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En circonscription au Burkina Faso (1/2) Diplomatie parlementaire – Ouagadougou (25 au 27 janv. 2021)

Pour mon deuxième déplacement au Burkina Faso, j’ai été accueilli à la Résidence par l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, qui a remarquablement organisé ma mission. +d’images

Nous avons évoqué les principaux thèmes de mon déplacement. Le volet diplomatie parlementaire avec la préparation du débat au Sénat sur l’opération Barkhane ;

Le volet communauté française comprenant deux axes : La sécurité de nos ressortissants ; le dispositif Choose Africa Resilience, déployé par l’AFD en faveur des TPE/PME ouvert à nos entrepreneurs installés localement.

Toute ma reconnaissance à Martine Voron, conseillère des Français de l’étranger, qui s’est fortement impliquée dans la préparation de ce déplacement pour en faire un succès.

Politique

Présidence du Faso

Je suis reconnaissant au président Roch Kaboré de m’avoir accordé un entretien au palais présidentiel de Kosyam à Ouagadougou, en présence de Luc Hallade, ambassadeur de France au Burkina Faso.

Plus de quatre ans après notre première rencontre (compte-rendu), le président du Faso m’a fait l’honneur de partager ses analyses sur l’opération Barkhane et la situation sécuritaire en cours au Burkina Faso et dans le Sahel. +d’images

Communiqué de presse de la présidence du Faso (lien) :
“(Ouagadougou, 25 janvier 2021). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu en audience ce matin, le Vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées du Sénat français, Olivier Cadic, par ailleurs sénateur représentant les français établis hors de la France.
« Je suis venu féliciter le président du Faso pour sa réélection et lui demander son avis sur le débat actuellement en France sur l’opération Barkhane en Afrique. Nous allons avoir un débat à Paris au Sénat le 9 février sur le sujet, et il me paraissait important que le président Kaboré puisse partager son regard sur cette question », a indiqué le sénateur français à sa sortie d’audience.
Selon lui, le président du Faso a relevé des apports positifs de la Force Barkhane dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace G5 Sahel.
« Le président du Faso a une vraie vision, c’est pourquoi je pense qu’il était nécessaire de l’écouter. Il ne s’occupe pas seulement du court terme, mais il a cette vision de se projeter dans l’avenir», a souligné le sénateur.”

Vidéo de la conférence de presse (3’25) :

Revue de presse :

Articles parus dans Sidwaya, Aujourd’hui au Faso et l’Observateur
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Ministre des Affaires étrangères

Comme lors de mon précédent passage en 2016 à Ouagadougou, j’ai eu l’honneur d’être à nouveau reçu par Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, tout juste reconduit dans ses fonctions par le président Kaboré.

J’étais accompagné par Luc Hallade, ambassadeur de France et Dominique Delpuech, Premier conseiller.

Le ministre a souligné que Barkhane est un des éléments les plus forts de notre coopération et de notre amitié, « au regard du prix du sang ». Le Burkina Faso reconnait la prouesse militaire de l’armée française, « faisant énormément avec si peu sur un si vaste territoire ». Les baisses d’effectifs de Barkhane envisagées l’inquiètent à titre personnel, car les besoins de cette opération se font toujours sentir sur le terrain.

Le ministre a remercié la France et l’Union européenne, les deux principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burkina Faso. Je me réjouis de son message chaleureux et sans ambiguïté de soutien à l’opération Barkhane. +d’images

Président de l’Assemblée nationale

Entretien avec le Président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, en compagnie de Luc Hallade, ambassadeur de France et de Dominique Delpuech, Premier conseiller, suivi d’une visite de l’hémicycle, lors de ma seconde journée à Ouagadougou.

L’Assemblée nationale du Burkina a connu un profond renouvellement, puisqu’elle compte 90 nouveaux députés sur 127.

J’ai félicité le PAN qui a été reconduit au perchoir à l’unanimité des élus moins deux voix. Sa personnalité chaleureuse et son expérience ont assurément contribué à lui permettre d’obtenir un tel consensus.

