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En circonscription au Burkina Faso – Ouagadougou et Kokologo (1er au 3 nov. 2016)

bf_martine2Le Burkina Faso constitue le 50ème pays visité depuis le début de mon mandat. Reçu par le président de la République, le Premier ministre et les ministres des Affaires étrangères et de l’Agriculture, je suis reparti avec l’objectif d’aider le gouvernement burkinabé en organisant un événement au sénat en marge de la conférence de Paris pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Je remercie chaleureusement pour leur présence à mes côtés Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France, Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine (CCFM), ainsi que Martine Voron, conseillère consulaire pour le Burkina Faso (à l’image).

Politique

bf_roch_kabore_bisRoch M.C. Kaboré, Président de la République

A Ouagadougou, j’ai eu le privilège d’être reçu par Roch M.C. Kaboré, président de la République du Burkina Faso. J’étais accompagné par Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France au Burkina Faso et de Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine (CCFM).

Nos échanges ont porté principalement sur le développement de l’agriculture. J’ai assuré le Président de mon soutien lors du Forum des partenaires pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), prévu les 7 et 8 décembre 2016, à Paris.

La mobilisation des bailleurs de fonds pour aider au développement économique du Burkina Faso ne peut que favoriser nos relations bilatérales, dans un rapport gagnant-gagnant puisqu’elle facilitera l’accès et le développement des entreprises françaises sur le marché burkinabé.

J’ai fait un compte-rendu au Président de mes rencontres, en lui offrant une charrue en miniature, fabriquée à Kokologo par des jeunes en réinsertion du centre de formation aux métiers de l’agriculture (voir ci-après).

logo-ouagaLire le Compte-rendu de ma visite au Président sur le site aouaga.com

 

bf_pk_thieba2Paul Kaba Thieba, Premier ministre

Rencontre avec le Premier ministre du Burkina Faso, Paul Kaba Thieba, en sa résidence en compagnie de Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur (à droite de l’image) et Jean-Marie Grosbois, pdt de la CCFM (à gauche).

Le Premier ministre a exprimé la nécessité de développer le rendement de l’agriculture et de l’élevage. Elever le niveau de formation de la population rurale est, précise-t-il, la condition première pour augmenter la productivité.

L’enjeu concerne 80% de la population burkinabé qui travaille selon un savoir-faire traditionnel. A ce jour, moins d’1% de la population dispose d’un accès à l’internet. On comprend l’importance que Paul Kaba Thieba porte à tout investissement en faveur de la formation des jeunes.

Durant 1h30 d’entretien, j’ai découvert une personnalité qui a muri une réelle vision pour son pays. Ancien banquier, il détaille avec précision les atouts de son pays et ses faiblesses. Son challenge consiste à faire sortir son pays de la pauvreté par une industrialisation des activités liées à l’élevage et à l’agriculture. Le Premier ministre m’a fait remarquer qu’en 1960, la Corée du Sud était moins riche que la Côte d’Ivoire.

Les 7 et 8 décembre prochains, il sera à Paris avec plusieurs membres du gouvernement. Il présidera une table ronde où seront conviés des bailleurs de fonds internationaux.

Son objectif est de lever 8,5 milliards d’euros pour boucler le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), dont le coût est estimé à 23,5 milliards d’euros d’ici à 2020.

bf_a_barryAlpha Barry, ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, toujours en présence de Xavier Lapeyre de Cabanes (à l’image) et de Jean-Marie Grosbois.

Au rang de ses préoccupations, le ministre regrette que les populations traversent trop facilement la frontière entre le Burkina Faso et le Mali. Il préconise le déplacement d’un bataillon burkinabé en opération au Mali pour le disposer en premier rideau devant la frontière. Alpha Barry cite l’exemple du Niger qui a procédé de cette façon pour protéger sa frontière.

Nous avons aussi évoqué le terrorisme qui a endeuillé Ouagadougou le 15 janvier 2016 par un attentat provoquant 30 morts. Le ministre des Affaires étrangères a déploré l’apparition de ce dramatique phénomène qui continue de se généraliser partout dans le monde.

j_ouedraogoJacob Ouedraogo, ministre de l’Agriculture

Réunion avec Jacob Ouedraogo, ministre de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques.

Son action impacte le quotidien de 80% de la population, soit près de 14 millions d’habitants, qui dépendent d’un secteur agricole qui pèse 35% du PIB du pays.

