La condamnation de Jimmy Lai est une injustice tragique.
Il doit bénéficier d’une aide humanitaire.
J’ai cosigné la Déclaration de l’IPAC ainsi que 85 responsables politiques, répartis dans 31 pays.
DÉCLARATION DE L’IPAC SUR LA CONDAMNATION DE JIMMY LAI – 09/02/2026
L’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) condamne avec la plus grande fermeté la condamnation inhumaine et politiquement motivée de Jimmy Lai, à l’issue d’un procès devenu le symbole du démantèlement des libertés à Hong Kong.
Ce moment ne s’est pas produit isolément. Il a été rendu possible par l’échec persistant de la communauté internationale à faire respecter la Déclaration conjointe sino-britannique, traité international juridiquement contraignant enregistré auprès des Nations unies. Alors que Pékin démantelait l’autonomie de Hong Kong, la liberté de la presse et l’État de droit, les gouvernements ont pris la parole, mais n’ont pas agi.
Le prononcé d’une peine de vingt ans de prison à un éditeur de 78 ans pour l’expression pacifique d’opinions politiques ne relève pas de la justice. Il s’agit d’une punition pour la dissidence, rendue possible par l’impunité.
L’IPAC appelle les gouvernements démocratiques à répondre en conséquence par une pression diplomatique coordonnée et par des mesures de responsabilité.
La persécution de Jimmy Lai constitue une preuve irréfutable que le système judiciaire de Hong Kong répond aux injonctions de Pékin et ne doit bénéficier d’aucun statut distinct de celui de la Chine. La réaction des gouvernements face à cette injustice constituera un test, non seulement de leur engagement en faveur des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques, mais aussi de leur volonté de faire en sorte que les violations graves des traités internationaux entraînent des conséquences.
Nous exprimons notre profonde solidarité avec la famille de Jimmy Lai et réaffirmons l’engagement de notre réseau à œuvrer pour sa libération, ainsi que pour celle des nombreux prisonniers politiques détenus à Hong Kong.
À l’occasion du Nouvel An, Clémentine Hao, ambassadrice de Taïwan en France, a convié ce 3 février les parlementaires du groupe d’amitié France–Taïwan à partager une Galette des rois XXL, réalisée par la Confédération nationale de la boulangerie française, dans les locaux de l’ambassade à Paris.
Notre groupe France–Taïwan au Sénat compte 63 membres, ce qui en fait le 2ᵉ groupe d’amitié le plus nombreux du Sénat, derrière France–Maroc.
Cette taille exceptionnelle en fait l’un des plus importants groupes d’amitié Taïwan en Europe, au même niveau que celui du Bundestag allemand et bien plus grand que le groupe britannique ou la délégation active du Parlement européen.
Le discours d’Else Joseph, vice-présidente, a souligné que notre groupe dépasse la seule action diplomatique : il est également un outil d’influence économique, industrielle et culturelle. La mise en valeur de la boulangerie française avec cette galette XXL, à l’image de celle servie à l’Élysée, illustre parfaitement cette influence et ce rayonnement.
Très belle année du cheval à toute l’équipe de l’ambassade et au peuple taïwanais ! +d’images
Très heureux d’avoir retrouvé Christian Masset, président de la Mission laïque française, pour un échange au Sénat, ce 2 février, en compagnie de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, Association nationale des écoles françaises à l’étranger.
Nous avons évoqué la situation l’enseignement français à l’étranger et esquissé le contour des collaborations que nos deux associations envisagent de mettre en place.
Les objectifs du Cap 2030 tels que définis par la MLF sont autant de défis que nous partageons et que nous voulons relever ensemble.
Avec tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger, nous entendons contribuer à la réflexion sur les besoins des élèves de demain, sur le métier d’enseignant pour en accompagner les nécessaires transformations, ainsi que sur les décisions courageuses qu’il conviendra d’assumer pour renforcer l’attractivité et la stabilité financière des établissements.
La MLF célèbrera son 125ème anniversaire en 2027. Elle a construit ce que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères appelle « un trésor de notre rayonnement culturel ».
Christian Masset, grand serviteur de l’État, inscrit son action à la présidence de la MLF dans la tradition d’excellence qu’ont su maintenir ses prédécesseurs.