Au sujet de sa perception de l’opération Barkhane, le PAN m’a d’abord confié que l’armée française était la bienvenue au Sahel et qu’elle se battait pour une juste cause : « Il faut la féliciter pour cela, d’autant plus que des hommes meurent sur le terrain ».

Lors de la campagne électorale, le PAN s’est rendu dans les cinq régions du pays les plus affectées par l’insécurité pour parler aux populations qui accumulaient les frustrations depuis plusieurs années. Celui-ci indique qu’il ne faut pas penser que le Burkina Faso connait une guerre de religions, car les fauteurs de troubles sont souvent plus des bandits que des idéologues, comme on l’observe ailleurs dans la région.

Il considère cependant que le danger est réel et compare le Burkina Faso à “une digue” face au terrorisme islamique. Son pays est condamné à le repousser pour éviter que toute la région ne s’embrase.

Devant la presse présente à l’issue de la visite, j’ai exprimé ma gratitude pour les propos très réconfortants du PAN sur l’action de la France au Sahel et salué son engagement à suivre la voie du Président du Faso dans sa volonté de mener à bien son entreprise de réconciliation nationale. +d’images

Délégation de l’Union européenne

Profitant de la venue à Ouagadougou de Frédéric Bontems, ambassadeur envoyé spécial de la France pour le G5 Sahel, Luc Hallade, ambassadeur de France au Burkina Faso, a convié les chefs de mission des États membres de l’Union européenne pour une rencontre à la Résidence de France.

Wolfram Vetter, ambassadeur et chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, était accompagné des ambassadeurs d’Allemagne, du Danemark, de Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas, de l’Autriche, d’Italie et de Suède.

Belle opportunité pour la France de partager des éléments d’information sur le prochain sommet du 15 février à N’Djamena et de prendre en compte la perception de nos partenaires européens.

Les propos de Frédéric Bontems ont démontré l’intérêt et la contribution de l’UE aux progrès de l’opération Barkhane.

Je me suis rendu le lendemain à la délégation de l’Union Européenne en compagnie de Nicolas Courtin, Deuxième conseiller. Accueillis par Wolfram Vetter, nous avons échangé sur les actions de l’UE en faveur de la paix, la stabilité et la sécurité.

Nous avons aussi évoqué les récentes élections présidentielles et législatives dans laquelle l’Union européenne s’est investie avec son programme d’appui au processus électoral. +d’images

Développement

ONG & AFD

A la faveur de la venue à Ouagadougou de Frédéric Bontems, ambassadeur envoyé spécial de la France pour le G5 Sahel, je me suis joint à deux réunions de travail dédiées à l’action de développement dans la région :

1 – A l’ambassade de France : rencontre avec les ONG humanitaires françaises (Action contre la faim, Acted, Première urgence international, Solidarité international, Oxfam, Médecins du Monde, Alima, Handicap International).

Face à la dégradation de la situation humanitaire au Burkina Faso, liée aux conséquences du changement climatique, aux pressions démographiques et à la dégradation sécuritaire, l’aide humanitaire française s’élève à près de 10M€ en 2020.

Les financements sont répartis entre l’aide bilatérale en soutien à des ONG locales et internationales (3.5M€) et les contributions aux organisations internationales (6M€).

D’après les représentants des ONG, les habitants du Sahel vivent une crise humanitaire majeure. Ils déplorent toujours plus de déplacés internes sans abri ou disposant d’un abri inadéquat.

L’État ne serait plus présent sur 30% du territoire. Leur objectif est donc d’avoir accès à ces zones pour organiser l’assistance humanitaire.

2 – Au siège de l’AFD : suivi de l’avancement du programme « 3 Frontières » dans les provinces du Nord et du Sahel, en présence notamment de Laurence Arnoux, conseillère culturelle ; Houcine Dahmane, conseiller régional de Coopération pour l’Afrique de l’Ouest ; Gilles Chausse, directeur AFD Burkina ; Amadou Barry, chef de projet 3F au GRET.

