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INFOLETTRE n°134 – Édito : « Satisfaction » // Un plan de 220 millions pour soutenir les Français de l’étranger // Rapport « Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du covid-19 » (O. Cadic & R. Mazuir) // La gestion de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger en question // Ces enseignants détachés à l’étranger et rentrés en France sans autorisation // Crise sanitaire : mes questions à Jean-Yves Le Drian // États-Unis : nos étudiants bloqués par des charges locatives // STAFE : les conseillers consulaires veulent être consultés sur le redéploiement des crédits // Médias // En circonscription au QATAR : Doha (28-29 fév. 2020) / JORDANIE : Amman (1-2 mars 2020).

Lire : l’INFOLETTRE n°134 – 04 mai 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°134

Satisfaction

Au total, le gouvernement affectera 220 millions d’euros pour apporter à nos compatriotes qui résident à l’étranger un soutien à la fois sanitaire, éducatif et social face à la crise sanitaire.

Ce plan de soutien a été annoncé par la voix de trois ministres : Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et Gérald Darmanin pour le ministère de l’Action et des Comptes publics.

En résumé, le plan d’urgence de 220 millions d’euros, se répartit ainsi : 20 millions pour le dispositif sanitaire, 50 millions pour l’aide sociale, 50 millions pour les bourses, 100 millions pour l’AEFE.

Gérald Darmanin a souligné que les fonds évoqués sont immédiatement mobilisables via le fonds d’urgence Covid-19.

Il concrétise ainsi l’article 1 de la proposition de loi « relative à la solidarité en faveur des Français établis à l’étranger » que j’ai déposé le 24/03/20 (lire la PPL n°390).

Cet article étend aux personnes inscrites au registre des Français établis hors de France le bénéfice du fonds d’urgence créé pour faire face à l’épidémie de covid-19.

Destiné à être efficace et à faire consensus, ce texte doit beaucoup à l’expérience de mon collègue Robert del Picchia, alliée à l’inspiration de sa collaboratrice Olivia Richard.

Cette PPL a été cosignée par des parlementaires appartenant à mon groupe Union Centriste (UC), mais également aux groupes Les Républicains (LR) ; La République en Marche (LREM) ; Les Indépendants et le Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). Parmi les signataires, trois sénateurs représentant les Français établis hors de France : Robert del Picchia, Damien Regnard et Richard Yung. Rassemblés au-delà des clivages, nous avons été efficaces.

Voilà qui réjouira tous les conseillers consulaires qui réclament de longue date une solution pour financer la solidarité et l’entraide pour nos compatriotes les plus exposés.Visuel HL125

J’ai une pensée particulière pour Jean-Louis Mainguy, conseiller consulaire Liban-Syrie, qui m’alerte assidument, depuis décembre 2019, sur l’impérieuse nécessité de venir en aide aux Français du Liban (infolettre n°128). La crise exceptionnelle traversé par ce pays a plongé 45% de la population en dessous du seuil de pauvreté.

Le gouvernement sera aussi jugé sur sa capacité de répondre à cette urgence sociale que vivent nos compatriotes à l’étranger. Il cherche à se donner les moyens d’y répondre vite et c’est heureux.

Reste à garantir que ces moyens soient tous orientés vers le but recherché par les ministres.

Il est donc impératif que les postes diplomatiques s’appuient instamment sur les conseillers consulaires pour construire les plans de soutien et organiser l’attribution des aides directes ou indirectes. Rien ne serait plus désastreux que de reproduire le type de décision que nous venons de vivre avec le retrait de l’attribution des crédits Stafe 2020 aux conseillers consulaires, sans qu’ils aient été consultés (lire le billet).

Je me réjouis également des crédits supplémentaires accordés pour l’enseignement français à l’étranger qui répondent très exactement aux demandes que j’ai exprimées.

Il faut désormais s’assurer que la procédure d’attribution des bourses réponde à l’urgence et ne se transforme pas en méandres bureaucratiques qui conduiraient les parents à renoncer.

