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HEBDOLETTRE n°123 – ÉDITO : Programme Flam. // SENAT : WorldSkills 2023 (Élysée) – La coopération franco-britannique de Défense – Les sénateurs au salon du Bourget – Débat post-Conseil européen – Albanie : président Moisiu – Rép. de Serbie : Ana Brnabić, PM – Question écrite : projet franco-islandais Lexia. // TRIBUNES : Certificats de vie – Féminicides – abandons d’animaux // CYBERSECURITE : 5G – Forum parlementaire – FIC // COMMERCE EXTERIEUR : Océan Indien – Asean – Réseau CCI FI (au Sénat, AG, Trophées). // En circonscription : ISLANDE – Reykjavik (13-14 juin 2019) / CAMBODGE – Phnom Penh (6-7 juin 2019) / THAILANDE – Bangkok (4-5 juin 2019) / ROYAUME-UNI – Londres & Canterbury (28-29 juin 2019) / Kent (17 juin 2019). // MEDIAS (RMC – Public Sénat – Entreprendre à l’international)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°123 – 11 juillet 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°123

« La langue de la République est le français » (art. 2 de la Constitution)

Dans certains pays, plus de la moitié des Français nés à l’étranger ne maîtrise pas notre langue ; cette proportion atteint parfois les deux tiers en Amérique latine, voire 80% comme estimé en Israël.

Nos grandes déclarations sur l’importance de la francophonie masquent notre difficulté à enseigner le français à nos enfants établis hors de France.

Il n’est pas rare de voir arriver des étrangers dans des consulats ayant réussi un test de langue française pour obtenir notre nationalité, tandis que leurs conjoints, eux français, ne maîtrisent pas un traitre mot de la langue de Molière.

Le réseau AEFE scolarise moins de 25% des enfants français résidant à l’étranger.

Quant aux autres, ils disposent d’une solution d’apprentissage de notre langue à travers le programme FLAM, Français langue maternelle, initié en 2001 par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Concrètement, des associations, généralement créées à l’initiative de parents, permettent aux enfants de se familiariser avec la langue française sur un mode ludique et dans un contexte extrascolaire.

Le développement de ce réseau est l’objectif 3 du plan École au Royaume-Uni. En 10 ans, nous sommes passés dans ce pays de 12 associations FLAM à 52. Celles-ci accueillent près de 4000 enfants chaque semaine.

En assistant récemment au 10ème anniversaire de la petite école de Canterbury, j’ai admiré l’engagement et la ténacité de parents qui se sont donné la mission d’enseigner notre langue au plus grand nombre.

Tandis que l’AEFE reçoit près de 500 millions d’argent public, elle rétrocède juste quelque 200.000€ pour l’apprentissage du français au travers du programme FLAM. Pourtant, le public potentiel est composé de 75% de nos jeunes compatriotes établis à l’étranger.

Administrateur de l’AEFE de 2009 à 2012, j’avais dénoncé la volonté de l’AEFE de réduire ce budget de subvention dès que l’Agence en a eu la charge en 2009. Il était alors de 600.000 euros. J’avais à l’époque toutes les peines du monde à obtenir la transparence sur les attributions de subvention (lire « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » – avril 2013).

Dans son rapport sur l’enseignement français à l’étranger, la députée Samantha Cazebonne a souligné la valeur ajoutée de ce réseau et formulé plusieurs recommandations pour le développer.

Le 27 juin dernier, la députée a justement demandé au conseil d’administration de l’Agence quel serait le budget alloué par l’AEFE aux associations FLAM en 2019. « Certainement supérieur à celui de 2018 (210.000 euros) », lui a-t-on répondu.
Visuel HL122

Après 10 ans de gestion par l’AEFE, le réseau est composé de seulement 163 associations localisées dans 40 pays, dont le tiers est lié au plan École du Royaume-Uni.

Il est grand temps de changer de gestionnaire pour soutenir la dynamique des associations FLAM et leur rendre les 2/3 d’un budget qui participe aujourd’hui au fonctionnement de l’AEFE.

Pour y parvenir, j’ai proposé en décembre dernier lors du débat budgétaire que la gestion du programme FLAM soit transférée de l’AEFE vers l’Institut français.

L’Institut français travaille en étroite relation avec le réseau culturel français à l’étranger constitué de 98 instituts français et de 850 Alliances Françaises, dont la vocation est d’assurer la promotion de la langue française.

En nous appuyant sur le maillage de ces réseaux, nous pourrons plus facilement développer des solutions économiques locales de soutien aux associations FLAM et nous fixer l’objectif commun qu’un jour tous les enfants français parlent … français ! Découvrir l’HebdoLettre n°123


 

Débat post-Conseil Européen – République de Macédoine du Nord et Albanie (vidéo 4m)

Ce 25 juin, je suis intervenu au nom du groupe UC, devant Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, pour prôner un élargissement rapide de l’Union européenne vis-à-vis des Balkans occidentaux, parce que c’est une évidence historique, culturelle et une nécessité politique.

J’ai rappelé que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat, le 19 juin dernier, Alfred Moisiu, ancien président de la République Albanaise. Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse de son pays quitter l’Albanie, si elle ne rejoignait pas à court terme l’UE.

Il est désormais temps pour l’Union d’adopter une position claire envers les pays des Balkans occidentaux et de répondre à l’espérance de leurs peuples.

Je remercie madame la ministre de sa réponse. J’ai été sensible à sa prise en compte des préoccupations que j’ai exprimées et à son engagement à soutenir l’économie des pays des Balkans ouest, candidats à l’intégration.

Albanie – Entretien avec le président Moisiu

Le 18 juin, j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat le Dr Alfred Moisiu, ancien président de la République albanaise, accompagné de Dritan Tola, ambassadeur d’Albanie en France.

M. Moisiu a formé le souhait que nos deux pays tissent des liens plus étroits et que la France accorde davantage d’attention à la région des Balkans. Celui-ci craint en effet que notre absence donne le champ libre à d’autres pays.

Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse albanaise quitter son pays, si elle n’était pas dans l’espérance d’intégrer à court terme l’Union européenne. Beaucoup de responsables politiques des Balkans occidentaux partagent cette préoccupation. L’ancien président m’a confirmé que l’adhésion à l’UE est au cœur des aspirations du peuple albanais et, plus particulièrement, de la jeune génération.

Le parcours d’adhésion est jalonné de nombreux défis. L’Albanie consent beaucoup d’efforts pour parvenir au but, à l’image de la lutte contre la corruption, objet d’une réforme de son système judiciaire.

J’ai salué ce volontarisme et assuré Alfred Moisiu de mon total soutien sur le chemin de l’adhésion de son pays, où je m’étais rendu en septembre 2018. J’avais eu le privilège d’être reçu par le Premier ministre, Edi Rama, à la Primature, puis par Gent Cakaj, vice-ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’intégration européenne (compte-rendu).