Le portefeuille de l’AFD au Burkina Faso compte 21 projets en cours d’exécution.

Le projet 3 Frontières (projet multi-pays de 33 M€) vise à contribuer aux efforts de stabilisation et de paix dans les territoires transfrontaliers du Burkina Faso, Mali et Niger, via un soutien au développement socio-économique et au renforcement de la cohésion sociale, tout en combinant appui aux collectivités locales, aux organisations de producteurs et associations.

Le projet a déjà permis la réalisation de certaines activités : dotations aux producteurs, construction de bâtiments administratifs, formations auprès d’organisations de producteurs. Au Burkina Faso, il concerne 24 communes des régions du Nord et du Sahel, pour un montant de 12M€. +d’images

Coopération

Inauguration du siège de la PAF

Participation à l’inauguration et à la visite du siège de la police aux frontières (PAF), en présence du ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré et de notre ambassadeur Luc Hallade.

J’ai été très sensible au discours du ministre Compaoré qui a remercié l’ambassade de France pour sa participation financière afin d’offrir un siège, flambant neuf et équipé, à la Division de la Police des Frontières de la DGPN burkinabè.

Le ministre a apprécié la fonctionnalité des locaux et le niveau d’équipement du bâtiment, destiné à améliorer les conditions de travail du personnel et de permettre à ceux-ci d’assurer leurs missions de manière performante. Un bel ouvrage qui contribue à renforcer les liens de partenariat entre nos deux pays. +d’images

Succès de la réunion virtuelle “Vivre au RU après la sortie de l’UE” (vidéo 1h32)

Félicitations à Nicolas Hatton qui a réuni plus de 500 personnes, le 6 février, pour traiter des problématiques de la communauté française du Royaume-Uni, un mois après la sortie de l’Union européenne.

Tous nos concitoyens installés outre-Manche doivent justifier d’un statut légal de résident, avant le 30 juin 2021, mais nombreux connaissent des obstacles susceptibles d’affecter leur résidence et mobilité. De plus, le statut de résident constitue une source de problèmes du fait qu’il soit purement numérique, c’est à dire sans preuve matérielle.

Pour répondre à leurs interrogations, je suis intervenu aux cotés de
Nicolas Hatton, président de the3million et délégué consulaire,
Nilmini Roelens, avocate spécialisée dans les questions migratoires,
Christian Albuisson, conseiller des Français de l’étranger pour l’Écosse,
président de la Société Française de Bienfaisance en Écosse et Director Citizens Right Project.

De nombreux points récurrents ont été soulevés, ils concernaient la fermeture des frontières, le dépistage, la nationalité, l’assurance maladie, l’acquisition du settled status ou du pré-settled status, la retraite, les possibilités de travail depuis le Brexit, les personnes à charge, le permis de conduire, le retour en France…

De plus, Amelie Ersman Mallet a répondu à 98 questions en live pendant le webinaire !

Pour essayer de s’en sortir ensemble, Nicolas a créé l’association the3million pour que les Européens du Royaume-Uni continuent d’habiter le pays qu’ils appellent HOME !

Je ne peux que partager son appel à la solidarité, notamment contacter des gens qui sont seuls. Oui, nous devons impérativement rester solidaires et penser à l’autre autant qu’à soi.

Entre le Brexit et le Covid, chacun l’a rappelé, nous vivons un moment très difficile. Il faut donc rester unis pour construire une nouvelle relation, d’autant qu’un certain nombre de problèmes liés au Brexit ne font que commencer, comme l’a souligné Christian Albuisson.

Il faut aussi être responsable. Ainsi, on a toujours le droit de rentrer dans son pays, mais on a tout autant le devoir de ne pas ramener le virus.

Opération Barkhane : bilan et perspectives – Débat au Sénat – Vidéo Q/R à JY Le Drian (4:20)

Le Sénat a organisé un débat sur l’opération Barkhane, ce 9 février 2021, à l’initiative de Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense.

