Trois jours après mon retour de la République de Chypre, je me suis fait l’écho auprès de Clément Beaune de la question des flux migratoires qui affectent cette ile.

Ce 29 juin, la commission des Affaires européennes, présidée par Jean-François Rapin, accueillait Clément Beaune, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, à la suite du Conseil européen des 23 et 24 juin 2022.

VERBATIM de ma question

Chypre confirme sa place de premier pays de l’Union européenne pour le nombre de demandeurs d’asile rapporté à sa population.

D’après les dernières estimations, ce ratio s’établit désormais autour de 5%.

J’étais à Nicosie la semaine dernière, 12 000 migrants sont arrivés en 2021.

Ils sont 9000 à être comptabilisés en juin 2022, soit une progression de 100% sur la même période. Pour le seul mois de mai, 45 embarquements frauduleux ont été prévenus dans les deux aéroports internationaux de Larnaca.

La visite à Chypre de M. Schinas, vice-président de la Commission européenne, le 18 juin dernier, a donné lieu à une mise en cause directe des autorités de la partie occupée de l’île et de la Turquie.

Leur responsabilité dans les flux migratoires qui affectent la République de Chypre a été évoquée, pour la première fois à ce niveau, sans détour.

Le vice-président de la Commission a ainsi souligné que des contacts étaient établis au plus haut niveau avec les autorités turques ainsi qu’avec les opérateurs aériens Turkish Airlines et Pegasus en vue de les inviter fermement à prendre leurs responsabilités.

Pouvez-vous nous indiquer, monsieur le Ministre, quelles sanctions sont prévues envers les autorités turques si leurs manœuvres se poursuivent ?


Dans sa réponse, le ministre a convenu qu’une partie de la pression migratoire était liée à des « filières parfois permises, facilitées » et que nous devons « notre solidarité » à Chypre.