Un grand bravo aux agents consulaires, à Paris, à Nantes et sur l’ensemble du réseau, pour leur engagement quotidien au service des Français de l’étranger !
Cette mobilisation collective illustre l’engagement et le sens du service public qui animent nos consulats partout dans le monde.
Félicitations à Pauline Carmona et à ses équipes de la DFAE pour cette présentation claire et synthétique des résultats de l’action consulaire.
À la faveur de son déplacement à Paris, j’ai accueilli Serge Thomann, Conseiller des Français de l’étranger pour l’Australie, en compagnie de ma collègue Olivia Richard.
À l’ordre du jour, la préparation de mon second déplacement en Australie et le point sur les attentes de nos compatriotes ;
Félicitations à Serge pour la richesse et l’ampleur de son action comme en témoigne sa lettre d’information.
Le 4 février, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai interrogé Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur la situation des acteurs privés de l’enseignement français à l’étranger, fragilisés par une décision du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, ainsi que par les dispositions de l’arrêté du 25 août 2025.
VERBATIM de mon intervention :
Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,
La France affiche l’ambition de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030.
Mais des décisions récentes fragilisent les acteurs privés qui portent cette dynamique.
D’abord, la décision du conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, du18 décembre qui révolte les établissements au statut de partenaires.
Alors qu’ils sont autofinancés, ils se voient imposer des contributions financières accrues sans contrepartie.
Ensuite, l’arrêté du 25 août 2025 subordonne l’homologation des écoles françaises à l’étranger par le ministère de l’Éducation nationale à la signature d’un contrat avec l’AEFE, créant un conflit d’intérêts majeur : un opérateur public devient à la fois concurrent, partenaire obligatoire et quasi-autorité de régulation.
C’est comme si on demandait à France Télécom d’être également l’Arcom !
On demande ainsi à l’AEFE d’être joueur et arbitre, ce qui mine la confiance et l’équité du système.
Monsieur le Ministre, pouvez-vous abroger l’arrêté du 25 août 2025 pour restaurer une homologation relevant exclusivement du ministère de l’Éducation nationale ?
Voulez-vous engager une réforme séparant clairement la gestion des établissements par l’AEFE et la mission de développement du réseau des écoles françaises à l’étranger ?
Ma RÉPLIQUE :
Merci monsieur le Ministre,
La situation actuelle de l’AEFE exige des décisions immédiates.
Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.
Faire porter aux établissements partenaires le poids d’erreurs de gestion passées tout en les plaçant sous dépendance contractuelle est une double injustice.
La réforme ne pourra être crédible que si un principe clair est acté : neutralité, séparation des rôles et indépendance de l’homologation.
Il ne s’agit pas de venir au secours d’un système totalement dépassé, mais de créer un modèle économique soutenable.
Car n’oublions pas qu’au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient — ce sont des familles.
Cybersécurité – Directive NIS2 – Loi « Résilience » – Stratégie nationale de cybersécurité
Conférence de presse – Sénat – 4 février 2026 Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France
• Olivier CADIC, . Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » au Sénat . Sénateur des Français établis hors de France
• Philippe LATOMBE, . Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » à l’Assemblée nationale . Député de la Vendée (1ʳᵉ circonscription)
Alors que les cyberattaques se multiplient et que les fuites de données touchent quotidiennement entreprises, administrations et citoyens, la France accuse un retard préoccupant dans la transposition de la directive européenne NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024.
La proposition de loi dite « Résilience » a été adoptée par le Sénat en mars 2025, puis approuvée à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025, sans jamais avoir été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Une fausse information, c’est comme un cancer, si vous ne la traitez pas vite, elle va se répandre et c’est terminé. J’ai appris cela à Taiwan en 2021 : répondre en 200 mots sous 2 heures, avec humour…
Extraits :
Depuis septembre 2025, le ministère des Affaires étrangères opère une véritable riposte sur le réseau social X grâce au compte French Response. Avec un ton bien moins diplomate que la communication officielle, il réussit à faire mouche et attire aussi bien les critiques que l’approbation.
(…)
“C’est un outil qui permet d’avoir une réponse officielle à l’heure où le président américain commente sur son compte Truth Social toutes ses actions et celles des autres,” estime Olivier Cadic, sénateur et vice-président de la commission des affaires étrangères au palais du Luxembourg.