Comme tous les membres du groupe Union Centriste, j’ai eu une pensée émue pour mon ami et ancien collègue Jean-Marie Bockel et sa famille. Le lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel aurait dû fêter ses 30 ans aujourd’hui.
J’ai rendu hommage aux 55 soldats français tombés au combat et aux centaines de victimes dans les rangs de nos alliés du G5 Sahel.

Afin de préparer ce débat parlementaire sur l’opération Barkhane, je me suis rendu au Tchad, au Burkina Faso et au Mali, ces deux derniers mois à la rencontre des autorités et des forces françaises sur place.


J’ai posé deux questions à Jean-Yves Le Drian :

Question 1

Le danger terroriste présent au Sahel risque de se propager au golfe de Guinée (Cote d’ivoire, Bénin, Ghana, Togo…). Roch Kaboré, président du Burkina Faso m’a confié qu’il considérait son pays comme une digue.

Dès lors, la France envisage-t-elle des initiatives diplomatiques pour aider ces pays côtiers à anticiper la menace terroriste et accroître leur coopération militaire avec les pays du G5 Sahel ?

Réponses clés du ministre des Affaires étrangères :
> Sans entrer dans le G5 Sahel, les pays du golfe de Guinée doivent coopérer entre eux pour assurer la sécurité de leur frontière nord.
> L’Initiative d’Accra lancée par le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, va dans ce sens.

Question 2

Pour que la digue tienne, il faut que l’économie tienne !

Me faisant l’interprète des entrepreneurs locaux, j’ai ensuite demandé si la France comptait favoriser la création de corridors commerciaux depuis ces pays enclavés vers la mer, en relançant par exemple le Dakar Bamako Ferroviaire à l’arrêt depuis 2018 ?

Réponses clés du ministre des Affaires étrangères :
> Le Dakar-Bamako est bloqué pour l’instant.
> il y a des nécessités évidentes de renforcer les liens ferroviaires entre les pays.
> Il faut trouver les moyens de mobilisation financière pour assurer ce type de relance et éviter que ce soit d’autres qui le fassent à la place des Européens ou des Français

En conclusion, le président Cambon a noté qu’il y avait un large consensus au sein du Sénat sur la présence française au Sahel et que la mission de la France ne pouvait s’exercer sans le soutien de l’opinion. Souhaitons que le sommet du G5 Sahel qui va s’ouvrir le 15 février à N’Djamena provoque un sursaut collectif vis-à-vis de certains enjeux cruciaux.

Washington : Le Comité Tricolore soutient les restaurants français

C’est une idée savoureuse venue en période de pandémie Covid19 : si le Comité Tricolore de Washington (organisation caritative locale) ne peut plus organiser de festivités pour ses campagnes de levées de fonds, en comptant sur les donations culinaires de ses partenaires habituels… qu’à cela ne tienne, il invite les membres de sa communauté à venir dîner au restaurant, sur la base d’un menu alléchant et concocté spécialement pour l’occasion.

Le 2 février, le Comité Tricolore en était ainsi à son quatrième “Dîner Solidarité” (sur place ou à emporter) préparé chaque fois par un chef français dans un restaurant différent de la région. Un coup de pouce bienvenu pour les restaurants français, un beau moment de partage pour les convives (dans le respect des restrictions sanitaires locales) et une occasion pour l’association de collecter quelques fonds.

Pour profiter d’un menu illustrant le savoir-faire du restaurant, chaque convive paie le prix du repas (qui va entièrement au restaurant) et un don déductible des impôts au bénéfice du Comité Tricolore.

Il va sans dire que le protocole sanitaire est strictement respecté pour rendre ces dîners solidaires possibles. Les tables ne peuvent accueillir plus de six personnes, le masque doit être gardé à portée de main une fois le repas commencé, à défaut d’être posé sur le visage le reste du temps. Il est même possible de commander son dîner pour l’emporter et le partager en toute convivialité à la maison.

