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Quelles priorités pour les Français du RU d’ici à 2012 ?

La section britannique de l’UFE organise une nouvelle réunion publique

le mardi 20 octobre 2009, de 19h00 à 21h30

au Club français à l’Institut français

Lors des élections des représentants de l’AFE, Assemblée des français de l’étranger, nous avions promis une action concrète au cœur des préoccupations des Français vivants au Royaume-Uni.

Parvenu à mi-mandat, j’ai pensé opportun que nous examinions ensemble nos réalisations afin de vous permettre d’évaluer le respect de nos engagements.

Nous partagerons nos progrès en divers domaines : Plan Ecole pour le Royaume-Uni, centre des Impôts des non-résidents, budget des Français de l’étranger, évolution de la politique de l’emploi du ministère des Affaires étrangères, statut fiscal des VIE…

Nous discuterons de nos priorités qui concernent la réalisation des objectifs du Plan Ecole, la transparence en matière d’utilisation des fonds publics en faveur des Français établis hors de France, et notre nouvel engagement relatif à l’établissement du certificat de vie.

C’est aussi l’occasion de recueillir vos observations et votre perception de ces résultats. Envisager ensemble de nouveaux objectifs à la lumière de vos commentaires confortera mon action d’élu pour les 3 ans à venir.

Cette manifestation est gratuite et ouverte à tous et sera suivie d’un verre de l’amitié.

Vous pouvez faire circuler cette invitation à toute personne potentiellement intéressée. L’inscription se fait en m’envoyant le nom et prénom par email à l’adresse suivante: o.cadic@assemblee-afe.fr. Un courriel de confirmation de l’inscription est envoyé en retour.

Photo Flickr de Guillaume Brialon.

EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique

Que veut dire EGD ?

Le sigle EGD signifie Etablissement en gestion directe. Il désigne un institut scolaire à l’étranger géré par l’Administration centrale. La France en compte 77. C’est le cas du fameux lycée Charles de Gaulle de Londres, piloté depuis Paris, en l’occurrence par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Siégeant au conseil d’administration de l’AEFE, en qualité de représentant de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, je me prends à rêver…

Et si l’EGD voulait dire, un jour prochain : ” Établissement à Gestion Démocratique ?! ” Ce serait tout de même plus glamour, plus logique et plus impliquant pour le personnel de l’école.

Rendez-vous compte : une école où les enseignants et les parents (qui paient) auraient leur mot à dire sur les choix stratégiques !

Je précise aux esprits chagrins que revendiquer l’autonomie n’a rien à voir avec entamer une privatisation.

C’est d’ailleurs la position exprimée par Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, le 19/09/09 lors du séminaire de Marcoussis destiné à créer le Plan d’orientation stratégique de l’Agence, au sujet des établissements à gestion directe (EGD) : “La lourdeur de fonctionnement des EGD a été soulignée. Un consensus s’est établi sur l’idée d’une expérimentation avec d’autres idées à chercher, qui permettrait davantage de souplesse et de réactivité, tout en garantissant l’esprit public.”

A bientôt pour fêter la chute d’un autre mur ?

Photo Flickr de Pierre Marcel

Kentish Town (1) – Un pas en avant vers un nouveau collège français à Londres en 2011

Cliquez sur le plan pour l'agrandir

Jeudi 24 septembre, nous avons appris que le Trust de l’ambassade avait remporté une enchère pour procéder à l’acquisition d’une école à Kentish Town.

Ce lieu permettrait de relocaliser l’Ile aux Enfants dont l’avenir était menacé à court terme. Il permettrait de créer 12 classes de collège allant de la 6ème à la 3èmeC’est un nouveau pas en avant pour l’équipe du Plan Ecole qui a pour premier objectif de créer 500 nouvelles places par an pour l’enseignement français au Royaume-Uni.

C’est l’occasion pour moi de féliciter Sophie Routier. Elle a su mobiliser autour du Plan école pour faire de l’Ile aux Enfants une priorité. C’est une grande satisfaction de constater le niveau d’implication de notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne sur le sujet. Son soutien attentif permet à l’équipe Plan Ecole de progresser.

Photo Flickr de Quite Peculiar.

