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En circonscription en Syrie – Damas (11 fév. 2026)

Diplomatie parlementaire

En compagnie de Jean-Baptiste Faivre, chargé d’affaires français en Syrie, de Henri d’Aragon, son adjoint, et de Nadia Chaaya, conseillère élue à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, et administratrice de l’ANEFE, je me suis rendu une journée à Damas pour évaluer les enjeux pour la France dans la Syrie du nouveau régime.

Après 50 ans de dictature et 11 ans de guerre, la diversité religieuse et culturelle a été profondément fragilisée.

Il était essentiel de rencontrer les communautés locales et de leur montrer que la France reste à leurs côtés. Cette visite m’a permis de constater les effets encore visibles des destructions, d’observer que des chantiers de reconstruction étaient en cours, et de traverser la vieille ville.

L’un des objectifs principaux de ce déplacement était de visiter le lycée Charles de Gaulle de Damas, qui fait partie de l’ANEFE, de mieux comprendre la situation éducative et le rôle des écoles françaises et chrétiennes.

Ces établissements constituent un vecteur important de transmission culturelle et de dialogue, tout en contribuant à la résilience des communautés.

Les échanges avec les acteurs locaux ont été précieux pour apprécier les besoins concrets et orienter l’action de la France dans le soutien aux minorités et à l’éducation francophone.

Je remercie Jean-Baptiste Faivre d’avoir favorisé ce premier déplacement en Syrie et l’équipe qui a assuré notre sécurité. +d’images

Enseignement

Lycée Français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG)

Bénéficiaire d’un soutien crucial de l’ANEFE, la visite du LFCDG constituait l’objectif principal de cette première visite en Syrie.

Je remercie Nadine Chaoui, présidente de l’APE, Fadi Achi, trésorier, les membres du conseil d’administration et Bernard Roche, proviseur du Lycée français Charles de Gaulle de Damas (LFCDG) pour la qualité de leur accueil.

Avec 496 élèves en 2025, dont 13% de Français, le LFCDG reste un bastion de la francophonie dans un contexte complexe. Les locaux, impeccablement entretenus, reflètent la détermination de toute une communauté éducative.

. Un soutien crucial de l’ANEFE : membre depuis 2008, le lycée a pu bénéficier d’un emprunt garanti par l’État français pour financer son immobilier. Cependant, de 2012 à 2022, en raison des difficultés liées à la guerre, l’ANEFE s’est substituée à l’école pour assurer le remboursement de l’emprunt, qui a été soldé en 2022. Depuis 2018, de nouveaux engagements ont été pris par l’école pour rembourser l’ANEFE sur une période plus longue.

. Des enjeux financiers à accompagner : la direction m’a alerté sur la volonté de l’AEFE d’augmenter progressivement sa redevance à 4% des frais de scolarité. J’ai entendu cette préoccupation et m’engage à la porter auprès des autorités compétentes, afin de préserver l’équilibre financier de l’établissement.

En tant que président de l’ANEFE, accompagné par Nadia Chaaya, membre du conseil d’administration, cette visite était pour nous l’occasion de faire le point avec le comité de gestion et d’échanger sur leurs projets d’avenir. Nous avons également abordé la situation générale à Damas et en Syrie.

Le LFCDG est un symbole de résilience et de continuité éducative, malgré les épreuves. Je salue le courage de toute l’équipe, qui permet à des centaines d’élèves de poursuivre leur scolarité dans un cadre francophone et exigeant. ‎+d’images

Vidéo réalisée par le LFCDG :

École arménienne catholique Al Nour

J’ai eu le privilège de visiter l’école arménienne catholique Al Nour, qui accueille principalement des enfants arméniens catholiques, mais aussi des élèves d’autres confessions, offrant un espace éducatif ouvert et francophone au cœur de la vieille ville de Damas.

L’accueil qui m’a été réservé par l’équipe pédagogique et les élèves a été chaleureux et profondément humain.

La visite m’a permis de constater la vitalité de l’école malgré les traumatismes du passé. En 2015, une roquette a explosé dans la cour de l’établissement, causant la mort d’un enfant et de nombreux blessés. Dix ans après, les stigmates de cette tragédie restent visibles, mais la communauté continue de transmettre des savoirs et des valeurs aux générations suivantes.

Cette école est un symbole de résilience et de continuité : elle permet de préserver l’identité arménienne et chrétienne dans un contexte toujours fragile, tout en offrant un enseignement de qualité.

Les échanges avec les élèves ont rappelé combien il est important pour la France de soutenir ces initiatives éducatives et de continuer à défendre le pluralisme et la diversité religieuse en Syrie. +d’images

Solidarité

Évêché arménien catholique

Ma visite s’est poursuivie par une rencontre avec Mgr Georges Assadourian, évêque arménien catholique de Damas, véritable « pilier de la résilience » pour les communautés chrétiennes.

Nous avons abordé plusieurs axes essentiels :
•⁠ ⁠Sécurité des communautés : Mgr Assadourian a partagé son analyse sur la protection des quartiers chrétiens sous le nouveau régime.
•⁠ ⁠Aide humanitaire : J’ai salué le rôle de l’Église dans la distribution de secours et discuté des besoins urgents en médicaments et en énergie.
•⁠ ⁠Éducation et Francophonie : Nous avons évoqué la survie des écoles chrétiennes francophones. Sur 70 écoles nationalisées par le Parti Baas dans les années 1960, 50 restent ouvertes aujourd’hui, accueillant 30 000 élèves de toutes confessions. J’ai souligné le soutien constant du Quai d’Orsay à l’Oeuvre d’Orient.

Créer ou rouvrir une école chrétienne, c’est recréer du lien, faire revenir les familles et assurer la transmission culturelle. Nous avons discuté des démarches à engager auprès du nouveau gouvernement syrien pour rouvrir certaines écoles fermées par le régime précédent.

Cet échange a été riche, soulignant le rôle central de l’Église pour la résilience et la protection des minorités en Syrie. +d’images

En circonscription en Suisse – Genève (29-30 janv. 2026)

À l’occasion de mon dixième déplacement en Suisse, principalement consacré à des réunions à dominante économique, j’ai répondu à l’invitation Marie Wattez, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS) afin de participer à plusieurs rencontres dédiées au renforcement des relations économiques entre la France et la Suisse.

J’ai également pris part à la réception des vœux organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève.

Diplomatie économique

Chambre de Commerce et d’Industrie France–Suisse (CCIFS)

Je remercie chaleureusement la présidente de la CCIFS, Marie Wattez, qui a organisé cette séquence particulièrement riche d’échanges et d’initiatives au service de la diplomatie économique.

1. Communauté d’affaires franco-suisse

La première rencontre m’a permis d’échanger avec la communauté d’affaires franco-suisse autour de Florence Notter-Daugny, présidente pour la Suisse de la Société des membres de la Légion d’honneur.

Ce moment convivial s’est tenu en présence de Francis Wahl, Yves Donin de Rozieres et Eric Vigié. Les échanges ont permis d’évoquer les dynamiques de coopération entre nos deux pays et l’importance du rôle joué par les réseaux économiques et associatifs pour renforcer les liens franco-suisses.

2. ThinkActs Cyber & SecureTech

J’ai ensuite participé à une réunion du groupe ThinkActs Cyber & SecureTech organisé à la CCIFS.

Les ThinkActs sont des groupes de travail thématiques par secteur d’activité qui structurent l’intelligence collective entre la France et la Suisse. Ils rassemblent entreprises, institutions, clusters, universitaires et start-ups autour d’objectifs concrets : partager une veille stratégique, favoriser le dialogue et construire des coopérations opérationnelles.

Marie Wattez m’a invité à rejoindre le groupe consacré à la souveraineté numérique, la cybersécurité et les infrastructures critiques franco-suisses, coordonné par Benoit Passuello (ELMA).

