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Kentish Town (9) : l’AEFE sera l’opérateur éducatif

“L’AEFE se dit prête à aller sur Londres”, m’a répondu Anne-Marie Descotes, hier en réunion de bureau à l’Assemblée des français de l’étranger, en présence du sénateur André Ferrand, président de l’Anefe (Assocation nationale des écoles françaises de l’étranger).

Je suis ravi de cette déclaration d’intention. Le choix de l’opérateur éducatif restait en suspens entre la Mission Laïque et l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

En passant contrat avec le comité de gestion de la future école française de Kentish Town, l’AEFE aura pour mission de “faire tourner” l’établissement en fournissant directeur, professeurs, pédagogie…

Par ailleurs, et tout aussi fondamental, l’engagement d’un opérateur éducatif (AEFE ou Mission Laïque) est nécessaire pour obtenir la garantie de l’Etat français pour l’emprunt de 21M£ ayant servi à l’acquisition du bâtiment, en cours de rénovation jusqu’à la rentrée 2011.

Décrocher la garantie de l’Etat permettra de bénéficier de taux d’emprunt avantageux. Conséquences : un remboursement plus rapide de l’emprunt et des frais de scolarité plus faibles.

Techniquement, un dossier sera déposé en janvier auprès de l’Anefe, chargée d’instruire cette demande de garantie. Réponse en février 2010.

Photo Flickr de Thirdeye3.

Kentish Town (8) : C’est fait ! Merci monsieur l’ambassadeur !

Lors de la réunion du Plan Ecole de ce jour à la résidence de l’ambassade, notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, nous a annoncé que l’acquisition du site de Kentish Town était finalisée.

Il nous a précisé les enjeux auxquels nous étions désormais confrontés.

Le comité de gestion de l’Ile aux Enfants s’est engagé à assurer la continuité de son action sur le site de Kentish Town. Les responsables de l’école ont déclaré être prêts à travailler soit avec l’AEFE, soit avec la Mission Laïque.

L’opérateur éducatif semble devoir être l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Suite à la visite d’une délégation de l’Agence, hier à Londres, un avis très positif a été exprimé de leur part sur le projet. Cela reste à être confirmé officiellement.

Vous trouverez ci-dessous copie du message de reconnaissance que j’ai adressé à Maurice Gourdault-Montagne.

” Monsieur l’ambassadeur,

Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France

Peu après votre arrivée à Londres, vous aviez souhaité rencontrer les élus. C’était le 19/12/2007. J’avais exprimé l’énorme attente d’un Plan Ecole pour Londres, car l’annonce de l’ouverture de l’établissement de Fulham ne réglait en rien le problème de capacité que nous connaissons à Londres.

Votre décision était prise. Le Plan Ecole de Londres verrait le jour en y associant toute la communauté.

Six mois pour construire le plan, six mois de travaux aboutissant à la décision de recruter un chargé de mission, six mois pour concrétiser le recrutement de Frédéric de la Borderie au travers d’un comité issu du Plan Ecole, et six mois pour aboutir à l’acquisition du premier site du plan : Kentish Town.

Monsieur l’ambassadeur, que de chemin parcouru en deux ans !

Pour que l’acquisition de Kentish Town soit possible, vous avez engagé le Trust de l’ambassade à agir.

Il me parait important de le souligner à notre communauté, pour qu’elle se joigne à moi pour vous manifester toute sa reconnaissance et son soutien.”.

Emploi (9) : Rencontre du deuxième type

Je partage absolument les propos du consul Edouard Braine au sujet la communauté française du Royaume-Uni, exprimés lors de la réunion du  comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle (CCPEFP) du 10 décembre dernier.

Au côté d’une communauté “classique”, celle qui bénéficie de l’action consulaire traditionnelle et dont les membres sont officiellement immatriculés (110.000 personnes), il existe une deuxième communauté française, aux contours assez flous et très peu desservie par l’aide consulaire.

Edouard Braine estime que la Grande-Bretagne n’a pas le même statut qu’un autre pays frontalier de la France, puisque car c’est “quasiment le point de passage obligé pour apprendre à se mesurer aux règles du jeu du village planétaire.”