La production agricole est dominée par les céréales (sorgho, mil, maïs et riz) et la culture du coton, une filière bien structurée et stratégique car elle contribue au quart des recettes d’exportation. L’élevage, troisième poste d’exportation, se fait sous forme de livraison de troupeaux aux pays voisins (Côte d’Ivoire, Bénin, Ghana), faute d’abattoirs.

En lutte contre la malnutrition, le ministre soutient les démarches entrepreneuriales qui conduisent à la modernisation des procédés agricoles. Il s’est ainsi montré particulièrement sensible au travail accompli par le Centre de formation professionnelle de Kokologo.

Relations commerciales

bf_api2Promotion des investissements

A l’image avec Bintou Diallo, directrice générale de l’API-BF, Agence de promotion des investissements au Burkina Faso, un organisme rattaché à la présidence de la République.

Cette rencontre est intervenue immédiatement après l’audience qui m’a été accordée par Roch M.C. Kabore, président de la République.

Avec Bintou Diallo et Mahamady Koussoube, chef de département de l’API-BF nous avons préparé une rencontre au Sénat avec des partenaires commerciaux français en marge de la conférence des investisseurs prévue en décembre à Paris.

cceRéunion avec les CCEF

Échanges passionnants avec les acteurs économiques de notre communauté et les Conseillers du commerce extérieur français (CCEF) au Burkina Faso.

Je veux remercier pour leur disponibilité et leurs éclairages Nicolas de Lesguern, président des CCEF ; Michel Dhé, chef du service économique à l’ambassade ; Tanguy Denieul, directeur de l’AFD (Agence française de développement) ; Patrice Chevalier, administrateur de PPI ; Vincent Viret, DG adjoint de IS Leroy Somer.

Ces entrepreneurs ont mis en relief les opportunités d’affaires offertes par un pays qui affiche un taux de croissance supérieur à 5%.

Et ces opportunités sont multiples, c’est pourquoi la présence économique française au Burkina Faso est diversifiée. On dénombre environ 45 filiales d’entreprises françaises présentes dans la plupart des secteurs de l’économie : agriculture (coton), agro-alimentaire, industries de transformation, BTP, logistique et transports, ainsi que le tertiaire (services, banque, assurance).

En données 2013, le Burkina Faso était le 85ème client de la France (332 M€ d’exportations françaises) dans le monde et son 150ème fournisseur (10 M€ d’importations françaises).

Entrepreneuriat

bf_o_yougo_bsLa boulange d’Oumar

Avec Jean-Marie Grosbois, nous avons été accueillis dès notre arrivée à Ouagadougou par Oumar Yougo, entrepreneur franco-burkinabé talentueux.

Celui-ci dirige une chaîne de boulangerie qui emploie 7000 personnes ! Par ailleurs, Oumar préside une société de BTP dont le siège est situé en Côte d’ivoire.

Oumar Yougo était présent à nos côtés lorsque nous avons rencontré Paul Kaba Thieba, Premier ministre.

bistrot_lyonnaisLe Bistrot lyonnais

Un vrai bistrot lyonnais en plein cœur de Ouaga’, ce n’est pas une blague ! Saluons Norbert, un entrepreneur emblématique par son audace et sa réussite locale.

Dans un décor lounge avec piscine, le Bistrot lyonnais célèbre la gastronomie française aux portes du Sahel. L’endroit est un point de rendez-vous pour notre communauté.

Enseignement

bf_stex6terLycée français

Visite du lycée St Exupéry de Ouagadougou et son école primaire, en compagnie de Martine Voron, conseillère consulaire pour le Burkina Faso. Les deux établissements comptent chacun plus de 500 élèves.

J’ai été accueilli par Fabrice Avenel, président de l’APE, Yannick Le Roux, conseiller de coopération et d’action culturelle et Nathalie Biez, directrice.

bf_stex5L’établissement est conventionné avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

D’importants projets immobiliers ont été réalisés depuis quatre ans. A la rentrée 2016, c’est un nouveau bâtiment de quatre grandes salles de classe, toutes équipées de matériel informatique pédagogique, qui a été mis à disposition des lycéens. Construit sur pilotis, ce bâtiment accueille aussi des activités sportives, comme le ping-pong.

