Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

INFOLETTRE n°136 – Édito : « L’esprit d’équipe » // CYBER & Covid19 : webinaire Washington sur les menaces chinoises & « L’autre guerre du Covid-19 » en débat au Cybercercle // 100M€ pour le réseau AEFE (Question à JY Le Drian) // ENTREPRISES FRANÇAISES À L’ÉTRANGER : audition de l’AFD & webinaire avec les pdts du réseau CCIFI // Vote électronique des FE en question // Webinaire avec les Français de MOSCOU, WASHINGTON & NEW-YORK // Médias.

Lire : l’INFOLETTRE n°136 – 9 juin 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°136

L’esprit d’équipe

Nous avons étudié collectivement la mise en application de mes deux propositions avec Renaud Bentegeat, président du réseau CCI Françaises à l’International (CCIFI) lors d’un webinaire en compagnie de son directeur Charles Maridor, et des responsables de chambres de commerce d’Europe, d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.

Première idée : puisque l’AFD offre aux institutions financières locales (en Asie, Afrique, Amérique) un partage de risque (dispositif Ariz) pour les emprunts des TPE/PME locales, je propose d’en réserver une partie aux entrepreneurs français. Les représentants des CCIFI et des CCEF veilleraient à cette affectation au sein des comités de prêts.

Seconde proposition : créer un fonds de soutien en France (en puisant dans le fonds Covid et en l’abondant par des institutions privées) administré par la CCIFI et les CCEF. Ce fonds pourrait être garant d’emprunts réalisés par des entreprises françaises à l’international, également sur la base d’une gestion des dossiers par les structures locales des CCIFI et des CCEF. Il renforcerait le tissu de nos entreprises implantées à l’international.

Véritable colonne vertébrale de notre dispositif économique à l’export, le réseau CCIFI a l’habitude de compter sur ses propres forces, en vendant des services et en organisant des événements, puisqu’il ne bénéficie d’aucun financement public. On observe que nos pays voisins accordent, eux, des aides directes et généreuses à leur propre réseau de chambres. Elles sont, par exemple, le bras armé des Landers allemands pour faire rayonner l’industrie germanique sur la planète.

Si nos chambres et leurs membres ne coûtent rien au contribuable, à l’inverse, l’État les sollicite de plus en plus au travers de mécénat pour permettre à la France de tenir son rang à l’international (voir mon édito du 29 juillet 2019).

Aujourd’hui, ce business-model fondé exclusivement sur l’initiative privée conduit certaines de nos chambres à réduire leur budget de fonctionnement d’un bon tiers, pour l’instant. Les plus fragiles d’entre-elles pourraient voir leur activité suspendue.Visuel HL125

C’est en combinant l’image positive d’Emmanuel Macron à l’international et des moyens publics (crédits d’impôts, subventions…) bien ajustés aux attentes des entreprises étrangères privées que Pascal Cagni et Christophe Lecourtier, respectivement président et directeur de Business France, ont obtenu l’excellent résultat du dispositif « Choose France ». La France est ainsi devenue le premier pays européen d’accueil des investissements étrangers en 2019.

Les conséquences de la crise sanitaire justifient aujourd’hui d’apporter un soutien ponctuel de 3M€ à la structure centrale du réseau CCIFI à Paris. Cela lui permettrait de consolider son réseau mondial de chambres de commerce et de sortir de la crise en capacité de favoriser la reprise de nouvelles parts de marché, dont nous aurons besoin pour relancer notre économie.

Le geste attendu peut paraître bien modeste comparé aux sommes investies dans le plan d’urgence de 220M€ annoncé par le MEAE pour l’action sociale et l’enseignement français à l’étranger.

Lancé début 2018 et salué par tous, le dispositif Team France Export vise à rassembler nos forces pour aider nos PME à vendre ou s’implanter hors frontières.

Aux yeux des nombreux présidents et administrateurs bénévoles qui animent ce réseau des CCIFI, il serait réconfortant de ne pas avoir une relation de partenariat où les efforts seraient à sens unique.

