Personne ne sait ce que Brexit signifie. Comment se préparer à l’inconnu ? Face à de telles incertitudes, 42 % des entrepreneurs français au Royaume-Uni se déclarent prêts, dans un sondage, à délocaliser leurs activités.

Ainsi, lors de l’audition de Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France, j’ai voulu savoir quels étaient les scénarios étudiés concernant le niveau de la Livre Sterling. Cette monnaie risque-t-elle de baisser en-deçà d’un euro, ce qui aurait des répercussions déplorables pour nos exportations ?

Sylvie Goulard a répondu qu’il était « certain que le Brexit aura un impact négatif sur nos exportations, même si celui-ci dépendra directement de la décision britannique d’imposer, ou non, un tarif douanier. Il faut donc demeurer prudent sur cette question de l’impact. »

La sous-gouverneure a poursuivi en ces termes : « il est hasardeux de proposer des scénarios sur l’évolution de la Livre Sterling. La perte de valeur, suite au référendum, a été réelle pour les particuliers. L’instabilité monétaire n’est pas bonne et, même si un décrochage peut donner un avantage de compétitivité à court terme, seuls les changements structurels renforcent durablement la compétitivité des économies, toute baisse de la valeur de la monnaie nationale induisant des difficultés beaucoup plus profondes. »

Vidéo de mon intervention :

Compte-rendu intégral de l’audition de Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France, le 3 avril 2019, devant le Groupe de suivi « Retrait du Royaume-Uni et Refondation de l’UE », coprésidé par Jean Bizet, président de la commission des Affaires européennes et Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.