Venir Outre-Manche c’est d’abord faire l’apprentissage de l’anglais, langue universelle. En second lieu, c’est évoluer loin du modèle social français dans une économie de marché souple et dynamique, mais dont il ne faut pas craindre précarité et emploi sous-qualifié. La crise aidant, de plus en plus de jeunes sont partants.

Le sac sur l’épaule et le courage en bandoulière, ils déferlent par vagues continues sur le Royaume-Uni. Ces aventuriers de la globalisation sont le cœur de cible du centre Charles Péguy, dont nous avons récemment parlé.

Photo Flickr de Eskimo Jo.

Emploi (8) : Nouvelle subvention demandée pour le centre Charles Péguy

J’ai profité de la réunion du comité consulaire d’Action sociale du 12 novembre dernier pour demander à Edouard Braine, notre nouveau consul général, de bien vouloir réunir un nouveau comité consulaire pour l’Emploi, cette fois. Le dernier ayant eu lieu le 22 janvier 2008 ! Une éternité. Cette démarche me parait indispensable pour conforter l’action du Centre Charles Peguy.

Edouard Braine n’a pas laissé trainer les choses : le comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle (CCPEFP) s’est réuni à Londres, le 10 décembre sous sa présidence.

Le consul, fraîchement nommé, a saisi l’occasion de féliciter le centre Charles Péguy pour son travail remarquable et son dévouement au profit des jeunes Français expatriés.

Doté d’un statut de «Charity», Charles Péguy a pour vocation d’aider les Français de 18 à 30 ans dans leur recherche d’emploi, mais les services rendus sont multiples. L’année 2009 a été intense pour la douzaine de permanents puisque 10.000 candidats à l’emploi se sont pressés à leur porte. Fort d’une base de données de 1600 entreprises opérant dans tous les secteurs d’activité, le centre a déjà procédé à 627 placements en 2009.

Avant d’envisager un prochain déménagement, le Centre souhaite développer sa capacité d’accueil par le recrutement d’un nouveau consultant. Une subvention de 60.000€ sera demandée au ministère pour l’année 2010.

Lors des débats, les membres du comité ont noté que la fréquentation du Centre montait en flèche depuis le début de la crise économique et l’augmentation du chômage en France.

Le site du centre Charles Péguy

Photo : le nouveau logo du centre, adopté en janvier dernier.

Quelle assurance médicale pour les expatriés français ?

Beaucoup de nos compatriotes installés au Royaume-Uni m’interrogent sur la couverture médicale à adopter afin de pouvoir être soigné aussi bien au Royaume-Uni qu’en France.

J’ai invité Raymond Leprêtre, un expert en matière d’assurance médicale à faire une conférence aux adhérents de l’UFE GB sur le sujet pour faire suite à notre Assemblée générale.

Voici sa présenation intitulée : “Assurance médicale : quelles solutions pour avoir la liberté de choix entre le Royaume-Uni et la France ?”

J’espère qu’elle vous sera utile.

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Kentish Town (7) : Le jour de la remise des clés !

Le 30 novembre 2009… après vérification des compteurs d’électricité, des chaudières, de l’alarme et je vous en passe… l’ancien propriétaire (Kingsway College) a remis les clés du bâtiment à la communauté française !

En effet, peu avant, les avocats avaient confirmé le transfert de fonds. Le temps pour Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint et attaché de Coopération éducative de réunir son monde sur le nouveau site.

L’honneur de recevoir le trousseau est revenu à Sophie Routier, représentante de l’école primaire l’Ile aux enfants et future locataire des lieux.

Pour sa part, l’intendant du lycée Charles de Gaulle, Jean-Pierre Nebas, ne cachait pas sa satisfaction de participer à ce grand moment.

Cette acquisition couronne trois mois d’efforts opiniâtres d’une équipe conduite par Frédéric de la Borderie, chargé de mission du Plan Ecole et soutenue par notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne.

Il reste encore du pain sur la planche : lancer le chantier de rénovation, concevoir le fonctionnement de la nouvelle école dans le détail (cours, emploi du temps, inscriptions…) et tous les impondérables auxquels chacun est prêt à faire face.

