Le 14 mars, deux commissions du Sénat, celle la culture et celle les affaires étrangères, ont auditionné Pierre Vimont, ambassadeur de France, dans le cadre d’une mission de rapprochement, dont il a été chargé, entre l’Institut français et la fondation Alliance française.

Partant du constat que les Français qui sont nés à l’étranger ne parlent pas forcément français, une proportion qui dépasse parfois 50%, comme en Amérique du Sud ou en Afrique du Nord, j’ai proposé une solution à l’ambassadeur : distribuer l’aide publique sous forme de chèque éducation pour apprendre notre langue au travers des Instituts et des Alliances (voir la vidéo).

Pierre Vimont m’a répondu en ces termes, ce dont je le remercie : « L’idée qui a été avancée d’un chèque pour les jeunes qui ont la nationalité française, mais qui n’ont pas appris le français est peut-être en effet une idée intéressante. Elle fait partie d’idées auxquelles on réfléchit actuellement. Encore une fois, le président de la République doit s’exprimer sur un plan pour la promotion de la langue française dans les prochains jours, il faudra voir si des idées de ce type sont retenues, mais vous avez raison de manière générale. Moi, ce qui me frappe, c’est que vous citiez l’Afrique du Nord et d’autres pays à forte influence française, où la pratique de la langue française a baissé ces dernières années, du fait, m’a-t-on dit, de la baisse de la qualité de l’éducation et de la formation des professeurs locaux. »

Voir la vidéo (2m)