J’ai eu vent de cette belle initiative lors des visio-conférences organisées chaque semaine par Stéphanie Kamaruzzaman (à l’image), conseillère des Français de l’étranger à Washington.

Actuellement présidé par Eve Chauchard, le Comité Tricolore comptabilise plus de vingt ans au service de la communauté française de la région de Washington (en aidant les plus défavorisés de ses membres sur l’ensemble de la circonscription consulaire) et en faisant la promotion des activités des associations francophones locales, dont 22 sont membres du Comité Tricolore. J’avais rencontré Yahne Miorini à Washington en mai 2018, lorsqu’elle était présidente de l’association (compte-rendu).

Par l’intermédiaire du réseau virtuel d’entraide « Vivre autour D’iCi avec Mamans autour de DC (MADC) » qu’elle anime depuis 2006, aujourd’hui fort de 2607 membres francophiles ou francophones vivant dans la région de Washington DC, Stéphanie Kamaruzzaman soutient les efforts du Comité Tricolore, où les « dîners solidaires » y sont régulièrement promus et trouvent de nombreux convives attirés par le menu.

En sa qualité de conseillère des Français de l’étranger depuis juillet 2019, Stéphanie participe, à titre consultatif, aux réunions du Comité Tricolore et fait la promotion de ses initiatives au sein de toute la circonscription consulaire de Washington.

Exploiter la 5G… sans se soumettre à une “dictature 5G” – Revue du Trombinoscope (janvier 2021)

Dans une tribune publiée par la revue du Trombinoscope, j’explique pourquoi la France et l’Union européenne doivent renoncer aux équipements 5G de Huawei.

Le géant chinois de la téléphonie est sur le point d’implanter sa première usine de production d’antennes hors de Chine en Alsace !

En octobre dernier, Huawei inaugurait son 6ème centre de recherche français, celui-ci en plein cœur de Paris consacré à l’intelligence artificielle.

Faut-il rappeler l’usage que fait le régime chinois de l’intelligence artificielle ? C’est un moyen d’assoir le contrôle social de sa population par le biais de centaines de millions de caméras intelligentes et d’une surveillance des réseaux.

A l’instar du Royaume-Uni ou de la Suède, nous devrions purement et simplement interdire notre cyber-espace à l’équipementier chinois, tant que Pékin ne donnera pas des garanties explicites en matière de respect des droits de l’Homme.

Lire : Exploiter la 5G… sans se soumettre à une “dictature 5G”

INVITATION – Réunion virtuelle pour les Français du RU – Samedi 06 février

Vivre au Royaume-Uni après la sortie de l’Union européenne

Merci de vous inscrire en suivant ce lien : https://www.eventbrite.co.uk/e/reunion-publique-avec-olivier-cadic-nicolas-hatton-et-christian-albuisson-tickets-136095903511

Depuis le 1er janvier notre environnement a changé avec la sortie totale du Royaume-Uni de l’Union européenne. Certains d’entre-nous connaissent déjà de sérieuses difficultés. J’ai le plaisir de vous inviter à une visio-conférence :

Samedi 06 février 2021
2:00PM (UK time) – 15h

pendant laquelle j’interviendrai aux côtés de

Nicolas HATTON
. Co-fondateur et Président de l’association the3million
. Délégué consulaire pour l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord (circonscription de Londres)

Nilmini ROELENS
. Avocate
. Spécialiste du droit britannique de l’immigration

Christian ALBUISSON
. Conseiller des Français de l’étranger pour l’Écosse (circonscription Édimbourg)
. Président de la Société Française de Bienfaisance en Ecosse
. Director Citizens Right Project, en Ecosse

Cette réunion d’information sera l’occasion d’évoquer certaines difficultés qui se posent à la communauté française, comme l’interdiction des déplacements entre la France et le Royaume-Uni sauf motif impérieux, les obstacles susceptibles d’affecter la résidence et la mobilité, ainsi que la nécessité d’avoir un statut légal de résident avant la fin de la période de grâce le 30 Juin 2021.

