J’ai eu le plaisir d’accueillir Gaspard Koenig au Sénat, en sa qualité de président du think tank GénérationLibre. Cet esprit libre et mordant s’invite régulièrement dans le débat national sur les antennes de radio ou par le biais de chroniques dont se régalent les lecteurs des Echos, de l’Opinion ou du Figaro. Les études et analyses comparées produites par GénérationLibre me semblent utiles aux travaux de la nouvelle Délégation aux Entreprises du Sénat (lire : « Délégation aux Entreprises : nomination au poste de vice-président » du 06 décembre 2014).

Olivier Cadic et Gaspard Koenig, président du think tank générationlibre – Sénat – 05-12-2014

Gaspard Koenig, président du think tank générationlibre et Olivier Cadic – Sénat – 05-12-2014

Gaspard Koenig collationne l’information, la dissèque, la soupèse avec la dextérité intellectuelle d’un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure et agrégé de philosophie. Il nous apporte un regard cru sur notre système économique et social.

Il estime que les exemples internationaux offrent souvent d’excellents points de comparaison pour concevoir ou affûter nos politiques publiques : réforme de l’Etat en Suède, suppression du statut de la fonction publique en Nouvelle-Zélande, réforme des retraites au Chili, flexicurité au Danemark… « autant de sources d’inspiration ou, parfois, d’invitations à la prudence », ajuste-t-il.

Totalement indépendant, générationlibre est un think tank clairement libéral qui se donne pour mission de réintroduire la liberté dans le débat public et d’aider à construire un projet pour la France de demain. Il se distingue par ses propositions audacieuses et innovantes, tel que le projet Liber, « un revenu de liberté pour tous », qui fonctionne sur le principe d’un impôt négatif.

Nous avons évoqué son dossier concernant la Banque publique d’Investissement (BPI) (lire Rapport_Interventionnisme-BPI-Juillet 2014). « L’Etat, qui d’une main taxe et décourage le capital-risque, se substitue de l’autre au marché, au risque de devenir investisseur de référence, et d’induire des comportements de soumission de la part des acteurs économiques. Est-ce vraiment le rôle de la puissance publique que de faire du « bon business », pour reprendre l’expression désarmante de sincérité du directeur de la BPI ? » s’interroge avec raison Gaspard Koenig.

Je rencontrerai régulièrement des cercles de réflexion pour éclairer les travaux de la Délégation aux Entreprises.