Le compte a rebours a commencé puisqu’il faudra ouvrir les portes de cet établissement en septembre 2011.

Michel Monsauret, attaché culturel de l'ambassade de France et Sophie Routier, l'Ile aux enfants.

Crédit photo : Sophie Routier.

EGD (6) : L’AEFE va venir à Londres pour rencontrer le groupe de travail sur l’EGD

J’ai participé pour la première fois au conseil d’administration de l’AEFE ce 25 novembre, à Paris. Je siège en qualité de représentant de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger).

Vous trouverez ci-joint une copie de la composition du CA de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) qui comprend 26 membres. Le représentant du Sénat est Robert-Denis Del Pichia. Sa suppléante est la sénatrice Monique Cerisier Ben Guiga. Le sénateur André Ferrand siège également en qualité de président de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises de l’étranger).

Au sujet de ma question concernant l’évolution du statut EGD (établissements en gestion directe), la directrice a reconnu qu’elle n’avait pas lu mon courrier.

Le responsable Europe de l’AEFE sera l’interlocuteur du Plan Ecole de Londres pour établir les dispositions pratiques permettant de répondre à l’attente des acteurs locaux.

Il viendra à Londres pour rencontrer le groupe de travail sur l’EGD afin de vérifier si les dispositions pratiques demandées sont compatibles avec le fonctionnement de l’AEFE.

J’espère que ce contretemps ne sera pas trop long.

Lire aussi EGD (5) : L’évolution de l’EGD à l’ordre du jour du prochain CA de l’AEFE (13 nov 2009)

Lire aussi EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique (25 sept 2009)

Photo Flickr de Nelmol

Un diner de bienfaisance en faveur d’Emmaüs UK

J’ai pris comme un grand honneur d’avoir été invité par Emmaüs UK au diner organisé par Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France à Londres, en sa résidence.

Selwyn Image a rappelé comment il avait fondé Emmaus UK. Je l’ai écouté avec beaucoup d’émotion raconter le jour où l’abbé Pierre lui avait donné un chèque d’Emmaus pour fonder la première communauté au Royaume-Uni.

Après avoir rendu hommage à l’action de l’association, notre ambassadeur a évoqué combien sa rencontre personnelle avec l’abbé Pierre l’avait marqué.

Il a ensuite parrainé une vente aux enchères de biens ayant appartenus à l’abbé auprès des convives.

Près de £10,000 ont été recueillis !

La veille, Emmaus était à l’honneur à Westminster. De nombreux people avaient fait le déplacement dont Harry Enfield, Hilary Armstrong MP et Terry Waite.

Un discours a révélé que chaque communauté permettrait d’économiser £800,000 par an d’argent public, sur la base d’une étude conduite par l’Université de Cambridge. (Plus d’infos sur l’étude)

Le site d’Emmaus UK : www.emmaus.org.uk

Lire aussi “Si chaque Français du Royaume-Uni parle d’Emmaüs à quatre Britanniques…”

Photo Flickr de Ghislain Sillaume.

Kentish Town (6) : Un modèle de financement inventif et pérenne

Dans deux semaines, l’acquisition du site de Kentish Town sera concrétisée.

Lors de la réunion du Plan Ecole du 20/10/09, Frédéric de la Borderie a détaillé le modèle financier qui permet de concrétiser l’acquisition de cette école attendue depuis si longtemps.

Cette nouvelle école française accueillera environ 700 élèves (50 en grande section de maternelle, 290 en élémentaire et 360 de la sixième à la troisième), lors de la rentrée scolaire de septembre 2011.

Qui dit modèle, dit solution reproductible, et c’est bien le but de l’opération qui se déroule à Kentish Town.

Partie prenante aux travaux de l’équipe qui a conçu le montage, j’ai très envie de vous faire partager mon enthousiasme et de vous détailler cette démarche absolument originale.

En effet, un tel montage financier permet le développement des écoles sans peser sur les finances publiques !

Principe :

– Les banques prêtent à une Charity qui sera propriétaire de l’immobilier.

– La Charity loue l’établissement à une société chargée d’exploiter l’école qui est dirigée par un comité de gestion composé de parents d’élèves bénévoles.