Après des courtes présentations, vous serez invités à poser des questions et contribuer à cet échange. Veuillez noter que la réunion se fera en français.

Pour y assister, RESERVATION OBLIGATOIRE en cliquant sur ce lien : https://www.eventbrite.co.uk/e/reunion-publique-avec-olivier-cadic-nicolas-hatton-et-christian-albuisson-tickets-136095903511

Après inscription, un lien pour assister à la réunion sur Zoom vous sera envoyé la veille par email.

Sénat – rencontre parlementaire France-Grèce – Coopération économique – Q/R en vidéo (4m)

Le président de notre commission Christian Cambon a eu l’idée d’organiser une réunion, ce 2 février, avec nos homologues grecs. Une excellente initiative qui lui a permis notamment de saluer le travail de l’ambassadrice de Grèce en France, Aglaia Balta.

“Les frontières extérieures de la Grèce sont aussi les frontières externes de l’Union européenne” a rappelé le député grec Konstantinos Gioulekas, dont le pays est particulièrement exposé aux flux migratoires, comme aux proclamations belliqueuses de la Turquie.

La réunion interparlementaire du 2 février fut l’occasion de réaffirmer les liens d’amitié et de solidarité entre les peuples grecs et français, au travers de leurs parlementaires qui sont membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de leurs pays respectifs. L’achat récent de 18 avions Rafale par la Grèce ne laisse planer aucun doute sur l’esprit de coopération qui nous anime.

Il y a un an exactement, sous le signe de la confiance économique restaurée, la CCI France-Grèce, présidée par Laurent Thuillier, organisait un forum intitulé “La Grèce, partenaire majeur du Sud-Est européen” (compte-rendu). Mon soutien à la réalisation de cette initiative constituait mon action prioritaire pour la Grèce. Elle s’est amplement concrétisée avec la présence de huit ministres du nouveau gouvernement de la République hellénique lors d’un diner au palais du Luxembourg, la veille du forum (compte-rendu).

Mon intervention au nom du groupe centriste a porté sur deux points :
– Solliciter les parlementaires grecs pour obtenir :
1) la création un médiateur unique au sein de l’administration fiscale grecque afin de répondre aux litiges avec les investisseurs étrangers
2) la création d’un rescrit fiscal pour éclairer les entreprises qui veulent s’implanter en Grèce
– Faciliter le développement économique bilatéral

Konstantinos Gioulekas, président de la commission grecque, pour sa réponse en ces termes : “ce que vient de dire M. Cadic est extrêmement important après la décennie de crise traversée par notre pays. Celui-ci a bien besoin d’investissements et notre intention est de faciliter ces investissements pour essayer de sortir définitivement de cette crise et de passer à une phase de développement”.

Je remercie Nelly Muller, notre conseillère élue en Grèce et Laurent Thuillier, président de la CCI France-Grèce qui ont inspiré mon intervention. Ils accomplissent un remarquable travail au service de la relation bilatérale et contribuent à son essor.

SONDAGE FLASH : face à la pandémie, comment jugez-vous l’action du gouvernement en 2020 en faveur des Français de l’étranger ?

7 Questions > SONDAGE FLASH

Afin de m’aider à évaluer l’action du gouvernement en faveur des Français de l’étranger, au travers de son administration (ambassades, consulats, AEFE), je vous remercie de bien vouloir m’accorder une minute pour partager avec moi votre perception et vos suggestions d’amélioration.

Cette enquête est anonyme.

