Cela remonte au 16 juillet 2015 ! J’avais posé une question écrite au gouvernement sous le titre : « Conséquences du chaos calaisien pour les utilisateurs français et étrangers des moyens de transports transmanche » (question n°17361).

CalaisSans réponse après plusieurs mois, j’ai relancé officiellement le sujet, le 15 octobre.

Le 31 mars dernier, signe que notre démocratie fonctionne toujours, la réponse est tombée de la part du Secrétariat d’État, auprès du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer.

Neuf mois d’attente, donc, pour une réponse… qui ne répond en rien à mes interrogations.

On se souvient que les employés de la société My Ferry Link avaient scandaleusement pris en otage les voyageurs et les transporteurs routiers, français et étrangers. L’État français avait été dans l’incapacité de venir en aide à ces milliers de personnes bloquées sur le bord des routes françaises, sans eau, sans nourriture, sans toilettes alors que, de l’autre côté de la Manche, la police et la Croix rouge britannique portaient assistance.

Ma question visait à connaître l’origine de cette défaillance des autorités françaises, ainsi que les mesures qui pourraient être mises en place pour pallier un tel dysfonctionnement.

Le Secrétariat d’État reconnait des « difficultés particulières » qui proviendraient de la « combinaison » du conflit social avec les problématiques migratoires. En fait les conséquences du mouvement social observées seraient donc en partie de la faute des migrants. Et en guise de solutions ? L’installation de clôtures et d’autres dispositifs de sûreté et la présence exceptionnelle 535 CRS et gendarmes mobiles.

On voit difficilement le rapport avec la question. Comme disait Coluche, les technocrates, c’est des mecs que, quand tu leur poses une question, une fois qu’ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posée ! »

Lire la question écrite n°17361 et la réponse

Photo Flick Andy Hay