Aucune « team » n’existe sans esprit d’équipe. La prochaine loi de finances rectificative doit être l’opportunité de le démontrer. Découvrir l’InfoLettre n°136

ÉTATS-UNIS : 2 webinaires avec les Français de Washington & New-York

C’est le charme de la visio-conférence, il me permet dorénavant de discuter chaque semaine depuis deux mois avec la communauté française de Washington, à l’initiative de la conseillère consulaire Stéphanie Kamaruzzaman, comme ce 5 juin.

Cette même journée, je remercie nos élus de la circonscription de New-York, Gérard Epelbaum et Patrick Pagni, pour avoir rassemblé nos compatriotes pour échanger également sur les problématiques qui leur tiennent à coeur.
Au total près de 2 heures 30 d’échanges variés sur les points suivants :

Déplacements internationaux

A l’heure du déconfinement, les Français d’Amérique aimeraient enfin programmer leurs vacances, surtout dans la perspective de faire un séjour en France.
Les liaisons aériennes s’améliorent progressivement. Il faut encore 14 heures de vol pour rejoindre Washington depuis Londres, en passant par Detroit, a raconté Stéphanie.
C’est un principe : tout Français peut rentrer en France s’il le veut, à la différence d’autres pays, qui comme le Maroc ne permettent pas encore à leurs ressortissants de rentrer.
Le problème c’est le retour aux États-Unis, car sans Green card ou passeport américain, aucune certitude de pouvoir rentrer aux États-Unis avec un visa. Du moins pour l’heure. Sans parler des mesures de quatorzaine.
On comprend l’expectative des étudiants, enseignants et de ceux qui souhaitent venir en vacances en France. J’ai évoqué ce manque de visibilité avec l’ambassadeur de France aux États-Unis, Philippe Etienne. D’un côté de l’Atlantique comme de l’autre, tout peut changer très vite, dans un sens comme dans l’autre. Chacun doit être conscient de son risque au moment de réserver un vol cet été.

Entrepreneurs

J’ai évoqué mes idées pour soutenir le réseau des chambres de commerce françaises à l’international (CCIFI) et pour mettre en place un accompagnement pour les entreprises confrontées face à des besoins de trésorerie.

Enseignement

Ces deux webinaires furent l’occasion de faire un point sur la situation de l’enseignement français à l’étranger et d’évoquer l’aide financière de 100M€ accordées par le gouvernement pour soutenir les écoles et les parents étrangers en difficulté (outre 50M€ pour les bourses aux parents français). Simple avance ou subvention, ce sera au parlement d’en décider.

Élections

Les élections consulaires sont reportées, entrainant la prorogation du mandat des élus consulaires et celui de six sénateurs représentant les Français hors de France. Dans la foulée, personne ne peut garantir à ce jour si nos expatriés pourront bénéficier du vote électronique pour les prochaines élections des Français de l’étranger, depuis la liquidation du prestataire espagnol, Scytl.

Fiscalité

Il est désespérant pour nos compatriotes vivant aux États-Unis de se sentir considérés comme des nantis, lorsqu’ils veulent garder un lien avec la France, par l’intermédiaire d’un bien immobilier.
Aussi la CSG-CRDS sur les revenus immobiliers des non-résidents, établis hors de l’Espace économique Européen, constitue un sujet qui déclenche des propos enflammés chez les Français de New-York.
Dans le même esprit, il fut question des prêts refusés par les banques françaises à nos compatriotes résidant aux USA qui souhaiteraient investir dans un bien immobilier en France, et de fermeture unilatérale par les établissements bancaires de leurs comptes français.

Endettement national

Dans la perspective de l’examen du 3ème projet de loi de finances rectificative qui débutera en juin, je partage ce regard distancié et perplexe des Français de l’étranger qui voient notre pays s’enfoncer toujours plus dans la dépense publique.
La dette de la France devrait dépasser les 120% du PIB à fin 2020 tandis que le déficit public va pointer à 11,4%… bien loin des 3% de Maastricht qui semblent désormais hors de contrôle.

