Ce budget 2025 « nécessite un effort inédit de maitrise de la dépense publique », nous a averti Patrick Mignola, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement.
Le budget 2025 du Programme 129, pour l’action n°2 « Coordination de la sécurité et de la défense » dédiée plus particulièrement à la cybersécurité, à la lutte contre les ingérences numériques étrangères et à l’appui aux services de renseignement, se caractérise par une baisse de 13 M euros des crédits (-3%) et une progression à la marge des effectifs.
Dans un contexte de contrainte budgétaire, rapporteur de ce programme depuis 8 ans, j’ai défendu les ajustements proposés par le SGDSN, car ils m’ont paru nécessaires et pertinents.
Comme je l’ai dit devant mes collègues, qui souhaitaient rehausser ce budget, je n’ai pas souhaité entrer dans une logique de ponction de crédits sur un programme pour en abonder un autre, car il s’agit de la responsabilité du gouvernement avant tout.
C’est principalement pour ces motifs que la commission des affaires étrangères et de la défense a émis un avis défavorable à l’adoption des crédits de la mission « Direction de l’action du Gouvernement ».
Avant de présenter les chiffres du budget, je suis revenu sur les motifs de satisfaction de l’année 2024 concernant la lutte contre les attaques cyber et les ingérences numériques étrangères, dont il faut féliciter les services concernés et l’écosystème.
> Lire aussi le rapport “L’Essentiel : Cybersécurité, ingérences numériques et sécurité nationale : un budget 2025 sous contrainte”. Lire
VERBATIM de mon intervention
Monsieur le Président
Monsieur le Ministre
Mes chers collègues,Il me revient depuis maintenant 8 ans de vous présenter le budget du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » dédié plus particulièrement à la cybersécurité, à la lutte contre les ingérences numériques étrangères et à l’appui aux services de renseignement.
Cyberattaques, guerre informationnelle, opérations de déstabilisation des outre-mer, tensions causées par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, sont reliées à trois sources principales : la Chine, la Russie et l’écosystème cybercriminel.
En dépit de l’augmentation des menaces de tous ordres, le dôme cyber français a tenu en 2024. Je veux donc saluer l’action de l’ANSSI, de Viginum et, évidemment, de tout l’écosystème qui les entourait. Ils ont préparé et protégé avec succès les grands rendez-vous de l’année 2024 : les élections européennes puis législatives et bien sûr les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Outre l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information et Viginum, qui agit aujourd’hui comme une force de réaction rapide pour contrer la désinformation venant de puissances étrangères, je veux également saluer le lancement en décembre 2024 de la plateforme de signalement 17 Cyber, que nous appelions de nos vœux depuis 6 ans. C’est un outil majeur destiné à l’ensemble des Français, les particuliers comme les entreprises.
Maintenant qu’en est-il pour 2025 ?
Avec 425 millions d’€ au lieu de 438 millions d’€, les crédits de paiement de l’action n°2 « Coordination de la sécurité et de la défense » subiront en 2025 une baisse de 3 % par rapport à 2024.
Les services du SGDSN (principalement l’ANSSI et Viginum) vont devoir fonctionner avec 8 millions d’€ en moins.
On relève aussi une réduction de 4 millions d’€ des fonds spéciaux et 1 M€ des moyens du Groupement interministériel de contrôle (GIC) qui met en œuvre des techniques de renseignement pour les services.
Quant à l’IHEDN, la subvention à ce centre de formation baisse de 3%, soit 300 K euros.
Pour les effectifs, le plafond d’emplois passe de 1 283 équivalents temps plein travaillé en 2024 à 1 300 pour 2025.
Ce budget se caractérise donc par une baisse modeste des crédits et une progression à la marge des effectifs.
C’est principalement pour ces motifs que la commission a émis un avis défavorable à l’adoption des crédits de la mission « Direction de l’action du Gouvernement ». Néanmoins, j’estime que dans un contexte de contrainte budgétaire, les ajustements proposés par le SGDSN sont nécessaires et pertinents.
A titre personnel, je n’ai pas souhaité entrer dans une logique de transfert de crédits, car il s’agit d’une responsabilité du Gouvernement avant tout.
Nous aurons l’occasion d’en débattre lors de l’examen des amendements, puisque certains plaident pour une hausse des crédits, tandis que le gouvernement propose par un nouvel amendement, une baisse de 40 M€ des crédits du programme 129.
Les résultats et la motivation des équipes que nous avons rencontrées avec mon collègue Mickaël Vallet permettent de penser que la France dispose d’une capacité de premier niveau pour s’adapter et relever les défis.
Que ces services soient pleinement assurés de notre soutien et de notre vigilance sur l’exécution budgétaire de l’exercice 2025 pour qu’ils puissent assurer leur mission.
Je vous remercie.




