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En circonscription au Botswana – Gaborone (01 au 03 mars 2018)

70ème pays traversé depuis le début de mon mandat et dernière étape de mon périple en Afrique Australe, le Botswana, après l’Afrique du sud (Johannesburg et Le Cap) et le Mozambique (Maputo).

Je suis reparti de Gaborone avec l’objectif d’accompagner notre ambassadeur, Pierre Voillery, dans ses efforts pour faciliter la création d’une ambassade du Botswana en France. Il s’agit de faciliter une volonté ferme des autorités botswanaises qui va dans le sens du renforcement nos relations bilatérales.

Je remercie Pierre Voillery pour son accueil qui m’a permis d’évaluer les potentialités économiques du pays, grâce à des visites passionnantes et des rencontres essentielles qu’il a organisées à la Résidence de France.

Politique

Ministre des Affaires étrangères

Lors de notre rencontre, Pelonomi Venson-Moitoi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, m’a appris une nouvelle formidable : le Botswana voulait ouvrir une ambassade en France dans les prochains mois. Avec Pierre Voillery, notre ambassadeur, nous avons salué cette décision historique qui va favoriser le rapprochement de nos deux pays.

En effet, le Botswana ne dispose que de trois ambassades en Europe : Bruxelles, Berlin et Londres.

Mes collègues sénateurs Antoine Lefèvre et Rachel Mazuir étaient venus pour participer au Botswana France Business Forum en mai 2017. Moins d’un an plus tard, je poursuis le travail engagé en marquant l’attachement du Sénat au développement de nos relations croisées. Une dynamique très appréciée par la ministre. + d’images

Assemblée nationale

Entretien avec Kaglio Patrick Molatlhegi, vice-président de l’Assemblée nationale du Botswana, en compagnie de Pierre Voillery, ambassadeur de France, suivi d’une visite de l’Assemblée nationale.

Nous avons évoqué le projet de l’AN du Botswana de lancer une étude comparative sur le fonctionnement respectif de nos deux parlements, comme cela avait été envisagé lors du déplacement de mes deux collègues, l’an dernier. Un document de cadrage devrait nous parvenir prochainement. + d’images

Assemblée des Chefs

Le lendemain, j’ai rencontré Kgosi Puso Gaborone, président de l’Assemblée des Chefs, lui aussi, partisan résolu de l’ouverture d’une ambassade du Botswana en France.

Lorsque le Botswana a accédé à l’indépendance en 1966, il a préservé ses traditions, notamment la présence de chefs locaux qui dirigent les communautés. Ceux-ci constituent un lien fondamental entre le peuple et le gouvernement avec lequel ils fonctionnent main dans la main.

Le président Gaborone est aussi le représentant de son pays auprès de l’Unesco.

Coopération scientifique

Botswana Vaccination Institute

La visite du Botswana Vaccination Institute (BVI) en compagnie de notre ambassadeur m’a permis de découvrir une entreprise qui doit son excellence à son processus d’amélioration continue.

Merial, créé par l’Institut Mérieux et dont le siège est à Lyon, est un leader mondial en matière de santé animale. Merial licencie l’entreprise nationale BVI pour distribuer des vaccins animaliers dans toute l’Afrique australe.

Un exemple réussi de transfert de technologie : BVI est devenu le laboratoire le plus développé en termes de qualité pour l’Afrique australe, si ce n’est pour toute l’Afrique… Il est en effet le seul laboratoire africain certifié BSL3, ce qui signifie qu’il est entièrement confiné au niveau viral et donc tous les effluents sont traités en confinement.

Notons que Merial est passé sous giron allemand en 2017, les technologies et l’encadrement restent français. + d’images

Entrepreneuriat

Business Club

La communauté française du Botswana est modeste par le nombre, mais influente par l’esprit d’initiative et la solidarité de ses membres.

Je m’en suis rendu compte en découvrant les activités du France-Botswana Business Club à travers son président, Fabrice Gaussen (directeur de Camusat) et son vice-président, Patrick Benon (directeur d’Orange Botswana). Depuis la réunion de mai 2017, les effectifs de ce Club n’ont fait que s’étoffer.