Emploi (7) : Les comités consulaires pour l’Emploi vont reprendre à Londres

Alain Catta, directeur de la DFAE (Direction des Français à l’étranger) qui pilote le budget intitulé Programme 151, intervenait une dernière fois à la tribune de l’Assemblée des Français de l’étranger, avant d’endosser ses nouvelles fonctions d’ambassadeur de France en Suisse.

Alain Catta

Alain Catta m’a permis d’obtenir ma première victoire politique avec la fermeture du bureau Emploi de Londres générant une économie d’environ 100,000 euros par an. Il a publiquement confirmé, hier, qu’il fallait ” privilégier Charles Péguy, face à une structure budgétivore et dont les résultats ramenés aux coûts du placement étaient absolument aberrants. ” Tout en se félicitant que ” quelque six cents jeunes de Charles Péguy bénéficient d’une attention privilégiée de notre administration. ”

Je rappelle que le centre Charles Péguy est une association de soutien aux jeunes qui arrivent parfois le sac sur le dos à Londres recherchant un premier job et un logement. Nous sommes ici à la frontière de l’emploi et de l’action sociale

Lors de la réunion,  Richard Yung, sénateur socialiste, représentant les Français établis hors de France, a pris une position critique sur la question, accusant le ministère des Affaires étrangères de tailler «à la  faux» dans le budget Emploi.

Je suis intervenu pour souligner que M. Catta avait offert un poste alternatif au sein du consulat aux deux personnes travaillant au bureau Emploi.

Pour finir de rendre hommage à l’action d’Alain Catta, il m’a promis qu’un comité consulaire pour l’Emploi (CCEFP) propre à la Grande-Bretagne se tiendrait prochainement à Londres. En effet, je lui ai fait remarquer en séance que nous en étions privés depuis près de deux ans. Ce comité consulaire doit servir de cadre pour soutenir l’action du centre Charles Peguy.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi de Londres (Assemblée des Français de l’étranger, session du 11 septembre 2009

Crédit photo : Ambassade de France en Suisse.

Emploi (6) : Victoire ! La DFAE suit mes préconisations en termes d’Emploi

L’an dernier, j’étais intervenu pour que la politique de l’Emploi du ministère des Affaires étrangères prenne en compte le réseau européen Eures qui favorise la mobilité de nos compatriotes plutôt que de financer des bourses à l’Emploi locales en Europe destinées à le concurrencer.

Le Rapport d’activité 2009 du directeur reprend très exactement mes préconisations adressées l’an dernier dans cette même enceinte.

Ci-dessous le Verbatim de mon intervention à l’AFE aujourd’hui, lors de la session inaugurale au Quai d’Orsay.

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, je vous remercie pour l’excellent rapport que vous nous avez soumis et la qualité de votre exposé. Je souhaite revenir sur deux aspects de ce document.

Dans la partie « Perspectives pour l’emploi et la formation professionnelle en 2009 » vous avez pris en compte mes interrogations exprimées ici même l’an dernier à l’occasion de la présentation de votre rapport. Réserver des offres d’emploi aux seuls Français portait atteinte au principe de non-discrimination en Europe. Vous en avez tiré les conséquences en décidant un processus de retrait partiel de l’activité de placement direct de nos services emploi sur les pays européens au profit d’autres zones géographiques.

Vous écrivez : « Financé par la Commission européenne, le réseau EURES propose gratuitement des services complets tant aux demandeurs d’emploi qu’aux employeurs européens ».

L’utilisation de ce dispositif pour remplacer l’activité emploi des consulats en Europe reprend très exactement ma préconisation exprimée ici l’an dernier. Je souhaite vous présenter toute ma reconnaissance pour cette nouvelle orientation.

Dans cet esprit, je vous suggère qu’un lien soit crée sur le site Internet de chaque consulat général de France en Europe vers la page recensant les coordonnées des conseillers francophones d’EURES situés dans les pays de ces consulats. Pourriez-vous aussi demander qu’une affiche présentant EURES soit exposée dans chaque consulat d’Europe?

Photo Flickr de Louis Volant.

