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HEBDOLETTRE n°105 – ÉDITO : EGD Business : stop ou encore ? – CORÉE DU NORD / audition historique au Sénat : Kim Yong-Il s’exprime sur le processus de dénucléarisation de la Péninsule coréenne (Vidéo – 21m) – EXPORT : les solutions des présidents de CCI françaises à l’international pour booster nos PME – La chambre de commerce France-MOZAMBIQUE est née ! – CAMBODGE : un dîner pour la création d’une Alliance française à Siem Reap – BREXIT – L’ambassadeur du RU veut prévenir nos inquiétudes – FAKE NEWS : le ministre Jean-Yves Le Drian me répond en toute franchise (Vidéo 1:15) – En circonscription en LETTONIE – Riga (31 mai au 01 juin 2018) – L’UDI pour une Europe souveraine !

Lire : l’HEBDOLETTRE n°105 – 11 juillet 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°105

EGD Business : stop ou encore ?

Lors de son Assemblée générale au palais du Luxembourg, la FAPEE a organisé une table ronde sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger à l’heure où débutait le match France-Uruguay. Et la FAPEE n’a pas manqué de supporters !

Les parents d’élèves financent majoritairement l’enseignement français à l’étranger. Pourtant seuls 2 sièges leur sont accordés sur 28 au conseil d’administration de l’AEFE, contre 5 pour les syndicats de personnel…

Ma présence était destinée à saluer l’action déterminée et judicieuse des parents d’élèves, parfaitement incarnée par son président sortant, Xavier Gonon, et par son successeur François Normant.

L’AG 2018 a marqué la croisée de chemins et cette impression se confirme à la lecture des 50 propositions élaborées par la FAPEE pour une réforme de l’enseignement français à l’étranger. La fédération souligne une injonction paradoxale pour une mission confiée jusqu’ici à la puissance publique : d’une part, on appuie à fond sur le frein budgétaire et, d’autre part, notre président de la République veut que « le nombre d’élèves accueillis au sein du réseau scolaire français » double d’ici 2025-2030.

Alors, par quel bout prendre le futur de l’enseignement français à l’étranger ? Par conséquent, quelles missions l’État français veut-il ou peut-il assumer frontalement ?

Il y aura des déçus et l’État mettra en avant le principe de réalité. Pour le comprendre, il faut être attentif aux propos de Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, lors de l’AG : « il ne faut pas se le masquer, l’enseignement français à l’international est un marché ».

Visuel HL101Un marché hautement concurrentiel, on le sait. Que faire face au développement exponentiel de l’enseignement anglais ou américain (environ deux nouvelles écoles privées par jour dans le monde) ou de l’enseignement religieux islamique, financé par des États du Moyen-Orient ?

Il faut « créer entre 50 et 60 établissements de 400 élèves par an, d’ici 2030 », nous dit le rapport de la FAPEE si on veut atteindre l’objectif présidentiel. Voilà un premier jalon.

Nous sommes face à un réseau d’écoles françaises sclérosé, menacé d’atrophie comme l’a souligné le rapport de la Cour des Comptes si on n’injecte pas davantage d’argent public. J’ai dit, lors de la table ronde, qu’il fallait commencer par opérer des arbitrages. Celui-ci en priorité : est-il bien du rôle de l’État français de continuer à faire du « business » à l’étranger, au travers de ses 72 établissements en gestion directe (EGD) ? Découvrir l’HebdoLettre n°105

En circonscription en Lettonie – Riga (31 mai au 01 juin 2018)

Premier déplacement en Lettonie, où j’ai eu le plaisir de retrouver Odile Soupison, en qualité d’ambassadeur, après avoir apprécié de travailler à ses côtés lorsqu’elle était en responsabilité des Français de l’étranger au ministère, de 2007 à 2013. J’étais élu AFE à cette époque.

Odile Soupison m’a accordé son plein engagement pour rencontrer notre communauté et découvrir un pays qui s’affirme, à travers Riga, devenir un grand hub régional : ferroviaire, maritime, routier et aérien. Le désenclavement est vital pour la Lettonie, déjà peu peuplée, qui a subi un vaste mouvement d’émigration dès l’adhésion à l’UE en 2004 (ex : 100.000 Lettons au Royaume-Uni pour un pays qui compte 1,2 millions d’habitants) !

Politique

Parlement

Entretien avec Lolita Cigane, députée et présidente de la commission des Affaires européennes au parlement de Lettonie, en compagnie d’Odile Soupison, ambassadeur de France et de Sophie Hubert, Premier conseiller.

Au menu de nos discussions : le développement de l’euroscepticisme dans certains pays, l’influence de la Russie et de la Chine, les consultations citoyennes sur l’Europe et l’Europe de la Défense.