Mon infolettre n°144 – 22 janvier 2021

Lire : l’INFOLETTRE n°144 – 22 janvier 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°144

Sommaire

. VOEUX 2021 aux Français de l’étranger
HOMMAGE :
. Marielle de Sarnez, figure du centrisme
. Yves Robert, coordinateur ALDE
RETROSPECTIVE :
. Mon année 2020 en images
FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER :
Santé
. Vaccination des FE : 2ème réunion de JB Lemoyne avec les parlementaires
Social
. Le Secours occasionnel de solidarité est reconduit au premier semestre 2021
Enseignement
. Rencontre avec François Normant, président de la FAPÉE
. “Programme FLAM : petites écoles devenues grandes” par Hélène Degryse, CFE
Sécurité
. Que faire dans une situation dramatique à l’étranger ? Visuel HL125
EN CIRCONSCRIPTION :
. Cameroun (1) – Njombé & Douala (13 au 15 déc. 2020)
. Cameroun (2) – Yaoundé (15 au 17 déc. 2020)
BREXIT :
. Quelle Europe après le Brexit ? (Enquête Émile Magazine)
CYBERSÉCURITÉ :
. CyberSécurité à l’heure de la Covid : mon entretien dans GSMag
DÉFENSE / BITD :
. Sahel : quelle stratégie militaire, quelle solution politique ? (Public Sénat)
AFFAIRES ÉTRANGÈRES :
. Le jour où la Chine s’éveillera à la démocratie, la Chine sera Taïwan !
. Arctique : faire la paix avec la nature est une priorité absolue
CULTURE :
. Antoine Bueno signe “Futur”

Découvrir l’InfoLettre n°144

Vœux 2021 aux Français de l’étranger

Lire : l’INFOLETTRE n°144 – 22 janvier 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Voeux 2021 de l’InfoLettre n°144

Madame, Monsieur, chers compatriotes établis à l’étranger,

Je vous souhaite une belle année 2021 !

Je veux adresser mes pensées solidaires à tous les Français de l’étranger qui ont perdu un proche durant 2020, qui souffrent du Covid, ou qui ont subi les effets de la crise économique liés à la pandémie.

Aucun pays ne peut s’en sortir seul. Le destin des êtres humains qui peuplent la terre est intimement lié.

J’ai enregistré mes voeux dans la salle de la commission des Affaires étrangères du Sénat (vidéo ci-dessous), où nous travaillerons sur les défis internationaux qu’il faudra relever en 2021, à commencer par celui de la Covid.

Il y a tout juste un an, les Français de Wuhan en Chine ont été les premiers confrontés aux conséquences de la Covid 19 qui a déjà tué plus de 2 millions de personnes dans le monde.

Je souhaite que les vaccins qui sont désormais disponibles nous permettent de vaincre cette pandémie et que nous puissions tous retrouver nos proches à Noël prochain.

Comme je vous le disais l’an dernier, un de nos principaux défis est de défendre les droits humains face à des puissances totalitaires ; des régimes autocratiques ou religieux qui combattent ouvertement le modèle démocratique.

Je forme le vœu que la France fasse partie des pays pionniers qui poursuivront sur leur sol ceux qui bafouent les droits de l’Homme à l’étranger. Et parce que certains condamnent les idées de liberté que nous enseignons et défendons, j’ai souhaité que la sécurité des Français de l’étranger soit une priorité des travaux de notre commission en 2021.

Mon premier vœu est que notre système d’alerte en cas de crise face l’objet d’une évaluation parlementaire pour le conforter.

Mon second vœu pour notre communauté concerne l’éducation. Je souhaite que la progression des effectifs du réseau AEFE, interrompue en 2020, reprenne en 2021 pour atteindre l’objectif d’Emmanuel Macron de doubler les effectifs du réseau d’ici à 2030 ; et qu’un chèque éducation FLAM soit mis en œuvre pour que 100% des enfants français nés à l’étranger maitrisent notre langue.

En 2021, je poursuivrai mon action de soutien à nos entrepreneurs à l’étranger en cherchant à conforter le réseau des chambres de commerce françaises à l’international (CCIFI) et celui des conseillers du commerce extérieur. Je veillerai à ce que les ressources du programme “Choose Africa Resilience” affectées à l’AFD en 2020 atteignent effectivement nos TPE/PME et que cette initiative s’étende plus largement.