Certificats de vie (3) : La DFAE répond au mauvais sort des retraités expatriés

Alain Catta, directeur de l’Administration des Français à l’étranger et de l’Administration consulaire m’a fait cette réponse amicale et optimiste :

“S’agissant des certificats de vie, vous savez qu’il y a une différence de traitement entre ce qui est exigé par les caisses françaises pour nos compatriotes établis en métropole et ce qui est exigé à l’étranger. Aujourd’hui, la loi dispose que pour l’étranger ces certificats de vie établis par les autorités locales ou par nos consulats restent une obligation. Encore faut-il rendre cette obligation – et je suis d’accord avec notre ami CADIC – supportable. Nous avons eu des conversations avec la direction de la Sécurité sociale, avec la CNAV également et nous avons notamment obtenu un certain nombre de points qui sont peut-être insuffisants, mais qui vous prouvent que ce dialogue existe.

D’abord, on peut désormais transmettre par Internet ou par fax les certificats en question.

Deuxièmement, et cela est le cas notamment en Asie où le problème se pose, nous avons reçu un engagement de la CNAV d’admettre un allongement de la périodicité de ces renouvellements ; non plus six mois, mais un an. Enfin, un certain nombre de Caisses, dès lors que les certificats sont traduits par des organismes agréés – je songe par exemple au CLEISS – acceptent désormais que les certificats de vie soient établis en langue étrangère. Donc, petit à petit, les choses progressent. ”

Il convient d’ajouter qu’Alain Catta s’est également montré “ouvert à l’élargissement des indicateurs de notre programme.” Je rappelle que ne savons pas combien de certificats de vie sont actuellement délivrés par les consulats. Nous ne pouvons mesurer le coût induit pour notre Administration.

Lire aussi “Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires”

Photo du Blog de Francis Nizet (AFE).

Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires

Nous avons évoqué dans un précédent billet, le caractère discriminant des certificats de vie exigés de la part de nos retraités vivant à l’étranger pour continuer à recevoir leur pension.

De plus, il me semble pertinent d’évaluer le coût de cette formalité pour l’État.

Qui peut nous indiquer le nombre de certificats de vie délivrés par les consulats ? Pas le Projet annuel de Performances qui doit pourtant permettre de suivre l’action consulaire au service des Français établis hors de France..

C’est la raison pour laquelle j’ai interpellé Alain Catta, directeur de l’Administration des Français à l’étranger et de l’Administration Consulaire lors de la présentation de son rapport auprès de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Vous comprendrez que je soutiens un objectif de zéro certificat de vie produits par les consulats.

Outre simplifier la vie de nos anciens éparpillés dans le monde, l’activité des services sociaux de nos consulats serait allégée.

Ci-dessous le verbatim de mon intervention :

Mon deuxième propos a trait aux indicateurs du programme 151, qui vous le savez me tiennent à cœur. Si le nombre de passeports et de cartes d’identité délivrées sont communiquées, nous ne savons pas combien de certificats de vie sont délivrés par les Consulats.

Ces certificats de vie sont demandés aux retraités résidants à l’étranger. En effet, si les bénéficiaires de pension n’envoient pas, dans les délais requis, leur certificat, la caisse de retraite interrompt immédiatement le versement des prestations.

Dans l’hypothèse où un bénéficiaire ne peut se déplacer, il doit faire appel à un médecin qui lui établit un certificat médical, acte payant au Royaume Uni. Il doit ensuite faire parvenir ce document au service social de ce consulat, accompagné d’une copie de son passeport, de sa carte d’identité nationale ou de sa carte consulaire. Ensuite, son formulaire lui est retourné et il doit le renvoyer auprès de son organisme de retraite en France. Toutes ces démarches sont contraignantes pour les personnes âgées et il arrive parfois que les documents s’égarent pendant leur acheminement.

Depuis la parution du décret n°2000-1277 du 26.12.2000 portant sur la simplification de formalités administratives, les Français situés en France doivent produire une simple déclaration sur l’honneur.

Si les caisses de retraite acceptaient un certificat sur l’honneur comme cela se fait déjà pour les Français résidant en France, nos aînés situés à l’étranger n’auraient plus à supporter l’indigne discrimination de devoir prouver qu’ils ne sont pas morts et verraient leur vie grandement facilitée.

Par ailleurs, l’activité des services sociaux de nos consulats serait allégée.