Conclusion

Merci à Stéphanie, Gérard, Patrick et aux nombreux participants à ces deux webinaires. Leurs questions parfois inattendues me permettent de mieux cerner l’urgence et la nature de leurs problématiques. Ils nourrissent ainsi mes interventions dans le débat public et me permettent de sensibiliser mes collègues sur certains points qui relèvent de la justice sociale ou fiscale la plus élémentaire.

En mission à l’ONU (1/3) – New York (25-27 nov. 2019)

Retour aux États-Unis comme membre la délégation envoyée par notre commission des Affaires étrangères et de la Défense pour assister à 74ème session de l’assemblée générale des Nations Unies.

Il faut se réjouir qu’une institution telle que l’ONU existe, propre à mobiliser tant de gens brillants, venus de tous horizons et prêts à travailler en bonne intelligence afin d’œuvrer pour la paix mondiale.

La présence de l’ONU ne suffit certes pas à imaginer l’avenir avec optimisme, mais cela permet de rester déterminé à agir.

Communauté française

Soirée conviviale

En marge des travaux de diplomatie parlementaire, j’ai saisi l’occasion de rencontrer la communauté française, à l’invitation de Gérard Épelbaum, conseiller consulaire et président de l’UFE New York.

Lors d’un dîner organisé dans un restaurant français, en présence de Stéphanie Kamaruzzaman, conseillère consulaire à Washington et Patrick Pagni, conseiller consulaire à New York, nous avons échangé sur les attentes en matière de fiscalité et carte vitale, mon actualité parlementaire et, bien évidemment, à propos de la campagne présidentielle américaine, quelques heures après l’annonce de la déclaration à l’investiture démocrate de Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York.

Retrouvailles avec Marc Levy

J’ai enfin eu le plaisir de retrouver autour d’un petit-déjeuner, Marc Levy, notre écrivain à succès établi à New York et… ancien Français de Londres.

J’avais fait sa connaissance à la French Bookshop de Londres tenue par mes amis Laure et Robert Zaigue. Marc a fait de la librairie le lieu emblématique de son roman « Mes amis, mes amours ».

Consulat

Politique intérieure américaine

A l’invitation d’Anne-Claire Legendre, consule générale de France à New York, notre mission a participé à une réunion avec des personnalités du monde des médias et des universitaires pour évoquer la politique intérieure américaine.

Entre constats et extrapolations, diversité et richesse des points de vue, nous avons passé un moment passionnant concernant le fonctionnement d’une grande démocratie.

AG des Nations-Unies

Mission permanente

Après une réunion de cadrage dans les bureaux de la Mission permanente de la France, notre délégation a assisté au débat sur la réforme du Conseil de sécurité et ainsi pu apprécier l’excellente intervention de Nicolas de Rivière (au centre de l’image), ambassadeur de France auprès des Nations unies.

Cette réforme est portée principalement par les états du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) qui souhaitent obtenir un siège de membre permanent. Ces G4 demandent également une augmentation du nombre de membres non-permanents au sein du Conseil de sécurité.

La France soutient la démarche de ces quatre pays et notamment la désignation de l’Allemagne en tant que membre permanent. Toutefois, cette réforme reste bloquée du fait de revendications incompatibles de la part de différents groupes, tels que l’Union africaine.

Heureux d’avoir retrouvé Pierre Cochard, accompagnateur de notre délégation dans sa mission à New York. Celui-ci m’avait accueilli à Jérusalem, en décembre dernier, en qualité de consul général.

Notre collègue Robert Del Picchia qui devait initialement conduire cette délégation nous a beaucoup manqué. Il avait eu le privilège de parler depuis la tribune des Nations Unies lors d’un passage précédent.   +d’images

Droits de l’Homme / Volker Türk

Au deuxième jour de la 74ème session de l’assemblée générale des Nations Unies, notre délégation sénatoriale a entamé sa journée à l’étage du secrétaire général de l’ONU, par une réunion avec Volker Türk, sous-secrétaire général adjoint à la coordination stratégique.