Les échanges ont mis en évidence plusieurs constats préoccupants : l’augmentation rapide des cyberattaques visant les infrastructures critiques – santé, énergie, ports ou banques –, mais aussi la dépendance persistante de l’Europe à certaines technologies extra-européennes dans le cloud et l’intelligence artificielle.

Dans le même temps, des opportunités stratégiques existent. La coopération franco-suisse pourrait permettre de positionner nos deux pays comme des acteurs majeurs en matière de cybersécurité industrielle et de cloud souverain sécurisé. Les participants ont également évoqué les perspectives offertes par les infrastructures quantum-safe et le renforcement de capacités duales associant cybersécurité civile et cyberdéfense.

3. Coopération industrielle avec les Pays de Savoie

Enfin, fidèle à sa volonté de développer les coopérations transfrontalières, la CCIFS a organisé une rencontre avec l’Association des Forces Industrielles des Pays de Savoie (FIPS).

Cette réunion s’est tenue en présence de Alexandre Epalle, représentant l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation, chargé d’attirer des entreprises afin de compléter les chaînes de valeur industrielles en Suisse.

Créée à l’initiative d’un groupe d’industriels engagés sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du territoire, la FIPS fédère plusieurs entreprises dynamiques de la région alpine. Parmi les participants figuraient notamment Clément Cordier, Louis Pernat (HBP), Didier Bouvet (Pracartis) et Olivier Nicollin (Nicomatic).

Ces rencontres ont illustré la vitalité de la relation économique franco-suisse et l’importance de poursuivre le dialogue entre acteurs publics et privés pour renforcer nos coopérations industrielles et technologiques.

Communauté française

Vœux du consul général

Cette cérémonie, organisée par Clément Leclerc, consul général de France à Genève, s’est tenue à l’Institut Florimont pour accueillir une assistance nombreuse, a été marquée par une gravité particulière en raison de la tragédie survenue à Crans-Montana, rappelant à chacun la fragilité de la vie et l’importance de la solidarité.

Après les allocutions du consul général et de Marion Paradas, ambassadrice de France en Suisse, j’ai pris la parole pour saluer l’engagement des conseillers des Français de l’étranger arrivant au terme de leur mandat, véritables relais de proximité pour nos compatriotes.

J’ai également souligné la qualité des établissements d’éducation en Suisse et témoigné ma reconnaissance envers Emmanuel Coigny et Bernard Revol, deux membres de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE).

J’ai rappelé le rôle indispensable de la CCIFS dans le développement de la diplomatie économique et remercié tout particulièrement Francis Wahl pour son engagement au service de nos entreprises et du rayonnement économique de la France.

Cette réception a rappelé l’importance de soutenir nos institutions, notre réseau éducatif et nos acteurs économiques pour renforcer durablement la présence française et la coopération transfrontalière.

Félicitations à Clément Leclerc et à toute son équipe pour la réussite de cet événement. +d’images

En circonscription en Turquie – Istanbul (25-27 janv. 2026)

Mon troisième déplacement à Istanbul a été facilité grâce à l’engagement et à l’énergie de Florence Ogutgen, que je tiens à remercier chaleureusement.

Installée en Turquie depuis 43 ans, Florence est une figure bien connue de la communauté française.

Unique femme marchande de tapis du Grand Bazar d’Istanbul, elle incarne aussi l’esprit d’entreprendre et d’intégration qui caractérise tant de Français établis à l’étranger.

Son parcours est remarquable : élue dès 1994, conseillère au CSFE de 2001 à 2006, puis conseillère des Français de l’étranger pour la Turquie depuis 2014, Florence s’engage depuis de nombreuses années pour représenter et défendre les intérêts de nos compatriotes.

C’est la seconde fois que mon déplacement à Istanbul est coordonné par Florence. Sa connaissance du terrain et de la communauté française est précieuse pour comprendre les évolutions de notre présence dans ce pays stratégique.

Lors de mon précédent déplacement en 2023, Florence soulignait déjà la forte demande pour l’enseignement français et la nécessité d’ouvrir de nouvelles écoles afin de répondre à l’intérêt croissant des familles turques.

La situation a malheureusement évolué depuis. Les restrictions d’inscription imposées par les autorités locales à la rentrée 2024 pour les enfants turcs ont profondément changé la donne. Les lycées français d’Ankara et d’Istanbul ont chacun perdu près de 300 élèves en deux ans.

Pour Florence, la priorité est désormais claire : trouver des solutions pour les enfants binationaux et pour les fratries déjà engagées dans le système scolaire français. J’ai fait de cette question une priorité de mon action et ce déplacement à Istanbul m’a permis de poursuivre ce travail au plus près des réalités du terrain.

Merci encore Florence pour ton engagement constant au service de nos compatriotes.

Enseignement

Lycée Pierre Loti

À l’initiative de Florence Ogutgen, conseillère des Français de l’étranger, le lycée Pierre Loti m’a accueilli, en présence d’Alexandre Landolfi, proviseur adjoint.

La visite a débuté par un temps d’échange avec les représentants de l’APE, gestionnaire de l’établissement, avant de se poursuivre par une rencontre ouverte aux parents et aux personnels.

L’augmentation des frais de scolarité de 16% suite à la décision du CA de l’AEFE de décembre 2025 constitue un sujet d’inquiétude pour les parents d’élèves.

Plusieurs sujets de préoccupation liés à l’avenir de la coopération éducative bilatérale ont été abordés. La diplomatie parlementaire nous est apparu comme est un des moyens de la renforcer dans un esprit d’échange et d’écoute avec nos partenaires.

Aussi, afin de prendre en compte les observations recueillies, je me suis engagé à demander un entretien avec Yunus Demirer, ambassadeur de Turquie en France à mon retour à Paris.

Merci à tous les participants pour leur accueil. +d’images

Communauté française

Consulat

À l’occasion de mon troisième déplacement à Istanbul, j’ai eu l’opportunité d’échanger sur les attentes de la communauté française lors de deux entretiens.

1️⃣ Rencontre au consulat général

En l’absence de la consule générale Nadia Fanton, une réunion a été organisée par Rim Pradeau, Cheffe de chancellerie, en présence de Florence Ogutgen, Belgin Ozdilmen Gurhan et de Marie-Rose Koro, conseillères des Français de l’étranger.

La réunion s’est tenue dans la résidence provisoire du consulat, le Palais de France, résidence historique du consulat général, faisant actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation.

Les échanges ont notamment porté sur l’évolution du nombre d’inscrits au registre, qui s’élève à 6 900 à fin janvier 2026. La communauté française est majoritairement féminine (55,32 %) et les deux tiers des inscrits sont binationaux.

L’activité du service aux Français ne concerne pas uniquement les résidents. On estime à plus d’un million le nombre de compatriotes de passage en Turquie, dont 800 000 à Istanbul. Cette affluence entraîne une augmentation du nombre de Français en difficulté (113 situations recensées), qui sollicitent le pôle des affaires sociales du consulat pour des raisons financières, sociales, familiales ou médicales.

Le nombre de boursiers est en baisse constante depuis 2023, conséquence de la crise économique, de la hausse des frais de scolarité et des restrictions imposées par l’État turc.

Un travail particulièrement sérieux est mené pour lutter contre :
• les violences de genre et les violences intrafamiliales,
• les déplacements illicites d’enfants,
• les fraudes aux prestations sociales et aux documents d’identité.

2️⃣ Échange avec le consul honoraire à Edirne

Je me suis également entretenu avec Ercan Dursunoglu, consul honoraire à Edirne.

Quatre consuls honoraires assurent le relais du consulat général d’Istanbul : Bursa, Edirne, Izmir et Mugla (Bodrum).

Ville touristique et universitaire située à la frontière de la Bulgarie et de la Grèce, Edirne constitue un point de transit majeur pour les migrants et réfugiés tentant de rejoindre l’Union européenne.

