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L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°161 – 24 février 2022

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°161 – 24 février 2022Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. Agression.
. Réunion du G7 ce jeudi, réunion d’un sommet de l’Otan ce vendredi
. Le Quai d’Orsay demande aux Français encore en Ukraine de rester à l’abri
. David FRANCK, Président du Conseil consulaire d’Ukraine
. Benoit MAYRAND, conseiller à l’AFE pour l’Europe centrale et orientale
. Prise d’otage à Amsterdam
. Procurations : mode d’emploi
. Qu’est-ce que le numéro national d’électeur ?
. Un guide pour les professionnels du droit
. CASTANER, bientôt député des Français de l’étranger ?
. Parrainages chez les élus des Français de l’étranger

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Henri ZELLER, conseiller des Français à Hambourg (Tempête du 18 février)
. Laurence HELAILI-CHAPUIS, conseillère à l’AFE pour l’Europe du Nord, conseillère des Français d’Irlande (pas de bureau de vote à Cork)

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. Influence russe en Bosnie – Jean-Yves Le DRIAN, ministre des Affaires étrangères
. Conflit territorial du Haut Karabagh – Brice ROQUEFEUIL, co-pdt du groupe de Minsk
. Nouvel ambassadeur du Maroc en France, Mohamed BENCHAÂBOUN
. Luis Fernando SERRA, ambassadeur du Brésil décore Olivier CADIC des insignes de Grand Officier dans l’Ordre de Rio Branco
. Valérie PÉCRESSE ne fait pas le plein chez les centristes.

FRANCE
Actualités : Politique / Parlement / Société

BRÈVES D’AILLEURS

NOMINATIONS

Découvrir l’InfoLettre n°161

Sénat – Caucase – Conflit du Haut-Karabagh

La France, médiateur actif

Le 10 février, les groupes interparlementaires d’amitié France-Arménie et France-Caucase ont entendu Brice Roquefeuil, ambassadeur, nouveau co-président français du groupe de Minsk, sur l’état des négociations en vue d’un règlement définitif, global et durable du conflit territorial du Haut Karabagh.

J’ai eu le plaisir de saluer l’action de Brice Roquefeuil, dans son poste précédent, en qualité d’ambassadeur de France au Panama, aux côtés duquel je m’étais engagé en faveur du financement du lycée international français de Panama, inauguré la semaine précédente.

Lors de son intervention, l’ambassadeur a mentionné l’entretien récent du président Emmanuel Macron avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev.

Cette nouvelle tentative de médiation pour pacifier les relations entre les deux pays du Caucase s’est tenue par visioconférence en présence de Charles Michel, président du Conseil européen. Elle était destinée à encourager le dialogue et permettre la mise en œuvre conjointe de mesures humanitaires et de retour de la confiance.

46 arméniens restent détenus suite à la guerre de 2020 au Haut-Karabagh, dont la libération apparaît comme une nécessité.

D’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), près de 300 personnes sont toujours portées disparues par suite de l’intensification des hostilités dans la région du Haut-Karabagh en 2020.

Depuis la signature d’un accord de cessez-le-feu en novembre 2020, les dépouilles de plus de 1700 personnes ont été retrouvées. Le processus d’identification et de restitution aux familles a commencé. Le CICR, en collaboration avec les forces russes de maintien de la paix, a facilité le déroulement de quelque 360 opérations visant à retrouver des restes humains en prêtant main-forte aux équipes locales chargées de la récupération.

L’environnement est extrêmement dangereux, car le sol est jonché de mines et de munitions non explosées.

La France a donné 1 million d’euros au CICR pour aider cette action humanitaire.

Le processus de délimitation des frontières n’est pas achevé ce qui explique que la conflictualité n’a pas cessé.

Brice Roquefeuil a rappelé l’importance de la diplomatie parlementaire et a engagé les sénateurs à développer les échanges avec leurs collègues européens sur ce sujet.

La France a fait le choix d’être un médiateur actif qui justifie que nous nous tournions vers l’UE.
Cela a permis de remettre en selle le groupe de Minsk. +d’images

En circonscription au Panama – Panama City (03-05 février 2022)

Retour au Panama, trois ans après mon premier passage en février 2019 (compte-rendu) motivé par l’inauguration du nouveau bâtiment du lycée français international de Panama qui lui permettra de doubler ses effectifs sur ce nouveau site.

Le soutien au projet de déménagement du lycée était ma priorité pour ce pays, au travers de l’obtention de la garantie de l’État par l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises de l’étranger).

En cette circonstance, je suis heureux d’avoir retrouvé Arnaud de Sury, ambassadeur de France au Panama, que j’avais précédemment rencontré à Casablanca où il était consul général (compte-rendu). Je lui suis reconnaissant de la qualité et de l’intensité du programme qu’il m’a préparé pour ma visite de 48h au Panama.

J’ai pu constater que les contraintes liées à la pandémie n’ont aucunement émoussé son énergie, ni sa capacité d’initiative pour promouvoir la France.

Enseignement

Inauguration du Lycée français international du Panama

L’inauguration du Lycée français du Panama a réuni ma collègue Samantha Cazebonne ; Florent Lombardo, conseiller des Français de l’étranger (Panama- Cuba- Jamaïque) , Olivier Brochet, directeur de l’AEFE et Arnaud de Sury, ambassadeur de France au Panama. Éléonore Caroit, conseillère à l’AFE et des Français de l’étranger pour la Suisse, Sophie Lartilleux Suberville, conseillère à l’AFE et des Français de l’étranger pour San Francisco, ainsi que François Normant, président de la Fapee étaient également présents.

