Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

En Bref – 17 au 23 juillet 2017

CAS : audition de Muriel Pénicaud (18 juillet)

Avant l’ouverture des débats en séance sur le projet de loi Dialogue social, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec Muriel Pénicaud en commission des Affaires sociales.

Lui annonçant que je partageais ses orientations et le recours aux ordonnances par souci de célérité, j’ai interpellé la ministre sur trois points : pourquoi nécessairement dialoguer avec des délégués syndicaux (qui ne sont que 4% dans les entreprises de moins de 50 salariés) ? pourquoi l’adhésion à une convention collective ne serait-elle pas facultative ? pourquoi impose-t-on aux entreprises une « médecine du travail », alors même que l’Éducation nationale n’en dispose pas ?

En conclusion, je me suis déclaré prêt à faire « un chèque en blanc » à Mme Pénicaud, parce qu’il est urgent de libéraliser notre droit du travail. Vidéo de l’intervention.

CAS : PJL Dialogue social (19 juillet)

(à l’image) Alain Milon, président de la commission et rapporteur du texte.

La commission des Affaires sociales (CAS) a adopté une trentaine d’amendements au projet de loi Dialogue social destiné à habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances. Ces enrichissements apportés par notre commission visaient à apporter davantage de flexibilité et de simplicité dans notre législation du travail.

Faisons crédit au nouveau gouvernement qui veut adapter le code du travail à notre environnement économique, notamment par la voie du dialogue social.

Argentine : visite de Michel Menini (19 juillet)

Conseiller consulaire pour l’Argentine, Michel Menini a un sens très poussé de sa mission. Pour faire vivre les préoccupations de ses compatriotes, il n’hésite jamais à ferrailler avec l’administration afin que les élus de proximité, AFE ou non, soient davantage informés et consultés au sein de nos instances consulaires et diplomatiques.

Il nomme cette incitation à plus de collégialité : « travailler en équipe de France ». Comment faire autrement lorsque l’on aborde, par exemple, l’avenir éducatif offert à nos familles françaises, illustre Michel ?

PJL Dialogue social : RV au ministère du Travail (19 juillet)

Quelques jours avant mon intervention au nom du groupe UDI lors de la discussion générale sur le projet de loi Dialogue social, je me suis rendu avec François Zocchetto, notre président de groupe, au ministère du Travail.

Muriel Pénicaud nous avait invités à présenter nos priorités pour renforcer le dialogue social et, au final, lever divers freins à l’emploi. Une discussion constructive et confiante qui a placé le groupe centriste dans les meilleures dispositions avant l’ouverture des débats de lundi.

Brésil : visite de Anne-Marie Ballande (19 juillet)

Rencontre au Sénat avec Anne-Marie Ballande, conseillère consulaire de Sao Paulo, établie à Curitiba dans le sud du Brésil.

Nous avons évoqué les difficultés de certains compatriotes confrontés aux conséquences de la crise économique qui frappe le Brésil.

Anne-Marie me tient régulièrement informé de la réalité du terrain. Nous nous étions vus en juin dernier à Paris et à Sao Paulo en avril 2016.

PME-TPE : mandataires et administrateurs judiciaires (20 juillet)

Réunion avec les représentants du Conseil national des administrateurs et mandataires judiciaires, Bernard Baujet (président) et Christophe Thevenot (vice-président).

S’ils exercent leurs missions dans un contexte sensible, ils contribuent aussi au réemploi efficace des ressources humaines et économiques dont ils ont la charge.

Les administrateurs judiciaires déplorent de voir beaucoup d’entreprises mourir faute de ne pas pouvoir juridiquement mettre en place un plan social rapide. L’évolution attendue du droit des affaires nous donnera certainement matière à travailler conjointement.

HEBDOLETTRE n°57 – Vote électronique des Français de l’étranger à la primaire (édito) – Projet de loi République numérique – Travailleurs transfrontaliers (et « métro transmanche ») – En circonscription au Paraguay / Asunción (10 au 12 avril 2016) – En circonscription en Argentine / Buenos Aires (12 au 16 avril 2016) – En bref, semaine du 03 au 08 mai 2016 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°57 – 17 mai 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°57

« 68.000 inscrits au Royaume-Uni, c’est l’équivalent de ce que compte la ville de Caen qui dispose de 3500 employés municipaux pour assurer la logistique du scrutin. Ici nous avons 150 agents ! » s’exclamait Antoine Anfré, premier conseiller à Londres au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle de 2012 à Londres.