Ces échanges ont permis de mesurer l’engagement des équipes consulaires et des élus des Français de l’étranger au service de nos compatriotes. Dans un contexte régional exigeant, leur action est essentielle pour garantir la protection, l’accompagnement et le rayonnement de la communauté française en Turquie.

 

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Eurasie

Heureux d’avoir participé à la réunion régionale Eurasie des Conseillers du Commerce extérieur de la France à Istanbul, véritable carrefour du monde, en présence de Sophie Sidos, présidente des CCEF.

Deux jours d’échanges passionnants, riches d’enseignements sur une zone que je découvrais et pleine d’opportunités.

J’ai particulièrement apprécié le sérieux des présentations des Services économiques et des CCEF (Turquie, Ukraine, Azerbaïdjan, Géorgie, Ouzbékistan, Kazakhstan, Russie…), tout en restant accessibles et naturels. Le sentiment de complicité et de proximité dans le partage d’informations m’a profondément réjoui.

Je suis reconnaissant envers Jean-Jacques Santini de m’avoir offert l’opportunité de partager notre regard sur l’action de l’Agence française de développement. Au-delà de notre complémentarité, chacun a pu constater notre complicité au sein du CA pour faire évoluer l’Agence en faveur d’un meilleur soutien à nos entreprises à l’international.

Ma gratitude va également à Philippe Pelé-Clamour, président CCEF pour l’Eurasie, qui m’a permis de partager ma perception très positive de l’action des CCEF. Il m’a donné l’occasion de rappeler l’apport précieux d’Isabelle Aimonetti (Afrique), Anne Baer (Israël), Iwan Streichenberger (USA) et de tous les CCEF rencontrés l’an passé.

Enfin, merci à Franck Mereyde, président CCEF Turquie, et à l’équipe du siège pour leur professionnalisme, qui ont fait de ce forum un moment inoubliable.

La capacité à œuvrer collectivement et à dépasser le travail en silo est la clé du succès. Merci à chacune et chacun pour votre générosité et expertise. Au plaisir de vous retrouver au prochain « centre du monde », où qu’il soit ! +d’images

Sophie Sidos Vicat

À l’occasion de la réunion régionale Eurasie des CCEF, j’ai tenu à exprimer toute mon admiration à Sophie Sidos-Vicat pour son leadership engagé et inspirant, en lui remettant la médaille commémorative du Sénat.

Depuis son accession à la présidence, Sophie donne une visibilité remarquable à l’action des CCEF et poursuit avec succès la dynamique initiée par Alain Bentéjac, en renforçant l’influence et la cohésion de notre réseau à l’international.

Plus que jamais, le réseau des CCEF joue un rôle essentiel pour accompagner nos entreprises à l’export et soutenir notre diplomatie économique ; cette médaille était aussi l’occasion de marquer ma profonde reconnaissance aux CCEF pour tout ce qu’ils m’apportent dans l’exercice de ma mission au service de la diplomatie économique.

À la tête de Vicat, grand groupe cimentier français présent dans de nombreux pays, Sophie s’inscrit dans un héritage industriel d’exception : son aïeul, Louis Vicat, est en effet l’inventeur du ciment artificiel au XIXᵉ siècle. Un symbole fort d’innovation, de vision et d’engagement au service du développement.

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (16 mars 2026)

Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe exprime sa solidarité avec les États du Golfe face aux attaques de l’Iran

Au nom du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, Olivier Cadic, président, exprime sa pleine solidarité et son soutien aux autorités et aux populations des pays du Golfe confrontés aux frappes récentes imputées à l’Iran. Il adresse également ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes, ainsi que ses pensées aux blessés, en espérant leur prompt rétablissement.

Le groupe d’amitié réaffirme son attachement à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté des États membres du Conseil de coopération du Golfe. Il salue le sang-froid, la résilience et la capacité de maîtrise des dirigeants et des populations des pays du Golfe face à ces menaces.

Malgré les agressions répétées, “les autorités de la région ont démontré leur détermination à assurer la défense de leurs territoires tout en préservant la stabilité économique et la confiance des partenaires internationaux”, a fait observer le président du groupe.

Partenaire historique de nombreux pays de la région, la France entretient avec eux des relations étroites de coopération fondées sur la confiance et le dialogue. Le groupe d’amitié souligne l’importance de poursuivre et de renforcer cette coopération très appréciée par les pays de la région, notamment dans les domaines de la sécurité et de la stabilité régionale.

Réaffirmant sa solidarité avec les États et les peuples du Golfe, le groupe d’amitié appelle l’ensemble des acteurs à la responsabilité et à la retenue afin d’éviter toute escalade supplémentaire, en privilégiant les voies diplomatiques pour préserver la paix et la sécurité dans la région.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 16 mars 2026

Sénat – Enjeux stratégiques de la mer Noire – Vidéo Q/R (7m)

Ce 18 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a organisé une table ronde sur les enjeux stratégiques de la mer Noire. À ce titre, nous avons eu le plaisir de recevoir Noémie Rebière et Igor Delanoë, chercheurs associés à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Je les ai interrogés sur l’opportunité d’un élargissement stratégique de l’Union européenne à l’Ukraine, à la Turquie et à la Géorgie afin de renforcer la sécurité en mer Noire et de dissuader l’expansionnisme russe. Ils ont apporté leur éclairage en répondant successivement à cette question et en analysant les implications géopolitiques d’un tel élargissement.

VERBATIM de mon intervention

Merci pour votre présentation. J’aimerais parler de l’Union européenne par rapport à cette zone. Nous avons trois pays candidats à l’accession à l’Union européenne qui sont riverains de la mer Noire : l’Ukraine, la Turquie et la Géorgie.
Dans le contexte de tensions accrues, donc, en mer Noire, de l’expansionnisme russe, en quoi une réponse favorable de l’Union européenne à la candidature d’adhésion de l’Ukraine constituerait-elle un levier géostratégique majeur pour la stabilité régionale et la sécurité du continent européen ?
Ne pourrions-nous pas penser qu’au regard des tensions en mer Noire, l’Union européenne devrait considérer la candidature turque avant tout sous un angle géostratégique, malgré les divergences persistantes en matière d’État de droit et de valeurs démocratiques ?
En gros, j’ai envie de vous demander si on faisait adhérer simultanément, dans le même esprit que ce qui s’est passé dans les années quatre-vingt-dix avec les pays d’Europe de l’Est, l’Ukraine, la Turquie, la Géorgie, vous pourriez refaire votre carte, et est-ce que vous ne pensez pas que ce serait un bon moyen de dissuader la Russie de poursuivre ses opérations ? Merci.

Médias – “Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise” (Arab News, 13/03/2026)

ARAB NEWS PARIS: Les frappes récentes de l’Iran contre plusieurs États du Golfe représentent un test majeur pour la stabilité régionale, pour la solidité des alliances et pour la capacité de réaction collective des pays de la région, qui font preuve d’une grande capacité de résilience et de maîtrise.

C’est en tout cas le point exprimé par le sénateur Olivier Cadic, président du groupe sénatorial France-pays du Golfe, qui répondait aux questions de.Arab News en français, et qui estime que cette crise agit « comme un révélateur des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient ».

Depuis le début de l’escalade, l’élément qui frappe particulièrement le sénateur c’est la volonté des États visés « de montrer leur capacité de résistance ».

Cette posture a été particulièrement visible du côté des Émirats arabes unis, où les autorités ont projeté « l’image d’un pays capable de se défendre tout en maintenant son sang-froid face à la menace ».

Cette stratégie répond à un double objectif qui consiste d’une part, à démontrer que les infrastructures de défense de ces États sont solides et capables de faire face à des attaques sophistiquées, et d’autre part, rassurer les marchés, les investisseurs et les partenaires internationaux sur la stabilité de la région malgré les tensions.

