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En circonscription en Irlande du Nord – Belfast (2-3 juillet 2018)

Après plusieurs auditions en République d’Irlande, notre délégation composée de membres de la commission Brexit de l’Assemblée nationale et du groupe de suivi Brexit du Sénat s’est rendue à Belfast.

Pour parvenir à la paix, Républicains et Unionistes ont dû faire des concessions. En 1998, Ils ont choisi un destin différent pour les futures générations que celui dont ils avaient hérité, fait de larmes et de sang.

L’appartenance à l’Union européenne permet aux Irlandais, aux Britanniques et aux binationaux de créer un trait d’union pour outrepasser leurs différences.

Mais au Parlement, nous avons rencontré des Brexiters résolus qui veulent tourner le dos à l’UE en niant toute conséquence négative. Je crains que ces exaltés ne prennent le risque de ramener le chaos en Irlande, en guise de perspective à long terme.

Politique / Brexit

20 ans de paix

Nous avons profité d’une visite guidée des « Peace Lines », ces murs qui séparent les communautés dans certaines parties de Belfast.

A 18h30, certains axes deviennent fermés à la circulation. Ces images de grilles, de murs et de barbelés que l’on croirait appartenir à un temps révolu, perdurent. Elles démontrent que la paix en Ulster demeure fragile et que tout le monde n’est pas encore prêt à vivre ensemble.

Certains Britanniques ont voté Brexit en aspirant à une image mythifiée du Royaume-Uni d’antan… pas sûr que cette perspective suscite l’emballement en Irlande du Nord. + d’images

Parlement

Depuis 500 jours, les Irlandais du Nord n’ont plus de gouvernement…

Notre délégation de députés/sénateurs s’est rendue au Parlement d’Irlande du Nord (Stormont) pour trois entretiens avec des parlementaires représentant les principales sensibilités irlandaises.

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Parlement – L’option Backstop

(g. à d.) Rencontre avec Mairtin Muilleoir (Sinn Fein), Colum Eastwood, président du SDLP (Social Democrat Liberal Party, 3ème parti nord-irlandais)

Les partis du Sinn Fein et du SDLP se montrent pragmatiques en défendent la proposition d’un Backstop de l’UE qui permettrait à l’île de constituer une zone économique unique au sein de l’union douanière, pendant un certain temps.

Parlement -L’option hard Brexit

Échanges avec Simon Hamilton (n°2 du DUP, ancien ministre de l’Économie d’Irlande du Nord). Le DUP demeure strictement aligné sur Londres, en justifiant que 75-80% des produits partant de Belfast sont destinés à la Grande Bretagne.

J’ai demandé à Simon Hamilton s’il accepterait qu’un référendum soit organisé pour donner le choix aux Irlandais du Nord entre le rétablissement d’une frontière sur l’ile ou bien le maintien d’une libre circulation des biens et des personnes en appliquant le backstop. Le responsable du DUP refuse cette perspective en arguant que l’Irlande du Nord peut être en dehors de l’Union sans créer de frontières en dur, tout en sachant que cette position est totalement inacceptable pour l’UE…

A ma question de savoir si le DUP respectera les accords du « Vendredi saint » de 1998 qui ont permis de faire la paix sur l’île grâce à l’UE (et avec son soutien financier), Simon Hamilton a fait valoir qu’il appréciait le fait que les débats se fassent désormais dans l’enceinte du Parlement plutôt que par l’épreuve de force dans la rue. Le parlementaire a toutefois rappelé les raisons qui ont amené le DUP à ne pas souscrire aux accords.

Comme tous les partisans de la sortie de l’UE, M. Hamilton fait le pari que les Britanniques verront les effets positifs du Brexit à long terme.

Brexit Tour n°2 : En circonscription au Royaume-Uni : Belfast – Aberdeen – Londres / 6 au 8 septembre 2016

pc_oc(A l’image) Patricia Connell, déléguée consulaire UDI pour le Royaume-Uni et Olivier Cadic

Après l’étape de Dublin, nous sommes allés à la rencontre de la communauté française d’Irlande du Nord, d’Écosse et de Londres (lire aussi : Brexit Tour n°2 : En circonscription en Irlande – Dublin / 05 septembre 2016).
Nous avons également échangé avec des acteurs de la recherche, du secteur pétrolier et de l’enseignement à Aberdeen lors de rencontres organisées par David Lusseau, conseiller consulaire UDI pour l’Ecosse.

Belfast – Irlande du Nord – 6 sept.

belfast_meetingRéunion publique

Le Brexit est-il inéluctable ? Qu’est-ce qu’il implique pour les Européens installés au Royaume-Uni ?

Avec Patricia Connell, déléguée consulaire UDI pour le Royaume-Uni, nous avons répondu à l’invitation de nos compatriotes d’Irlande de Nord pour un moment privilégié et très chaleureux.

Je ne saurais dire qui d’eux ou de moi a le plus appris lors de cette rencontre. Certains ont vécu en Irlande du nord depuis plusieurs décennies et m’ont remarquablement narré leur histoire. Il ne faudrait pas que le Brexit réveille les vieux démons de l’intolérance et de la partition de l’ile en recréant une frontière.