Il soulignait ainsi la limite de l’exercice électoral organisé à l’étranger pour répondre aux nombreux dysfonctionnements observés.

J’avais alors réalisé un film pour plaider en faveur du vote par internet pour les Français de l’étranger aux élections présidentielles de 2017. Voir la vidéo.

Visuel HL55Ce fût le sens de la proposition de loi déposée par Thierry Mariani en 2013 et défendue par les députés UMP et UDI. Elle fût rejetée par le gouvernement et sa majorité. Lire les débats.

A la différence de la France métropolitaine, il ne sera jamais possible d’ouvrir des bureaux de vote dans chaque ville et village du monde.

La seule alternative pour mettre tout le monde à égalité est d’offrir le vote électronique à tous les scrutins pour les Français établis hors de France… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°57

En circonscription en Argentine (Buenos Aires – 12 au 16 avril 2016)

WP_20160414_21_27_13_Pro (3) (g. à d.) Michel Menini, conseiller consulaire UDI en Argentine ; Michèle Goupil, conseillère consulaire et présidente de la section UFE Argentine ; Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Argentine ; Olivier Cadic ; Raphaël Trannoy, consul général

Après le Brésil et le Paraguay, j’ai atterri à Buenos Aires. La France et l’Argentine ont une longue tradition d’échanges commerciaux et culturels qui se traduit par une communauté forte de 15000 Français (immatriculés au consulat) et 260 entreprises membres de la CCI franco-argentine. Le réseau argentin de l’Alliance française est le plus grand du monde et emblématique de la francophilie ambiante.

Je remercie son excellence Jean-Michel Casa pour le temps qu’il m’a consacré lors de ce déplacement et notre consul général Raphaël Trannoy pour m’avoir organisé une rencontre avec la communauté française de Buenos Aires à la résidence.
Malgré un accident intervenu la veille de mon arrivée, Michèle Goupil, conseillère consulaire et pdte de la section UFE Argentine m’avait fait l’amitié de se joindre à nous.

J’adresse ma reconnaissance aux conseillers consulaires Michel Menini et Suzanne Thiais pour m’avoir accompagné à l’essentiel de mes rendez-vous, tout comme à Vivian Daroque, consul adjoint pour ses efforts dans l’organisation de mon séjour. J’ai été également content de pouvoir compter sur la présence de Charles-Henry Chenut, VP des CCE.

Politique – Groupe d’amitié sénatorial

Ar9Rencontre avec Carlos Foradori

J’ai rejoint le groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Cône Sud (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay) reçu par Carlos Foradori, vice-ministre des Affaires étrangères d’Argentine au ministère des Relations extérieures.

J’ai saisi cette opportunité pour saluer la dynamique engendrée par l’élection en novembre dernier de Mauricio Macri. L’Argentine a placé un entrepreneur à sa tête. Le FMI prévoit une croissance de 2,8% et le pays est désormais en mesure d’émettre sur les marchés financiers pour rembourser ses créanciers.

PdtSenatVisite du Sénat argentin

(A l’image) Discussion avec Federico Pinedo, « président provisoire » du Sénat argentin.

Toujours en compagnie du groupe d’amitié sénatorial, nous nous sommes rendus au Sénat argentin, accueillis par son président et trois autres sénateurs membres de la commission des Relations extérieures : Julio Cobos, président, Ruperto Godoy, vice-président et Juan Carlos Romero, secrétaire.

Ces échanges furent l’occasion d’évoquer les négociations actuelles sur le traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne.

En paraphrasant l’Abbé Pierre qui disait qu’il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien, j’ai considéré que l’élan politique insufflé par président Macri était propre à dynamiser les échanges commerciaux entre nos deux pays, sans devoir attendre la signature du traité.

Relations commerciales

Ar12Chambre de commerce franco-argentine

(A l’image) Autour de Liliana Hidalgo, directrice de la CCI France Argentine, en compagnie de Charles Henri Chenut, vice-président des conseillers du commerce extérieur et Michel Menini, conseiller consulaire.