La cérémonie d’inauguration du Lycée français international de Panama, conventionné avec l’AEFE, a bénéficié de la participation de deux ministres du Panama : Maruja Guadalupe Gorday Moreno, ministre de l’Éducation et Erika Moynes, ministre des Affaires étrangères.

Le dossier de crédit pour financer la construction du nouveau site devait obtenir la garantie de l’État en 2018 au travers de l’ANEFE (L’Association nationale des écoles françaises de l’étranger). Mais Bercy a temporisé. L’existence de l’école s’en trouvait menacée. Les interventions auprès du ministre de l’Économie au premier semestre ont porté.

Les travaux ont pu commencer en septembre 2019. Le lycée a en effet bénéficié d’une garantie de l’État par le biais de l’ANEFE de 12,5 millions de dollars.

Le lycée est la seule institution du Panama à proposer un enseignement trilingue en français, espagnol et anglais.

Ce projet constitue un remarquable progrès dans l’esprit souhaité par le Président de la République qui vise à doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’ici à 2030.

Le lycée qui accueille 540 élèves voit sa capacité portée à 900 élèves sur le nouveau site qui ouvrira ses portes à la rentrée de mars prochain.

L’ambition est d’attirer un nouveau public local pour faire croître les effectifs.

J’ai souhaité souligner le formidable investissement de nos ambassadeurs au Panama pour parvenir à ce résultat : Brice Roquefeuil, suivi d’Arnaud de Sury.

J’ai eu l’opportunité de féliciter l’équipe de direction de l’AEFE composée du proviseur Jean-Patrick Canadas, le directeur de l’école primaire Olivier Gaudel, du directeur Affaires financières Laurent Dupont, mais également le Comité de gestion présidé par Alejandra Hofer Hermann pour leur remarquable accomplissement car le chemin n’a pas été un long fleuve tranquille.

Ils m’avaient présenté leur rêve en 2019 et nous avions posé ensemble devant l’image du futur lycée.

Trois ans plus tard, nous avons pu déambuler dans leur rêve désormais concrétisé qui servira d’écrin pour éduquer des générations d’enfants venus de tous horizons.

Après une visite de l’ancien site, la cérémonie a été précédée d’une réunion de travail avec Maruja Guadalupe Gorday Moreno, ministre de l’Éducation.

En introduction de la cérémonie, trois élèves ont lu une lettre adressée aux élèves de 2042 du lycée qui a été placée dans une capsule pour être ouverte dans 20 ans.

Découverte de la plaque commémorative, discours, hymnes, coupé de ruban, photos, spectacle, cocktail réalisé par l’équipe de Christian, le Chef de « Un toque Frances »… se sont remarquablement succédés, démontrant ainsi une nouvelle fois le talent d’organisation des équipes en charge du lycée.

Il est heureux de pouvoir vivre, dans un mandat, ces moments uniques qui permettent de savourer la concrétisation d’un engagement collectif au service du bien commun. + d’images

Diplomatie parlementaire

Vice-ministre des Relations extérieures

Déjeuner avec Dayra Carrizo Castillero, vice-ministre des Relations extérieures en compagnie d’Arnaud de Sury, ambassadeur de France au Panama.

Francophone et francophile, Mme Carrizo est entrée au gouvernement le 3 décembre 2020. Avocate, titulaire d’un master à l’Université Paul Cézanne (Aix –Marseille III) en droit commercial européen, Dayra Carrizo a été nommée conseillère économique près l’ambassade du Panama en France par l’administration de Laurentino Cortizo en 2019, avant d’être nommée vice-ministre.

Depuis les révélations liées aux Panama Papers en 2016, le Panama cherche à rétablir l’image du pays à l’international, mais il peine à convaincre et à passer des mots aux actes (ou de l’adoption de lois à leur mise en œuvre). Le pays continue d’être inscrit sur les listes grises des territoires non-coopératifs en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

L’objectif du gouvernement est de sortir le pays de cette liste du Groupe d’action financière (GAFI).

Le Panama est un pays de transit des stupéfiants : proximité naturelle du Panama avec la Colombie ; espace maritime difficile à surveiller ; rôle de premier plan du Panama dans la logistique régionale grâce à son canal interocéanique, ses ports internationaux et la Zone franche de Colón ; frontières particulièrement difficiles à contrôler en raison de leur caractère inhospitalier, notamment dans le Darién au sud du pays.

Conscientes de l’urgence, les autorités font de la lutte contre le crime organisé une priorité. L’exécutif a nommé de nouvelles personnalités spécialisées dans la lutte contre le narcotrafic à des postes clés (directeur de la Police nationale, Procureur général de la nation) et renforce ses actions sur divers plans.

Nous avons évoqué la proposition de loi très attendue sur la confiscation des avoirs criminels mais également le projet de registre digitalisé des bénéficiaires finaux. Dans un pays où 40 cabinets d’avocats gèrent à eux seuls 159.000 sociétés, l’inscription des bénéficiaires finaux d’une entreprise ne peut relever d’une démarche volontaire. Le décret du gouvernement pour la rendre obligatoire tarde à paraître ce qui pourrait avoir pour effet de maintenir le Panama sur la liste grise du GAFI.

L’Agence panaméenne travaille d’arrache-pied pour garantir la cyber sécurité pour la protection de ces données avant de rendre cette disposition obligatoire.

J’ai salué le volontarisme du gouvernement panaméen qui va dans le bon sens pour lutter contre le crime organisé et encouragé à accepter des règles internationales destinées à civiliser les flux financiers.

Mme Carrizo m’a sensibilisé au phénomène migratoire, qui touche de plein fouet l’Amérique latine et le Panama qui a accueilli de nombreux Vénézuéliens depuis 2016 (environ 100.000 selon les dernières estimations).