Je suis circonspect concernant l’aide au réseau d’écoles via l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). D’autant que nous n’avons toujours aucun élément d’appréciation de la situation. « Il n’y aurait rien de pire que d’édicter une même règle pour tout le monde », nous a dit Jean-Baptiste Lemoyne. Tout à fait d’accord, ai-je répondu, mais le problème, c’est que l’AEFE fait très exactement le contraire. Je fais référence, ici, à la décision absurde d’interdire aux écoles du réseau d’accorder des remises sur les frais de scolarité en fonction des circonstances locales.

Je forme le vœu que le gouvernement se penche désormais sur l’article 2 de ma proposition de loi. Il permettrait de créer un fonds d’appui pour soutenir les initiatives solidaires des entrepreneurs français à l’étranger par l’intermédiaire du réseau des CCIFI et celui des CCCEF, à l’image de l’opération SOS Business en Nouvelle Zélande. Il est le fruit du retour d’expérience de nos entrepreneurs victimes du séisme en Équateur en 2016.

Si l’article 2 de ma PPL entrait dans les faits, nous pourrions dire à nos compatriotes entrepreneurs : aidez-vous les uns les autres et la France vous aidera ! Découvrir l’InfoLettre n°134

STAFE : les conseillers consulaires veulent être consultés sur le redéploiement des crédits

Compte tenu de la crise actuelle, le ministère des Affaires étrangères a décidé de transférer les crédits du Soutien du Tissu Associatif Français à l’Étranger (STAFE) de 2020 vers les Organismes locaux d’Entraide et de Solidarité (OLES) et les Centres Médicaux Sociaux (CMS).

La décision d’annulation de la procédure STAFE en 2020 sans consultation préalable des élus consulaires et de l’AFE apparaît comme un abus de pouvoir.

72 conseillers consulaires ont cosigné l’appel de Marie-Christine Haritçalde et Nadine Pripp, toutes deux élues à l’AFE et membres de la Commission nationale consultative STAFE pour demander à notre ministre Jean-Yves Le Drian, de restaurer le dialogue sur ce sujet (lire le COURRIER).

En effet, les signataires ne veulent pas se « satisfaire de cette annonce prise sans concertation, au mépris de la représentation tant locale que parlementaire des Français de l’étranger ».

J’appuie leur démarche.

Dans cet esprit, j’ai dénoncé cette décision unilatérale venue d’en haut qui ne favorise pas le consensus et rappelle des pratiques anciennes justement contestées (lire : Le Quai d’Orsay « réoriente » le soutien aux associations des Français à l’étrange » – Journal des Français de l’étranger du 28 avril 2020).

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (23-24 janv. 2020)

A J-7 de l’échéance du Brexit, rencontre avec Guillaume Bazard, notre consul général, pour aborder diverses questions, notamment les demandes de Settled Status, et lui renouveler toutes mes félicitations pour la qualité de son engagement et sa communication efficace auprès de notre communauté. C’est en sa compagnie que j’ai retrouvé de nombreuses associations francophones à qui il présentait ses vœux.

Ce déplacement fut aussi marqué par une réunion avec les adhérents de Londres Accueil et une rencontre avec divers responsables d’associations de parents d’élèves qui a permis de raviver l’esprit du plan École.

COMMUNAUTE FRANCAISE

Londres Accueil

Merci à Carole Bory, présidente de Londres Accueil, de m’avoir offert l’opportunité d’échanger avec plusieurs de ses adhérentes.

Nous avons également évoqué l’avenir de l’Union européenne et toutes sortes de questions à caractère pratique.

C’était également pour moi l’opportunité de bénéficier d’observations personnelles qui viennent enrichir ma réflexion sur les attentes des Français du Royaume-Uni.

L’association, membre du réseau Fiafe Accueils, compte 600 membres.
A Londres, elle s’organise par quartier avec un réseau de correspondants locaux. La richesse des activités qu’elle propose à ses membres font de cette association, l’une des plus populaires de la capitale pour les francophones. + d’images

Consulat

Au 31 décembre 2019, 104.300 compatriotes avaient demandé le Settled Status. 44% d’entre eux ont obtenu un pre-settled Status.