Culture Française

bf_if4Institut français de Ouagadougou

(g. à d.) Yannick Le Roux, Cocac ; Martine Voron, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Marine Leloup, directrice adjointe de l’institut

Marine Leloup nous a accueillis dans le très bel Institut français, situé en plein cœur de Ouagadougou, acteur majeur de notre coopération culturelle avec le Burkina Faso.

bf_if3Cet organisme offre une riche programmation qui fait la part belle à la création contemporaine burkinabé et française dans tous les domaines artistiques. Plus de 80% des événements sont gratuits.

L’institut dispose d’infrastructures et d’équipements de grande qualité pour accueillir son public : salles de spectacle et d’exposition, salle de cinéma, studio de répétition et d’enregistrement…

bf_if6Les visiteurs peuvent également s’évader à travers les différents espaces de la médiathèque (livres, BD, presse, DVD, CD) ou utiliser la trentaine d’ordinateurs connectés à internet et à la Culturethèque, la bibliothèque numérique de l’Institut français.

La directrice a toutefois regretté de ne disposer que d’une seule salle de classe pour enseigner le français. Nul doute que l’Institut saura trouver les ressources pour améliorer son offre.

Communauté française

consulatConsulat

Réunion au consulat de France de Ouagadougou autour du consul général Jean Chanson et de son équipe.

J’ai pu échanger sur de nombreux sujets avec les élus consulaires Martine Voron, Françoise l’Etang Yaméogo et Ousmane Ouédraogo, ainsi que des représentants d’associations françaises.

bf_residenceSoirée à la Résidence

Notre ambassadeur Xavier Lapeyre de Cabanes m’a offert l’opportunité de rencontrer des acteurs de notre communauté au Burkina Faso, qui compte 3500 compatriotes, en présence des conseillers consulaires Martine Voron et Ousmane Ouedraogo.

Cette soirée fut l’occasion de dialoguer avec Jean-Luc Fradin, ancien représentant d’Air France au Burkina et aujourd’hui directeur de l’agence de voyage Overseas. J’ai également revu un ami entrepreneur Jean-François Conte, représentant de Motul en Afrique de l’Ouest (Dakota Transport et logistique).

UFE Burkina Faso

J’ai aussi retrouvé avec plaisir Didier Ricci, président de l’UFE Burkina Faso et ancien élu à l’AFE.

Solidarité

bf_adesaf1Centre de formation professionnelle à Kokologo

Je me suis rendu avec Martine Voron au Centre de formation professionnelle et de production agro-mécanique Kokologo, situé à une cinquantaine de kilomètres de Ouagadougou.

Nous avons été accueillis par Bila Sawadogo, directeur du centre, entouré du maire Pascal Sampebre, du chef du village, d’élèves et de leurs parents.

bf_adesaf4Il y a quelques mois, l’Association pour le développement économique et social en Afrique (Adesaf) m’avait soumis un projet qui a pour objectif de favoriser l’insertion de 60 jeunes déscolarisés issus du milieu rural.

Ce projet a pour objectif de favoriser l’insertion de 60 jeunes déscolarisés issus du milieu rural. Ils recevront à Kokologo une formation aux métiers de la forge, de la soudure et de l’agro-mécanique.

Durant leur formation, les apprentis du centre suivent une formation théorique de 3 mois, suivie d’une formation pratique de 3 mois où ils produisent des outils agricoles, avant d’effectuer une période 6 mois de stage dans une entreprise locale.

Une année expérimentale accueillant 10 jeunes entre octobre 2015 et octobre 2016 a permis de préparer ce projet. C’est sur la base de cette expérience pilote réussie que l’Adesaf a décidé de passer à 60 jeunes.

bf_adesaf3Si ce projet constitue une innovation sociale, il s’inscrit dans le cadre d’une démarche technique tout aussi innovante, puisque le centre réalise des outils conformes aux principes de l’agro-écologie et adaptés aux productions locales. C’est d’ailleurs la vente, la location et la réparation de ces outils qui assure la pérennité économique du centre.

J’ai félicité et encouragé les acteurs de cette institution unique en son genre au Burkina Faso.

Santé

bf_cmi1Centre Médical International

Avec Martine Voron, nous sommes allés saluer l’équipe du Centre Médical International (CMI) : Clémence Garnier Konate, médecin-chef en charge du centre, Adama Ouédraogo, responsable administratif et financier et Patrick de Lalande, président du conseil d’administration.