Je me suis réjoui de nos proximités de vue sur chacun de ces sujets. + d’images

Amitié parlementaire

A la Résidence de France, j’ai eu la joie de revoir Edvards Smiltens, député, président du groupe d’amitié France-Lettonie, trois mois après sa visite au Sénat, où mon collègue Olivier Henno avait organisé un déjeuner dans le prolongement du colloque « Estonie-Lettonie-Lituanie 1918-2018 »

Les 100 députés du parlement letton seront renouvelés le 3 octobre prochain. Afin d’impliquer les électeurs dans la vie démocratique, une ONG baptisée « Ma voix » organise les remontées citoyennes visant à ouvrir des débats au parlement.

D’après Edvards, un tel instrument serait susceptible d’éviter des confrontations sociales en France. Je lui ai répondu qu’il n’était pas certain que notre sport national perde si facilement ses adeptes. + d’images

Cyberdéfense

Stratcom (Otan)

Au centre d’excellence pour la communication stratégique Stratcom de l’OTAN, avec Janis Sarts, directeur et en présence de notre ambassadeur, Odile Soupison.

7 secondes = temps moyen de lecture d’une information sur internet.

Les 4/5ème des individus réagissent émotionnellement = seul 1/5ème aura une décision rationnelle.

Le centre pourrait favoriser l’élaboration d’un « vaccin électronique » contre les fake news et ainsi lutter contre les manipulations de l’opinion publique de nos démocraties.

Notre visite à Stratcom a été suivie d’une rencontre au ministère de la Défense letton avec Sanita Zogota, responsable de la politique nationale de cybersécurité. + d’images

Commerce extérieur

Économie lettone

Odile Soupison et Jean Vaury, conseiller économique m’ont organisé un entretien avec Jean-Manuel Giély, conseiller du commerce extérieur français et spécialiste du dossier « Rail Baltica ».

Avec un taux de 4,5% en 2017, la Lettonie affichait la plus importante croissance de l’OCDE en 2017.

Toutefois, le secteur financier du pays traverse une grave crise depuis le 13 février 2018, date à laquelle un sous-secrétaire d’état américain au Trésor a dévoilé un rapport accablant sur les pratiques de ABLV, 3ème banque lettone. Dix jours plus tard, après un Bank Run à hauteur de 600M€, les administrateurs de la banque ont décidé l’auto liquidation et le remboursement des déposants.

Rail Baltica
Par volonté de désenclavement, un projet de ligne grande vitesse vise à relier les 3 capitales des États baltes : Tallin (Estonie), Riga (Lettonie) et Vilnius (Estonie). Financé à 85% par l’UE, ce projet de 6 milliards d’euros permettra de relier le corridor balte au réseau ferré européen occidental.

Liaisons aériennes
Une ligne aérienne Riga-Bordeaux ouvrait au moment de ma visite. L’an dernier, l’aéroport de Riga a traité 6,5 millions de passagers, soit plus de 50% du trafic balte. La compagnie Air Baltic a accueilli 3,5 millions de passagers en 2017, soit une progression de 20%.

Communauté française

Réception à la Résidence

Merci à Odile Soupison d’avoir organisé un cocktail réunissant divers acteurs de la vie associative, éducative ou culturelle de notre communauté qui s’élève à 300 inscrits au consulat.

Ce fut l’occasion d’échanger avec des cadres de Schneider, de l’Oréal et de plusieurs PME au sujet de leur expérience à Riga. Avec 540 salariés, Axon Cable est le premier employeur français du pays. + d’images

Enseignement

Jules Verne

Créée en 2007 à l’initiative de l’ambassade de France en Lettonie, l’école Jules Verne compte 16 classes et 280 élèves.

Sophie Hubert, Premier conseiller à l’ambassade, m’a accompagné dans cette visite, conduite par le directeur Thibaud Jacquemin.

Accueillis dès l’âge de 18 mois, 100 enfants fréquentent la maternelle, puis ils sont 140 en primaire et seulement 30 au collège. Homologuée jusqu’en 6ème, l’école monte d’une classe chaque année. Les premiers élèves arrivés lors de l’ouverture en 2007 passeront le bac en 2023. Cette première cohorte de 9 élèves constitue un groupe soudé. A noter que seuls 12% des élèves sont français. + d’images

Lycée français

Fondée en 1921 avec l’aide des gouvernements français et lettons, cette école publique est considérée comme l’une des 5 meilleures du pays.

Elle accueille 976 élèves et bâtit un nouveau site pour atteindre l’objectif de 1200 élèves en 2020. C’est le seul établissement du pays à enseigner le français en 1ère langue, et cela dès l’âge de 7 ans. Merci à la directrice Vineta Rutenberga pour son accueil et l’enthousiasme dont elle fait preuve pour promouvoir notre langue. + d’images

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français de Lettonie dirigé par Gilles Bonnevialle en compagnie de Félicie Leurent, attachée de coopération pour le français et de Sophie Hubert, Premier conseiller.

Plus de 1000 élèves y apprennent notre langue, chaque année. Pour sourire cette anecdote : il arrive que des parents souhaitent rencontrer le professeur ‘Alexandre Dumas’ ou ‘Albert Camus’, puisque leur nom figure à l’entrée des salles de classe fréquentées par leur progéniture. + d’images