Car au-delà de la dimension militaire immédiate, ces frappes ont aussi une portée politique, et pour Cadic, elles confirment les ambitions régionales de Téhéran.

Dans cette perspective, il estime que la crise actuelle agit comme un révélateur, car les pays du Golfe se trouvent confrontés simultanément à une même menace et doivent désormais réfléchir à la manière d’y répondre collectivement.

La situation souligne-t-il met également en lumière le rôle particulier de l’Arabie saoudite, qui a engagé depuis plusieurs années une politique de détente avec l’Iran, notamment à travers un accord de rapprochement conclu en 2023 sous médiation chinoise.

« Ce rapprochement visait avant tout à stabiliser la région afin de permettre au royaume de se concentrer sur son développement économique et ses grands projets de transformation ».

Réduire les tensions régionales

Pour Riyad, l’objectif était clair, il s’agissait de réduire les tensions régionales afin de favoriser l’investissement et la croissance, mais la crise actuelle est venue rappeler les limites de la diplomatie face à des rivalités stratégiques profondes.

Dans ce contexte tendu, la question du rôle des partenaires occidentaux, et notamment de la France, se pose avec acuité, Paris indique le sénateur entretient depuis longtemps des relations étroites avec plusieurs pays du Golfe et dispose d’une présence militaire dans la région.

Ainsi la France pourrait contribuer à rassurer ses partenaires en renforçant sa coopération sécuritaire et en soutenant les efforts de défense régionale, « alors que la présence militaire accrue, tente d’envoyer un signal politique important, qui est celui d’un soutien concret face aux menaces extérieures ».

Selon Cadic, la crise actuelle constitue également un test pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui rassemble six États de la péninsule arabique.

Créée à l’origine comme une organisation de coopération économique, cette structure pourrait voir son rôle évoluer face aux défis sécuritaires, souligne-t-il à l’image de l’Union européenne, dont l’intégration s’est souvent renforcée à la faveur des crises.

Ainsi le CCG « pourrait sortir de cet épisode avec une coordination politique et militaire accrue », car confrontés à la même menace, « ses membres pourraient être amenés à approfondir leur coopération en matière de défense, de renseignement et de sécurité régionale ». Lire la suite de l’article Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise sur le site Arab News

AFE – Pauline Carmona salue la mobilisation des élus et détaille la modernisation du réseau consulaire

Le 6 mars, lors de la dernière journée de la 44e session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Pauline Carmona, directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE), a présenté un vaste point d’étape sur l’activité du réseau consulaire, les réformes engagées et les priorités de l’administration au service de nos compatriotes établis hors de France.

En ouverture, elle a tenu à exprimer sa reconnaissance aux élus des Français de l’étranger pour la qualité du travail mené avec la DFAE et les postes consulaires. Elle a également eu une pensée particulière pour les quelque 400.000 Français présents dans une quinzaine de pays touchés par la crise au Moyen-Orient. Plus de 25.000 d’entre eux se sont signalés auprès du Centre de crise et de soutien (CDCS), où une réunion de crise s’est tenue le soir même avec les parlementaires représentant les Français de l’étranger, en présence des ministres Jean-Noël Barrot et Éléonore Caroit (compte-rendu).

Dans ce contexte tendu, Pauline Carmona a salué le professionnalisme des postes, la mobilisation du CDCS, ainsi que le rôle essentiel des élus dans l’accompagnement, l’écoute et la remontée d’informations de terrain.

La directrice a ensuite détaillé l’intense activité consulaire de l’année 2025.

Le nombre de Français inscrits au registre a poursuivi sa progression pour atteindre 1.787.323 personnes, soit une hausse de 1,7 % en un an. Plus de 504.000 titres d’identité et de voyage ont été délivrés. Les délais moyens de rendez-vous se sont encore améliorés, passant de 16 jours en 2024 à 11 jours en 2025. Elle a aussi souligné le maintien d’un haut niveau de tournées consulaires, avec plus de 800 missions par an, ainsi que la montée en puissance de l’envoi postal sécurisé des passeports.

La modernisation du service public consulaire a constitué l’un des fils directeurs de son intervention. « Moderniser ce n’est pas déshumaniser », rappelle-t-elle d’emblée. France Consulaire couvre désormais 100 % des Français inscrits dans 198 pays, avec des résultats remarquables : 96 % de taux de décroché et 90 % de satisfaction.

La directrice de la DFAE a également mis en avant les avancées du vote par internet, l’essor de l’identité numérique certifiée, la généralisation de la pré-demande en ligne pour les titres d’identité, les progrès du registre d’état civil électronique, ainsi que l’expérimentation du renouvellement à distance des passeports, actuellement en cours au Canada, au Portugal, en Espagne et en Australie.

Sur le volet social, Pauline Carmona a rappelé que 131 millions d’euros avaient été consacrés en 2025 aux aides sociales destinées aux Français de l’étranger, dont plus de 100 millions pour les bourses scolaires, bénéficiant à 18.578 élèves. Elle a insisté sur l’attention portée aux publics les plus fragiles : personnes âgées en perte d’autonomie, élèves en situation de handicap, femmes victimes de violences et compatriotes détenus à l’étranger.

À quelques semaines des élections consulaires, Mme Carmona a enfin salué une méthode fondée sur la co-construction entre administration et élus.

À l’occasion de cette dernière session de la mandature (2021-2026), elle a remercié chaleureusement les conseillers des Français de l’étranger pour cinq années d’engagement bénévole, soulignant combien leur action de terrain demeure indispensable au fonctionnement de notre réseau et à la protection de nos compatriotes. Une déclaration accueillie par un feu nourri d’applaudissements.

VIDÉO JOUR 5 : intégralité des interventions (Vendredi 6 mars 2026 – 44ème AFE)

Moyen-Orient : réunion de crise au Quai d’Orsay pour la sécurité des Français de l’étranger

Face à la dégradation de la situation au Moyen-Orient, une réunion de crise s’est tenue au Quai d’Orsay avec les parlementaires représentant les Français établis hors de France, afin de faire le point sur la sécurité de nos compatriotes et les dispositifs de protection mis en place par le ministère.

À l’initiative de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, de Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, et de Philippe Lalliot, directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS), une réunion de crise s’est tenue vendredi 6 mars au Quai d’Orsay.

Cette réunion avait pour objectif d’échanger avec les parlementaires représentant les Français établis hors de France sur la situation au Moyen-Orient et sur les actions menées par le ministère pour assurer la sécurité de nos compatriotes.

Ma collègue Olivia Richard, présidente du groupe d’amitié France-Iran, participait également à ces échanges.

Retour de mission au Liban et en Syrie

Président du groupe d’amitié France–Pays du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), je revenais d’une mission au Liban et en Syrie effectuée deux semaines plus tôt avec Nadia Chaaya, élue pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

Cette mission m’a permis de partager plusieurs informations recueillies sur le terrain.

J’ai notamment relayé les retours de nos conseillers des Français de l’étranger, les échanges avec les représentants de la CCIFI et les conseillers du commerce extérieur de la France, ainsi que des témoignages de personnes déplacées au Liban pour échapper aux bombardements.

Sécurité des Français : une priorité

J’ai également évoqué les plans de crise et les dispositifs de mise en sécurité de nos compatriotes que j’avais pu évaluer à Beyrouth et à Chypre lors d’une mission à l’été 2024.

Alors que l’Iran fait peser une menace grave non seulement sur la stabilité d’Israël mais également sur l’ensemble du Moyen-Orient, la situation demeure particulièrement volatile.

Missiles, roquettes et drones frappent indistinctement, tandis que nos compatriotes présents dans la région vivent dans l’inquiétude.

Dans ce contexte, la sécurité des Français demeure notre priorité absolue.

Des déplacements aériens perturbés

Les espaces aériens ouvrent et ferment selon l’évolution de la situation et les décisions des autorités locales.