Nous avons évoqué les droits de l’Homme à l’épreuve de certains régimes politiques qui s’adonnent aussi à des massacres ou programment l’élimination de certaines populations.

Daesh / UNITAD

Nous avons assisté au Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre d’une réunion UNITAD (*), en charge de la documentation des crimes de Daesh.

Après une présentation étayée des travaux accomplis, nous avons entendu le témoignage d’un rescapé Yézidi qui nous a glacé. Après avoir encerclé son village, Daesh a séparé les 400 hommes d’avec les 850 femmes et enfants. Les hommes ont tous été exécutés. Ayant seulement été blessé, notre témoin a survécu recouvert par les cadavres.

Les 77 femmes âgées ont été tuées, certaines enterrées vivantes, dont sa belle-mère âgée de 90 ans. Toutes les autres femmes et fillettes ont été vendues au marché aux esclaves. 75 membres de sa famille ont été exterminés, dont sa petite fille Lara, âgée de 3 mois, morte de faim et de soif.

Il est salutaire que le Conseil de sécurité ait créé ce comité d’enquête sur les crimes contre la communauté Yézidi, dont les investigations devraient être prolongées d’une année supplémentaire. +d’images

* UNITAD : United Nations Investigative Team to Promote Accountability for Crimes Committed by Da’esh/ISIL

Droits de l’Homme / Adama Dieng

L’entretien qui a suivi avec Adama Dieng, conseiller spécial pour la prévention de génocide nous a permis de découvrir l’action d’anticipation de l’ONU.

Le génocide s’entend en droit international comme un crime commis contre les membres d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Un cadre d’analyse créé pour définir les situations qui génèrent un environnement favorable aux atrocités criminelles.

Membres permanents

Pour la dernière journée de notre déplacement à l’ONU, nous avons rencontré trois représentants des membres permanents du Conseil de sécurité : États-Unis, Russie et Chine ; après avoir échangé, le premier jour, avec l’ambassadeur du Royaume-Uni, qui préside le Conseil de sécurité pour ce mois.

Nous avons évoqué leurs priorités de travail au sein de l’ONU, ainsi que divers dossiers, comme ceux la Syrie ou la Libye, sans éluder aucun des sujets diplomatiques qui nous préoccupaient.

Pour chacun des ambassadeurs rencontrés, l’ONU est une institution vitale qu’il convient de préserver à tout prix. Mais en entendant chacun s’exprimer sur différents sujets, il nous apparut clairement que le consensus s’arrêtait à ce principe.

Le véritable motif de satisfaction fut d’entendre le discours britannique veillant à une parfaite coordination avec la France et, plus largement, avec l’Union européenne. +d’images

En circonscription aux États-Unis (1/2) – New-York (13-15 juillet 2019)

Je me souviendrai longtemps de mon déplacement à NYC pour célébrer le Bastille Day. Je suis arrivé à l’hôtel pendant une panne d’électricité géante. Plus d’ascenseur, ni d’internet, ni de feux tricolores sur fond de sirènes de pompier.

Ce joyeux chaos ne m’a pas empêché de passer une excellente soirée avec le Dr Hayao Nakahara, ami de longue date et expert de la production mondiale de circuits imprimés. + d’images

Toute ma gratitude à Gérard Epelbaum (à l’image) pour m’avoir invité aux festivités du Bastille Day de New-York, ainsi que pour m’avoir accompagné à tous mes rendez-vous durant ces deux jours.

Conseiller consulaire, président du Comité des Associations françaises et de langue Française, président de l’UFE New-York, Gérard est un exemple de dévouement. Durant mon séjour, j’ai pu constater combien il est apprécié par nos compatriotes. Great job Gérard !