– Ce comité de gestion contracte avec un opérateur éducatif (ex : AEFE ou Mission Laïque) qui va se charger de faire fonctionner l’école en fournissant l’encadrement, les profs et la pédagogie.

Avantages :

– Quand la Charity aura remboursé son prêt, elle pourra financer l’achat d’un nouvel établissement en mettant en caution le bâtiment précédent. Et ainsi de suite.

– Les nouvelles écoles ainsi créées auront des tarifs équivalents aux plus anciennes puisque la Charity continuera à leur faire payer un loyer, mais elle mutualisera les coûts immobiliers entre les établissements.

(à l’inverse, si une école devient propriétaire de ses locaux, elle peut baisser ses frais de scolarité, une fois le crédit remboursé, au détriment de la création de nouvelles écoles qui pratiqueront des tarifs plus chers)

Conclusion :

Voilà comment, dans le futur, les écoles françaises se multiplieront au Royaume-Uni sans que cela ne coûte un euro au contribuable français !

Illustration à Kentish Town :

– Il a été créé une société privée au statut de “charity” : la French Education Property Trust Limited.

– Cette Charity a emprunté 21M£ sur 25 ans à trois banques françaises à des taux avantageux.

Le remboursement de la dette se fera sur les frais de scolarité, ainsi que sur la collecte de dons de particuliers ou d’entreprises.

Photo Flickr de alter1fo.

EGD (5) : L’évolution de l’EGD à l’ordre du jour du prochain CA de l’AEFE

Je viens de prier par courrier Christian Masset, président de l’AEFE, de bien vouloir inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration le point suivant : “Evolution du statut EGD pour le lycée Charles de Gaulle de Londres.”

J’interviens en qualité d’administrateur de l’AEFE, siégeant au nom de l’AFE (Assemblée de Français de l’étranger), mais aussi comme mandataire du groupe de travail sur l’EGD (Etablissement en gestion directe).

Je compte reprendre ses propositions pour tenter d’offrir une plus grande marge de manœuvre au lycée Charles de Gaulle de Londres, avec l’aval de son proviseur Bernard Vasseur.

Nous sommes tous incités à l’optimiste à cause de cette déclaration de Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, en octobre dernier : “Vous nous invitez à revenir sur le statut des établissements et en particulier des EGD, dans le sens d’une plus grande autonomie juridique et d’une meilleure souplesse de gestion. Nous explorerons notamment la proposition d’un vote du budget, au niveau local.”

Si nous obtenons l’accord du conseil d’administration de l’AEFE, le groupe pourra alors soumettre un projet de constitution de comité éxécutif à l’ensemble de l’équipe Plan Ecole dirigée par l’ambassadeur. Ainsi, c’est après l’accord de l’ambassadeur et de toutes les parties prenantes de notre Communauté, dont les 6 élus du Royaume-Uni à l’AFE, que ce comité éxécutif pourra être constitué.

Lire aussi EGD (4) : Projet pour assouplir le fonctionnement de l’EGD à Londres

Lire aussi EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique

Photo Flickr de Metro Centric

EGD (4) : Projet pour assouplir le fonctionnement de l’EGD à Londres

Je vous en avais parlé précédemment, un groupe travail a été créé pour revendiquer davantage de souplesse et de réactivité aux écoles sous statut EGD (établissement en gestion directe).

Rappelons que le lycée Charles de Gaulle est soumis à la gestion directe de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et que son proviseur, Bernard Vasseur, est partie prenante au groupe de travail.

Ses membres ont voté, à l’unanimité, les deux propositions de réforme statutaire suivantes :

1 – Offrir un quota d’heures global pour permettre au proviseur de gérer de manière autonome la masse salariale.

2 – Avoir un comité éxécutif composé d’une dizaine de membres comprenant le chef d’établissement, l’intendant, un représentant du chef de poste diplomatique, une représentation des parents d’élèves, des professeurs et des élus de l’AFE. Il déterminera les orientations stratégiques de l’établissement à savoir :

. L’offre scolaire (les matières enseignées),

. Le nombre d’élèves,

. Le nombre de classes,

. Le budget,

. Le niveau des frais de scolarité.