De nombreux Français qui prévoyaient de rentrer d’Asie ou d’Océanie via les hubs du Golfe se retrouvent aujourd’hui bloqués, dans une situation qui rappelle celle vécue lors de la crise du Covid.

Informations utiles pour les Français à l’étranger

➡️ Centre de crise et de soutien : En cas d’urgence, il est recommandé de contacter le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : 📞 +33 1 43 17 51 00

Je tiens à saluer l’engagement des équipes du ministère ainsi que celui des bénévoles de la Croix-Rouge, mobilisés pour venir en aide à nos compatriotes.

➡️ Consignes de sécurité : LIEN

➡️ Fil d’Ariane : Les Français de passage dans la région sont invités à s’inscrire sur le fil d’Ariane afin de recevoir les informations et alertes du ministère : LIEN

Médias – “Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial” (Tribune)

Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 6 mars 2026

Le monde est entré dans une phase d’engrenage stratégique. Les crises que nous observons ne sont plus isolées : elles se répondent, s’alimentent et peuvent, à tout moment, changer d’échelle.

Cette dynamique s’est accélérée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Depuis, la logique de confrontation entre puissances s’est installée durablement dans les relations internationales.

Au Moyen-Orient, après s’être confronté aux proxys de l’Iran depuis le 7 octobre 2023, Hamas, Hezbollah, Houthis, Israël, soutenu par les États-Unis, se retrouve désormais engagé dans une confrontation plus directe avec le régime des mollahs, qui a fait de la destruction de l’État hébreu, l’un des fondements idéologiques de son projet.

À la suite des frappes engagées contre l’Iran samedi dernier, plusieurs trajectoires peuvent être envisagées.

La première serait une rupture brutale du régime sous la pression militaire et populaire, hypothèse qui demeure peu probable à ce stade.

Une seconde verrait les États-Unis réduire progressivement leur implication, laissant Israël en première ligne.

Une troisième passerait par une reprise diplomatique, aux conditions d’un régime iranien plus accommodant et d’un geste stratégique majeur de Washington, tel qu’un allègement substantiel des sanctions.

Mais le scénario aujourd’hui le plus crédible reste celui d’un enlisement durable du conflit, avec des conséquences potentiellement lourdes pour toute la région, et pour l’économie mondiale si le détroit d’Ormuz ou les grands hubs aériens du Golfe venaient à être durablement perturbés.

Le prochain point de friction pourrait se situer au Liban, où la fragilité de l’État demeure préoccupante.

Au pays du Cèdre, où je me suis rendu il y a deux semaines en compagnie de Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), j’ai pu mesurer l’inquiétude profonde d’une partie de la population. Beaucoup redoutent davantage encore un affrontement interne contre le Hezbollah, qui raviverait le spectre d’une nouvelle guerre civile, qu’une intervention terrestre israélienne.

L’avenir de cette milice, qui fait le malheur du Liban, dépendra largement des évolutions du pouvoir à Téhéran et de la personnalité du prochain Guide suprême.

Mais l’engrenage dépasse largement le Moyen-Orient.

Les tensions persistent dans l’arc Inde–Pakistan–Afghanistan, tandis que la mer de Chine méridionale et Taïwan demeurent des lignes de fracture majeures entre les États-Unis et la Chine.

Parallèlement, la Russie pourrait exploiter toute diversion stratégique américaine pour renforcer ses positions en Arctique, dans la Baltique ou aux marges orientales de l’Europe.

Dans ce contexte, la naïveté n’est plus permise pour la France et l’Europe. Anticiper ces enchaînements de crises et se donner les moyens diplomatiques et militaires de dissuader toute agression n’est pas céder au fatalisme : c’est assumer la responsabilité première d’un État, préserver la paix.

Médias – Olivier Cadic : “La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre” (Public Sénat – 5 mars 2026 – Vidéo 24m)

Ce 5 mars, dans l’émission “Bonjour chez vous” (Public Sénat), j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient

Nous avons également évoqué la technologie de surveillance irakienne, basée sur un puissant logiciel russe de reconnaissance faciale vendu dès 2019 au régime de Téhéran, en présence d’Alexandre Abdelila, journaliste d’investigation à Forbidden Stories.

Public Sénat :

“Le sénateur d’Union centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour chez vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient.

Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant il faut que ça s’arrête »

Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »

Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.”

J’ai répondu aux questions suivantes d’Oriane Mancini et de Rémi Guyot :

> Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il appelle à préserver l’intégrité du Liban et s’abstenir d’une offensive terrestre, est ce que vous pensez qu’il va être entendu ?
> Vous étiez au Liban il y a quelques jours, est ce que les Libanais se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau et est-ce, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l’armement du Hezbollah ?
> Cela vous paraissait-il possible, sans intervention militaire de la part d’Israël, le désarmement du Hezbollah ?
> Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique, vous la pensez possible à ce stade ?
> Le régime ne tombera pas sans une intervention terrestre, selon vous ?
> Le système politique étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu’au final rien ne change malgré l’assassinat d’Ali Khamenei ?
> En cas d’élection de Moshtaba Khamenei, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s’embourbe ?
> Est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait des répercussions en France, avec notamment un risque terroriste ?
> Roland Lescure, ministre de l’Économie, reçoit ce matin les distributeurs de carburant. Faut-il s’inquiéter ? Que peut faire le gouvernement ?

Sénat – Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios pour la suite ? – Vidéo Q/R (9’40)

Ce 4 mars, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a invité Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES), pour évoquer la guerre au Moyen-Orient.

Après avoir exprimé ma solidarité envers les Français établis dans les pays du Golfe, au Liban et en Israël, en rappelant que leur sécurité demeure prioritaire, j’ai alerté sur la dynamique d’escalade géopolitique à l’œuvre depuis l’invasion de l’Ukraine. J’ai notamment interrogé notre invité sur l’avenir politique du Hezbollah au Liban et sur le risque d’un embrasement élargi, y compris en mer de Chine méridionale autour de Taïwan.

Merci à Pierre Razoux qui a décrit clairement de nombreux scénarios d’escalade.

Voir la VIDÉO de l’intégralité de l’audition sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci pour vos propos. En qualité de président du groupe d’amitié avec les pays du Golfe, du GCC, vous comprendrez que je tiens d’abord à dire combien nos pensées vont vers nos compatriotes, leurs familles, leurs employés et l’ensemble de notre communauté vivant dans les pays du Golfe, mais bien sûr du Liban et en Israël.

Leur sécurité est et doit demeurer une priorité absolue.

J’ai pris note de vos scénarios qui sont circonscrits, et c’est logique vu le titre, aux conséquences de l’attaque de la semaine dernière. Mais je sais que vous avez pris de la hauteur aussi puisque vous avez mentionné à un moment la rivalité entre les États-Unis et la Chine.

Nous vivons en fait un engrenage réel qui a commencé il y a quatre ans avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et donc, en réalité, nous vivons une escalade depuis ce temps-là et je voudrais évaluer avec vous les scénarios d’escalade auxquels nous sommes confrontés puisque, peut-être, nous pensons que ce conflit que nous voyons actuellement n’est effectivement qu’un des engrenages que nous risquons de vivre dans les prochaines semaines et dans les prochains mois.

Parmi les escalades que nous observons déjà, et pour rester dans l’environnement direct, le Liban, où j’étais il y a deux semaines, qui se trouve entraîné dans un conflit par le Hezbollah malgré lui, malgré la volonté de son gouvernement et de la population.

Comment expliquez-vous les implications politiques et sociales de l’intervention de ce groupe armé pour la souveraineté libanaise ? Des élections sont prévues en mai prochain auxquelles le Hezbollah devait participer. Pensez-vous que le Hezbollah puisse encore rester un acteur politique au Liban et participer à ces élections alors qu’ils n’ont pas désarmé ?