Entrepreneurs français

Je garderai un vif souvenir du déjeuner avec les principaux acteurs économiques français, auquel se sont joints nos diplomates en poste à Gaborone. J’étais entouré de Patrick Benon (directeur Orange), Ishmael Nshaka (directeur Peugeot), Fabrice Gaussen (directeur Camusat), Cyril Anderson (représentant de Bolloré), Alexander Baum (ambassadeur U.E), Ralf Breth (ambassadeur d’Allemagne), Diego Mtshali (représentant de Total), Mbako MBO (BDC), Keletsotsitse Olebile (CEO du BITC), Thapelo Tsheole (CEO de Botswana Stock Exchange).

Nous avons fait un tour d’horizon des potentialités du Botswana, un des pays les plus prospères du continent grâce à la bonne gestion de son sous-sol riche en diamants (3ème producteur mondial), en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Transparency International classe régulièrement le Botswana comme le pays le moins corrompu d’Afrique.

L’après-midi, nous avons poursuivi ces entretiens économiques avec Guido Giachetti, ressortissant franco-italien et résident au Botswana, l’un des plus importants hommes d’affaires du pays.

Communauté française

Réception

Pour finir la journée des rendez-vous économiques à la Résidence, l’ambassadeur de France, Pierre Voillery, m’a organisé une réception, où une trentaine d’acteurs de la communauté française m’a fait l’honneur de participer.

Il m’a été demandé d’envisager la création d’une école française. Un objectif ambitieux, mais qui serait assurément complémentaire de l’action culturelle et linguistique de l’Alliance française de Gaborone.

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’Alliance Française de Gaborone, dont le site actuel fait apparaître des fresques de toute beauté, avant de me rendre sur le futur site (à l’image), en construction, en compagnie de notre ambassadeur.

Ce nouvel endroit permettra à l’AF d’élargir sa superficie et d’attirer les étudiants de l’université de Gaborone, située à proximité.

Les travaux ont pu commencer grâce à des fonds issus de la dotation d’action parlementaire (réserve) du Sénat, dans le prolongement de la mission sénatoriale de mai 2017. J’ai pu juger de l’avancement de l’ouvrage et constater que la perspective d’un centre culturel français de qualité était impatiemment attendue. + d’images

LPM : nommé rapporteur pour la cyberdéfense

Le 21 février dernier, j’ai été nommé rapporteur délégué pour les articles suivants de la Loi de programmation militaire (LPM) : art.19 (dispositifs de détection des cyberattaques) ; art.20 (habilitation à légiférer par ordonnances) ; art.21 (excuse pénale des cyber-militaires) ; art.25 (exportations d’armements) ; art.33 (brevets militaires exports).

La LPM va conditionner l’engagement militaire de la France sur la période 2019-2025.

PLF 2018 : mon rapport sur le programme 129 « Coordination du travail gouvernemental »

Dans le cadre du projet de loi de finances 2018, la commission des Affaires des étrangères et de la Défense a entendu divers rapports pour avis. En qualité de rapporteur du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), je suis intervenu avec mon collègue Rachel Mazuir, le 8 novembre, pour commenter les crédits affectés à ce programme (qui s’intègre plus globalement à la Mission « Direction de l’action du Gouvernement »).

(g. à d.) Olivier Cadic et Rachel Mazuir, rapporteurs ; Christian Cambon, président de la commission.

J’ai centré mes observations sur le rôle de l’ANSSI, l’autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information (prévention, réaction, formation et labellisation). J’ai rappelé que la France figurait au 8ème rang mondial des pays où la cybercriminalité était la plus active et au 4ème rang en Europe.

La cybercriminalité est de plus en plus puissante et virulente, comme l’atteste l’inflation dramatique des rançongiciels. Notre pays n’est pas épargné, non plus, par les vols d’identifiants : avec 85,3 millions d’identifiants volés, elle pointe à la 2ème place mondiale.

Globalement, nous nous sommes montrés satisfaits de l’évolution en hausse des crédits du programme 129 (73,39 M€, soit + 11,4%). En 2018, l’Agence sera ainsi en mesure de recruter 25 personnes, même si celle-ci considère que son effectif devrait compter une centaine d’agents supplémentaires. La principale opération d’investissement concernera le centre de stockage des données pour traiter et conserver les données recueillies lors des cyberattaques.

Nous avons proposé, avec succès, à la commission d’exprimer un avis favorable. Lire mon intervention