(…)
“On voit bien que les démocraties sont en train de s’effondrer les unes après les autres et qu’on est attaqué de l’intérieur. French Response est donc un bon outil pour ce qui n’est qu’une réaction,” ajoute Olivier Cadic. Le sénateur appelle de son souhait à l’implication de la société civile afin que French Response ne soit pas le seul outil dédié à ce type de “réaction”: “Aujourd’hui, on se fait attaquer de tous les côtés. Il ne faut pas laisser l’Etat seul, il faut un modèle collectif de réponse. Si ce compte n’existe que pour répliquer et qu’il se retrouve seul, je pense qu’ils n’y arriveront pas.”
J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient), au sujet des foyers de tension sur la scène internationale et des rivalités stratégiques entre grandes puissances.
ÉCOUTER le Podcast de l’entretien « Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France »
Radio Orient :
L’entretien revient sur la répression sanglante du soulèvement populaire en Iran et sur les marges de manœuvre de l’Europe pour soutenir la population iranienne, dans un contexte marqué par le retrait et l’ambiguïté de la position américaine. Il analyse également la stratégie régionale de Téhéran, à travers la mobilisation de ses relais à Gaza, au Liban, en Syrie et en mer Rouge, et les risques d’escalade militaire que cela implique.
Enfin, l’échange interroge la place de l’Europe prise en étau entre la rivalité structurante des États-Unis et de la Chine, et pose une question devenue centrale : l’Union européenne peut-elle encore se permettre de différer la construction d’une véritable Europe de la défense ?
Voeux à la communauté française
établie à l’étranger
Sécurité des Français de l’étranger ; Soutien au réseau des CCIFI et CCEF ; Développement enseignement français à l’étranger
Sénateur indépendant, au sein du groupe Union centriste depuis octobre 2014, le monde est ma circonscription.
Depuis le début de mon mandat, j’ai effectué 627 déplacements dans 116 pays avec une priorité d’action par pays.
Sénateur entrepreneur, je fonctionne en mode projets avec les élus, diplomates, entrepreneurs et la société civile autour de quatre champs d’intervention : Action consulaire ; Éducation & Culture ; Diplomatie parlementaire ; Diplomatie économique
LE MONDE POUR CIRCONSCRIPTION
ANEFE (ASSOCIATION NATIONALE DES ÉCOLES FRANÇAISES À L’ÉTRANGER)
Depuis 50 ans, l’ANEFE soutient les écoles françaises à l’étranger et les fédère pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de doubler le nombre d’élèves d’ici à 2030.
TRENTE ANS DÉJA
Il y a 30 ans, je m’installais à Ashford, dans le Kent. Aujourd’hui, nous œuvrons pour obtenir la réouverture de la gare internationale d’Ashford, fermée depuis le Covid, afin de restaurer une liaison essentielle pour les mobilités, l’attractivité du territoire et la vie quotidienne des Français établis au Royaume-Uni.
Extrait : Dans le cadre de la proposition de loi contre le narcotrafic examinée en mars dernier par le Parlement, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et celui de la Justice Gérald Darmanin avaient tenté d’imposer des backdoors (« portes dérobées », en bon français), un dispositif permettant de casser le chiffrement des discussions privées et de contraindre les messageries cryptées à livrer les discussions de leurs utilisateurs aux enquêteurs. Mais la disposition avait été rejetée tout net par les parlementaires.
Le vieux disque des “backdoors”
Et pour cause… « Les backdoors reviennent à espionner les gens et remettent en cause le droit à la vie privée et à la protection des données, affirme le sénateur centriste Olivier Cadic. On est en train de préparer le terrain pour qu’un régime autoritaire s’installe ! »
De quoi péter un câble ! Les portes dérobées affaiblissent aussi la sécurité des applications. Si on décodait une partie des conversations, toutes se retrouveraient fragilisées. Dès lors, les failles pourraient être exploitées par les services de renseignement… mais aussi par des groupes criminels et des États hostiles contre lesquels ils prétendent justement lutter. Un sacré bug !
Pour s’assurer que les ministres régaliens n’essaient pas de revenir par la fenêtre pour imposer des portes dérobées, Cadic avait introduit dans le projet de loi Résilience contre les cyberattaques un amendement les interdisant formellement, et ce avec le soutien du Premier ministre de l’époque, François Bayrou. Dix mois plus tard, le gouvernement refuse d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée ce texte, qui transcrit dans le droit français plusieurs directives européennes visant à prévenir les entreprises et les administrations contre les piratages.