Quelles seraient, selon vous, les conséquences d’une offensive terrestre israélienne au Liban ? Quel impact cela a-t-il sur la sécurité des communautés civiles libanaises, bien sûr, de tous nos compatriotes qui y vivent, y compris des minorités ?

Et pour finir, puisque vous avez mentionné la question États-Unis-Chine et que dans les scénarios d’escalade avec la Chine, nous observons aujourd’hui de plus en plus de multiples incidents en mer de Chine méridionale du fait de la marine de Pékin et un discours de plus en plus offensif de Pékin vers Taïwan. Ne pensez-vous pas qu’actuellement, nous risquons un scénario d’engrenage aussi à cet endroit ? Merci.

AFE – Sécurité des Français de l’étranger : Nadia Chaaya plaide pour le renforcement du dispositif « triple A »

Ce 2 mars, lors de la 44ᵉ session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, dernière de la mandature, Nadia Chaaya est intervenue en qualité de présidente du groupe Les Indépendants à l’AFE, lors du moment consacré aux groupes politiques.

Conseillère à l’AFE pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, Nadia a exprimé son soutien aux Français et aux élus confrontés aux tensions au Moyen-Orient et salué la réactivité du réseau diplomatique.

Elle a rappelé la nécessité de renforcer le dispositif « triple A » — anticipation, action, assistance — pour mieux protéger nos compatriotes en crise et associer davantage les élus au dispositif d’information et de coordination. Nadia Chaaya a enfin salué, en les citant, l’engagement des membres de son groupe, ainsi que les avancées obtenues au cours de la mandature.

Quelques instants plus tard, Radya Rahal, conseillère à l’AFE pour l’Afrique du nord, a alerté sur la situation des Français victimes de violences intrafamiliales à l’étranger.

Elle a appelé à renforcer les dispositifs de protection et d’accompagnement lorsque l’accès aux mécanismes juridiques et aux structures d’accueil locales est limité.

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VERBATIM

Madame la ministre, Madame la directrice, Madame la présidente, Monsieur le secrétaire général, mes chers collègues.

Madame la ministre, depuis samedi, un embrasement soudain de la situation en Iran, en Israël, dans plusieurs pays du Golfe et aussi au Liban depuis hier, plonge des milliers de nos compatriotes dans une angoisse légitime.

Je tiens à exprimer mon soutien à nos collègues élus français de cette zone, comme à l’ensemble de nos compatriotes qui y sont actuellement soit confinés, soit dans l’expectative.

Rosiane Houngbo Monteverde, qui préside notre commission des Lois, est bloquée à Bahreïn avec ses enfants. Elle est réveillée par le bruit des bombardements. Moi-même, je suis partie à temps du Liban, qui est entré dans le conflit depuis cette nuit.

Il me faut ensuite saluer la réactivité exemplaire de nos ambassades : activation rapide des cellules de crise, communication régulière et mise à disposition de numéros d’urgence. Ces mesures sont essentielles et rassurantes.

Pour autant, ma priorité, et j’ai sans doute lassé vos oreilles à chaque ouverture de session, demeure la mise en place du système triple A pour la sécurité de nos compatriotes : anticipation, action et assistance. Un dispositif devenu fondamental, mais encore incomplet. L’élu doit être un maillon actif de ce dispositif. Il ne peut être informé en même temps que nos compatriotes alors qu’il est en première ligne pour répondre, orienter et apaiser. Sans accéder aux éléments sensibles, il doit disposer d’un canal structuré et officiel. C’est une question d’efficacité collective. Nos travaux ont démontré que l’absence d’harmonisation des pratiques d’un poste à l’autre ne permet pas de créer de bons réflexes qui peuvent sauver des vies.

Mes chers collègues, nous siégeons depuis bientôt cinq ans. Qu’avons-nous accompli ?

Le groupe des Indépendants est fier d’avoir vu sa proposition de charte des bonnes pratiques entre les élus et les postes consulaires aboutir. Elle avait été portée par Laurence Helaili-Chapuis et il reviendra à la prochaine AFE d’évaluer sa mise en œuvre.

Je salue Benoît Mayrand, vice-président de notre groupe et de la commission des Finances, pour sa pugnacité à la sincérisation des programmes budgétaires touchant au quotidien des Français de l’étranger. Radya Rahal, dont chacun connaît l’expertise en matière de règlement intérieur, nous a défendus avec ardeur à la Commission nationale de la protection sociale, sujet ô combien sensible en tant que politique, qu’elle soit remerciée pour ses prises de position éclairantes. Marie-Christine Haritçalde a représenté notre Assemblée à la Commission nationale STAFE. Merci pour son soutien au tissu associatif français à l’étranger qui nous permet de faire société, même à l’étranger.

Les successions internationales sont un sujet fondamental pour nos compatriotes, tant la matière est complexe. Nous avons pu compter sur l’expertise de Richard Ortoli, comme sur celle de la présidente Rosiane Houngbo Monteverde.

Alors que le réseau des écoles françaises à l’étranger est éprouvé, je veux remercier la secrétaire générale de notre groupe, Amelie Mallet, ainsi que Sabri Mêle pour leur engagement pour un enseignement français plus souple et plus inclusif.

Je remercie évidemment Thierry Consigny, qui a représenté notre groupe au bureau, et Minouche Beraud Suberville pour leur implication dans les travaux de la commission Sécurité, qui a permis de donner une voix à nos collègues confrontés à des crises terribles.

Merci enfin à Ahmed Henni pour son engagement au sein de la commission des Affaires sociales. Alors que nous accueillons pour cette dernière session une habituée, Nelly Muller, je tiens à saluer ceux qui ont siégé dans notre groupe, mais qui n’ont pas pu poursuivre leur mandat : Yolande Mateo, ainsi que Nicolas Arnulf.

Être français à l’étranger, c’est faire partie, malgré les kilomètres, d’une communauté de destin. Je remercie mon groupe de m’avoir fait confiance pendant ces cinq années, ainsi que l’ensemble des élus avec qui j’ai travaillé en bonne intelligence et en solidarité.

Merci à toutes et à tous.

Moyen-Orient – Numéros d’urgence

En ces heures graves, j’adresse ma solidarité sincère aux pays frappés par les attaques venues d’Iran.

Derrière les tensions, il y a des populations qui vivent dans l’inquiétude et la peur.

Je pense également à nos compatriotes résidents ou de passage au Moyen-Orient.
À chacune et chacun d’entre vous : vous n’êtes pas seuls. La France est mobilisée pour votre sécurité et votre accompagnement.

Je tiens enfin à saluer l’engagement remarquable des équipes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pleinement mobilisées pour répondre et assister nos concitoyens.

Vous trouverez ci-dessous les numéros utiles de nos ambassades et consulats, et le lien vers les consignes de sécurité en vigueur.

Solidarité, vigilance et unité.

Consignes de sécurité pour les Français de l’étranger – situation au Moyen-Orient (28 février 2026)

Médias – “NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte” – (ZDNet – 24/02/2026)

ZDNet : La transposition française de la directive NIS 2 est coincée depuis plusieurs mois dans les limbes de la navette parlementaire. Selon Philippe Latombe et Olivier Cadic, l’exécutif bloquerait le texte à cause d’une disposition anti backdoors introduite par les sénateurs.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Extraits :

Un article au cœur du blocage

Dans une conférence de presse organisée au début du mois de février par le sénateur Olivier Cadic et le député Philippe Latombe, respectivement président des commissions spéciales chargées de l’étude du projet de loi au Sénat et à l’Assemblée, les deux parlementaires ont alerté sur le blocage de ce texte jugé essentiel pour la cybersécurité du pays.

Selon eux, l’exécutif rechigne à inscrire le texte à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en raison d’un article introduit à l’initiative d’Olivier Cadic portant sur la question des portes dérobées. Dans l’article 16bis du texte adopté par le Sénat, le projet prévoit en effet d’interdire “l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques.”

