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L214 : une lutte citoyenne pour faire reculer la souffrance animale

Le 23 juillet dernier, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat la médiatique association L214, représentée par Brigitte Gothière, cofondatrice et porte-parole, et Sylvain Dibiane, chargé d’affaires publiques.

Ils m’ont présenté leur travail et le tout premier livre de L214, « La face cachée de nos assiettes », qui nous invite à découvrir les coulisses des fameuses vidéos qui ont dévoilé des pratiques condamnables dans les élevages, les abattoirs et les transports. Leur objectif : changer le sort des animaux en montrant la réalité des pratiques.

J’ai souhaité marquer mon soutien à leur engagement en faveur de la cause animale qui devient, heureusement, une attente sociétale de plus en plus forte.

La viande végane, fabriquée avec des plantes, constitue une alternative d’avenir pour le consommateur soucieux du bien-être animal.

Nous nous rejoignons sur la nécessité de mobiliser notre pays en faveur de la technologie alimentaire. Sinon, nous risquons d’être dépendants des sociétés américaines qui anticipent l’évolution des consommateurs, de plus en plus nombreux à rejeter la consommation de viande animale.

Le marché de la « viande végétale » qui pèse 14 milliards de dollars devrait croître de 1000% à 10 ans. La société américaine Beyond Meat, spécialisée sur ce marché, est entrée en bourse à New York en mai dernier. Son cours a progressé de 160% dès le premier jour de cotation.

L’élevage de bétail est la cause de 15% des émissions de gaz à effet de serre, soit autant que l’industrie automobile ! Poursuivre le développement de l’élevage intensif constitue également une menace pour l’environnement.

Je leur ai confié qu’en matière de souffrance animale, l’enjeu est bien de déterminer dans quelle société nous voulons vivre à l’avenir. Voilà pourquoi il me semble que l’avis de la nouvelle génération doit être déterminant sur ce sujet.

Deux jours après cet entretien, je recevais une réponse à la question écrite que j’avais posée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur la souffrance animale dans la filière volaille de chair, dans le cadre de la réglementation européenne.

La longueur de la réponse montre l’attachement du gouvernement à traiter cette problématique.

De l’aveu du ministre un élément n’est pas défini et donc mal maitrisé : le nombre d’animaux maximum dans les élevages, un point clé s’il en est du bien-être animal.

LIRE ma question écrite « Souffrance animale et élevage des poulets » et la réponse du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation (JO Sénat du 25/07/2019)

Question écrite : souffrance animale et élevage des poulets

En matière d’élevage intensif des poulets, ce serait un euphémisme de parler de bien-être animal, du moins pouvons-nous atténuer leur souffrance, au nom du respect que nous devons à toute forme de vie.

A travers une question écrite, j’ai attiré l’attention du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur le mode d’élevage des poulets dans la filière « volaille de chair ».

Concrètement, je demande au gouvernement quelles sont les dispositions qu’il entend mettre en œuvre pour soutenir des modes de production visant à atténuer les souffrances de ces animaux, notamment le remplacement de l’usage de souches à croissance rapide par l’utilisation de souches qui répondent aux critères du protocole d’évaluation du bien-être des poulets de l’organisation britannique RSPCA. Lire la question écrite.

Aujourd’hui, neuf Français sur dix sont attachés à la cause animale. L’association L214 a montré les conditions de vie, de transport et de mort des animaux créant un choc dans l’opinion.