En décembre, Matignon a même demandé au sénateur Cadic de jeter son amendement à la corbeille, ce qu’il a refusé de faire. Pour le court-circuiter, le ministère de l’Intérieur songe désormais à faire voter une loi autorisant les backdoors avant l’entrée en vigueur des directives européennes en France…
Le 8 janvier 1996, la gare d’Ashford International devenait la deuxième porte d’entrée Eurostar du Royaume-Uni, après Londres, grâce à l’ouverture du tunnel sous la Manche.
Cette même année, j’ai choisi de m’installer à Ashford, située à deux heures de Paris, et d’y transférer le siège de mon activité professionnelle dans le domaine de l’électronique.
Confronté à la fois à l’ouverture du marché unique et à l’émergence des transferts d’activités de mes clients vers la Chine, j’étais convaincu que l’environnement économique britannique — alors particulièrement attractif — offrait les conditions nécessaires pour rebondir dans une compétition mondiale accrue.
Les médias se sont emparés de cette histoire, suscitant un véritable engouement. C’est ainsi que j’ai créé l’association La France libre… d’entreprendre, afin de répondre aux nombreuses sollicitations.
La génération Eurostar des Français du Royaume-Uni était née.
Pour accompagner le millier d’entrepreneurs ayant rejoint l’association afin de s’installer à Ashford, l’agence locale de Barclays a recruté une jeune compatriote : Anne Vigouroux.
Élu à l’AFE en 2006, j’ai obtenu l’ouverture d’un bureau de vote à Ashford à partir de 2012. Les électeurs français du sud-est de l’Angleterre n’ont ainsi plus eu à se rendre à Londres et votent désormais dans cette gare (compte-rendu).
En mars 2020, j’ai pris le dernier Eurostar s’arrêtant à Ashford. La pandémie a conduit à la suppression des arrêts à Ashford et à Ebbsfleet International. Ces dessertes n’ayant jamais été rétablies, j’ai déménagé près de Londres St Pancras début 2025.
La disparition des liaisons internationales a fragilisé l’attractivité du territoire, pénalisant entreprises, emplois et mobilités.
C’est dans ce contexte que j’ai été invité à témoigner le jeudi 8 janvier 2026 lors de l’événement Bring Back the Magic, organisé à la gare internationale d’Ashford par Ashford Borough Council et London St Pancras Highspeed.
Retenu à Paris pour assister au discours du Président de la République aux ambassadeurs à l’Élysée, j’ai été représenté par Anne Vigouroux et Jean-Claude Cothias, ancien secrétaire général de La France libre… d’entreprendre.
Je les remercie d’être intervenus en mon nom, dans le prolongement de mon témoignage vidéo (ci-dessus).
La mobilisation citoyenne est au rendez-vous : une pétition lancée par des habitants a déjà recueilli plus de 80 000 signatures. Elle traduit une attente forte et légitime.
Réouvrir la gare redonnerait de l’élan à tout un territoire et ferait renaître la magie d’une connexion qui a fait ses preuves. La gare a contribué à notre succès. Nous sommes aujourd’hui mobilisés pour lui permettre de retrouver son enchantement.
Message d’Anne Vigouroux (à l’image avec Jean-Claude Cothias et Lucie Druesne, Deputy CEO de le Kent Invicta Chamber of Commerce)
. Anne Vigouroux est directrice globale du marketing chez Charles Taylor et co-responsable de l’antenne Alumni de MBS au Royaume-Uni. . Depuis plus de vingt ans, elle consacre bénévolement son temps et son énergie à la communauté française, notamment au travers de la Jeune Chambre Franco-Britannique (ex-vice-présidente), de l’UFE Grande-Bretagne (ex-secrétaire), mais il faut aussi noter 15 ans de bénévolat à Notre-Dame de France.
MESSAGE (traduit en français) : “ Presque 30 ans séparent ces deux photos — et pourtant, on a l’impression que c’était hier.
La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister au 30ᵉ anniversaire de la gare d’Ashford International, parce que je fais partie de ce que l’on appelle la « génération Eurostar » — celle qui a pu étudier, travailler et construire sa vie à travers l’Europe, sans rupture ni frontière.