FIAF’s Bastille Day Celebration

Ouverture

Aux côtés d’Anne-Claire Legendre, consule générale de France à New-York, j’ai eu l’honneur et le plaisir d’ouvrir les festivités du 14 juillet organisées par le FIAF (French Institute – Alliance Française), dans la 60ème rue (entre 5eme et Lexington avenue).

Après le 11 juillet à Madrid, le 12 à Londres, ce 14 juillet à New-York fut ma 3ème occasion de célébrer notre fête nationale au milieu de mes compatriotes établis à l’étranger.

Dans mon discours, j’ai rappelé que le défilé sur les Champs Élysées avait renforcé notre image de « techno nation », en présentant diverses innovations en matière de Défense.

Le défilé a aussi reflété la dimension humaine et le sens de la fraternité de nos forces armées. L’hommage du Président de la République aux blessés a exprimé combien notre Nation était redevable du sacrifice de ses soldats.

Célébrer la fête nationale, c’est aussi célébrer les valeurs qui constitue notre devise républicaine. Quel beau symbole de se trouver à New-York pour l’occasion, cette ville si fière de sa statue, cadeau du peuple français, qui incarne la valeur la plus chère au cœur des Américains.

Merci à Carine Malausséna, Director of Special Events, pour avoir parfaitement orchestré la logistique et l’accueil. + d’images

Marché français

Visite des stands mettant en valeur les produits français ou la destination France, en compagnie d’Anne-Claire Legendre, consule générale et de Gérard Epelbaum, conseiller consulaire.

Nous avons ainsi déambulé dans la 60th Street, où est établi le FIAC, pour échanger avec nos compatriotes qui rivalisaient de bonne humeur et de produits de qualité : parfums, épicerie fine, vêtements « made in France » ou encore pâtisseries.

Alsaciens, Bretons, Provençaux… toutes nos régions étaient présentes rappelant que la France est riche de l’alliance de ses terroirs. Un événement qui a porté haut les couleurs de notre pays en ce jour de fête nationale. d’images

Réception

Superbe fête du 14 juillet co-organisée par le consulat général et le Comité des associations françaises de Gérard Epelbaum qui a réuni près de 1200 personnes au Loeb Boat House, au cœur de Central Park,

Le discours d’Anne-Claire Legendre a précédé une Marseillaise reprise à plein poumon.

Puis, ce fût l’opportunité de trinquer avec de nombreux représentants d’une communauté dont le trait commun est le goût de l’entrepreneuriat, à l’image de Guy Sorman, président de la revue France-Amerique ou Emmanuel Saint-Martin, directeur et fondateur du magazine en ligne French Morning.

J’ai aussi retrouvé Richard Ortoli, conseiller consulaire pour New York et conseiller AFE pour les États-Unis, que j’ai côtoyé à l’Assemblée des Français de l’Étranger de 2006 à 2014.

Bravo aux organisateurs et merci aux sponsors pour cet événement d’exception. + d’images

Entrepreneuriat

Cybersécurité

Anne-Claire Legendre, consule générale, m’a organisé un entretien au consulat avec Renaud Deraison, responsable de la technologie chez Tenable.

Avant de co-fonder Tenable, Renaud a redéfini le marché de la gestion des vulnérabilités en créant Nessus, le scanner de vulnérabilités le plus largement déployé au monde.

En 2019, SC Media a classé Renaud parmi les grands visionnaires de ces 30 dernières années.

Nous avons abordé de nombreux sujets sur lesquels je le remercie d’avoir partagé son expertise. Ce spécialiste fait le constat que les attaques exploitent une faille connue dans une version antérieure d’un logiciel. C’est la cause identifiée de la cyber attaque contre la plate-forme Ariane du MEAE. Mettre à jour ses systèmes est la première règle pour se protéger, rappelle Renaud.

Il y a dix ans, la sécurité était une sous-branche de l’informatique. Désormais, ce qu’on nomme cybersecurité est devenue un enjeu majeur, dont les conséquences peuvent être pénales pour les directeurs financiers si leur réseau d’entreprise est vulnérable.

