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HEBDOLETTRE n°121 – ÉDITO : Les massacrés de Tiananmen – VENEZUELA – Audition de Lorent Saleh – Débat sur le CANNABIS thérapeutique – Cybersécurité : parution de mon rapport « Cyberattaque contre ARIANE : une expérience qui doit nous servir » – Cybersécurité : « Les relais de l’ANSSI au Parlement » (Lettre A) – La Commission Défense du Sénat à Cherbourg : Remorqueur d’urgence & Programme BARRACUDA (SNA) – La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ANS ! – Océan indien : Rencontre régionale des CCEF à La Réunion (10-12 mai 2019) – Madagascar – La MODERNITÉ au pouvoir – En circonscription à MADAGASCAR : Antananarivo (8-9 mai 2019) / en Espagne : Séville (2-3 mai 2019) / au PORTUGAL : Région Algarve (1-2 mai 2019)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°121 – 03 juin 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°121

Les massacrés de Tiananmen

Je remercie les agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour l’organisation des élections européennes à l’étranger, les bénévoles qui ont offert leur dimanche pour faire vivre la démocratie représentative et les électeurs qui se sont déplacés pour voter.

Nous pouvons nous réjouir de la progression de la participation à ces élections. Elle passe de 11,04% en 2014 à 18,36% en 2019.

Les 40,4% d’Emmanuel Macron du 1er tour de la Présidentielle se retrouvent dans les 40,21% du cumul des listes Renaissance (36,84%) et Les Européens (3,37%). Désormais Europe Écologie pointe en seconde position avec plus de 20% (14,74% en 2014).

Alain Lamassoure, qui conduisait la liste UMP en 2014, a quitté Les Républicains. Il n’est pas le seul. La liste conduite par François-Xavier Bellamy, figure de la tendance droite ultra-conservatrice perd 2/3 des électeurs de 2014 (8,33%). Enfin, le RN (ex-FN) recule également à l’étranger (7,1% contre 8,94% en 2014), même si l’extrême droite est placée en tête par les électeurs de Thaïlande à Pattaya (48,88%) et Phuket (45,72%) ou encore au sud du Portugal dans l’Algarve (33,71%).

Après avoir tellement abimé l’image de la France à l’étranger, les gilets jaunes se sont évaporés dans les urnes. Ces soi-disant adeptes de la démocratie participative ne participent pas à la démocratie. Comprenne qui pourra.

Assesseur du bureau de vote à Ashford, dans le Kent, ce dimanche d’élection m’a offert l’opportunité de voir la démocratie à l’œuvre, 15 heures durant, comme un grand cérémonial citoyen.

Pour combien de temps encore, allons-nous pouvoir poursuivre son exercice ? En effet, la Chine qui affirme vouloir dominer le monde d’ici à 2050, ne reconnait pas la démocratie et les droits de l’Homme comme valeurs universelles.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, il y a trente ans exactement, le pouvoir chinois massacrait ses étudiants sur la place Tiananmen parce qu’ils réclamaient l’instauration de la démocratie.
Visuel HL120

C’est pour le même motif que Liu Xiabo, leader modéré de Tiananmen, faisait signer la « charte 08 » par 303 intellectuels en 2008. prix Nobel de la Paix 2010, il est mort en détention il y a moins de deux ans.

Définie par sa constitution comme un « État socialiste de dictature démocratique populaire », la Chine compte plusieurs dizaines de milliers de prisonniers politiques et un million de musulmans détenu dans des camps au Xinjiang.

Sa maîtrise de la technologie lui a permis de créer un cyber-mur pour imposer un contrôle social de sa population en combinant réseaux sociaux, caméras à reconnaissance faciale et intelligence artificielle.

Cette dictature 2.0 utilise ses Routes de la soie pour tenter de prendre subrepticement le contrôle de pays en liant son aide à la signature de contrats d’équipements technologiques.

Après Djibouti, la Chine aura installé 10.000 caméras à Maurice, d’ici fin juin…

La révolte des diplômés chinois de la tech, qui protestent contre la norme 996, autrement dit, une journée de travail allant de 9 heures du matin à 9 heures du soir, 6 jours par semaine, ne devrait donc pas aller très loin. Ali Baba et Huaweï, tenants du « 996 », ont l’intention de prendre définitivement l’ascendant sur Amazon, Google et Microsoft, praticiens du « 955 » (9 heures à 17 heures, 5 jours par semaine).

A Singapour, lors de la conférence internationale sur la sécurité indopacifique, Florence Parly a rappelé avec raison que la France voulait « promouvoir le multilatéralisme, la démocratie et le respect du droit ».

La Chine pratique très exactement l’inverse. Le souvenir des massacrés de Tiananmen nous le rappelle. Découvrir l’HebdoLettre n°121

Débat sur le cannabis thérapeutique – Mon intervention (vidéo 4m)

Je suis intervenu au nom du groupe UC dans le débat intitulé « Le cannabis, un enjeu majeur de santé publique » pour donner mon regard d’élu des Français de l’étranger, soit un regard extérieur.