Ce 23 janvier, avec mes collègues rapporteurs Michel Canévet, Patrick Chaize et Hugues Saury, nous avons entendu les représentants des organisations professionnelles de la cybersécurité :
Le Premier ministre l’a rappelé dans sa déclaration de politique générale que l’objectif de redressement des finances publiques n’est pas seulement financier, c’est aussi une obligation morale à l’égard des générations futures.
Je suis intervenu dans la discussion générale, au nom du groupe UC, lors des débats sur la mission Action extérieure de l’État du PLF 2025.


Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe que je préside s’est entretenu, ce 9 janvier, avec Patrick Maisonnave, ambassadeur de France en Arabie saoudite, Jean-Baptiste Faivre, ambassadeur de France au Qatar, Nabil Hajlaoui, ambassadeur de France au Sultanat d’Oman, Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France au Royaume de Bahreïn, et Olivier Gauvin, ambassadeur de France au Koweït.
J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à Joseph Aoun, élu président de la République libanaise, ce 9 janvier.
Ce 7 janvier, j’ai eu le plaisir d’entendre Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, lors de la 30e édition de la Conférence des ambassadrices et des ambassadeurs.
Par ailleurs, Jean-Noël Barrot a constaté l’amélioration des « dispositifs sociaux, par exemple ceux qui nous permettent de lutter contre les violences familiales ». En effet, « lorsque nos concitoyens se trouvent dans des situations difficiles et quand, parfois, des drames viennent bouleverser leur existence, la diplomatie française est là pour leur porter secours », assure-t-il, en évoquant notamment nos otages en Iran et les efforts de la Nation pour Mayotte.
À l’Élysée, ce 6 janvier, j’ai assisté au discours d’Emmanuel Macron aux ambassadeurs qui, une fois n’est pas coutume, a ouvert les travaux de la Semaine des ambassadeurs en janvier, plutôt qu’à la fin de l’été, pour cause de Jeux Olympiques.
1 – Entretien avec Christiane Kirketerp de Viron, directrice à la direction générale CONNECT
2 – Entretien avec Boris Augustinov de la DG FISMA
Notre rapporteur Michel Canévet, membre de la commission des Finances a souhaité auditionner des représentants* de la Banque nationale de Belgique, sur les impacts de la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, dite «DORA».
Ultime séquence de cette journée d’auditions à Bruxelles, un entretien avec des représentants du centre belge pour la cybersécurité (CCB), dont Valéry Vander Geeten, responsable juridique et coordinateur de la transposition NIS2.
Communauté française – Réseau consulaire
De son côté, Samer Melki a annoncé que l’ouverture à 8 reprises en soirée du consulat de 17.00 à 19.00, a rencontré un grand succès. Il cherche à déployer le consulat au plus proche de nos compatriotes en multipliant les tournées en province.
Réunion de Sécurité
Ayant participé aux travaux de notre commission d’enquête sur le narcotrafic, les données britanniques m’ont interpellé et démontré que ce fléau frappe l’Europe entière indistinctement.
(g.à d) Amélia Lakrafi, députée ; Majid bin Abdullah Al Qasabi, ministre du Commerce ; Olivier Cadic ; Cédric Perrin, sénateur ; Emmanuel Macron, Président de la République ; Prince Bader bin Abdullah bin Farhan Al Saud, ministre de la culture.
La France a été l’un des premiers pays à soutenir la candidature de Riyad pour accueillir l’exposition universelle de 2030.
de Nadia Chaaya, conseillère à l’AFE pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, et présidente du conseil consulaire de Djeddah.

Retour à Diriyah, pour accompagner le Président de la République Emmanuel Macron dans sa visite sur le site du Palais d’At-Turaif.
À l’issue de cette visite, Rachida Dati, ministre de la Culture, et son homologue le Prince Bader bin Abdullah bin Farhan Al Saud, ont signé neuf contrats de coopération culturelle.
Ultime rencontre au Ritz Carlton avec Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, et Patrick Maisonnave, ambassadeur de France, en marge des entretiens bilatéraux d’Emmanuel Macron au One Water Summit, pour faire le bilan de ce déplacement en compagnie de Cédric Perrin et Amélia Lakrafi.
Inauguration du métro – Egis
La France joue un rôle actif dans ce projet, étant donné que la société Thema, responsable de la gestion du métro, est le fruit d’un partenariat entre l’entreprise française Egis et l’italienne ATM.
Chambre de commerce France-Grèce
Consulat
Cimetière militaire de Zeïtenlick
Thessalonique, la “Jérusalem des Balkans” était un port important de l’Empire Ottoman, dans lequel 300 000 soldats français ont débarqué entre 1915 et 1918 pour combattre sur le front d’orient. Plus de 50 000 y sont morts pour la France.
Ce 5 décembre, j’ai eu le plaisir d’intervenir en keynote introductive, lors du colloque intitulé « la résilience dans tous ses états », au sein des locaux de Direction générale de la Gendarmerie nationale à Issy les Moulineaux.
Cet objectif s’incarne dans le projet de loi « relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » qui devrait, sous toutes réserves, être discuté en séance, mi-février 2025.