Le Panama est aujourd’hui confronté aux migrations des Haïtiens et Cubains cherchant à rejoindre les États-Unis depuis l’Amérique du sud. 140.000 migrants ont traversé le Panama en 2021 contre 8.000 en 2020.

Ces flux transitent en grande partie par la jungle du Darién, zone inhospitalière à la frontière colombo-panaméenne, où ils sont particulièrement vulnérables aux aléas naturels et aux divers acteurs de la criminalité organisée qui y sont présents.

L’accueil a coûté 45 millions de dollars au Panama qui a fait le choix de les soigner, de les vacciner et de les transporter.

Cela permet au pays de contrôler et d’ordonner l’accompagnement des migrants pour que ces derniers ne soient pas la cible des trafiquants d’êtres humains. J’ai salué la politique humaniste courageuse du Panama dans ce domaine et promis de la relayer.

Séduit par le charisme de la ministre, je l’ai invité à venir au Sénat pour détailler la politique de son pays en faveur de la démocratie, de la lutte contre le crime organisé et sa vision humaniste sur les phénomènes migratoires ; les questions environnementales et la lutte contre le réchauffement climatique ; et enfin sur l’égalité des femmes et des hommes.

Président de l’Assemblée nationale

Entretien avec le président de l’Assemblée nationale du Panama, HD Crispiano Adames Navarro, dans son bureau au Parlement en compagnie d’Arnaud de Sury, ambassadeur de France au Panama.

Député du Parti Révolutionnaire Démocratique (PRD) au pouvoir, M. Crispiano Adames préside l’Assemblée nationale depuis le 1er juillet 2021 (un an renouvelable).

Ses six premiers mois de mandats ont été marqués par plusieurs dossiers (réforme de la sécurité sociale, réforme du code électoral, vote du budget de l’État 2022, désignation de deux nouvelles juges de la Cour suprême de justice).

Nous avons évoqué la proposition de loi très attendue sur la confiscation des avoirs criminels – projet de loi 625 – actuellement soumis à l’Assemblée nationale et qui devrait être étudié prochainement par l’hémicycle.

Le président n’a pas caché son inquiétude en commentant la montée des extrêmes qu’ils soient de gauche ou de droite en Amérique latine et la désaffection des citoyens pour la politique qui permet au populisme de prospérer.

En effet, les sondages récents montrent paradoxalement qu’une majorité d’intentions de vote (environ 40%) est dirigée précisément vers l’ancien président R. Martinelli, dont on dit « robo pero hizo » (i.e. « il a volé, mais il a agi »), témoignant de la perméabilité de l’électorat panaméen aux discours populistes dans la période actuelle. + d’images

Sécurité

Directeur général de la Police nationale

« Le crime organisé nous affecte tous. Unissons nos forces et nous l’emporterons ! »

Entretien avec John Dornheim, directeur général de la Police nationale, en compagnie d’Arnaud de Sury, ambassadeur de France au Panama.

Nommé directeur des forces de police le 28 mai 2021 par le ministre de la Sécurité publique, John Dornheim a effectué la totalité de sa carrière (27 années) au sein des forces de sécurité panaméennes. Après avoir été à la tête de la direction nationale Anti-drogue, sa nomination comme directeur de la Police nationale, confirme la volonté de l’exécutif de faire de la lutte contre le narcotrafic une priorité.

Ses résultats obtenus depuis son arrivée le démontrent.

Les forces de police du Panama sont composées d’environ 20.000 personnels.

Le Panama est en proie à une détérioration progressive des indicateurs sécuritaires sur son territoire, liée en partie à une montée en puissance du narcotrafic. La zone de Colón se révèle poreuse au narcotrafic en raison de sa position géographique.

La hausse notable des saisies de stupéfiants par les autorités panaméennes (125 tonnes en 2021 contre 80 tonnes en 2020) en témoigne.

La dégradation du contexte socio-économique pousse une partie de la population à se tourner vers d’autres formes de revenus. Des campagnes les ont ciblés au travers de 700 opérations qui ont conduit à 800 personnes arrêtées. 500 ont déjà été condamnées.

La bataille pour le contrôle du transit du trafic engendre une hausse de la violence dans le pays et donc du sentiment d’insécurité. Selon les données du Ministère public, près de 500 homicides ont été commis en 2021, soit une hausse de 25% par rapport aux deux années précédentes.

70% des homicides sont liés au crime organisé. Si le Panama affiche le taux le plus bas d’Amérique centrale en matière d’homicide, l’objectif est quand même d’abaisser encore ce taux.

La lutte contre l’introduction des armes illégales s’intensifie. Plus de 2300 de ces armes ont été sorties des rues l’an dernier. La majorité venait des États-Unis ou des conflits armés d’Amérique centrale. Un réseau utilisait une société de livraison internationale pour les introduire dans le pays.

Le projet « Crime stoppers » a été mis en place. Cet espace permet aux citoyens de dénoncer anonymement les policiers corrompus.

Les dernières opérations en date, surnommée Fusion, Genesis, Fisher, Damasco, ou encore Chivo, ont conduit à identifier des réseaux de corruption dans plusieurs entités étatiques (Ministère public, service de garde-frontières, service national aéronaval, Police nationale).

Le directeur général regrette que les politiques se concentrent principalement sur la répression en négligeant la prévention : moins les jeunes seront attirés par la drogue mieux ce sera. Il suggère également de s’occuper des consommateurs comme on pourrait le faire avec des malades.

Il alerte sur un trafic qui surgit, lié aux produits pharmaceutiques contrefaits.

Le crime organisé ne connaît pas de frontières et sa coordination internationale est beaucoup plus facile que pour les services nationaux qui le combattent.