Cette disposition déplaît fortement aux services de renseignement, estiment les parlementaires.

(…)

Effet collatéral

Avec cet article, les parlementaires souhaitent écarter de futures tentatives d’imposer des portes dérobées dans les systèmes de communication, une condition qui leur paraît dans la droite ligne de la stratégie nationale de cybersécurité, qui fait du chiffrement “un socle essentiel.”

Et ce double discours renforce l’incompréhension vis-à-vis du retard. “On ne comprend pas pourquoi les services sont bloqués sur cet amendement, et on comprend d’autant moins que nous n’avons eu aucune discussion officielle avec eux sur le sujet” explique Olivier Cadic.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Médias – “La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité” – (NEXT – 25/02/2026)

NEXT : Deux parlementaires, ayant sanctuarisé le chiffrement de bout en bout dans le projet de loi transposant la directive européenne NIS2, accusent la DGSI d’en empêcher l’adoption au Parlement. D’après Intelligence Online, la DGSI ne parviendrait à pirater que 25 à 30 % des smartphones seulement. Un problème amené à empirer, alors que le protocole RCS va généraliser le chiffrement de bout en bout.

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Extrait :

(Suite à l’introduction de l’article 16 bis dans le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité)

Initialement introduit et défendu par Olivier Cadic afin d’ « inscrire dans la loi un principe clair de sécurité numérique », et depuis renforcé par un amendement de Philippe Latombe adopté en septembre dernier, il sanctuarise le chiffrement de bout en bout :

« Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme ou processus permettant un accès non consenti aux données protégées. »

À l’époque, Olivier Cadic l’avait justifié au motif que « certaines initiatives législatives et réglementaires, tant au niveau national qu’international, ont cherché à imposer aux fournisseurs de services de chiffrement des obligations visant à insérer des dispositifs techniques permettant un accès aux données protégées par des tiers, notamment par les autorités publiques » :

« Ces dispositifs, communément appelés « portes dérobées » (backdoors), « clés de déchiffrement maîtresses » ou autres mécanismes d’affaiblissement volontaire de la sécurité, présentent des risques considérables pour la sécurité informatique et la protection des droits fondamentaux. »

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Édito : Assez de fuite en avant

Lire : l’INFOLETTRE n°254 – Janvier–Février 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Assez de fuite en avant !

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Après les faux débats public-privé, place aux fausses concertations.

Un illustre prédécesseur des sénateurs, Georges Clemenceau, disait : « Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission. » Il faut mettre un terme à ces méthodes qui consistent à organiser la concertation pour mieux noyer le poisson… et décider de ne rien décider.

Qui se souvient des grandes consultations sur l’enseignement français à l’étranger, il y a moins de trois ans ?
J’avais alors refusé de participer à ce simulacre : Lien
Et j’avais écrit au ministre Olivier Becht pour en expliquer les raisons : Lien

J’y dénonçais une mise en scène destinée à habiller des décisions déjà arrêtées par l’administration, sans remise en cause du modèle.

Nous voilà repartis en 2026 avec les mêmes artifices.
Sous couvert de missions parlementaires, on détourne l’attention des décisions déjà prises, des décisions qui fragilisent le réseau et prolongent une trajectoire engagée depuis vingt ans.

C’est pourquoi j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit, depuis l’hémicycle, deux décisions claires :

– la suspension des décisions du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) de décembre 2025, qui font porter de nouvelles charges sur les établissements partenaires et conventionnés ;
– l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation. Lien

Continuer à concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant !

En faisant le choix d’impacter lourdement et de fragiliser les sociétés de gestion d’établissements, gérées avec talent, rigueur et dévouement par des volontaires engagés, le réseau risque de s’atrophier en perdant des acteurs qui ne se reconnaissent plus dans ce fonctionnement.

Ignorer ma proposition de suspendre des mesures qui augmentent les frais en désignant des boucs émissaires, c’est refuser de faire de la réduction des coûts une priorité.

Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.

La réforme ne sera possible qu’à quatre conditions : neutralité, séparation des rôles, indépendance de l’homologation et modèle économique soutenable.
Car au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient, ce sont des familles.

Le temps des faux-semblants doit cesser. Il faut réformer sans plus attendre, pas transférer la facture aux familles.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

A LA UNE
. Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela

HOMMAGE
. Robert del Picchia
. Renée Blandin

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER
. QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire
. Lycées français à l’étranger (Libération) – Assez de faux débats
. Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)
. Rencontre Mission laïque française (MLF) – ANEFE

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice
. Australie – Serge Thomann
. France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat
. Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026 (Lesfrancais.press)
.Les chiffres de l’activité consulaire 2025
.Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

EN CIRCONSCRIPTION
> ÉGYPTE – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Londres (22-24 janv. 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Venezuela – Transition démocratique & Menace des cartels latino-américains
. Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil
. Afrique des Grands Lacs – Communauté de Sant’Edigio

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche
. IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai
. Taiwan – Groupe d’amitié – Nouvel An
. Suisse – Ambassadrice Tania Cavassini

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. PLF 2026 – Conférence de presse : Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France
. Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires (Usine digitale)
. Cybersécurité : l’heure est à l’action – (Entreprendre à l’international)
. Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes (Le Canard Enchainé)
. Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts (Epoch Times)

MÉDIAS
. Olivier Cadic : “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)
. Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)
. Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)
. Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)
. À quand un vol direct entre San Diego et Paris ? (SoCal FACC – 26/01/2026)
. French Response : de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux (BFM Tech – 01/02/2026)
. Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)
. Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland (The Horn Tribune – 22/01/2026)
. Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ? (Public Sénat – 09/01/2026)
. Olivier Cadic : “Nous vivons une lutte pour le leadership mondial” (LePetitJournal.com – 15 janv. 2026)

Découvrir l’InfoLettre n°254

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (22-24 janv. 2026)

Enseignement

Olivier Cadic ; Ben Coleman, député ; Charles Malissard et Christian Malissard

FULHAM – École Marie d’Orliac

La création des écoles bilingues de Wix et de École Marie d’Orliac a constitué une étape stratégique pour augmenter les places scolaires françaises à Londres.
(compte-rendu de 2011).

Lors de mon déplacement le 22 janvier 2026, j’ai été alerté par Charles Malissard, parent d’élèves, suite à un courrier du Lycée Français Charles de Gaulle annonçant la rupture unilatérale du partenariat avec la Fulham Bilingual School.

Cette décision, brutale et incomprise, a provoqué une vive émotion parmi les familles françaises et britanniques, la direction de Holy Cross Catholic Primary School et les autorités locales du borough de Hammersmith & Fulham Council.

Le lendemain, j’ai alerté la direction de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger sur l’écart manifeste entre cette décision et les objectifs de développement souhaités par le présidence de la République française.

Le soir même, lors d’une réunion publique à Fulham organisée par le député Ben Coleman, les parents m’ont demandé d’intervenir pour suspendre cette rupture, afin d’éviter un préjudice durable pour les élèves et leurs familles.

La semaine suivante, le député Ben Coleman et moi avons sollicité un entretien en visioconférence avec Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni. L’ambassadrice a suspendu la décision pour Marie d’Orliac et Wix, et engagé une recherche de solution négociée à l’horizon septembre 2027.

J’ai salué sa sagesse, mais j’ai également dénoncé l’interruption du fonctionnement du plan École à Londres, depuis l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet en 2019.

J’ai suggéré de le relancer sans délai, dans un esprit véritablement collaboratif, pour éviter que de telles crises ne se reproduisent et retrouver un avenir stable et ambitieux pour l’enseignement français dans la capitale britannique. +d’images

École Bilingue London

Retour à l’École Bilingue, aux côtés d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger, j’ai rencontré les cofondateurs Véronique Ferreira et Franck Laurans afin d’évoquer les conséquences préoccupantes des nouvelles décisions de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Depuis sa création en 2004, cette école indépendante, qui accueille 120 élèves chaque année grâce à une équipe de 21 professionnels engagés, incarne l’excellence du bilinguisme par immersion à Londres. J’ai eu l’honneur de célébrer ses 10ᵉ (compte-rendu) et 20ᵉ (compte-rendu) anniversaires et de constater son évolution remarquable.