Les 2 indicateurs fournis pour le Programme 151 ne suffisent pas à refléter fidèlement l’action des Consulats. Afin de nous permettre d’évaluer le coût de cette formalité pour l’Etat, pourriez-vous nous indiquer le nombre de certificats de vie délivrés par les Consulats ?

Vous comprendrez que je vous demande aussi de fixer un objectif de 0 certificat de vie délivrés par les Consulats pour les années à venir afin de simplifier la vie de nos aînés à l’étranger.

Photo Flickr de cap21photo.

Certificats de vie (1) : Les retraités expatriés discriminés

Comme chaque année depuis mon élection, je participe à la Commission paritaire de secours aux anciens combattants et victimes de guerre.

Comment ne pas profiter de cette enceinte pour rappeler la discrimination dont sont victimes nos retraités expatriés ?

Les retraités français résidant à l’étranger ont l’obligation de se faire établir régulièrement un certificat de vie pour continuer à percevoir leur pension.

Par contre, un retraité Français résidant en métropole peut se contenter d’une simple déclaration sur l’honneur.

Fournir un certificat n’est pas un mince affaire. A défaut de pouvoir se rendre au consulat régulièrement, le retraité doit produire un certificat médical (acte payant au Royaume-Uni) qui doit être envoyé au consulat de France, accompagné de la copie d’une pièce d’identité. Un formulaire est ensuite adressé au demandeur du certificat qu’il doit transmettre à son organisme de retraite en France.

Et comme nombre d’allocataires sont inscrits à différentes caisses aux calendriers de travail non harmonisés, l’exercice peut se répéter plusieurs fois dans l’année.

Un certificat de vie qui ne parvient pas dans les délais impartis à l’organisme de retraite entraîne automatiquement la suspension du versement des prestations.

Imaginez maintenant le stress vécu par certains de nos ainés expatriés lorsqu’ils sont dans une situation d’éloignement géographique, atteints d’un handicap, affectés d’une santé fragile ou victimes d’une perte d’autonomie…

Et combien d’heures passées par les employés du consulat à remplir ces formulaires abandonnés en France?

Je souhaite tout mettre en œuvre pour que cesse cette injustice.

Photo Flickr de Rileyroxx.

Emploi (5) : Fermeture du Bureau Emploi-Formation de Londres : Passage d’une logique de dépense à une logique de performance

Enfin ! La décision promise voici deux ans est annoncée. Cela n’aura pas été sans peine. Cela prouve que, même si les Conseillers à l’AFE sont dépourvus de pouvoirs, ils peuvent finir par être entendus.

Plutôt que de concurrencer directement les pouvoirs publics britanniques dans le domaine de l’emploi, souhaitons que le consulat de Londres constitue désormais une véritable interface pour faciliter la mobilité de nos compatriotes au sein de l’Europe.

Ci-joint le communiqué sur la fermeture du Bureau Emploi-Formation, cosigné par les deux conseillers à l’AFE de Londres élus sur la liste que j’ai conduite.

Photo Flickr de Danny Key.

Plan Ecole (14) : Projet de charte clarifiant les critères d’admission au lycée Charles de Gaulle

Invité par Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint à l’ambassade de France, un groupe de travail, rassemblant des parents d’élèves (APL) et des élus de l’AFE, vient d’examiner les conditions d’accès au lycée Charles de Gaulle à Londres.

Je souhaite que les propositions émises préfigurent la création d’une charte éthique pour informer les familles sur leurs probabilités d’accéder au lycée CDG et de prendre des décisions relatives à leur implantation à Londres (logement, inscription dans les écoles anglaises, etc.).

Sur le plan de la procédure, nous avons proposé que chaque famille se voie attribuer un numéro d’ordre sur une liste d’attente, lors du dépôt du dossier d’inscription (numéro d’ordre attribué en fonction de la classe et de la catégorie).

Au sujet des conditions d’entrée, il a été défini 5 critères prioritaires :

– Critère 1 – Enfants de familles ayant un ou des enfants déjà scolarisés au lycée (français ou étrangers, ce qui permet de préserver le contingent d’élèves étrangers)

– Critère 2 – Enfants français scolarisés dans le système français (France, AEFE, Mission Laïque, CNED), ce qui permet à des élèves en attente d’inscription depuis plusieurs années et qui suivent des formations au CNED d’accéder au lycée.