Aujourd’hui, grâce au cloud public, tout individu peut disposer, au fond de son garage, d’une capacité de calcul équivalente à IBM.

S’ajoute que l’administration des serveurs n’a jamais été aussi complexe.

Dans le but d’optimiser leur productivité, les entreprises ont naturellement entrepris leur transformation digitale. Le souci est que divers systèmes ont été interconnectés, alors que certains avaient été conçus pour fonctionner seulement en réseau fermé. Les objets connectés viennent rajouter à la complexité ambiante, car ils sont reliés à des systèmes sans aucune considération de mise à jour ou de sécurité.

De ce fait, Renaud regrette l’absence d’un cyber guide, clair et pragmatique, avec des indicateurs à suivre et à partager avec le conseil d’administration.

La certification ISO Cybersecurité lui paraît adaptée pour des entreprises qui justifient d’un certain niveau de maturité, mais la démarche demeure trop lourde pour les PME. Aussi, faudrait-il imaginer plusieurs niveaux de certification ISO.

Nous avons enfin évoqué la loi américaine HIPPA (Health Insurance Portability and Accountability Act) qui exige de tous les établissements de santé des mesures de protection des données des patients. Les hôpitaux sont exposés à de fortes amendes si la confidentialité n’est pas suffisamment garantie.

Commerce extérieur

Business France

Avec Gérard Epelbaum, nous nous sommes rendus au siège de Business France pour un entretien avec Arnaud Leretour, directeur de BF Amérique du nord, une organisation qui comprend 110 collaborateurs en intégrant la zone USA-Canada.

Nous avons notamment évoqué les mesures d’économies envisagées pour réduire les coûts immobiliers, parfois prohibitifs, dans certaines villes d’Amérique du nord.

A horizon 2022, Arnaud a pour objectif d’économiser un million de dollars par an sur les coûts d’implantation, en établissant leurs bureaux dans des co-working spaces.

Business France a accompagné 1600 entreprises aux USA en 2018.

Marché viticole

La rencontre suivante a porté sur le marché sectoriel du vin avec Pamela Whitman, œnologue, consultante pour les viticulteurs français et les importateurs de vins aux États-Unis.Son agence de marketing et communication permet aux entreprises étrangères de marketer leur vin selon les critères du marché américain qui est le premier marché mondial. La compétition y fait rage.

L’agence réalise aussi des missions de mise sur le marché en trouvant des distributeurs.

Pamela s’interroge sur l’approche stratégique des régions françaises qui se font une concurrence directe, tandis que les italiens ont choisi une approche nationale. Ils vendent plus de vin que nous aux USA. A méditer.

Communauté française

Réunion consulaire

Réunion au consulat général de France avec les conseillers consulaires Gérard Epelbaum et Richard Ortoli, en présence de notre consule Anne-Claire Legendre et du chef de chancellerie.

Le doublement du taux de participation aux Européennes (18%), malgré un long week-end important a constitué une bonne surprise. Tout le monde attend évidemment le vote électronique pour nos prochains rendez-vous électoraux.

Nous avons abordé les missions du consulat de New-York qui évoluent sensiblement (visas externalisés, clôture prévue des activités notariales pour début 2020, arrêt de la signature des certificats d’existence…).

Le consulat établissait 50 certificats d’existence par semaine. La Sécurité sociale demande désormais aux retraités de se tourner vers les Public Notary. Mais la signature de tel document n’entre pas dans leur champ de compétence. Ceux-ci sont là pour vérifier la signature et non pas si quelqu’un est vivant ! Cette instruction émanant du ministère de la Santé peine à s’appliquer à New-York.

Nous avons également évoqué les questions fiscales (CSG-CRDS sur les revenus immobiliers en France, augmentation du prélèvement à la source, restriction pour l’obtention de la carte vitale…).