Or, les prélèvements imposés par l’AEFE ne cessent d’augmenter : 30 euros par élève en 2012, 1% des frais de scolarité en 2014, et désormais 2% dès 2026, avec une hausse progressive jusqu’à 4%, pour toutes les écoles partenaires, à l’exception des USA qui se voient soumises à une taxe forfaitaire par élève.

Cette ponction, sans véritable contrepartie, fragilise l’équilibre financier de l’établissement et, à terme, les familles. Une telle décision appelle à un dialogue urgent et équitable.

Nous avons également évoqué l’évolution de l’Anefe, et sa volonté d’accompagner toutes les écoles françaises à l’étranger, qu’elles soient homologuées ou pas.

J’ai demandé aux ministres Barrot et Caroit une suspension de la décision. +d’images

Lycée Charles de Gaulle – APL

J’ai eu le plaisir de participer à la traditionnelle Galette des Rois de l’Association des Parents d’Élèves du Lycée Charles de Gaulle, organisée avec la direction du Lycée Français Charles de Gaulle, le jeudi 22 janvier en salle Iselin.

Aux côtés d’Amelie Mallet, nous avons retrouvé Gilles Morellato, conseiller culturel en charge de la coopération éducative, à la faveur de ce moment chaleureux d’échanges et de convivialité avec les familles.

À l’invitation de Maryline Berlin, présidente de l’APL, j’ai adressé un message de soutien au LFCG Families Charity Fund – 2026 Appeal et au Gala Dinner du 12 mars 2026 à l’InterContinental London Park Lane, auquel je participerai comme chaque année depuis 2007.

Je tiens à féliciter chaleureusement tous les bénévoles de l’APL, dont l’engagement exemplaire a permis de lever des centaines de milliers de livres sterling lors des galas, soutenant concrètement les familles et animant la vie de notre communauté scolaire.

BROMLEY – École Tricolore

Retour à l’École Tricolore de Bromley, 12 ans après son premier Noël en 2013 (compte-rendu)

Très heureux d’avoir été invité par Eugénie Mye, présidente de l’École Tricolore, pour remettre les diplômes aux élèves et saluer leurs progrès dans la maîtrise du français. Ceint de mon écharpe tricolore, j’ai félicité chaque lauréat et salué le discours brillant de Julia, qui a expliqué l’intérêt de l’apprentissage offert par cette école FLAM.

Parents et équipe pédagogique avaient organisé un moment festif, ponctué par la traditionnelle galette.

Aujourd’hui, l’école rassemble 190 élèves, de 2 ans au GCSE, accompagnés par 16 enseignants, 12 assistants, dont 6 bénévoles et 2 parents bénévoles. Après le GCSE, les élèves se proposent comme bénévoles pour aider et transmettre leur savoir.

Eugénie lance un appel : l’école recherche des enseignants pour les grandes classes, des bénévoles en quête d’expérience, ainsi que des élèves et parents souhaitant initier leurs enfants à l’écriture et à la pratique du français dans sa forme la plus pure.

Félicitations à toute l’équipe pour son engagement au service de la langue et de la culture françaises au Royaume-Uni ! +d’images

Communauté française

Londres Accueil Ltd

Très heureux d’avoir participé à la première Galette de Londres Accueil, le 22 janvier 2026. Un moment chaleureux et fédérateur qui a permis aux membres, bénévoles et partenaires de se retrouver après les fêtes et d’ouvrir l’année sous le signe du partage.

Je tiens à remercier chaleureusement la présidente, Sabine Cussac, ainsi que les trois directrices qui composent le bureau à ses côtés : Florence Coillot Fusari, Nathalie Pourat et Sophie Vovard. Leur engagement, avec celui des 60 bénévoles mobilisés au service de nos compatriotes, mérite d’être salué.

Un grand bravo également à Isabelle, pâtissière professionnelle et bénévole du club Bake and Relax, pour ses galettes aussi généreuses que délicieuses.

J’ai été très heureux d’échanger avec les représentants des sponsors, notamment Juliette Tang de la banque Transatlantique et ceux du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), partenaires engagés au service de notre communauté. +d’images

Guildhall – The Guild of Freemen of the City of London

Devenir membre de la The Guild of Freemen of the City of London consiste à recevoir la Freedom of the City, distinction séculaire décernée par la City of London Corporation.

Autrefois porteuse de privilèges commerciaux, elle est aujourd’hui un honneur symbolique qui célèbre l’engagement professionnel et le lien avec la City.

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie au Guildhall pour accompagner Luc Bardin, président de la section britannique des CCEF, entouré de sa famille et de ses amis proches.

Dans ce lieu chargé d’histoire, le rituel est d’une précision remarquable : serment solennel, lecture des engagements, remise du certificat calligraphié.
Les Britanniques démontrent, une fois encore, leur maîtrise du cérémonial : élégance, respect des traditions et sens du détail.

Toutes mes félicitations à Luc pour cette distinction prestigieuse, qui honore son engagement et son rayonnement international. +d’images

Médias – Olivier Cadic “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)

Lors de mon déplacement au Liban, en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, j’ai répondu aux questions de France24, en soulignant l’espoir suscité par l’élection du président Joseph Aoun et en constatant que des signaux positifs apparaissent déjà, notamment dans le domaine de la Justice.

Voir la VIDÉO

Hommage à Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger

C’est avec une profonde émotion que ma collègue Olivia Richard et moi avons appris, la disparition de Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger, décédée, ce matin, à l’âge de 102 ans.

Renée Blandin fut l’une des grandes figures de la représentation des Français établis hors de France.

Pendant près de trente ans, au sein du Conseil supérieur des Français de l’étranger puis de l’Assemblée des Français de l’étranger, elle représenta avec constance nos compatriotes d’Égypte, d’Éthiopie, du Soudan et de Somalie, au sein du groupe RFE présidé par Robert-Denis del Picchia. Elle fut également suppléante du sénateur Jacques Habert, fondateur de l’Anefe, lors de son dernier mandat.

Pour ma part, j’ai eu l’honneur de siéger à l’Assemblée des Français de l’étranger à ses côtés entre 2006 et 2014.

Au fil de ces années, j’ai pu apprécier sa hauteur de vue, son expérience précieuse et sa manière unique de mettre chaque sujet en perspective, toujours guidée par une conviction simple : servir les autres est une joie et un devoir.

Son engagement ne s’est jamais limité aux débats institutionnels. Attachée à la solidarité concrète, elle avait cofondé une Banque Alimentaire avec sa successeure, Régine Prato, poursuivant ainsi, au-delà de son mandat, son action en faveur des plus fragiles.

Renée Blandin était Officier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur — distinctions qui venaient saluer un parcours exceptionnel au service de la France et des Français de l’étranger.

Elle laisse le souvenir d’une élue pionnière, exigeante, profondément humaine, dont la fidélité à nos communautés françaises à travers le monde continuera d’inspirer.

Merci, chère Renée, pour ces décennies de dévouement. Nos pensées les plus sincères accompagnent sa famille, ses proches et les membres du groupe RFE, dans cette épreuve.

Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

L’édition 2026 du Guide des victimes françaises à l’étranger vise à aider les ressortissantes et les ressortissants français à faire face à un événement dramatique.

Il concerne aussi bien les Français établis hors de France que les Français de passage se rendant à l’étranger pour un court séjour.

Vous trouverez l’ensemble des démarches à accomplir ainsi que les structures qui peuvent vous accompagner. Il concerne aussi bien les Français établis hors de France que les Français de passage se rendant à l’étranger pour un court séjour.

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