Ashford International n’était pas qu’une simple gare pour moi. C’est là que ma vie au Royaume-Uni a véritablement commencé : ma carrière chez Barclays, la rencontre avec mon mari, et la création d’amitiés qui durent depuis des décennies — dont une très spéciale avec Olivier Cadic, qui a contribué à déclencher, à la fin des années 1990, un véritable tsunami d’entrepreneurs français s’installant au Royaume-Uni via l’Eurostar, grâce à son association La France Libre d’Entreprendre.
Si l’on avance jusqu’à aujourd’hui, je ressens à la fois une pointe de nostalgie pour les belles années passées et un immense espoir.
L’espoir que les relations euro-britanniques continuent de se réchauffer (le retour d’Erasmus en est un signe particulièrement encourageant).
L’espoir que les dommages causés par le Brexit puissent être progressivement réparés.
L’espoir que la gare d’Ashford International rouvre enfin, afin de redonner de l’élan à des centaines d’entreprises locales et de familles dans le Kent.
Le thème des célébrations était « Bring Back the Magic »… et il ne pouvait pas être mieux choisi.”
Dans un article éclairant, le journaliste Étienne Fauchaire (Epoch Times) remarque à juste titre que la directive européenne NIS2, censée être transposée en droit français afin de renforcer la sécurité des acteurs essentiels au fonctionnement de la société et de l’économie, reste « engluée dans les méandres parlementaires ».
Ce projet de loi dit « Résilience », pour lequel je préside la commission spéciale, a pourtant été adopté par le Sénat en mars 2025, puis approuvé à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025. Toutefois, il n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour de l’AN.
Quinze mois. C’est le retard accumulé par la France dans la transposition de la directive NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024. Entre ces deux chiffres, un gouffre temporel que le sénateur Olivier Cadic, président de la Commission spéciale NIS2 au Palais du Luxembourg, synthétise en une formule : « Pour passer une loi, il faut des mois, voire des années. Dans le cyber, certaines attaques se produisent donc en 28 secondes à cinq minutes. »
(…)
« La loi doit poser les cadres généraux. Ensuite, ce sont les professionnels eux-mêmes qui doivent s’emparer de ces principes, s’adapter et sécuriser leurs systèmes en fonction de leur environnement », a plaidé Olivier Cadic. « Si l’on cherche à tout encadrer juridiquement, nous serons constamment en retard, toujours un pas derrière le terrain. » Le vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, lui-même ciblé, avec d’autres parlementaires, par une cyberattaque attribuée à des pirates chinois agissant pour le compte de Pékin, se montre particulièrement investi sur les questions de cybersécurité.
Jugeant « la façon actuelle de faire la loi complètement délirante », le sénateur propose une autre méthode, inspirée du Budget Act américain : évaluer le coût et l’objectif de chaque loi avant et après son adoption pour mettre fin à un empilement législatif inutile. Et remplacer la question « ai-je bien suivi la procédure ? » par celle qui compte vraiment : « est-ce que ça fonctionne ? »
Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland
Le sénateur Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat et président du groupe interparlementaire France–Pays du Golfe, a appelé la France et l’Europe à soutenir activement le Somaliland lors d’un récent débat au Sénat, organisé en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales.
S’exprimant au nom du groupe Union centriste, le sénateur Cadic a mis en lumière les réalisations du Somaliland depuis le rétablissement de son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991. Il a décrit ce pays de la Corne de l’Afrique comme un modèle de stabilité, d’État de droit et de régularité démocratique à travers des élections libres et constantes.
Olivier Cadic a souligné l’incohérence des réponses internationales face à l’émergence de nouveaux États, rappelant que la dissolution pacifique de la Tchécoslovaquie en République tchèque et en Slovaquie en 1993 avait été rapidement reconnue par les pays européens. Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le Somaliland, malgré son parcours pacifique, démocratique et une gouvernance effective, demeure largement ignoré.
« La France ne peut pas rester un simple spectateur », a déclaré le sénateur Cadic, insistant sur le fait que la diplomatie est à la sécurité internationale ce que la justice est à l’ordre intérieur. Il a appelé la France et l’Europe à défendre les démocraties dans le monde, à aider les peuples fuyant des régimes indignes, à faire prévaloir le droit sur la force et à protéger les souverainetés contre la coercition plutôt que de se contenter de condamnations de principe.