– Critère 3 – Enfants français scolarisés au Royaume-Uni

– Critère 4 – Enfants de familles francophones (sans distinction d’origine)

– Critère 5 – Autres enfants

Enfin, en termes de calendrier, chacun s’accorde à dire que la date d’acceptation d’un élève au lycée Charles de Gaulle arrive beaucoup trop tard pour les familles. Il a été suggéré que le dépôt du dossier puisse avoir lieu dès le mois d’octobre, plutôt qu’en mars actuellement.

Photo Flickr de Leo Reynolds.

Plan Ecole (13) : Démocratiser et internationaliser l’accès à l’enseignement français

Le plan Ecole est sur les rails et chacun s’en félicite. Son premier objectif vise à ajouter 500 places par an dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Encore faut-il veiller que ce surplus soit ouvert à tous afin de respecter l’égalité républicaine.

Lors des états généraux de l’enseignement français à l’étranger, j’ai rappelé que 21.000 mineurs français étaient enregistrés au consulat de Londres, mais que 4.000 d’entre-eux seulement fréquentaient les établissements français du Royaume-Uni.

Qui dit pénurie, dit marché noir ! La pénurie de places implique forcément le favoritisme, c’est pourquoi j’ai demandé que soient définis des critères et des procédures d’admission clairs, pour restaurer l’ordre républicain.

Par ailleurs, j’ai fait le constat que l’enseignement secondaire londonien vivait en autarcie : les établissements français n’accueillent même pas 10% d’enfants étrangers et les sections bilingues sont inexistantes. Il serait temps que les établissements placés en gestion directe de l’AEFE renouent avec leurs missions de continuité du service public, d’accueil de populations étrangères et de coopération éducative.

Verbatim de mon mon discours du 02-10-08 aux Etats généraux de l’enseignement français à l’étranger, au Quai d’Orsay.

Photo Flickr de Prodromos Sarigianis.

Emploi (4) : Revoir les critères de performance justifiant l’existence d’une bourse de l’Emploi

La sous-commission Emploi et Formation professionnelle à l’AFE, dont je suis le rapporteur, s’est réunie aujourd’hui.

Il est apparu à chacun la nécessité de réévaluer les priorités de l’action dans le domaine de l’emploi-formation avec la traduction budgétaire que cela implique.

Les crédits du ministère de Affaires étrangères et Européennes (MAEE) affectés à l’emploi et la formation professionnelle s’élèvent à 700.000 euros en 2008. Il convient d’ajouter environ 500.000 euros provenant du ministère de l’Emploi, destinés à la formation professionnelle.

Ces crédits font fonctionner 42 bourses de l’Emploi dans le monde. La formation professionnelle est principalement de la formation locale dans des pays d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, avec des centres de formation situés localement.

Deux critères de performance justifient l’existence d’une bourse de l’Emploi : le nombre de placements et leurs coûts. Les membres de la commission s’interrogent sur la pertinence de ces indicateurs.

L’Europe représente près de ¾ des placements (68%), notamment grâce au Centre Charles Peguy à Londres.

J’observe que si le nombre de placements est le critère de performance, les bourses de l’Emploi seront naturellement localisées dans les pays à taux de chômage réduit. Il n’est donc pas surprenant de voir s’ouvrir une bourse en Norvège où le taux de chômage est de 1,5% et de constater que l’essentiel des placements s’opère en Europe.

Il faut s’interroger sur l’opportunité d’affecter des moyens financiers pour concurrencer, sur leur sol, l’action publique pour l’emploi des divers pays européens, dont certains sont mieux lotis que d’autres en termes de créations de jobs.

L’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par Eures. Il convient d’analyser la valeur ajoutée de ces aides et d’orienter nos efforts vers des zones situées en dehors de l’Europe, et en particulier dans les pays où le système d’aide à l’emploi local est défaillant.

Espérons que nous serons entendus !

Photo Flickr de Revlimit.

Emploi (3) : Une Bourse d’emploi à Oslo… ubuesque !

Une Bourse d’emploi a été créée à Oslo, en novembre 2007.

Dans le même temps, la Norvège met au service des Français trois conseillers Eures parlant le français, dont deux à Oslo. Ajoutons que le pays affiche un taux de chômage de 1,5%.

