatives tout autant qu’à leur cité, mondialement connue :

. Ingy Mourad Fahim, chrétienne, avocate spécialisée en droit de la propriété intellectuelle, a été élue sur la liste nationale “Pour l’Égypte” représentant le Front National. Sa Plateforme politique : Promouvoir la réforme, la législation et la transparence. Francophone, le droit de la famille est en haut de son agenda parlementaire.

. Mohamed Hussein Mohamed Al Shawadfy Elhamamy a été élu député du Parlement égyptien à Alexandrie, lors des élections législatives de 2025 sur la liste du Front National comme candidat individuel pour la circonscription. Mohamed Elhamamy est le propriétaire et CEO de GEMS Academy Alexandria.

Passionnante conversation sur de multiples idées pour développer l’enseignement francophone avec vue sur le fort Qaitbay, construit sur les fondations du phare d’Alexandrie, écroulé en 1303. Une citadelle conquise par Napoléon Bonaparte lors de sa campagne d’Égypte. +d’images

Enseignement

Institution Sainte Jeanne-Antide

Visite de l’institution Sainte Jeanne-Antide : un héritage d’excellence et d’inclusion à Alexandrie

Guidé par Sœur Pauline, sœur Supérieure et directrice de l’institution, et accompagné par Mme Mona Magdalany, j’ai découvert un établissement emblématique : le lycée national catholique, privé, francophone, Sainte Jeanne-Antide, fondé en 1934, qui bénéficie du label France Éducation.

Avec plus de 1000 élèves, toutes des filles, cet établissement allie rigueur académique et valeurs humaines, formant des jeunes femmes qui brillent ensuite dans leurs études universitaires.

Ce qui distingue particulièrement Sainte Jeanne-Antide, c’est son engagement envers l’inclusion, avec une section dédiée aux élèves aux besoins particuliers.

Ancré dans la communauté alexandrine, le lycée perpétue une tradition d’excellence éducative et de bienveillance, avec des frais de scolarité accessibles, tout en préparant ses élèves à devenir des actrices engagées de la société.

Une visite inspirante par Sœur Pauline, un personnage exceptionnel, où l’héritage spirituel et pédagogique se conjugue avec une vision résolument moderne. +d’images

GEMS – Section française IB

Rencontre à GEMS Academy : ambition éducative et partenariat international

Lors de ma visite à Alexandrie, j’ai eu l’opportunité de découvrir la section IB Français de GEMS Academy, qui accueille 212 élèves, de la maternelle jusqu’à la première.

Cette visite s’est déroulée en présence de Dr Mohamed El Hamamy, président de EMEP et membre du parlement égyptien, M. Omar Sakry, responsable de la section IB Français, ainsi que M. Assem, Managing Director de EMEP. J’ai ainsi pu apprécier l’ambition éducative portée par le groupe.

EMEP, gestionnaire de Wellington International School, GEMS Academy Alexandrie et Antoniadis International School, représente une force motrice essentielle dans le paysage de l’éducation internationale en Égypte.

À ce titre, le Dr Hamamy a manifesté son intérêt pour intégrer l’ANEFE avec la section IB Français.

Troisième génération d’une famille qui a commencé dans l’enseignement, il y a 60 ans, et développé 12 écoles dont 4 internationales (une américaine et 3 britanniques), Dr Hamamy a observé des lourdeurs et l’opacité du système d’homologation français face à fluidité et la transparence des coûts de l’IB.

Dans un contexte où l’offre éducative bilingue française demeure limitée malgré un fort potentiel, cette visite a confirmé l’importance de consolider les partenariats avec des acteurs tels que GEMS et l’importance de réfléchir autrement. +d’images

Mission laïque française (MLF)

Lors de ma visite à Alexandrie, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Mme Mona Magdalany, directrice du développement de la MLF en Égypte, une figure incontournable de l’éducation et de la culture francophones.

Ancienne secrétaire générale de l’Université française d’Égypte et ancienne proviseure du collège La Mère de Dieu, elle allie expertise académique et engagement culturel.

Le réseau MLF est composé de 4 établissements en Égypte au total :
À Alexandrie, le lycée Molière et lycée Français (environ 820 élèves) ;
Au Caire, le lycée Balzac et MISR language schools section française.