Le groupe de travail m’a demandé de soumettre pour acceptation cette demande d’évolution du lycée Charles de Gaulle au conseil d’administration de l’AEFE, le 25 novembre prochain.

A l’avenir, tout va dépendre de l’AEFE qui gère, en mode centralisé, le prestigieux lycée londonien.

Ci-joint, le compte-rendu de la réunion du 10.11.09 du groupe de travail “Evolution du statut d’EGD”

Lire aussi EGD (3) : Création d’un groupe de travail pour améliorer le fonctionnement du lycée Charles de Gaulle

Lire aussi EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique

Photo Flickr de Pierre Marcel

EGD (3) : Création d’un groupe de travail pour améliorer le fonctionnement du lycée Charles de Gaulle

Le 20 octobre, nous avons profité de la réunion du Plan Ecole, présidée par notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne, pour structurer un groupe de travail destiné à concrétiser les attentes du lycée Charles de Gaulle vers davantage de liberté d’action.

Afin d’essayer de faire évoluer le statut d’EGD du lycée londonien, ce groupe se réunira pour la première fois le 10 novembre, sous la conduite de Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint.

Cette petite assemblée fort motivée comprend le proviseur et l’intendant du lycée Charles de Gaulle, des représentants des parents d’élèves et des enseignants et, enfin, deux élus de l’AFE (Olivier Bertin et moi-même).

Je vous tiendrai au courant du détail de notre action.

Lire aussi EGD (2) : Le lycée Charles de Gaulle revendique plus d’autonomie

Lire aussi EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique

Photo Flickr de Pierre Marcel

Kentish Town (5) : Une future école qui a déjà une longue histoire

Le bâtiment, qui va accueillir la nouvelle école française a été construit en 1874, dans un style victorien pure sucre par Edward Robert Robson, un architecte qui a beaucoup essaimé dans Londres.

Établissement scolaire dès l’origine, puis consacré à la formation des adultes en 1931, l’immeuble est désormais classé aux monuments historiques.

Ses riverains se réjouissent de sa réhabilitation, tant il est devenu un repère familier dans Kentish Town, ce quartier londonien situé dans le district de Camden, au nord-est de la capitale.

L’édifice a été repéré l’été dernier. La proximité d’équipements sportifs de qualité est déterminante. Afin d’accueillir 700 enfants, de la maternelle à la troisième, dès septembre 2011, les travaux seront menés tambour battant à partir de mars 2010.

L’alliance de la tradition et de la modernité s’incarnera, en premier lieu, dans un parc informatique flambant neuf et la mise en réseau de toutes les salles.

La signature de la promesse de vente doit avoir lieu la semaine prochaine..

Trois ans de mandat d’élu à l’AFE pour quoi faire ?

En début de semaine, dans le cadre d’une réunion UFE, j’ai présenté mon bilan d’élu à l’AFE (Assemblée des Français de l’Etranger). Il me semblait important d’évaluer les résultats obtenus tout au long de ces trois ans de mandat.

Je reproduis ci-dessous les slides qui ont servi de support à mes propos. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des éclaircissements.

Après avoir rendu compte de mon activité, j’ai demandé à l’assistance : quelles sont les nouvelles priorités pour répondre aux attentes des Français établis au Royaume-Uni ?

Je vous pose aujourd’hui la même question et je vous remercie de vos commentaires.

Ufe Gb Bilan O Cadic 2006 2009

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Kentish Town (4) : Dernière visite avec le sénateur Ferrand avant le grand saut

J’ai profité de la venue du sénateur André Ferrand à Londres à la faveur de l’inauguration du bureau d’UBI France pour lui proposer de visiter le site de Kentish Town.

de gauche à droite, Arnaud Vayssié, président de la Chambre de commerce française en GB, le représentant de l’Agence immobilière, André Ferrand, sénateur et Olivier Cadic.

André Ferrand est aussi président de l’Anefe, organisme attribuant la garantie de l’Etat pour les emprunts destinés à financer les établissements scolaires à l’étranger.

L’ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a décidé lors de notre réunion du Plan Ecole du 20 octobre dernier de réunir une délégation pour accompagner le sénateur. L’objectif est de se faire une idée partagée sur le site avant de prendre la décision définitive d’acquisition.

