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HEBDOLETTRE n°66 – L’Union européenne (édito) – En bref : au Sénat du 5 au 16 sept. 2016 – Sénat : réponse à ma question sur les abattements fiscaux des dirigeants cédant leur société et partant à la retraite – En circonscription en Espagne-Aragon / Saragosse (25-26 août 2016) – En circonscription en Espagne-Catalogne / Barcelone (26-28 août 2016) – En circonscription en Principauté d’Andorre (29 août 2016) – UDI : Primaire de la droite & Calais – Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°66 – 26 septembre 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°66

Il y a exactement quatre ans, l’Union européenne recevait le prix Nobel de la paix. Cette distinction récompensait soixante années d’action opiniâtre pour faire progresser la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme.

Lors de mon déplacement à Dublin au début de ce mois pour anticiper les conséquences du Brexit, j’ai rencontré des représentants du gouvernement de la République d’Irlande et des élus de tous les partis représentés au parlement. Ils m’ont fait l’éloge unanime de l’Union Européenne qui fut, selon eux, l’agent de la paix en Irlande du Nord (Royaume-Uni).
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Pour cimenter la réconciliation, l’UE aura versé depuis 1995 plus d’un milliard et demi d’euros à Belfast dans le cadre du programme européen PEACE. Celui-ci arrivera à son terme en 2020 (lien). Londres n’a pas annoncé qu’il prendrait le relais post-Brexit du financement à l’Irlande du Nord.

L’Irlande du Nord, rappelons-le, a voté à hauteur de 56% pour demeurer dans l’Union européenne. « Il n’y a pas d’autre bonheur que la paix », dit un proverbe thaï. Face au Brexit, la principale inquiétude des élus irlandais du nord et du sud est de voir s’ériger une frontière recréant une partition de l’île. Chacun craint aujourd’hui un réveil du conflit. A Belfast, les tensions sont toujours palpables.

En République d’Irlande, les élus aiment à rappeler qu’ils ont rejoint la communauté économique européenne en 1973 « en même temps » que les Britanniques et non pas « avec eux »… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°66

En circonscription en Principauté d’Andorre – 29 août 2016

Un nouvel Andorre existe, je l’ai rencontré ! Une page a été résolument tournée : la Principauté n’est plus un paradis fiscal et son avenir économique s’inscrit dans une intégration au sein de l’Union européenne.

andorre1Je remercie Jacques Carcy, conseiller consulaire Andorre, vice-président fondateur de l’Alliance française d’Andorre, d’avoir organisé mes rendez-vous et de m’avoir permis de rencontrer le ministre des Affaires étrangères de la Principauté, Gilbert Saboya.

Andorre veut diversifier ses activités et s’ouvrir à la France. Comme un signe, de plus en plus d’étudiants andorrans font leurs études supérieures en France et précisons que 7 ministres sur 10 ont suivi une scolarité en français. Nous aurions tout à gagner à les aider dans cette volonté d’approfondir notre relation bilatérale.

2000 Espagnols viennent travailler chaque jour en Andorre, alors que le nombre de Français est insignifiant. En hiver, 80.000 touristes anglais se rendent à Andorre via Barcelone et non pas via Toulouse, parce que les agences de voyage savent que nos routes d’accès à Andorre sont parfois fermées du fait des intempéries… Nous devons investir pour garantir une accessibilité routière en toutes circonstances côté français. Cela permettrait aux Ariégeois de pouvoir travailler en Andorre.

Politique

g_saboyaEntretien avec le ministre Gilbert Saboya

Ministre des Affaires étrangères de la Principauté, Gilbert Saboya, m’a parlé de ses réformes historiques et de ses projections ambitieuses.

Outre le rétablissement des comptes publics, les autorités sont parvenues à mettre en place un impôt sur les sociétés et un impôt sur le revenu, au sein d’une population qui n’était pas du tout habituée à déclarer et payer des impôts. C’est le visage du nouvel Andorre !

Pour rompre avec son passé sulfureux du paradis fiscal, Andorre passe des conventions fiscales bilatérales. La France, l’Espagne, le Portugal, le Liechtenstein et les EAU ont déjà signé. Il y a dix ans encore, la contrebande n’était pas un délit en Andorre.

andorre2Rétablir la confiance et la transparence sont absolument indispensables pour intégrer l’UE, le grand rêve de la Principauté. La feuille de route vers une adhésion en 2018 a été remise en cause par le Brexit puisqu’il mobilise toutes les équipes de la Commission…

Au rang des projets, le gouvernement d’Andorre travaille sur la création d’un héliport qui mettrait Toulouse à 30 minutes d’Andorre, dans un endroit proche de la zone industrielle. Des travaux pour protéger la route des avalanches ont déjà été engagés en co-investissement avec la France. Un casino devrait prochainement voir le jour. Tout doit concourir à ouvrir l’économie de la Principauté en rééquilibrant ses échanges avec ses voisins espagnols et français.

Communauté française

ufe_and1UFE – Alliance française

(g. à d.) Jacques Carcy, conseiller consulaire Andorre, vice-président fondateur de l’alliance française d’Andorre ; Daniel Bastide, président de l’UFE Andorre ; Olivier Cadic ; Pierre-Olivier Bousquet.

Jacques Carcy est un entrepreneur qui a beaucoup travaillé à l’étranger. A sa retraite, en 2002, il fonde l’Alliance française en Andorre. Son but est de relancer l’apprentissage du français sur un territoire qui a vu la langue espagnole s’imposer lors des deux dernières décennies.

Avec Daniel Bastide, nous avons évoqué les attentes et les priorités de nos compatriotes résidents de la Principauté.

L’UFE locale compte une cinquantaine d’adhérents. Des jeunes Français viennent régulièrement s’installer à Andorre pour travailler dans les nouvelles technologies.

amb_and1Ambassade de France

(g. à d.) Jacques Carcy, conseiller consulaire Andorre ; François Le Gendre, Premier conseiller de l’Ambassade ; Olivier Cadic ; Pierre-Olivier Bousquet

Le modèle économique d’Andorre était précédemment fondé sur la détaxe, nous a rappelé François Le Gendre. Le tournant a été pris il y vingt ans lorsque les autorités ont investi dans le tourisme de neige.

amb_and2La prédominance de l’Espagne sur l’économie locale est patente. Ainsi, les succursales Renault, Peugeot ou Citroën en Andorre dépendent de l’Espagne et non de la France. La langue usuelle est progressivement devenue l’espagnol, puisque les Andorrans font leurs études à Barcelone.

Bonne nouvelle toutefois : depuis deux ans, on observe une réorientation vers l’enseignement supérieur français, dont les coûts sont plus modérés et qui profite en premier lieu à Toulouse (à 3 heures de route).