John Dornheim nous lance un appel : « Le crime organisé nous affecte tous. Unissons nos forces et nous l’emporterons ! » + d’images

Venezuela

Point de situation

Lors de mon précédent passage au Panama, j’avais rencontré Fabiola Zavarce, représentante de l’Assemblée nationale du Venezuela à Panama, présidée par Juan Guaido.

Fabiola Zavarce fait partie des membres fondateurs du parti politique vénézuélien d’opposition Primero Justicia qui a vu le jour au début des années 2000 et a été leader communautaire au Venezuela pendant plusieurs années. Elle est co-fondatrice de la fondation « Activados Panama », créée en 2018 pour soutenir le processus de demandes d’asile des Vénézuéliens au Panama.

À ma demande, notre ambassadeur Arnaud de Sury a organisé un déjeuner pour me permettre de faire un point de situation avec Fabiola Zavarce. J’ai eu la joie de revoir également Isadora Zubillaga, ministre adjointe des Affaires étrangères du gouvernement par intérim du Venezuela et « envoyée spéciale » de Juan Guaido pour la France, qui se trouvait également au Panama.

La France n’a pas reconnu la réélection frauduleuse de Nicolas Maduro à la présidence de la République en 2018, ni l’élection parlementaire de 2020, une position partagée avec l’Union européenne.

Reconnu comme « président intérimaire en charge de l’organisation d’élections libres », Juan Guaido a été reçu par Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Gérard Larcher le 24 janvier 2020.

Depuis la fin « officielle » du mandat de Guaido à l’Assemblée nationale le 5 janvier 2021 (remplacée par une assemblée chaviste, issue d’élections que nous ne reconnaissons pas comme démocratiques), la France, tout comme ses partenaires de l’UE, maintient son appui aux « forces démocratiques vénézuéliennes » dans leurs efforts pour obtenir des élections libres et transparentes, sans lesquelles il n’y aura pas de sortie de crise.

L’ingérence de la Russie, pour permettre au régime de Nicolas Maduro de se maintenir, participe à la déstabilisation de la région.

J’ai remis une médaille du Sénat à Fabiola Zavarce pour manifester mon total soutien à l’action de Juan Guaido qui incarne l’espoir des forces démocrates vénézuéliens.

Entrepreneuriat

CCFP – Entreprises françaises

Entretien à l’Alliance française avec Pascal Carrere, chef du Service économique régional (SER) en présence d’Arnaud de Sury, ambassadeur de France, suivi d’une réunion où j’ai été rejoint par ma collègue Samantha Cazebonne avec :
– la directrice exécutive de la Chambre de commerce franco-panaméenne (CCFP), Denisse Jungbluth
– des CCEF (Ariane Andreani, Thalès ; Guillaume Dumont, Matière) et d’autres acteurs économiques (Victor Manche, Salva mi Maquina, Javier Alfonso Ramos, TSO-CIM).

La CCFP a été créée en 2015 et compte 60 membres.

Le Panama est un pays qui dispose d’une commande publique structurée. La CCFP a organisé une réunion pour évoquer avec ses membres le fonctionnement des appels d’offre.

Les sociétés implantées au Panama mettent en avant la sécurité du pays et l’attrait d’être sur un hub régional.

Comme je l’avais fait en 2019, je suis allé sur le terrain à la rencontre de nos entreprises et visité le métro de Panama où officient Thales et Alsthom, puis encore les sociétés JC Decaux, Servair et le nouveau terminal de l’aéroport de Tocumen sur lequel opère Aéroports de Paris (ADP).

50% des membres de la CCFP sont des PME. J’ai retrouvé lors de ce déplacement des représentants de sociétés que j’avais rencontrés en 2019.

Salva mi maquilla a ouvert une troisième boutique pour la réparation d’équipements informatiques et télécommunication ; le traiteur « Un Toque Frances » a surmonté la crise liée au Covid et remercie l’ambassade pour sa solidarité.

Dans le secteur du tourisme qui a été sinistré pendant la pandémie, des compatriotes résistent et sont optimistes. Ainsi Mélody Chemier m’a présenté Nativa Tours, un tour opérateur familial qui organise de nombreuses excursions, hors des circuits classiques, au Panama. + d’images

Métro de Panama, premier métro d’Amérique centrale (Alstom – Thales)

Réunion avec Hector Ortega, directeur général du métro de Panama en compagnie d’Arnaud de Sury, ambassadeur au Panama, d’Ariane Andreani, directrice Thales pour l’Amérique centrale et d’Ivan Moncayo Andrade, représentant Alstom Panama, suivi d’une visite du centre de contrôle du métro fourni par Thales.

Le métro de Panama est le seul métro d’Amérique latine. La ligne 1 a été inaugurée en 2014 et la ligne 2 en 2019.

Les équipements du système électrique et mécanique ont été fournis par un groupement composé d’Alstom, Thales, Sofratesa, CIM et TSO dans le cadre d’un contrat signé en juillet 2015. Le chef de file du consortium, Alstom, a fourni une flotte de 21 rames.

L’extension de la ligne 2 permettra de relier l’aéroport international de Tocumen au centre-ville à partir d’octobre 2022. Ce sera une première en Amérique latine.

Nous avons évoqué avec le directeur général le plan directeur pour le développement des infrastructures en faveur des transports collectifs. Nous avons aussi parlé des financements. Le directeur m’a confié qu’il faut changer les mentalités, car les citoyens ne prennent pas les transports dès lors qu’ils possèdent une voiture. + d’images

Mobilier urbain : JC Decaux

Visite au siège panaméen du Français numéro 1 mondial du mobilier urbain

Entretien avec Assile Omar, directeur du développement Amérique latine, et Aurelie Sibille, directrice marketing, JC Decaux, en compagnie d’Arnaud de Sury, ambassadeur de France.