Nous avons discuté des opportunités de développement du réseau MLF en Égypte, un enjeu stratégique dans un pays où la demande pour une éducation bilingue est croissante, et ses activités théâtrales en français, un levier puissant pour valoriser la langue et la culture.

Fondatrice de la Cie Recto Verso et co-présidente du Festival de Théâtre International Francophone, elle incarne une approche innovante et engagée. Son parcours très riche, distinguée à cinq reprises comme femme d’impact — et son réseau influent font d’elle une partenaire clé pour l’avenir du MLF en Égypte.

Une rencontre inspirante, porteuse de projets.

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

Médias – “Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026” (Lesfrancais.press – 12/02/2026)

Lire l’article et écouter le podcast LIEN

J’ai répondu avec plaisir aux questions suivantes de Jérémy Michel, rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press :

. Dans votre dernière lettre d’information, vous indiquiez avoir effectué depuis le début de votre mandat en octobre 22014, 627 déplacements dans 116 pays. Olivier Cadic, en un peu plus de onze ans de mandat, comment avez-vous vu évoluer les attentes et les demandes des Français établis hors de France ?

. Vous avez évoqué le retour en France. Aujourd’hui, on éprouve un certain nombre de difficultés quand on a vécu à l’étranger pour revenir s’installer en France. Est-ce que c’est une sorte de capharnaüm administratif ?

. Un autre angle sur lequel vous avancez aussi, c’est celui de la cybersécurité. Il y a un dispositif qui a vu le jour, qui s’appelle le 17Cyber. Est-ce qu’en quelques mots, vous pouvez nous rappeler concrètement ce que c’est et puis comment il peut être aussi utile pour les Français expatriés ?

. Un autre dossier que vous mettez en avant et qui est au cœur de l’actualité, c’est l’enseignement français à l’étranger, avec la réforme du réseau de l’AEFE, qui d’ailleurs fait beaucoup réagir en ce moment. Vous, vous l’abordez sous l’angle de l’ANEFE, qui est l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger. En quelques mots, Olivier Cadic, vous nous rappelez ce qu’est l’ANEFE et en quoi elle peut jouer un rôle dans le débat actuel sur cet avenir des écoles à l’étranger ?

. Sur votre positionnement politique, vous vous définissez comme un sénateur indépendant, tout en siégeant au sein du groupe Union centriste. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que signifie aujourd’hui concrètement être indépendant ? Et en quoi, dans ce cas-là, l’appartenance à un parti politique pourrait freiner l’action parlementaire ?

. Pour vous, le Mercosur, le traité du Mercosur, il est bon pour la France ?

. 2026, il y a aussi les élections sénatoriales. Vous arrivez à la fin de votre second mandat. Elles auront lieu au mois de septembre. Est-ce que vous serez à nouveau candidat ?

Sénat – Transition démocratique au Venezuela & Menace des cartels latino-américains – Vidéo Q/R (9’45)

Ce 4 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné Gaspard Estrada, politologue à l’unité du Sud Global à la London School of Economics.

Je me suis étonné auprès de M. Estrada du silence des démocraties européennes face à la transition démocratique engagée au Venezuela et alerté sur l’extension du crime organisé en Amérique latine, nourri notamment par les précurseurs chimiques chinois, et des répercussions directes jusqu’en Europe.

VERBATIM de mon intervention

Merci de vos propos. Vous avez mentionné la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis en Amérique latine. Elle se démontre aussi par l’arrivée des précurseurs chimiques chinois qui arrivent par les ports. Vous avez parlé de Shanghaï, mais la cocaïne se compose aussi des précurseurs chimiques chinois qui envahissent donc l’Amérique latine. C’est un des sujets qui va m’amener à vous parler du développement du crime organisé et donc des cartels, qui sont considérés désormais comme des organisations terroristes aux États-Unis et qui, à mon avis, c’est un peu le game changer, parce qu’on parle de trafic de drogue, mais on aurait pu parler de l’Orénoque et donc de ce que font les militaires vénézuéliens aux sources donc de l’Orénoque pour faciliter le trafic de métaux précieux.

Mais on aurait pu parler aussi du trafic d’êtres humains, de tout ce qui se passe sur cette zone. Vous avez justement rappelé la présence de l’ENL et puis, justement, la proximité entre la Colombie et le Venezuela dans ce domaine. Donc, je pense que c’est effectivement une raison qui nous amène à nous préoccuper de ce qui se passe aussi en Colombie.

