Créée dans un lycée romain en 1968, au lendemain du concile Vatican II, Sant’Egidio est une communauté chrétienne laïque qui rassemble aujourd’hui près de soixante mille personnes et est présente dans plus de soixante-dix pays.
Sant’Egidio s’est progressivement imposée comme un acteur de la médiation internationale pour le règlement des conflits, en intervenant dans une quarantaine de conflits en Afrique, en Amérique latine ainsi que dans les Balkans.
Ce 21 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a voulu mieux appréhender ce que l’on appelle parfois la « méthode Sant’Egidio », en invitant le professeur Mario Giro, membre du Conseil de présidence de la communauté de Sant’Egidio et ancien vice-ministre italien des Affaires étrangères, et de Valérie Régnier, présidente de la communauté de Sant’Egidio France.
Ma question a porté sur le risque de résurgence d’un génocide contre les Tutsi et savoir comment Sant’Egidio pourrait le prévenir.
VERBATIM de mon intervention
La communauté de Sant’Egidio est reconnue depuis des décennies pour son engagement courageux en faveur de la paix, du dialogue et de la protection des plus vulnérables dans la région des Grands Lacs, en particulier au Kivu.
Le témoignage de Floribert Bwana Chui, membre de votre communauté, martyr de la justice et de la lutte contre la corruption, rappelle combien la fidélité à l’Évangile peut coûter la vie dans cette région meurtrie.
Dans ce contexte, je voudrais poser une question difficile mais essentielle.
Face à la présence durable des FDLR au Kivu, groupe issu du génocide de 1994 et dont certains dirigeants continuent de parler ouvertement de « finir le travail », Sant’Egidio considère-t-elle qu’il existe aujourd’hui un risque réel de résurgence d’un génocide contre les Tutsi au Rwanda ?
Et comment votre communauté pense-t-elle pouvoir contribuer, concrètement, à prévenir une telle catastrophe, au-delà du dialogue, lorsque des idéologies génocidaires restent actives ?











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