Créateur du concept de mobilier urbain, JC Decaux est actuellement le n°1 mondial du marché de la communication extérieure en étant présent dans plus de 80 pays et 1993 villes. Il est le 13ème groupe de médias dans le monde.

La crise sanitaire a redistribué les budgets vers le digital, dont la part au regard de la communication imprimée se développe plus vite qu’anticipé.

Reconnu pour son sens de l’innovation et la qualité de ses produits, JC Decaux aborde la reprise post-Covid avec confiance : Bernard Arnault, président du groupe LVMH, a confié qu’un écran digital géant est plus performant pour mettre en valeur ses produits qu’une bannière sur un téléphone portable. + d’images

Aéroport de Tocumen terminal2 : ADP Ingénierie

Le savoir faire français en ingénierie aéroportuaire

Visite du nouveau terminal de l’aéroport de Tocumen, avec Aéroport de Paris, acteur français essentiel du consortium, en compagnie de François Chiarelli et Fernando Ratto, représentants d’ADP et d’Arnaud de Sury, ambassadeur de France au Panama.

La conduite des opérations et la supervision des travaux pour l’extension de l’aéroport international Tocumen de Panama City ont été confiées à la société ADP Ingénierie.

ADPI envisage l’aéroport de demain comme un hub attractif et performant, et l’extension naturelle de la cité connectée sur le monde.

Le Terminal 1 compte 34 portes.
Le Terminal 2 (Terminal sud), dessiné par l’architecte Norman Foster, permettra d’offrir 20 portes supplémentaires pour accueillir les passagers.

Il devrait entrer en service en octobre 2022 et coïncider avec la mise en service de l’extension du métro qui assurera la liaison avec le centre de Panama situé à 25 kilomètres de l’aéroport.

L’aéroport de Tocumen est le hub aérien pour l’Amérique latine de la compagnie Copa Airlines. + d’images

Restauration aérienne : Servair

Visite de Servair avec Kristen Bollinger, directeur général, pour découvrir comment sont confectionnés les plateaux-repas servis en vol par les compagnies aériennes.

Filiale de Gategroup, Servair est la première entreprise française de restauration aérienne et de nettoyage cabine. Elle opère dans 31 aéroports répartis dans 19 pays et compte 10.500 salariés.

Kristen Bollinger est arrivé au Panama il y a 5 ans pour créer la filiale de Servair.

La compagnie travaille pour les compagnies Air Iberia, Air Europa et Avianca.

L’entreprise produit actuellement 1500 plateaux par jour avec une équipe de 25 personnes. Elle est prête à accompagner la reprise du transport aérien, car sa capacité de production peut monter jusqu’à 5000 plateaux par jour. + d’images

Culture française

Alliance française

Avec ma collègue Samantha Cazebonne, nous avons été accueillis par Sandrine-Pia Casto, la présidente de l’Alliance française de Panama.

Fondée en 1951, l’AF de Panama a fêté son 70e anniversaire, en décembre dernier !

Ce centre linguistique dispose du grand avantage d’être propriétaire de son bâtiment, acquis il y a 11 ans, et qui abrite 22 salles de classe pour accueillir près d’un millier d’étudiants par an, encadrés par 26 professeurs.

Outre assurer l’excellence dans l’enseignement du français, l’Alliance travaille à promouvoir la diversité culturelle francophone. Elle a organisé plus de 100 événements en 2021, attirant 15.000 spectateurs au total. La même année, sa campagne de communication digitale a permis de toucher plus de deux millions de personnes.

L’Alliance française de Panama bénéficie du soutien du ministère de la Culture panaméen, celui de la mairie de Panama et bien sûr de notre ambassade de France. + d’images

En circonscription au Panama – Panama city et Colon (21-22 février 2019)

Le Panama a représenté la première étape de ma quatrième tournée en Amérique latine, précédant l’Équateur, la Colombie et le Pérou.

Toute ma gratitude à Brice Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama, qui m’a accueilli à la Résidence. Nous avions déjà eu l’occasion de nous rencontrer, en 2016, à Rio de Janeiro tandis qu’il était consul général.

Afin de consolider la présence française, je rejoins son engagement en faveur du lycée français de Panama, dont le déménagement constitue mon dossier prioritaire pour ce pays.

Politique

Vice-ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Luis-Miguel Hincapie, vice-ministre des affaires étrangères et Nicole Wong, vice-ministre chargée des Relations extérieures par intérim.

Nous avons principalement échangé sur trois dossiers. D’abord, le Panama figure sur la liste noire de l’UE en matière de coopération financière. Mes interlocuteurs ont vivement regretté le manque de transparence de l’UE pour parvenir à cette décision et invoqué la nécessaire harmonisation entre les attentes des régulateurs internationaux.

Nous avons ensuite évoqué la crise au Venezuela qui impacte leur relation bilatérale, avant d’aborder la préoccupation des milieux d’affaires panaméens face aux appétits de la Chine. + d’images

Parlement latino-américain

Rencontre avec Elias Castille, président du Parlement latino-américain et des membres du conseil du Palatino, représentant plusieurs pays (Équateur, Chili, Cuba, Colombie…).

La situation au Venezuela est au cœur des inquiétudes avec l’espoir que le conflit se résolve d’une manière politique et pacifique. En attendant, les Vénézuéliens fuient leur pays : ils ont dépassé le million de réfugiés en Équateur ! + d’images

Parlement panaméen

Entretien passionnant avec José Antonio Dominguez, député panaméen au parlement.

Ancien ambassadeur et consul du Panama à Taïwan, il m’a confié son analyse géopolitique.