Ainsi, se sont joints à nous les membres du Trust de l’ambassade Arnaud Vayssié, président de la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne, arrivé le matin même de Singapour, et l’avocat Richard Fairbairn.

Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint, assisté de Frédéric de la Borderie nous prodiguaient toutes les informations et les potentialités du local.

de gauche à droite, l’ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne et le sénateur André Ferrand

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Kentish Town (3) : Présentation du projet par Frédéric de la Borderie

Lors de la réunion de l’équipe du Plan Ecole, présidée par notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne à la résidence de l’ambassade, le chargé de mission du Plan Ecole, Frédéric de la Borderie, a présenté le projet « Kentish Town ».

Il s’agit d’un site à usage éducatif (D1) comprenant 4000 m2 de bâti sur un terrain de 8000 m2. Soit une capacité d’accueil de 650 élèves environ, selon les normes habituelles.

Cette propriété du Kingsway College est localisée à Kentish Town, NW5, dans le borough de Camden, proche de la station de métro et à seulement trois arrêts de St Pancras.

Le promoteur immobilier, Hollybrook, dont l’offre d’achat a été retenu par le vendeur en septembre 2009 propose de revendre le site immédiatement (« back to back ») et sans marge à condition d’être impliqué dans les travaux de rénovation de la nouvelle école.

L’échéancier comporte deux dates butoirs imminentes :

. 28 octobre 2009 pour signer la promesse de vente («exchange of contracts»)

. 28 novembre 2009 pour signer la vente

Pour la partie Acquisition, 0.8 M£ à verser le 28 octobre pour la promesse et 7.2 M£ à verser le 28 novembre pour la vente.

En incluant le montant des travaux, l’investissement total s’élève à 20.4 M£.

Photo Flickr de Mackenzie 377.

Certificats de vie (4) : La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam se bat pour l’égalité de traitement des retraités français

Suite à mon intervention à l’AFE le mois dernier, j’ai demandé à Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France de relayer la question des certificats de vie au Sénat.

Joëlle Garriaud-Maylam

Des certificats de vie sont exigés de la part des retraitésrésidant à l’étranger. Si les bénéficiaires de pensions n’envoient pas, dans les délais requis, ces certificats à leur caisse de retraite, le versement de leurs prestations s’interrompt immédiatement.

Dans l’hypothèse où un bénéficiaire ne peut se déplacer, il doit faire appel à un médecin qui lui établit un certificat médical, acte payant au Royaume-Uni. Il doit ensuite faire parvenir ce document au service social du consulat accompagné d’une copie du passeport ou carte nationale d’identité, carte consulaire…

Ensuite, un formulaire lui est retourné et il doit le renvoyer auprès de son organisme de retraite en France. Toutes ces démarches sont contraignantes pour les personnes âgées et il arrive parfois que les documents s’égarent pendant leur acheminement.

Depuis la parution du décret n°2000-1277 du 26 décembre 2000 portant sur la simplification des formalités administratives, les Français situés en France doivent produire une simple déclaration sur l’honneur.

Dix ans plus tard, à quand l’égalité de traitement pour tous les retraités français ?

Ce sujet n’est pas inconnu pour la sénatrice qui avait déjà tenté par le passé d’agir sur le sujet.

Aujourd’hui, Joëlle Garriaud-Maylam a officiellement attiré l’attention du ministre des Affaires étrangères et Européennes pour mette fin à cette discrimination ou, du moins, assouplir la procédure en remplaçant, par exemple, le certificat médical visé par le consulat par une attestation sur l’honneur contresignée par un consul honoraire, un conseiller de l’Assemblée des Français de l’étranger ou même un président d’association reconnue d’utilité publique.

(Question écrite n°10546 / JO Sénat du 15.10.09 p.2391)

Lire aussi “Certificats de vie (3) : La DFAE répond au mauvais sort des retraités expatriés”

Lire aussi “Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires”

Photo Flickr de Laurence LT.

EGD (2) : Le lycée Charles de Gaulle revendique plus d’autonomie

Marchons-nous vers une réforme du statut de l’EGD (Etablissement en gestion directe) pour offrir plus d’indépendance à nos d’écoles françaises à l’étranger, tout en garantissant l’esprit public ?