Si tous les sujets brûlants pour l’administration des Français de New-York ont été évoqués, je retiens avant tout l’extraordinaire dynamisme d’une communauté en forte croissance. + d’images

FIAF

Avec Gérard Epelbaum, nous avons rencontré l’équipe du FIAF (French Institute – Alliance française) et visité son summer camp : Edith Boncompain, VP of Education, Catherine Baumann, Senior Director of Development & Strategy et Carine Malausséna, directrice en charge de l’événementiel.

Le French Institute est une organisation totalement indépendante de l’Institut Français, propriétaire de l’immeuble.

45 permanents y travaillent en compagnie de 80 professeurs, tous vacataires. Ils enregistrent un véritable boom sur les programmes Enfants. Au total, ce sont près de 100.000 personnes qui passent par le FIAF chaque année ! On dénombre 10.000 adhérents, dont 6.000 suivent des cours de français.

Financièrement, l’organisation ne reçoit que 30.000$ de subventions (services culturels, Institut français), à comparer avec un budget de 11M$.

La mission du FIAF est de faire connaître la culture française auprès du public américain. Pour ce faire, des partenariats ont été instauré avec des régions et des villes française (Angoulême) pour son festival du film d’animation. La diffusion des films français est toujours en langue originale, sous-titrée en anglais.

Les humoristes français aiment venir se produire dans leur théâtre de 361 places.

Le Centre de langues Alliance française propose des cours à partir de l’âge d’un an, depuis longtemps ! Ils accueillent aussi 36 élèves sur 2 classes dans une Pre-school ouverte à partir de 2 ans et demi jusqu’à 4 ans.

L’apprentissage, lui, est proposé soit en « français langue étrangère », soit en « français langue maternelle » (FLAM), l’après-midi ou le samedi. Ils reçoivent entre 500 et 600 enfants !

Parmi toutes les Alliances française, l’AF de NY est la numéro 1 mondiale en termes de revenus. Son gigantesque gala annuel y contribue abondamment.

Très belle réussite au service de l’influence culturelle française en plein cœur de Manhattan. + d’images

En circonscription aux États-Unis (1/2) – New York (02 au 03 mai 2018)

Je remercie chaleureusement notre conseiller consulaire pour la circonscription de New-York, Gérard Epelbaum, l’homme incontournable d’une communauté française estimée à 80.000 personnes !

Par ailleurs, président de la section UFE New-York, Gérard est sur tous les fronts. Son engagement assidu au service de nos compatriotes est remarquable et remarqué, et pas seulement parce qu’il organise le bal du 14 juillet !

Je veux aussi saluer notre consule générale, Anne-Claire Legendre, qui au délà de ses attributions s’est montrée très soucieuse de nos intérêts commerciaux en facilitant mes rencontres auprès de divers acteurs économiques : Chambre de commerce, Business France, French Founders…

Entrepreneuriat

Business France

Échange avec Henri Baisas, directeur de Business France pour l’Amérique du Nord et visite de ses bureaux à New-York.

L’effet Macron a été spectaculaire aux États-Unis. Les décisions d’investissement en France se sont accélérées : le nombre de projets aboutis est passé de 66 en 2016 à 113 en 2017, essentiellement concrétisés au second semestre.

A New York, l’action de Business France consiste aussi à guider nos PME pour trouver des débouchés sur le marché américain, où environ 20.000 entreprises françaises opèrent déjà.

Lors de ma visite, j’ai échangé avec Michel Ohruh, directeur de New Live, entreprise alsacienne implantée à Betschdorf qui fabrique des fauteuils roulants capables de monter les escaliers ! Cette société innovante est venue sans complexe prospecter le marché américain, en s’appuyant sur l’expertise du pôle Santé de BF.

Chambre de commerce

Présentation de la Chambre de commerce franco-américaine par Johanne Home, Chief of Staff au consulat.