Le sénateur a rapproché le cas du Somaliland de situations similaires à Taïwan et dans d’autres pays menacés, les inscrivant dans une question fondamentale du XXIᵉ siècle : savoir si les frontières et les souverainetés seront déterminées par la force ou par le droit.
Olivier Cadic défend depuis longtemps la cause du Somaliland, notamment lors d’une visite en 2023 au cours de laquelle il a rencontré des responsables locaux et mis en avant le fonctionnement des institutions, la tenue d’élections libres et les attributs étatiques du territoire comme fondements d’une reconnaissance internationale.
L’intervention du sénateur Cadic au Parlement s’inscrit dans le prolongement des efforts de l’ambassadeur du Somaliland en France, Abdirahman Yassin Mohamed, visant à renforcer la coopération entre le Somaliland et la France, ainsi que les échanges avec les principaux acteurs politiques français, parmi lesquels figure le sénateur Cadic.
Ses propos témoignent d’un intérêt parlementaire croissant en France pour un engagement approfondi avec le Somaliland, dans un contexte d’évolution des équilibres dans la Corne de l’Afrique.
Extrait : L’influence française minée par « les balbutiements budgétaires » ?
« C’est un peu le paradoxe de la situation : la France s’est livrée à un travail diplomatique formidable, qui lui a permis d’obtenir de nombreuses avancées, mais aujourd’hui, elle se retrouve isolée au même rang que l’Autriche et l’Irlande qui ont voté contre, mais aussi la Pologne et la Hongrie qui passent généralement pour les mauvais élèves de l’UE », pointe le sénateur centriste Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères et seul sénateur favorable au Mercosur. « Le président n’y était pas forcément défavorable, mais malgré un important travail de pédagogie, il a eu le bras tordu au niveau national par la politique politicienne et les balbutiements budgétaires. Nos partenaires européens en ont bien conscience, et cette situation profite à nos concurrents », soupire l’élu.
(…)
En revanche, l’Italie ressort renforcée de cette affaire. « Nous nous sommes mis entre les mains de Giorgia Meloni, et nous l’avons fait faiseur de roi », soupire Olivier Cadic. La volte-face de Rome, initialement rangée aux côtés de la France, a effectivement permis à la commission d’obtenir une majorité qualifiée.
Extrait : La France, porte-étendard de la défense européenne
« Il faut prendre les dossiers un par un, et le cas du Mercosur n’impacte pas la crédibilité de la France, ni même son leadership dans d’autres domaines, comme le pacte asile-immigration, la régulation du numérique, et surtout les enjeux de défense européenne qui sont, aujourd’hui, la première des priorités pour l’UE », veut également rassurer Olivier Cadic. Cet élu estime que la personnalité volontariste du chef de l’Etat est un vrai marqueur sur cette thématique. La semaine écoulée en a fait la démonstration avec la réunion, mardi à Paris, de « la coalition des volontaires » qui soutient l’Ukraine contre la Russie. Un rendez-vous au cours duquel Emmanuel Macron a assuré qu’il était prêt à déployer les forces françaises en Ukraine pour participer au maintien d’un éventuel cessez-le-feu entre Moscou et Kiev.
Ce 6 janvier, notre groupe d’amitié France–Suisse, présidé par le sénateur Cédric Perrin, a eu le plaisir d’accueillir l’ambassadrice de Suisse en France, Tania Cavassini, accompagnée du ministre-conseiller Yachar Nafissi-Azar et de l’attaché de défense, Peter Wanner.
La réunion s’est ouverte par un temps de recueillement en mémoire des victimes du drame survenu à Crans-Montana le 1er janvier 2026. Le président du groupe a exprimé ses condoléances et réaffirmé la solidarité de la France envers la Suisse. L’ambassadrice a, en retour, salué le soutien et l’élan de solidarité manifestés par les autorités françaises, soulignant combien la coopération franco-suisse, ancrée dans le quotidien, prend toute sa dimension dans les moments d’épreuve.
Les échanges ont ensuite permis d’aborder plusieurs dossiers transfrontaliers d’intérêt commun, notamment en matière économique, énergétique, de défense et de questions vétérinaires, illustrant la densité et la qualité du partenariat entre la France et la Suisse.
La Suisse est le premier pays d’accueil des Français à l’étranger, devant les États-Unis et le Royaume-Uni.