Il y a quelques jours, j’étais au Luxembourg qui va devenir le premier pays européen à légaliser la culture, le commerce et la consommation du cannabis. Le Luxembourg emboite ainsi le pas au Canada ou encore à la moitié des états américains.

Plusieurs pays ont compris que poursuivre une politique de répression, c’était courir après une chimère. Couteuse et inutile comme chez nous : la consommation de cannabis en France est au plus haut niveau depuis 25 ans.

Tant que le cannabis sera interdit, il fera la fortune des narcotrafiquants qui s’incarnent parfois jusque dans des états, à l’image de ce qu’on observe au Venezuela.

Vidéo 4m

HEBDOLETTRE n°58 – Démocratie française (édito) – Projet de loi Biodiversité (les néonicotinoïdes) – Légalisation du cannabis en Uruguay – En circonscription en Uruguay / Montevideo (16 au 19 avril 2016) – En circonscription au Chili (1) / Osorno (19 au 20 avril 2016) – En bref, semaine du 09 au 13 mai 2016 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°58 – 25 mai 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°58

Le 12 mai, le Sénat a adopté le projet de loi Biodiversité en 2ème lecture.

Ce projet a concentré l’attention sur les produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, insecticides fortement suspectés de provoquer la disparition des colonies d’abeilles.

Lors des débats, les abolitionnistes se sont heurtés aux sénateurs qui refusaient une interdiction indifférenciée de ces substances, soutenant que ce serait contraire au droit communautaire.

En réaffirmant mon opposition à l’utilisation des néonicotinoïdes, je me suis déclaré favorable à une méthode de remplacement échelonné de ces produits, sous le contrôle de l’ANSES.

Visuel HL55

Sur ce sujet, le Sénat a finalement adopté un texte de compromis visant à terme l’interdiction généralisée des néonicotinoïdes sans fixer toutefois de date butoir.

Ainsi fonctionne la démocratie. La finalité est de trouver une synthèse qui convienne a minima à 50% des décideurs, plus un.

Au départ, il n’y avait pas de majorité au Sénat pour la suppression des néonicotinoïdes. Après échanges d’informations et d’arguments, une majorité a progressivement émergé pour l’envisager… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°58

En circo : le point sur la légalisation du cannabis en Uruguay

A l’heure où l’ONU acte l’échec général de la guerre contre la drogue, la position de l’Uruguay prend un relief particulier. En décembre  2013, l’Uruguay a été le premier état au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis dans le but d’en contrôler le marché et de le soustraire au crime organisé.

Afin de faire le point sur les effets de cette législation, j’ai rencontré le 19 avril à Montevideo Mme Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues et Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA, Institut de régulation et de contrôle du cannabis.

Ircca

(g. à d.) : Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues ; Olivier Cadic ; Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA ; Martin Biurrun, conseiller consulaire – Montevideo, avril 2016

La loi qui autorise la consommation de cannabis répond à deux objectifs. Le premier se fonde sur la liberté individuelle : chacun doit pouvoir consommer du cannabis, au même titre que de l’alcool ou du tabac. Le second objectif vise à renforcer la politique de santé publique et les actions de prévention en alertant sur les conséquences néfastes du cannabis.

Le consommateur uruguayen dispose de trois possibilités pour se procurer du cannabis.

1- Cultiver ses propres plans de cannabis dans la limite de 6 pour une consommation personnelle. Il suffit de se déclarer auprès de l’IRCCA. A ce jour, 4000 personnes l’ont fait. 320 déclarants ont été contrôlés et chacun respectait la limite autorisée. Le fichier des consommateurs est conservé à l’IRCCA de manière confidentielle.

2- Adhérer à un club de consommateurs. Ces associations ne peuvent dépasser 45 membres. Elles ne peuvent cultiver plus de 99 plans de cannabis. La limite de consommation est de 40 grammes par mois par personne, soit 480 grammes par an. A ce jour, 17 clubs ont été enregistrés et 15 autres clubs ont posé une demande d’enregistrement.

3- Obtenir le produit en pharmacie. La mise en place du réseau de distribution n’a pas encore démarré. Tout repose sur le volontariat des officines.

Mes deux interlocutrices m’ont expliqué que cette loi avait plusieurs effets positifs.

Tout d’abord, la fin de la répression permet de tarir le marché noir et de porter atteinte à l’économie parallèle. Ensuite, la qualité des produits est tracée et garantie : les trafiquants vendent souvent des substances dégradées amplifiant leur nocivité. Enfin, les autorités peuvent s’adresser directement aux consommateurs pour leur délivrer un message de prévention sanitaire et combattre plus efficacement l’idée que le cannabis serait une drogue sans risque.

A ma question sur la provenance des semences, il m’a été répondu qu’elles étaient achetées via internet en provenance… d’Europe !

Le 2 avril 2015, au Sénat, dans le cadre d’une proposition de loi, je me suis prononcé en faveur de l’usage contrôlé du cannabis. S’il faut ne pas relâcher nos efforts en matière de prévention et d’information sur la toxicomanie, il est temps de faire un constat lucide en matière de répression.
Lire mon discours : http://bit.ly/1SuPtuL
Lire la news : « Sortir de l’hypocrisie en matière de lutte contre le cannabis » du 03 avril, 2015