Mais il y a quand même une transition démocratique qui est en route au Venezuela. On n’en parle pas, mais il faut quand même rappeler qu’Edmundo González Urrutia a été élu avec 70% des voix. On fait comme si ce scrutin n’avait pas existé. C’est quand même un peu surprenant, puisqu’en réalité le devenir de ce pays est pour l’instant imbriqué dans des réseaux d’influence et d’ingérence : l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba au Venezuela. C’est un vrai sujet, mais aussi les acteurs tels que le Hezbollah, aussi présents.

J’aimerais savoir ce que vous pensez de ce qui se passe et de l’impact avec l’Iran, les groupes paramilitaires, les organisations criminelles. Aujourd’hui, ce qui est un peu étonnant, et j’aimerais avoir votre opinion là-dessus, c’est qu’on réagit beaucoup pour le Groenland, on réagit beaucoup avec ce qui se passe en Iran, mais personne ne s’inquiète de la transition démocratique au Venezuela, au niveau de l’Europe, au niveau de la France, alors qu’on est à une heure de là-bas.

Personne n’est vocal sur le sujet pour pousser vers cette transition démocratique. Il y a eu un vote, il faut le faire respecter. Qu’est-ce qui fait que les démocraties n’ont pas la force de faire respecter les votes démocratiques d’un peuple comme le Venezuela, les Vénézuéliens ? Cela m’interroge. Et puis aussi, comment réagir face au développement des cartels, puisque nous sommes maintenant nous-mêmes affectés par leur développement ici, sur le territoire européen. Merci.

Réponses de Gaspard Estrada :
. Sur le narcotrafic, il estime que la réponse ne peut être que transnationale, en renforçant nos coopérations en matière d’entraide judiciaire et policière, et en s’attaquant aux circuits financiers des organisations criminelles afin de casser leur modèle économique.
. Saluant l’annonce d’une amnistie pour les prisonniers politiques, Gaspard Estrada considère toutefois que l’enjeu central reste l’absence d’un calendrier électoral clair et de garanties sur les conditions du scrutin, point sur lequel la France devrait désormais exercer une pression prioritaire.

Médias – “Cybersécurité : l’heure est à l’action” – (Entreprendre à l’international – Janv-Fév 2026)

Entretien conduit par Sandrine Weisz et Olivier Nifle pour le compte de la revue des CCE Entreprendre à l’international.

Lire l’article Cybersécurité : l’heure est à l’action (Entreprendre à l’international)

J’ai répondu aux questions suivantes :
. Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large…
. Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien…
. Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ?
. La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ?
. Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ?
. 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ?
. Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ?
. Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?

La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche

Le 17 juin 2015, je déclarais dans l’hémicycle du Sénat : « La loi de 2005 refusait l’acharnement thérapeutique ; celle de 2015 a introduit la sédation profonde et continue. Faudra-t-il attendre encore dix ans pour parachever notre dispositif de fin de vie ? »

Le 28 janvier 2026, le Sénat a rejeté en première lecture, par 181 voix contre 122, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Je m’en réjouis, tant le texte issu de l’Assemblée nationale avait été profondément dénaturé par les débats au Sénat.

Mes amendements ont soutenu la rédaction adoptée par l’Assemblée nationale afin d’affirmer clairement la reconnaissance d’un droit à l’aide active à mourir.

Les députés reprendront l’examen du texte, en deuxième lecture, sur la base de la version qu’ils avaient adoptée au printemps 2025.

Amendements défendus (vidéo) :
Amdt 275 – Cet amendement vise à assumer pleinement la création d’un droit à l’aide active à mourir, tel qu’il avait été posé par l’Assemblée nationale. Ce droit doit s’adresser aux patients frappés d’une affection grave et incurable qui ne souhaitent pas connaître les affres de la maladie, même si leur pronostic vital n’est pas directement engagé.
Amdt 328 – Cet amendement ajoute au texte de l’AN que la manifestation de la volonté du patient peut se faire par l’intermédiaire directives anticipées, lorsque la parole fait défaut.
Amdt 334 – Cet amendement précise que l’on peut manifester sa volonté quel que soit le mode d’expression, y compris par l’intermédiaire de directives anticipées rédigées préalablement.

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