J’ai rendu hommage à leur travail remarquable au service de la santé publique et de la préservation des vies, comme ce fut le cas lors des attentats de janvier dernier.

bf_cmi2Le Centre Médical International (ex Centre Médico-Social français ou CMS) est un établissement de soins autonome à but non lucratif. Il est ouvert à tous les ressortissants étrangers résidents ou de passage au Burkina Faso et à leurs ayants-droits.

Depuis avril 2007, le CMI est géré par une association de droit burkinabè, l’AIS (Association internationale de santé). Le bureau de cette association a établi un plan d’avenir qui s’articule autour de divers objectifs de qualité, de disponibilité et d’accompagnement des patients, incluant la création d’un plateau technique autonome d’hospitalisation permettant une observation, des soins intensifs ou une stabilisation avant une évacuation sanitaire.

En circonscription au Maroc (3) – Casablanca / 8, 9 mai 2016

Un an après ma première visite, j’ai retrouvé Casablanca, capitale économique du Maroc où tout semble mis en oeuvre pour favoriser le courant d’affaires avec la France, premier partenaire commercial, bailleur de fonds et investisseur (Lire aussi : « Maroc – Casablanca ou la douceur du climat… des affaires » du 27 février 2015).

Devoir de mémoire

huitmaiCérémonie du 8 mai 1945

Arnaud de Sury, consul général, m’a invité à déposer, à ses côtés, une gerbe pour commémorer le 8 mai 1945 au consulat de France à Casablanca, en présence des élus consulaires de Casablanca et de Pascal Capdevielle, venu de Fès pour l’occasion.

pereLe père Petit (à l’image) a été fait chevalier de la Légion d’honneur en récompense des multiples services accomplis au service de notre pays.

Trois anciens combattants marocains ont été également décorés de la médaille des Anciens combattants.

Heureux d’avoir participé à cette manifestation et pu observé l’attachement des Français de Casablanca à la célébration des héros qui ont sacrifié leur vie au nom de la liberté.

Relations commerciales

CCIFMChambre de commerce – COP22

Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), a organisé un cocktail dinatoire à son domicile afin de me permettre d’échanger avec des entrepreneurs installés au Maroc.

La CFCIM est la plus importante chambre de commerce bilatérale à l’étranger.

Au moment où, pour la première fois, la balance commerciale de la France passe en déficit avec le Maroc, il était opportun d’écouter les observations, pleines de bon sens, de la part d’hommes de terrain.

A l’heure de la mondialisation, la vision étatique des échanges commerciaux semble totalement dépassée.

Le président Grosbois m’a proposé de prolonger l’échange lors d’un déjeuner le lendemain en compagnie de Philippe Confais, directeur CFCIM, et des élus consulaires Pascal Capdevielle et Gilles d’Agescy.

Rappelons que la COP 22 est programmée en novembre prochain à Casablanca. De multiples opportunités s’offrent à nos entreprises. J’invite donc les entrepreneurs de France qui œuvrent dans le domaine de l’environnement à se rapprocher de la CFCIM sans délai.

www.cfcim.org

Enseignement

MassignonGroupe scolaire Louis Massignon

(g à d) Jean-Marie Grobois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine ; Olivier Cadic ; Pascal Capdevielle et Gilles d’Agescy, élus consulaires. Nous avons assisté à l’inauguration du nouveau campus du groupe scolaire Louis Massignon, situé à Bouskoura dans le grand Casablanca.

L’ambassadeur de France, Jean-François Girault, le maire de Casablanca, Abdelaazi Omari, et François Perret, président de l’Osui (Office scolaire universitaire international) ont dévoilé la plaque de ce nouvel établissement construit dans un temps record et qui accueillera à terme 3500 élèves.

Cet établissement scolaire a nécessité un investissement de 30 millions d’euros autofinancé par la Mission laïque française (MLF) sur un parc de 7 hectares.

L’école incarne l’engagement résolu d’Yves Aubin de la Messuziere au service de l’enseignement français à l’étranger.

François Perret, nouveau président de la MLF a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur : sous la présidence d’Yves Aubin de la Messuziere, la MLF est passée de 43.000 à 55.000 élèves, soit une progression d’un quart.