La Chambre regroupe 260 entreprises et dispose d’un service Emploi qui a placé 130 personnes en 2015.

Fondée en 1884, la CCI possède une vaste expérience et un réseau de contacts pour appuyer les stratégies d’investissement et de développement de nos entreprises. La France est aujourd’hui le 9ème investisseur en Argentine.

Ar4Fuera Uber !

Lors de mon passage à Buenos-Aires, le service Uber venait d’être lancé trois jours plus tôt, au grand dam des taxis qui bloquaient les rues au cri de Fuera Uber ! (Dehors Uber)

La capitale argentine a déclaré que le service Uber était illicite, avec le soutien du président Macri. Toute infraction sera punie d’une saisie du véhicule et du paiement d’une amende de 70.000 pesos, soit environ 4600 euros. Dissuasif !

Communauté française

Ar6Réunion consulaire

Ma visite du consulat de France à Buenos Aires a été suivie d’une réunion consulaire réunissant (g. à d.) Raphaël Trannoy, consul général ; Vivian Daroque, consul adjoint ; Suzanne Thiais, conseillère consulaire ; Michel Menini, conseiller consulaire ; Olivier Cadic

Les sujets évoqués lors de cette réunion portaient essentiellement sur la sécurité de nos compatriotes, l’application de la convention bilatérale en matière de retraite et l’enseignement français. Sur ce dernier point, il s’est avéré nécessaire d’instaurer une réunion annuelle « plan Ecole » pour tenir deux objectifs : favoriser l’apprentissage de notre langue auprès tous les enfants français d’Argentine et évaluer régulièrement le niveau de français dans les deux établissements scolaires homologués, afin de s’assurer de la continuité pédagogique.

Ar1bisSoirée UFE

(g. à d.) Olivier Cadic ; Hervé de Guébriant, vice-président UFE Buenos Aires et Suzanne Thiais, élue consulaire.

Soirée conviviale donnée par l’UFE Buenos Aires, animée par Hervé de Guébriant, à laquelle je me suis rendu avec Michel Menini. Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour débattre des attentes des Français d’Argentine et de l’actualité de la politique française.

Enseignement

En Argentine, deux établissements à programme français sont homologués par le ministère de l’Education nationale : le collège Martinez qui a passé une convention avec l’AEFE et le lycée Mermoz qui est le seul établissement en gestion directe du continent.

CollegeCollège franco-argentin Martinez

Le collège Martinez est situé dans la banlieue nord de Buenos Aires. Cet établissement conventionné par l’AEFE est homologué jusqu’à la troisième. Les élèves qui font le choix de rester au collège au-delà de la troisième peuvent passer l’I.B. (International baccalauréat).

La rencontre avec les parents d’élèves a mis en évidence la nécessité d’évaluer régulièrement le niveau de français des élèves.

Andrea Andreani, présidente du conseil d’administration et Victoria Natter, chef d’établissement, m’ont réservé un excellent accueil et apporté des éléments d’information clairs et transparents.

Lycée franco-argentin Jean Mermoz

Ar5bis(g. à d.) Vivian Daroque, consul adjoint, Suzanne Thiais, Olivier Cadic, Joachim de Sousa, proviseur, Charles-Henry Chenut, Michel Menini

C’est le général de Gaulle qui a posé la première pierre du lycée, le 3 octobre 1964, sur un terrain d’un hectare offert par la municipalité de Buenos Aires à l’Etat français, à la faveur de cette visite officielle.

Conduit par le proviseur Joachim de Sousa, j’ai visité l’établissement en compagnie des conseillers consulaires Suzanne Thiais et Michel Menini et de Charles Henry Chenut, V-Pdt des CCE.

Le lycée franco-argentin est le seul établissement en gestion directe du continent américain. Homologué par notre ministère pour tous les niveaux d’enseignement, le lycée Mermoz est un établissement bilingue et biculturel qui a adopté comme démarche pédagogique la pratique conjointe du français et de l’espagnol. Du reste, les élèves qui passent le bac français peuvent, en se soumettant à 4 épreuves supplémentaires en langue espagnole, obtenir le bachillerato.

