J’ai répondu aux questions de Clément Tricot, Radio Taïwan International, concernant la visite d’une nouvelle délégation sénatoriale française au début du mois de septembre (compte-rendu). C’est la troisième délégation sénatoriale et donc la quatrième de parlementaires français qui se rend à Taïwan depuis octobre 2021.

Extraits de l’entretien

Sur l’objet de la visite :
– Pour moi cette visite était prévue de longue date. J’étais en octobre dernier dans la délégation conduite par Alain Richard. Nous avions découvert le projet du lycée international franco-taïwanais (LIFT). […] Le LIFT a démarré début septembre et j’avais prévu de venir pour l’ouverture.
– Il y avait un deuxième sujet qui était le développement des relations économiques entre la France et Taïwan.
– Il y a évidemment toute la question des relations politiques, la vision des orientations taïwanaises qui se font de plus en plus précises sur l’île venant de Pékin. C’était aussi important pour nous d’écouter l’analyse et les observations qui étaient faites par le gouvernement et nos homologues du Yuan législatif à Taïwan.

Sur la multiplication des visites parlementaires :
– Je pense que le groupe d’études et de contact France-Taïwan (République de Chine) au Sénat qui est pratiquement aussi important maintenant que le groupe France-Chine […] Ce sont des sénateurs qui sont très intéressés par ce qu’est Taïwan aujourd’hui, le développement de Taïwan, les possibilités. Pour certains c’est le côté démocratique et tout ce qui est approche des lois, pour d’autres c’est la dimension économique.
– Ce qui me marque, c’est le niveau d’intérêt pour Taïwan au palais du Luxembourg. […] Quand on va à Taïwan on sent une fraîcheur démocratique qui vous ravive.

Sur les manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan suite à la visite de Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants des États-Unis :
– La position de la France, c’est le statu quo. Toute manœuvre qui tendrait à changer le statu quo, ne peut pas rencontrer l’adhésion de la France.

Sur sa déclaration « Taïwan n’est pas seul » :
– Ce que je veux dire c’est que Taïwan représente plus qu’elle-même au niveau international. Taïwan, c’est désormais une image du vivre ensemble. […] C’est un signe au monde, que la démarche démocratique, qui est une démarche inclusive où tout le monde peut décider qui va diriger le pays […]. C’est en ce sens que Taïwan n’est pas seul, puisque les valeurs que Taïwan incarne, ce sont des valeurs universalistes.

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