Je l’ai trouvé particulièrement clairvoyant concernant les ambitions chinoises qui se révèlent écrasantes en certains endroits du globe. Le Panama est aussi dans la ligne de mire de Pékin et la création d’un nouveau port chinois en eaux profondes intrigue, car celui-ci est situé à proximité de celui de Colon qui pourtant ne fait pas le plein… + d’images

La situation au Venezuela

Les Vénézuéliens vont bientôt tourner une nouvelle page de leur histoire. J’ai eu le plaisir de dialoguer avec Fabiola Zavarce, représentante au Panama de Juan Guaido, président du Venezuela par intérim, en présence de Brice Roquefeuil, ambassadeur de France.

Depuis mon passage à Caracas en avril 2015 (compte-rendu), j’ai suivi l’évolution préoccupante du Venezuela aux mains du régime de Maduro. Mais la liberté trouve toujours son chemin. J’ai assuré Fabiola de mon soutien dans son dur combat pour la restauration de la démocratie et la reconstruction économique.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce (CCFP)

Heureux d’avoir rencontré les artisans de la jeune chambre de commerce franco-panaméenne, créée fin 2015, qui compte 60 membres. Elle bénéficie du soutien actif de notre ambassadeur, Brice Roquefeuil, qui m’accompagnait, ainsi que Pascal Carrere, chef du service économique de l’ambassade.

J’ai ainsi pu échanger avec Mirabelle Bergère, directrice et les membres du comité de gestion : Jean-Guy Canavaggio, président, Jonathan Grel Fredéric Sallio ; Emmanuel Besserve, tous les quatre étant aussi CCEF.

Près de 20 filiales de grands groupes français sont présentes au Panama.

Pays de service et de transit, le Panama est l’économie latino-américaine qui a connu la croissance la plus forte (6,5%/an) au cours des dix dernières années. Son centre bancaire international (100 banques/82 Mds$ d’actifs) et l’activité sur le canal (5% du trafic maritime mondial) participent à la notoriété du pays. + d’images

Le Pont Vinci (à Colon)

Visite mémorable d’un ouvrage exceptionnel. Accompagné par Chloée Foyer, Première conseillère à l’ambassade, je me suis rendu à Colon, ville située sur la façade Atlantique pour visiter le troisième pont construit sur le canal de Panama par l’entreprise Vinci.

Accueilli par Julien Crespy et Gonzalo Jaspe de Vinci, j’ai découvert un chantier gigantesque en voie d’achèvement : ce pont est long de 3,159 kilomètres et devrait entrer en service en juillet 2019.

Le pont offre une vue splendide sur le canal initié par Ferdinand de Lesseps, où les navires glissent majestueusement pour passer d’un niveau à l’autre des 3 écluses. + d’images

Entrepreneurs français : de la toque à la techno

Accompagné par Pascal Carrère, chef du service économique, et Jorge Sanchez, attaché économique, je me suis rendu au cœur de deux PME qui contribuent à façonner une image flatteuse de la France à l’étranger.

D’abord, visite de l’atelier nommé Un Toque francés, jeune entreprise française de restauration installée au Panama il y a un an, après un brillant succès en France. Christian et son épouse ont abandonné la Charente-Maritime pour séduire une nouvelle clientèle avec une cuisine française de qualité, mais sans la réserver à une élite.

Ensuite, visite de l’entreprise française Salva Mi Maquina (réparation de matériel informatique). Victor Manche et Quentin Abadie ont déjà créé deux boutiques à Panama City. Ils sont à la techno ce que les urgences sont à la santé, d’autant que les clients entretiennent un rapport affectif avec leurs téléphones portables, tablettes ou ordinateurs, m’ont-ils expliqué. + d’images

Enseignement français

Lycée français international de Panama

Dans le prolongement d’une réunion avec Alejandra Hofer, présidente du comité de gestion du lycée ; Jean-Patrick Canadas, proviseur ; Olivier Gaudel, directeur du primaire et Laurent Dupont, directeur des Affaires financières, j’ai visité le lycée français international, conventionné avec l’AEFE, qui accueille 420 élèves répartis sur deux bâtiments séparant le primaire du secondaire.

Mon action prioritaire pour le Panama consiste à soutenir le projet de déménagement de l’école qui doit répondre à deux contraintes impérieuses :
– Les bâtiments seront rasés en 2022, en a décidé le propriétaire
– La capacité d’accueil est saturée depuis deux ans

Le projet de déménagement fait consensus localement et le dossier de crédit devait obtenir la garantie de l’État par le biais de l’Anefe, en septembre 2018. Depuis, Bercy temporise.

Pour tenir l’objectif initial d’ouvrir en septembre 2020, il aurait fallu attaquer les fondations du nouveau bâtiment en début de saison sèche, soit décembre 2018.

A peine rentré à Paris, j’ai adressé un courrier résolu à Bruno Le Maire. Si la garantie leur est accordée prochainement, il faudra impérativement démarrer les travaux en septembre 2019, nonobstant les surcoûts liés à une période climatique moins favorable. + d’images

Communauté française

Consulat

Réunion au consulat, dans les locaux de l’ambassade, avec Emeline Javierre, consule, Blaisy Serrano et Emila Mitre, agents consulaires, et Sylvie Orlando, consule honoraire à Colon.

Tour d’horizon des attentes d’une communauté française qui compte 2000 inscrits et 35.000 compatriotes de passage annuellement. Ainsi, Sylvie rencontre près de 200 plaisanciers français par an qui mouillent à Colon, avant de traverser le canal du Panama pour se rendre en Polynésie.

Du reste, l’activité visas du consulat est essentiellement dévolue aux plaisanciers étrangers : afin de rester dans le délai de six mois avant expiration, ils demandent leur visa depuis le Panama avant de se s’élancer vers le Pacifique pour atteindre la Polynésie.