Ce 19 janvier, intervention au nom du groupe Union centriste, dans le cadre de la « déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ».
Catherine Vautrin, ministre des Armées et des anciens combattants et Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, se sont exprimés au nom du gouvernement.
J’ai conclu mon propos en disant que ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela, en Iran, en Ukraine, à Taïwan, au Groenland et au Somaliland relève d’un même combat : savoir si, au XXIe siècle, les frontières et les souverainetés se décident par la force ou par le droit.
C’est à cette question que la France et l’Europe doivent répondre.
« Qu’est-ce qui pousse un sénateur à voir le monde comme un village et à s’efforcer de créer des ponts entre les cultures ?
Dans ce podcast spécial de « La radio des Français dans le monde », Gauthier Seys nous emmène à Londres pour une discussion fascinante avec Olivier Cadic, un sénateur des Français établis hors de France. Olivier partage son parcours unique, de son travail sur le missile Exocet à son approche interculturelle de la politique. Avec plus de 600 déplacements à son actif, il évoque l’importance d’être sur le terrain pour comprendre les perspectives diverses de ceux qu’il représente.
Olivier Cadic est un sénateur qui incarne l’esprit d’entrepreneuriat et d’ouverture culturelle. Ancien ingénieur en électronique, il a fondé une entreprise en Angleterre, devenant un pionnier de la traduction de bandes dessinées franco-belges en anglais. Son parcours l’a mené à s’engager en politique, où il défend les intérêts des Français de l’étranger, tout en promouvant l’interculturalité et l’innovation. En tant que vice-président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Olivier Cadic est profondément impliqué dans les questions de sécurité internationale.
L’épisode aborde des sujets variés, allant de l’importance de la préparation à la guerre à la nécessité de renforcer la défense européenne. Olivier Cadic partage ses réflexions sur la situation géopolitique actuelle, notamment les tensions entre la Russie, la Chine et l’Occident. Il souligne la nécessité d’une coopération européenne pour prévenir les conflits et insiste sur l’importance de la langue française pour les expatriés. Enfin, il évoque ses initiatives pour soutenir la communauté française à l’étranger, notamment à travers le réseau d’associations FLAM, qui vise à maintenir la langue française vivante parmi les enfants expatriés. »
Écouter le PODCAST
Chapitrage du podcast :
00:00:01-Introduction et bienvenue
00:00:27-Début informel avec Olivier Cadic à Londres
00:01:04-Olivier Cadic parle de son début au Sénat
00:01:34-Le sentiment d’urgence constante d’Olivier Cadic
00:03:10-L’importance des déplacements à l’étranger
00:04:30-La carrière d’Olivier Cadic dans l’électronique et l’expatriation en Angleterre
00:07:00-La génération Eurostar et l’impact du Brexit
00:08:54-Olivier Cadic sur les tensions internationales actuelles
00:14:58-La première élection d’Olivier Cadic
00:15:35-L’activité de traduction de bandes dessinées par Olivier Cadic
00:18:18-Le réseau Flamme et la préservation de la langue française à l’étranger
00:22:30-Fierté d’Olivier Cadic dans ses dix ans de mandat
00:25:10-La perception des Français de l’étranger et conclusion
LePetitJournal.com : Guerres hybrides, retour de “la force brute à l’étranger”, Europe sommée de se réveiller : Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, dresse le bilan à l’aube de 2026. Depuis l’église protestante française de Soho, à Londres, il a livré des vœux pour une année qu’il juge décisive. Fort de son regard au cœur du Sénat, il n’a pas hésité à évoquer l’état réel du pays, les urgences qui s’imposent au gouvernement et les actions à promouvoir au Royaume-Uni.
Lire l’article de Ewan Petris Nous vivons une lutte pour le leadership mondial que je remercie d’avoir sollicité mon point de vue sur ces enjeux : Un monde entré “dans l’ère du rapport de force” ; Retour en France, où “la démocratie sous tension” ; Le nœud du système : le budget ; Brexit : dix ans après, le temps des questionnements.
Never blame, never complain* *Ne jamais blâmer, ne jamais se plaindre
Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,
Fruit de mon expérience professionnelle, je me suis toujours imposé une ligne de conduite simple et exigeante face à l’adversité : Never blame, never complain. Ne jamais se réfugier dans la plainte. Ne jamais céder à la tentation de la dénonciation stérile. Toujours préférer l’action à l’indignation confortable.
