Je ne vous apprendrai rien sur le modèle alimentaire français qui s’articule autour de trois repas, à commencer par le petit-déjeuner.

petitdejSigne des temps, de plus en plus de Français commencent leur journée sans même avaler un petit-déjeuner qui doit normalement contribuer aux apports énergétiques de la journée à hauteur de 20 à 25 %.

Les enfants sont les plus touchés par cette tendance : 3 à 4 élèves par classe arrivent le ventre vide à l’école. Ce phénomène est encore plus marqué dans les milieux défavorisés (1)

Dans le cadre du projet de loi sur « Modernisation du système de santé », j’ai trouvé légitime de poser l’amendement n°126 pour enrayer le déclin du petit déjeuner dit « à la française » (jus de fruits, boisson chaude, tartines, viennoiserie…).

Toutes les études scientifiques montrent que la prise d’un petit-déjeuner équilibré est associé à de meilleures capacités cognitives (mémorisation, concentration), une réduction de la fatigue et, par conséquent, de meilleures performances.

Dix-neuf collègues sénateurs (2) ont co-signé mon amendement dans le but de préserver un repas indispensable à une bonne hygiène de vie et répondre de surcroît à l’inquiétude de nos producteurs français de jus de fruits, de lait, de pain ou de confiture.

Peine perdue, la ministre Marisol Touraine s’est rangée à l’avis de la Commission qui estime que ce type de campagne ne relève pas de la compétence du législateur, mais plutôt des missions de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé).

En collaboration avec le « Collectif du petit-déjeuner à la française », des actions de sensibilisation grand public sont d’ores et déjà programmées, dont je vous parlerai prochainement.

(1) Enquête CCAF 2013 du CREDOC
(2) Je remercie chaleureusement mes collègues : Mmes  BILLON, DEROMEDI, GATEL et LOISIER et MM.  G. BAILLY, CANEVET, CHAIZE, CHASSEING, CHATILLON, DELAHAYE, DELATTRE, DUVERNOIS, FALCO, GABOUTY, GUERRIAU, KERN, LASSERRE, LUCHE et MASCLET

photo wikimedia