Martin Bischoff, directeur général de la Chambre, m’a détaillé les activités offertes à ses 1005 membres. Dans son rôle de « guichet unique » pour l’implantation des entreprises françaises aux États-Unis, la chambre multiplie les événements au profit de ses membres et met à leur disposition un espace de co-working.

La chambre traite environ 1000 visas par an en matière de stages. + d’images

Club d’affaires French Founders

Entretien avec Benoît Burridant, co-fondateur de French Founders, en compagnie de Johanne Homes du consulat.

Ce club d’entreprises dédié à la communauté française compte 3000 membres et possède 10 bureaux dans le monde.

French Founders incite ses membres à travailler de manière collective, c’est-à-dire trouver des synergies plutôt que de se faire concurrence. Une belle initiative qui mérite d’être rejointe par les entrepreneurs désirant être présents à l’international.

Communauté française

Consulat

Petit-déjeuner autour de Anne-Claire Legendre, consule générale, en présence des conseillers consulaires Richard Ortoli et Gérard Epelbaum, et des responsables de services.

La communauté inscrite au registre s’élève à 32.000 personnes. Majoritairement de niveau bac et d’un âge inférieur à 40 ans, cette communauté est particulièrement dynamique.

Le consulat crée près de 200 événements par an pour animer cette communauté et mettre en valeur les opportunités de marché en France aux yeux de potentiels investisseurs américains. + d’images

UFE New York

A peine descendu de l’avion , je me suis rendu à la réception de l’UFE, organisée par Gérard Epelbaum, conseiller consulaire pour New-York et président de la section locale de l’UFE. Une vingtaine de participants se sont déplacés au restaurant le Bistro Vendôme, tenu par Véronique Petiteau.

Nous avons échangé sur de nombreux sujets, à commencer par l’annulation du vote électronique, puis la réforme constitutionnelle en passant par la perspective d’une réduction du nombre des parlementaires.

Je remercie Gérard, son vice-président Thomas Vandenabeele et le comité directeur de l’UFE New-York pour m’avoir permis d’entrer immédiatement dans le vif du sujet et de découvrir les préoccupations des Français habitant Manhattan et ses environs.

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée français de New York avec Nicolas Lhotellier, proviseur adjoint, Isabelle Milkoff, chef du département de français et Pascale Richard, directrice des événements culturels et suppléante du député Roland Lescure.

Créé en 1935, le lycée français a emménagé en 2003 dans l’un des plus beaux immeubles éducatifs de Manhattan qui inclut un auditorium de 350 places et diverses salles dédiées aux disciplines artistiques.

Dans cette école qui suit le programme français, 70% des professeurs viennent de France. Parmi les 1365 élèves, 61% sont français dont 37% de binationaux.

Avec 100% de réussite au baccalauréat, le lycée français de New York affiche 91% de mention. On regrette que seulement un élève sur dix décide de suivre un enseignement supérieur en France. + d’images

EINY

Visite de l’École internationale New-York (EINY), avec Yves Rivaud, directeur, et Fabrice Jaumont du service culturel de l’ambassade.

Créée en 2009 par un couple de Français travaillant dans la finance, cette école privée, située à Manhattan, accueille 200 élèves de 3 à 13 ans.

60% des cours sont dispensés en français, contre 40% en anglais, mais le mandarin devient obligatoire en fin de primaire. Au collège, les élèves choisissent entre le mandarin et l’espagnol. + d’images

Lyceum Kennedy

En compagnie de Fabrice Jaumont du service culturel de l’ambassade, j’ai découvert le Lyceum Kennedy accompagné de toute l’équipe de direction de cette école, créée en 1964 à Manhattan.

J’ai visité les deux sites de Kennedy qui compte 270 élèves de la maternelle à la terminale.

Merci à Dr Myung Sonoda, présidente, et à Dr Claude Bryant, proviseure, ainsi qu’à tous leurs collaborateurs pour la qualité de leur accueil qui en dit long sur leur passion pour la pédagogie et leur ambition de faire de l’école Kennedy une référence en matière d’enseignement bilingue. + d’images