Heureux d’avoir revu Émeline Javiere qui était auparavant en poste à Edimbourg. + d’images

Devoir de mémoire

Cérémonie d’hommage aux Français qui ont donné leur vie pour la construction du canal de Panama, aux côtés de Brice Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama, en présence des associations Panama accueil et La Fraternité.

Le dépôt de gerbe a été exécuté avec le concours du service du protocole des forces armées panaméennes et cette belle cérémonie a été suivie d’échanges avec les acteurs de notre communauté dans les locaux de l’ambassade.

Tout particulièrement merci aux membres de Panama accueil pour leurs multiples témoignages d’amitié et à Joëlle Baur pour ses belles photos. + d’images

En circonscription au Brésil (2) – Rio de Janeiro / 7, 8 et 9 avril 2016

Z 13012745_10154265966643816_7367895105521882497_n (A l’image) Françoise Lindemann, conseillère consulaire pour la circonscription de Rio de Janeiro et présidente de l’UFE locale, m’a préparé un remarquable programme, tout en m’accompagnant dans la plupart des rendez-vous. Totalement dévouée à son mandat, Françoise est de tous les combats et de toutes les associations, tant qu’elle peut aider, conseiller, rassembler ou créer au profit du bien commun et sans sectarisme.

Soucieux de protection consulaire, j’ai noté qu’une convention bilatérale de transfèrement était dans sa dernière phase de négociation. Son entrée en vigueur est très attendue par les détenus français soumis à des conditions très éprouvantes.

Je repars du Brésil en compagnie d’un Christ Rédempteur aux couleurs de l’UDI et deux priorités : favoriser les partenariats du Club France pour les JO et faire connaître l’association Sorrisos no Morro pour l’aider à trouver de nouveaux soutiens financiers.

Jeux Olympiques

M 12961726_10154255434478816_8191757172696291108_nRéunion JO au consulat

(g. à d.) Françoise Lindemann, conseillère consulaire et présidente de l’UFE Rio ; Brice Roquefeuil, consul général de France à Rio ; Olivier Cadic ; Jean-François Laborie, consul général adjoint ; Alexandre Bazire, attaché Olympique et Paralympique.

A quatre mois des JO de Rio, le consul général a organisé une réunion de présentation des enjeux de l’organisation des jeux olympiques. Nous avons évoqué les difficultés rencontrées lors du Mondial 2014, lorsque des compatriotes avaient été agressés la nuit en centre-ville. A l’évidence, ils n’avaient pas tenu compte des recommandations de la page Conseils aux voyageurs du MAEDI. Un guide de sensibilisation sera prochainement édité à l’attention de nos compatriotes qui viendront aux JO.

T 12987168_10154263479698816_2409098087616654685_nVisite du Club France

(g. à d.) Charles-Henry Chenut, vice-président du comité national des CCEF ; Olivier Cadic ; Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif (CNOSF) ; Alexandre Bazire, attaché Olympique et Paralympique auprès du consulat

Situé au pied du Corcovado et à proximité du plan d’eau qui accueillera les épreuves d’aviron, le Club France est idéalement placé. Ouvert au public, il abritera un centre de presse, des écrans pour les retransmissions, diverses animations en présence de champions et une programmation culturelle et gastronomique aux couleurs de l’amitié franco-brésilienne.

Sur place, nous avons rencontré Denis Masseglia, président du CNOSF, venu en repérage avec son équipe. Le Comité a choisi d’installer le Club France dans un centre hippique huppé de Rio.

T 12961663_10154263479618816_2432585616519842172_nLors des JO de Londres, j’avais observé que le Club France avait créé une véritable communion les athlètes et le public venu fêter leurs médailles.

Reste à conforter la mobilisation de nos entreprises nationales pour que le Club fasse le plein en matière de stands. Une réunion de présentation de l’offre Club France sera réalisée, dans les prochains jours, auprès des représentants de l’UFE Rio, Rio Accueil et de Sportifs de Rio.

J’ai suggéré que l’on commercialise des billets Pass au Club France pour inciter nos compatriotes à venir encourager nos athlètes chaque jour lors des JO.

Relations commerciales

V 12986976_10154263507888816_1952397407131795156_nChambre de commerce

Rencontre à la Chambre de commerce franco-brésilienne de Rio. (g. à d.) Françoise Lindemann ; Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles ; Claudine Bichara de Oliveira, directrice de la section de Rio ; Olivier Cadic ; Charles-Henry Chenut

Si les prochains Jeux Olympiques sont une perspective souriante pour nos entreprises établies à Rio, ils ne préfigurent pas pour autant un retour de la croissance, sujet sensible dont nous discuté avec Patrick Sabatier, directeur des relations internationales de l’Oréal Brésil.

De nombreux entrepreneurs français sont davantage dans l’expectative que dans l’anticipation, du fait d’une conjoncture économique morose et une incertitude politique qui accroît les tensions.

Y 12990900_10154263580418816_5633111337084478936_nFrédéric Monnier, entrepreneur au cœur de Rio

Au hasard d’une visite dans le centre historique de Rio, j’ai retrouvé Frédéric Monnier, membre de l’UFE Rio qui était présent à la soirée UFE, organisée par Françoise Lindemann.

Frédéric est un courageux entrepreneur qui a tout investi, il y a 15 ans, pour créer la brasserie Rosario qui intègre une pâtisserie de remarquable qualité. Son entreprise fournit également les repas du lycée Molière.

S 12963370_10154261760988816_8279197870198915681_nEntrepreneur – Emile Pennes, un gourmet innovateur

Avec Charles-Henry Chenut nous avons manifesté notre soutien à Emile Pennes, directeur adjoint de Cuisine Pro, un gourmet innovateur à qui on a confié le déjeuner lors de notre visite à la maison de retraite Fraga.