Lycée Charles de Gaulle à Londres

Lors du conseil d’établissement du lycée Charles de Gaulle du 8 octobre dernier, j’ai transmis la position exprimée par la directrice de l’AEFE lors du séminaire de Marcoussis au sujet des établissements à gestion directe (EGD).

“La lourdeur de fonctionnement des EGD a été soulignée. Un consensus s’est établi sur l’idée d’une expérimentation avec d’autres idées à chercher, qui permettrait davantage de souplesse et de réactivité, tout en garantissant l’esprit public.” La directrice a évoqué l’idée de créer un statut du type EPLE (Etablissement public local d’enseignement).

J’ai indiqué que le statut du type EPLE démocratiserait etassouplirait le fonctionnement du lycée Charles de Gaulle. Il permettrait une autonomie de décision sur les sujets portant notamment sur la construction et l’entretien de l’établissement, le budget de fonctionnement, l’accueil, la restauration, l’hébergement des élèves ou encore la gestion des personnels liés à ces services (les personnels TOS).

Depuis longtemps, Bernard Vasseur, proviseur du lycée Charles de Gaulle à Londres, avait exprimé son souhait de disposer d’une plus grande marge de manœuvre dans la gestion de son établissement.

De leur coté, les parents d’élèves et les élus souhaitent être parties prenantes aux décisions stratégiques de l’établissement (nombre et répartition des classes, frais de scolarité, priorité des travaux…).

Dans ce schéma, l’Etat conserverait toutes ses prérogatives en matière de programme d’enseignement, de délivrance de diplômes et de respect des grands principes éducatifs, mais également pleine compétence au sujet du recrutement et de la gestion des personnels, hormis les personnels techniques, ouvriers et de service (TOS).

Les membres du conseil d’établissement ont acté la décision d’étudier une évolution du statut de l’EGD pour leur institution.

A suivre….

Lire aussi  EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique

Photo Flickr de Julie 70

Bienvenue à Édouard Braine, nouveau consul général à Londres

Notre communauté accueille un nouveau représentant de l’Administration, en remplacement de Bertrand Cochery.

Hier, Edouard Braine, notre nouveau consul général à Londres a participé au conseil d’Etablissement du lycée Charles de Gaulle, ce qui a permis à nombre d’entre nous de faire sa connaissance.

Edouard Braine, 60 ans, énarque (promotion 1973) arrive à Londres, après avoir été précédemment nommé en Grèce, en Algérie ou bien Ambassadeur en Malaisie. Sa grande connaissance des marchés militaires l’ont amené à exercer de hautes responsabilités à la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE). Il est ravi de retrouver sa carrière de diplomate en Grande-Bretagne au service de 300.000 compatriotes.

Tétraplégique après une chute de cheval, il y a sept ans, Édouard Braine est devenu administrateur du conseil national du Handicap et membre d’Artistes et Compagnie, une troupe de chanteurs, comédiens et musiciens, tous handicapés.

Photo Flickr de Wallyg

Kentish Town (2) : La réponse à deux priorités du Plan Ecole

La nouvelle école française de Kentish Town, promise à ouverture pour la rentrée 2011, constitue tout à la fois une priorité, un symbole, un financement modèle… et une immense fierté personnelle.

Dès 2007, face à la pénurie de places dans l’enseignement français à Londres, j’ai dû faire face à une situation qualifiée parfois d’intolérable, voire d’explosive. Je me suis démené pour la création de trois outils primordiaux, à mon sens :

– un tableau de bord de l’offre française éducative au Royaume-Uni, présentant les établissements, le nombre de classes par niveau et le nombre d’élèves par niveau.

– une géolocalisation des enfants français scolarisés au Royaume-Uni

– un Plan Ecole

Ce plan est aujourd’hui une réalité et l’école de Kentish Town son premier sujet de fierté. Il répond aux deux priorités du premier objectif du plan école à savoir l’ouverture d’un second collège à Londres et délocaliser l’école maternelle et primaire l’Ile aux Enfants afin de la pérenniser.

Photo Flickr de Cristiano de Jesus.