Aberdeen – Écosse – 7 sept.

marinehlMarine Scotland Science (recherche européenne)

Nick Bailey nous a fait une visite passionnante du Marine Scotland Science, un centre impliqué dans divers projets de recherche européens. Il perçoit chaque année 2 millions de livres de la part de l’Union pour collecter des données statistiques sur 400.000 poissons !

Avec Patricia Connell, déléguée consulaire UDI pour l’Angleterre, Galles et Irlande du Nord et David Lusseau, conseiller consulaire UDI pour l’Écosse, nous avons bénéficié d’une présentation sur la définition des quotas de pêche et les conséquences du Brexit sur les accords communs (politique commune de la pêche).

En cas de sortie de l’UE, Marine Scotland Science redoute une limitation d’accès aux projets de recherche, qui sont par ailleurs ouverts à la Norvège et à l’Islande. Le Brexit serait synonyme de moins d’argent et moins d’emplois pour ce centre de recherche.

petrolehlRencontre avec le secteur pétrolier

Tour de table constructif auprès de dirigeants de sociétés du secteur pétrolier pour évoquer des conséquences probables du Brexit.

Chacun s’accorde à dire que la chute du prix du pétrole entraîne désormais un risque de pertes de compétences locales : en deux ans, le secteur pétrolier a perdu plus de 120.000 emplois sur Aberdeen !

Par ricochet, le prix de l’immobilier est en chute libre. Laurent Schirrer, président d’Oilgen, nous a confié qu’il avait doublé la surface de ses bureaux pour la moitié du prix payé précédemment !

L’un des participants à cette réunion nous a annoncé que les effets du Brexit conjugués à la crise pétrolière l’ont décidé à partir dans les prochaines semaines pour la France.

bibliohlRéunion publique

(A l’image) Patricia Connell fait face aux attentes de ses compatriotes installés en Écosse, réunis dans la superbe bibliothèque d’Aberdeen.

Nous avons tenté de répondre aux nombreuses interrogations d’ordre personnel des expatriés français : statut de résident, citoyenneté britannique, conjoints, enfants…

d_lusseauhl66Rappelons que David Lusseau, qui a organisé la réunion et l’a co-animée avec nous, a succédé l’an dernier à Véronique Marie Bévierre, (partie à Houston) pour représenter la communauté française d’Ecosse.

Sur ce blog, j’avais fait paraitre un portrait de David, en octobre 2015, lorsqu’il avait rejoint l’UDI (lien), puis publié une tribune où il prônait la révolution numérique des services consulaires en juin 2016 (lien).

 

totalhlTotal E&P UK

Elisabeth Proust, directrice générale de Total E&P UK, nous a reçus au siège de sa compagnie. Me Proust a précédemment dirigé les filiales Total au Nigeria et en Indonésie.

Parmi les 100 expatriés travaillant chez Total, 65 sont Français. Le Brexit préoccupe beaucoup ceux-ci, car chacun demeure dans l’expectative.

L’administration britannique a rajouté des contraintes à l’industrie pétrolière locale par rapport à une directive européenne. En cas de sortie de l’Union, il est possible que le gouvernement britannique se montre plus accommodant.

L’Écosse est confrontée au défi de relancer cette industrie sur son territoire. Il y a sans doute un futur pétrolier pour l’Écosse. Il n’y en a pas pour l’Angleterre.

ecole2hlEcole française Total

L’école privée du réseau Mission Laïque française (MLF) regroupe 74 élèves cette année et se prépare à ouvrir une petite section maternelle pour les enfants de 3 ans.

Nous avons été reçus par Laurent Lesert, son directeur, qui a dirigé auparavant des écoles MLF au Cameroun et au Gabon.

Deux réunions ont été ensuite organisées avec les parents d’élèves, puis les enseignants pour échanger sur les incertitudes liées à la conjoncture.

Londres – 8 sept.

stpeter1hlRéunion publique

Pour recevoir les Français de Londres avec Patricia Connell, nous étions entourés de trois avocats rompus aux problématiques de l’immigration : William Healing, Katie Newbury et Kim Wowden.

Lors de cette dernière réunion du Brexit Tour n°2, nous avons apprécié la présence à nos côtés de Carole Rogers, présidente de l’UFE-GB (Union des Français de l’étranger).

stpeter2hlPendant 2h30, les interrogations ont fusé de la part de la centaine de personnes réunies, avec un souci grandissant puisqu’aucune clarification n’a été apportée par le gouvernement britannique durant l’été.

Pour Theresa May, « Brexit means Brexit » et pour Boris Johnson, « le Royaume-Uni quittera l’UE mais pas l’Europe ».

Si nous ne savons toujours pas ce que veut le Royaume-Uni, nous savons déjà ce que l’Union européenne ne veut pas : d’une part, donner accès au marché unique sans liberté de circulation en contrepartie et, d’autre part, retarder un déclenchement du fameux article 50 dans un futur lointain.