Oslo en hiver

J’ai lu dans un rapport de la Direction des Français à l’étranger (DFAE) : zéro placement en 2006 et zéro aussi en 2007 au palmarès de cette nouvelle entité.

Alors, on se demande bien quels services offre cette structure tricolore que n’apportent pas les services à l’emploi norvégiens et combien coûte-t-elle au contribuable ?

La DFAE a fait savoir que si cette bourse d’Oslo ne rend pas les services attendus, comme d’autres en Europe, elle mettrait un terme à son activité.

Ce qui me désole, c’est que la DFAE ferait mieux d’orienter ses crédits en matière d’emploi vers les zones comme l’Afrique, l’Amérique du Sud ou l’Asie. Là-bas, cette assistance serait la bienvenue, car nos compatriotes n’y disposent pas de services d’aide à l’emploi comme en Europe.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi Oslo (Assemblée des Français de l’étranger, session d’ouverture du 22 septembre, au Quai d’Orsay)

Photo Flickr de Leo-avelon.

Emploi (2) : Mettre un terme aux pratiques discriminatoires du bureau Emploi du consulat de Londres

Au consulat à Londres, les offres d’emplois sont réservées aux seuls Français établis au Royaume-Uni.

Réserver des offres d’emplois selon un critère de nationalité est en contradiction, non seulement avec nos engagements européens, mais aussi avec un des principes élémentaires de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Cette discrimination est double puisqu’elle atteint aussi les Français de France !

Les Français de France paient les impôts qui financent les traitements des employés de la Bourse d’emploi à Londres. Mais, Ils n’ont pas un libre accès aux annonces qui sont recueillies par cette officine !

Rappelons qu’il existe le réseau Eures, portail européen pour l’emploi des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne.

Rappelons aussi que nous exigeons des autres pays européens que leurs offres d’emploi soient ouvertes à nos compatriotes. Alors, au nom de quoi pourrions-nous justifier des pratiques discriminatoires ?

Tel est le sens de mon intervention, aujourd’hui, à l’Assemblée des Français de l’étranger dans sa session d’ouverture au Quai d’Orsay.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi du consulat

Copie d’une page du site du Consulat à Londres remis au Directeur de la DFAE : Avis aux employeurs (site du Consulat)

Le site Eures, le portail européen sur la mobilité de l’emploi

Photo Flickr de Cayusa.

Plan Ecole (12) : L’intelligence collective en action

Le Plan-Ecole est une oeuvre collective. Il en tire légitimité et force.

Si chaque contributeur y adhère avec fierté, personne ne peut en revendiquer la paternité, ni se l’approprier.

Ce n’est pas une raison pour oublier que Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, a joué le rôle de catalyseur et que, grâce à lui, il y a désormais un avant et un après en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Dans le détail, un comité de pilotage chapeaute des groupes de travail qui sont responsables de chaque objectif. Il leur revient de définir les actions à mener et de les exécuter, ce qui inclut l’évaluation et la recherche des moyens financiers nécessaires pour les atteindre.

J’invite chacun d’entre-vous dont les compétences peuvent aider à la concrétisation de nos visées à me contacter.

Nous devons nous emparer de ce plan à bras le corps et le faire vivre !

Photo Flickr de Jef Safi.

Plan Ecole (11) : Soutenir le programme Flam (objectif 3)

– Objectif 3 : Faire des associations du programme Flam, le premier maillon d’un enseignement bilingue. –

J’ai une affection et une admiration particulière vis à vis des parents français qui ont créé des petites écoles, afin d’offrir aux enfants en bas âge un éveil à la maîtrise de notre langue.

Il me semble impérieux de pérenniser ces initiatives individuelles dans un cadre pédagogique, le programme Flam.

L’action émérite des parents doit pouvoir, à terme, se transformer en premier maillon d’une chaine d’un enseignement bilingue, tout en se rapprochant d’établissements britanniques afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif 2 (favoriser l’enseignement bilingue).

Photo Flickr de Woodleywonderworks.

Plan Ecole (10) : Favoriser l’enseignement bilingue français-anglais (objectif 2)

– Objectif 2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. –

Beaucoup de nos compatriotes sont installés durablement au Royaume-Uni. Il convient de leur offrir une solution intégrée au système scolaire britannique en faisant la promotion de l’enseignement bilingue.