C’est pourquoi j’ai été sincèrement satisfait d’entendre le président de la République, devant les ambassadeurs, exprimer avec clarté le refus de deux impasses majeures. D’abord, le refus de l’impuissance morale, qui consiste à commenter le monde sans jamais chercher à l’influencer. Ensuite, le refus de la vassalisation, cet alignement passif sur les puissances dominantes qui finit toujours par affaiblir ceux qui s’y soumettent.
Le choix assumé est inverse : agir, pour se donner les moyens d’une France et d’une Europe, puissances lucides et actrices de leur destin. Mais l’autonomie stratégique n’est pas un slogan. Elle suppose des moyens, de la constance et une vision de long terme.
La diplomatie sans armée, c’est une justice sans police. Staline raillait le Vatican en demandant : « Combien de divisions ? » La formule est brutale, mais elle rappelle une vérité simple : la crédibilité internationale repose sur des capacités réelles. La loi de programmation militaire et la surmarche prévue pour 2026 en sont une illustration indispensable.
Pour autant, la diplomatie ne saurait être le parent pauvre de l’effort national. Depuis plusieurs années, je porte au Sénat l’idée d’une programmation pluriannuelle des moyens de la diplomatie, à l’image de ce que nous faisons pour la défense.
Je me réjouis donc que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ait évoqué la perspective d’une loi d’orientation, à l’issue d’un chantier associant parlementaires et parties prenantes.
C’est une nouvelle innovation de Jean-Noel Barrot, pour adapter notre diplomatie aux bouleversements du monde ; pour garantir que le Quai d’Orsay, première mairie de France, continue d’offrir un service public exemplaire à nos compatriotes ; et enfin, pour fixer des objectifs clairs et une perspective budgétaire aux acteurs du réseaux de la diplomatie d’influence (AEFE, Instituts français…).
À l’aube de cette nouvelle année, je forme pour chacune et chacun d’entre vous des vœux sincères de santé, de réussite et d’engagement. Je vous souhaite une excellente lecture de cette première infolettre de l’année, qui s’inscrit pleinement dans cet esprit : agir, plutôt que se plaindre ; construire, plutôt que commenter.
“Never blame, never complain”.
Fidèlement,
Olivier Cadic
Sommaire :
HOMMAGE . Drame de Crans-Montana
VOEUX . Très belle année 2026 ! . RÉTROSPECTIVE 2025 – Vidéo 4’10 . XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs – Discours du Président . XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs – Discours du ministre
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER . PLF2026 – PELF : Le Pass enfant langue française : une promesse en suspens, une solution en attente . CA AEFE (18/12/25) – Déclaration ANEFE . AEFE : Soutien à la démarche de la MLF et des écoles partenaires . Rencontre avec le nouveau directeur des impôts des non-résidents . France Volontaires
SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES . Brexit, HongKong : quel bilan ?
SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ . Rejet Mercosur (1/5) – Motion de rejet . Rejet Mercosur (2/5) – Exception d’irrecevabilité . Rejet Mercosur (3/5) – Suppression de la résolution . Rejet Mercosur (4/5) – Amendement de repli . Rejet Mercosur (5/5) – Explication de vote . QAG – Narco-État vénézuélien, quelles réponses de la France ? . Nicolás Maduro est sous les verrous . Délégation Union européenne – Serbie . Conférence de l’EFTA : la liberté d’expression de Taiwan menacée par la liberté d’oppression de Pékin . Taiwan : La France suit avec préoccupation les exercices militaires chinois . IMEC : Un projet Win–Win–Win ! . Le Somaliland reconnu comme un “État souverain” par Israël . RCA / “Africa Ti l’or”, la bière qui pourrait bien vous mettre en bière (réponse à ma question écrite)
SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA . PLF 2026 – Cybersécurité : Mais où sont les stratégies promises ?
SÉNAT – NARCOTRAFIC . Narcotrafic – MILDECA
MÉDIAS . “Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ?” (ITforBusiness – 24/12/2025) . Budget & Mercosur (Public Sénat – 19/12/2025 – Vidéo 26’) . Olivier Cadic : “Notre responsabilité d’élu, c’est d’ouvrir des portes, pas de construire des murs” (Public Sénat – 15/12/2025 – Vidéo 41’30)