Lycee2Sur les 1365 élèves du lycée, 41% sont français. Parmi eux, 200 sont boursiers pour un coût global de 1,2M€. Ce taux de 35% représente près du double de la moyenne nationale.

Le tour de l’école a été suivi par deux réunions avec les représentants des parents d’élèves et des professeurs. Les parents s’inquiètent de la place trop grande accordée à l’espagnol qui menacerait la continuité éducative en français.

Les professeurs, pour leur part, déplorent le retard d’ajustement des salaires avec l’inflation galopante en Argentine.

Culture

Ar11Alliance française de Buenos Aires

(photo) avec le président de l’Alliance française de Buenos Aires, l’avocat d’affaires Maximo Bomchil

A Buenos Aires, j’ai visité l’une des plus belles et grandes médiathèques françaises du continent. J’ai découvert l’endroit en compagnie du groupe d’amitié sénatorial, des élus consulaires Suzanne Thiais et Michel Menini, ainsi que de Charles-Henry Chenut.

Bruno Simonin, DG de l’AF et délégué général en Argentine de la Fondation AF, nous a présenté son réseau qui est présent dans 74 villes d’Argentine, dont 53 Alliances, 6 antennes et 15 professeurs homologués. A noter que 27 Alliances sont propriétaires de leur bâtiment.

Ar11quatEn 2015, près de 16.000 étudiants y ont suivi des cours de français langue étrangère dans les Alliances du réseau argentin qui emploie 350 professeurs de français et 140 personnels administratifs et de service. Précisons encore que 440 événements ont été programmés en 2015, auxquels ont participé plus de 55.000 spectateurs.

Quant à l’AF de Buenos Aires, l’institution a fêté ses 120 ans en 2013 ! C’est donc l’une des plus anciennes du réseau mondial, mais aussi l’une des plus importantes avec ses 6556 étudiants. Sa médiathèque reçoit 150 visiteurs en moyenne par jour.

Institution de référence jouissant d’une excellente réputation, elle est une véritable entreprise avec 160 professeurs et personnels administratifs. Son budget en 2015 était de 2,1M€.

Solidarité

Ar2Emmaüs Burzaco

Michel Menini a été à l’initiative de cette visite à la communauté Emmaüs à Burzaco, situé à 60 kms au sud de Buenos Aires, qui existe depuis 1995.

(A l’image) J’ai rencontré Maria Christina de Urquiza qui fait un travail magnifique avec son équipe. Le mouvement Emmaüs, créé en 1949 par l’Abbé Pierre, possède des communautés dans 37 pays !

Emmaüs Burzaco se compose d’une école maternelle, la « casa del niño », d’une école technique, d’un centre de formation professionnelle et d’une boutique de vêtements !

Ar2bisChaque jour, le centre accueille les enfants du quartier pour leur offrir différentes activités : musique, dessin, soutien scolaire… L’organisation offre également un repas chaud quotidien et un goûter à 400 enfants et 180 adultes du quartier !

10 sans-abris sont logés et travaillent pour Emmaüs Burzaco qui compte 17 salariés.

Devoir de mémoire

Park1Parc de la Mémoire – Expo : Aide de la France

En compagnie de mes collègues du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Cône Sud, de Michel Menini et de Charles-Henry Chenut, j’ai visité le parc de la Mémoire, espace public situé le long du Rio de la Plata, inauguré en 2007 en hommage aux victimes de la répression de la dictature militaire (1976-1983).

A cette occasion, nous avons découvert l’exposition de photographies dans l’espace muséal du parc, consacrée à l’aide de la France aux victimes de la dictature.
Park2Parc de la Mémoire – Victimes françaises

(A l’image) Rencontre émouvante avec le français Eric Domergue, au parc de la Mémoire, devant le mur des disparus qui porte le nom de son frère Yves.

40 ans après le coup d’État de 1976, Eric a écrit l’histoire d’une famille et de son frère, un Français qui a tout donné pour son pays d’adoption, l’Argentine. Son livre a été publié sous le nom de « Huesos desnudos » (« Les os nus ») qu’il a rebaptisé provisoirement « Un frère parmi tant d’autres ». J’espère qu’il trouvera un éditeur pour être publié en langue française. (www.yvesdomergue.com).