Tous nos vœux de réussite à ce jeune compatriote entrepreneur.

Education

W 13001127_10154263561453816_236015415385491633_nLycée Molière de Rio
Françoise Lindemann, conseillère consulaire, m’a présenté le lycée Molière de Rio qu’elle a vu naître et pour lequel elle a longuement œuvré.

Comme me l’a confirmé le proviseur Stéphane le Tortorec (tout à gauche de l’image), cet établissement fait honneur à la réputation d’excellence de notre réseau d’enseignement à l’étranger. Réunissant plus de 900 élèves, répartis dans des classes d’une vingtaine d’élèves, le lycée affiche 100% de réussite au bac dont 80% de mentions.

W 12938318_10154263561418816_4742514652902124745_n Le proviseur m’a appris que des petits singes ou des serpents parfois venimeux s’invitaient parfois dans la cour de l’école. Une ambiance qui contraste, ô combien, avec les établissements de l’Hexagone desquels arrivent régulièrement des enfants d’expatriés.

J’ai également visité le site Molière 2 situé non loin de là qui accueille 140 lycéens dans un bâtiment entièrement rénové. Cette délocalisation partielle de classes de Lycée a permis l’ouverture de nouvelles classes en Maternelle. Un terrain a été acheté à proximité du lycée pour accompagner la croissance de l’établissement.

Culture

X 13006468_10154263568658816_7720029484642723896_nAlliance Française

(A l’image) Jean-Paul Lefèvre, délégué général de l’Alliance française de Rio (Botafogo) créée en 1885 !  7000 élèves fréquentent les cours de l’AF qui s’appuie sur un réseau de 11 filiales sur l’Etat de Rio.

Jean-Paul Lefèvre et son équipe m’ont présenté en détail l’organisation des 70 unités de l’AF au Brésil réparties dans 40 villes. Pour maintenir l’attractivité de la langue française, des efforts sont entrepris, notamment via l’animation du réseau enseignant et des débouchés offerts aux élèves.

A noter la création d’un programme baptisé « les petits loups » destiné aux enfants binationaux en petite ou moyenne section de maternelle, afin de les familiariser avec le français avant d’entrer au lycée Molière.

NMaison de France

Visite du nouvel espace culturel situé au dernier étage de la maison de France, en compagnie de l’attaché culturel, Guillaume Pierre (à l’image).

Superbe médiathèque de 650m² entièrement rénovée qui bénéficie d’une vue splendide sur la baie de Rio. Un théâtre de 350 places vient idéalement compléter notre offre culturelle.

Guillaume Pierre explique que l’on se comprend vite et bien entre Français et Brésiliens, parce que nous partageons les mêmes représentations intellectuelles et philosophiques de la vieille Europe…

Communauté française

P 11140007_10154261685843816_916351567639326756_nUFE Rio

J’ai été touché par le chaleureux accueil de l’UFE Rio de Janeiro, lors d’une soirée organisée chez l’un des membres dans un appartement de grand charme, en bordure de Copacabana.

La reine de la soirée fut Françoise Lindemann, présidente de l’association (au centre de l’image). Après avoir pris un peu de recul ces derniers mois, Françoise a retrouvé et ravi son auditoire en dissipant une énergie communicative.

Accompagné par Charles-Henry Chenut, vice-président du comité national des CCEF, nous avons pu échanger avec les membres sur toutes les problématiques rencontrées par les Français du Brésil. Les services consulaires ne posent pas de problème et la vie serait douce pour les 7000 Français de l’état de Rio sans le contexte inflationniste et une délinquance endémique.

Social

R 12998462_10154261740423816_2491436810360132574_nMaison de retraite Huguette Fraga

Visite de la maison de retraite Huguette Fraga, gérée par l’Association française de Bienfaisance, présidée par Jean-Luc Treff (tout à droite de l’image). Il a coutume de dire que « la France n’abandonne pas ses concitoyens à l’étranger ».

La maison peut accueillir une vingtaine de pensionnaires français. L’AFB brésilienne, créée en 1836, s’autofinance sans besoin de solliciter une subvention au gouvernement français.

Le dévouement et la bienveillance déployés par les bénévoles pour faire vivre cette institution au quotidien sont à saluer.

OAssociation « Sorrisos no Morro »

L’association « Sorrisos no Morro » a été fondée par notre compatriote Cathy Garcia pour gérer un centre culturel et éducatif, nommé Babylonia.

Situé dans la favela de Babylonia, proche de la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, le centre accueille quotidiennement une soixantaine d’enfants de 3 à 11 ans. Nous les avons rencontrés avec Sarah Ben Hadj, attachée Olympique et Paralympique adjointe et Charles-Henry Chenut. Nous avons fait provision de sourires et d’espérance pour longtemps.

Tout sauf la rue ! L’espace Babylonia pallie l’absence des parents, d’autant que l’école publique ne fonctionne que 4 demi-journées par semaine. L’association de Cathy recueille prioritairement les enfants dont les parents sont en prison ou drogués.

O 12974321_10154261627073816_3471197975128393636_nElle leur assure le petit-déjeuner, le déjeuner, un goûter, des distractions en tous genres, tout comme une demi-journée de soutien scolaire. La priorité est qu’ils sachent correctement lire et écrire. Mais le centre ne dispose d’aucune aide du gouvernement brésilien et ne fonctionne que par donations. Victime de la récession, Sorrisos no Morro a déjà dû diviser par deux sa capacité d’accueil…

Vous pouvez aider Cathy et son équipe à offrir un précieux secours pour ces enfants des favelas. L’association française permet la déduction fiscale pour les dons provenant de France.

Le site de l’association (en français) : www.sorrisosnomorro.com
Email de Cathy Garcia : mamcat55@gmail.com