Seul un tiers des plus de 65 ans a fait la demande, ce qui justifie de se focaliser sur cette population moins connectée qui, parfois, ne sait même pas qu’elle est également concernée par la nécessité de s’enregistrer.

Ma visite au consulat fut l’opportunité de prendre connaissance des dernières statistiques concernant le nombre de compatriotes inscrits au consulat à Londres et Édimbourg.

Le consulat compte 147.000 inscrits, dont 6000 en Écosse.

Après une baisse de 0,8% des inscrits en 2018, l’année 2019 voit ce nombre remonter de 0,9%.

Le consulat a délivré 40.000 titres en 2019, dont 10.000 carte nationale d’identité et 30.000 passeports.

Cette année encore, plusieurs centaines de Britanniques ont demandé la nationalité française. Le consulat a en effet délivré 564 certificats de nationalité en 2019, contre 543 l’année précédente. Avant le Brexit, le consulat ne délivrait qu’une centaine de certificat par an.

Nous avons enfin évoqué le dernier passage de la tournée consulaire à Édimbourg, où l’équipement de prise d’empreintes biométriques s’est révélé défectueux.

Une nouvelle date prévue à Édimbourg a été fixée aux 17 et 18 février 2020 pour éviter aux Français d’Écosse de se déplacer à Londres pour une demande de passeport. + d’images

Voeux aux associations

Chaque début d’année, notre consul général convie les représentants des associations françaises établies au Royaume-Uni, à se retrouver en sa Résidence, en présence des élus consulaires et de cadres de l’équipe du consulat, pour leur présenter ses voeux.

Fidèle de ce rendez-vous fort convivial, j’ai témoigné de mon soutien à l’engagement de tous ces bénévoles.

Ce fût l’occasion pour Guillaume Bazard de partager différents éléments statistiques sur les inscriptions de Français pour obtenir le Settle Status, mais aussi de leur rappeler qu’ils peuvent déposer une demande de subvention au travers du dispositif de Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger (STAFE).

Sont concernées par le Stafe, toutes les associations locales portant des projets de nature caritative, culturelle, éducative ou socio-économique contribuant au rayonnement de la France et au soutien des Français à l’étranger et des publics francophones.

Pour y prétendre, les associations doivent retirer un dossier de demande de subvention auprès du consulat avant le 4 mai 2020. Ces dossiers devront être retournés au consulat avant le 11 mai.

Ils seront alors examinés par un conseil consulaire local qui émettra un avis motivé et détaillé, avant d’être soumis à la validation d’une commission nationale associant élus et administration. + d’images

ENSEIGNEMENT

Réunion avec les parents d’élèves pour renouer avec l’esprit du plan École

J’ai eu le plaisir de rencontrer les associations de parents d’élèves des écoles françaises homologuées de Londres, le 24 janvier, en présence de Laurent Batut, ancien conseiller culturel en charge des questions éducatives à Londres.

Animateur du plan École du Royaume-Uni, il avait accompagné le lancement du CFBL et du lycée international Winston Churchill.

Nous avons pu évoquer ensemble les principales interrogations et inquiétudes des familles françaises installées dans la capitale britannique : la hauteur des frais de scolarité, les bourses scolaires ou la continuité du cursus scolaire entre les établissements constituent, très clairement, des problèmes majeurs au sein de notre communauté.

Je me suis toutefois réjoui de constater que tous les participants souhaitaient trouver à ces questions, parfois anciennes, des réponses collectives dans l’intérêt de tous les enfants et de donner ainsi une nouvelle dynamique au plan École. Une démarche participative qui avait su fédérer, on s’en souvient, toutes les énergies avec succès.

Merci aux participants Laurent Batut ; Calia Brencsons-Van Dyk (présidente de l’association de parents d’élèves EIFA) ; Raghu Sury (représentant Plan Ecole pour l’EIFA, École Internationale Franco-Anglaise) ; Charlotte Pierre (APL Charles de Gaulle) ; Cécile Distel (Représentante de l’école des Petits/de Battersea) ; Marie-Pierre Bouché (CFBL Parents) ; Amélie Mallet (APLIL).