Au 1er janvier 2008, nous comptions déjà une cinquantaine établissements offrant un enseignement français-anglais.

Vous serez heureux de l’apprendre : nous avons rencontré un grand intérêt de la part des Britanniques pour développer cette approche pédagogique. Au point que nous pronostiquons la création de classes bilingues dans une dizaine d’institutions cette année.

Photo Flickr de Funtik.cat.

Plan Ecole (9) : Augmenter le nombre de places dans les écoles françaises (objectif 1)

– Objectif 1 : Augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni. –

L’an dernier, à l’annonce de 300 places supplémentaires à Fulham, nous avons reçu plus de 1500 demandes d’inscription.

L’offre qui avoisine actuellement 5000 places est notoirement insuffisante. Le Plan-Ecole vise à trouver tous les moyens pour accroître cette offre d’une manière maitrisée et constante.

Si nous parvenons à atteindre notre objectif, nous aurons augmenté de 60% les places disponibles sur 5 ans. Chaque année, nous pourrons suivre les progrès sur un tableau de bord affichant les établissements, le nombre de classes par niveau et le nombre d’élèves par niveau.

En période de pénurie, il serait pertinent de disposer d’une charte qui garantisse un droit d’accès égal pour tous et limite le favoritisme. Nous en reparlerons.

Photo Flickr de Baud10.

Plan Ecole (8) : Etat des lieux au Royaume-Uni

Avant de décider vers où aller, il n’est pas inutile de calculer sa position.

Chaque année, ce sont des centaines d’élèves français et étrangers qui ne peuvent accéder à l’enseignement français à Londres par manque de place, tant dans le premier degré que dans le second.

En passant, j’ai été frappé par le nombre de personnes qui venaient voter à Londres pour l’élection présidentielle et qui ne parlaient pas le français ! N’est-ce pas le résultat d’un système qui ignore une partie de nos compatriotes ?

Deux questions se posent légitimement :

1) Combien de places sont-elles disponibles dans l’enseignement français au Royaume-Uni ? 4902 places au 01 janvier 2008. Chacun s’accorde à dire que c’est insuffisant. Ce chiffre va nous servir de balise pour suivre nos progrès.

2) Quelle est la part d’enfants français (comptabilisés par le consulat) bénéficiant de l’enseignement français ?

Sur près de 21.000 mineurs français, enregistrés au consulat de Londres, environ 4000 d’entre-eux fréquentent les établissements français du Royaume-Uni.

Autrement dit, les trois-quarts des enfants français vivant au Royaume Uni sont scolarisés dans des établissements britanniques, par choix de leurs parents ou du fait de leur localisation géographique éloignée des écoles françaises du pays.

Par souci de l’intérêt général, nous ne devons pas circonscrire notre action aux Français pouvant accéder géographiquement aux écoles françaises.

Photo Flickr de El Bibliomata.

Plan Ecole (7) : Génèse du plan

Je m’étais permis de l’exprimer en ces termes au sein de l’UFE, l’Union des Français de l’étranger : un plan école d’envergure ne peut se concevoir sur le coin d’un bureau par un conseiller solitaire, si brillant soit-il.

Un plan école devait évidemment être le fruit de la concertation de toutes les parties prenantes de la communauté scolaire (parents d’élèves, enseignants, élus ou encore représentant des entreprises).

A l’occasion de notre première rencontre le 19 décembre 2007, Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, répondait à mon attente et lançait la dynamique dès son arrivée. Il fallait désormais un animateur pour synthétiser toutes les réflexions et les formaliser par écrit. Je salue la performance de Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint. Il a accompli un travail considérable, multipliant les déplacements, organisant quantité d’entrevues et concertations pour aboutir à un document consensuel, mais audacieux.

Un plan se définit selon des objectifs, puis par des actions pour atteindre ces objectifs, et enfin des indicateurs pour mesurer la progression vers les objectifs. Évidemment, les moyens disponibles conditionnent la hauteur des prétentions.

Voici les trois objectifs du plan :

1 – Augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni.

2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.

3 : Faire des associations du programme Flam, le premier maillon d’un enseignement bilingue.

Photo Flickr de Zigazou76.