Les 29 et 30 mai prochains, vous aurez l’opportunité de voter à l’urne ou par internet pour renouveler les conseillers des Français de l’étranger, vos élus de proximité. Durant plus de 6 ans, j’ai eu le privilège de travailler à leurs côtés pour vous servir et je veux rendre hommage à tous ceux qui se sont investis dans cette mission. Souhaitons que ces élections, reportées l’an dernier, puissent se tenir en 2021 dans les meilleures conditions et que la participation soit au rendez-vous.

Avec les ministres Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne, les élus des Français de l’étranger, les membres du réseau diplomatique, consulaire, économique ou culturel, les consuls honoraires, et les membres des associations à l’image de l’UFE, des Accueils de la FIAFE et de tant d’autres réseaux à l’étranger, nous avons démontré en 2020 qu’ensemble nous étions capables de constituer une chaîne de solidarité exemplaire.

Mes chers compatriotes, mes chers amis, je souhaite que nous conservions cet esprit d’unité au service de notre idéal de liberté, d’égalité et de fraternité.

Je vous souhaite à toutes et à tous une remarquable année 2021, une belle santé et que le sort favorise vos proches.

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Opération Barkhane : audition de Florence Parly – Q/R en Vidéo (6m)

Au Sahel, la France et ses partenaires ont deux ennemis : ils s’appellent Daech et Al-Qaïda.

Ce 20 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, présidée par Christian Cambon, a reçu Florence Parly, ministre des armées, pour s’exprimer sur l’opération Barkhane.

À l’heure où une partie de la presse française se fait l’écho de propos défaitistes émanant de certains politiques français sur l’opération Barkhane pour atteindre le Président de la République au risque d’affaiblir la France, et de faire le jeu de nos ennemis, notre ministre des Armée est revenue sur les objectifs politiques de notre présence militaire dans la lutte contre le terrorisme.

Extrait : “Alors moi aussi je lis la presse, et je voudrais redire avec force devant notre commission que dire que la France est engluée dans une guerre sans fin est faux. Nous l’avons dit, nous l’avons répété : avec nos partenaires internationaux, notre présence n’est certainement pas éternelle, et nous ne resterons que le temps nécessaire pour que les forces armées de nos amis et partenaires sahéliens soient en mesure de mener ce combat elles-mêmes, et pas un jour de plus. C’est l’objectif vers lequel nos efforts collectifs convergent.”
(voir, ci-dessous, l’intégralité du propos liminaire de la ministre)

Lors de mon intervention, j’ai d’abord rendu hommage, au nom du groupe centriste, à nos soldats tombés au Sahel.

Puis, j’ai attiré l’attention de la ministre sur la suppression envisagée, l’été prochain, du poste d’expert Fraude et Immigration au port de Douala. Une décision du ministère de l’Intérieur qui inquiète notre poste diplomatique au Cameroun.

Florence Parly m’a déclaré qu’elle en ferait part à son collègue de l’Intérieur, je l’en remercie.

Fort de ma visite de la zone de commandement Barkhane à N’Djamena, le mois dernier (compte-rendu), j’ai ensuite posé deux questions à Florence Parly :
– 8 ans après le début de l’opération Barkhane, quel regard portait-elle sur le niveau d’implication des forces armées des pays du G5 Sahel ?
– Quels sont les progrès concrets qu’elle a pu observer dans leurs engagements opérationnels ?

Réponses clés :
– “Jamais nous n’avons vu les forces maliennes ou nigériennes mener le combat comme ce fut le cas lors des opérations menées fin 2020”.
– “Le niveau d’imbrication n’a jamais été aussi poussé (…) ce qui permet une transmission des savoirs et des savoir-faire la plus efficaces possible”.
– “Nous savons qu’il y a des questions plus structurelles : il faut aussi que ces armées aient la capacité de se régénérer”.

Propos liminaire de Florence Parly, ministre des Armées, devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, le 20 janvier 2021.

Vaccination des Français de l’étranger : 2ème réunion avec les parlementaires – vidéo (4’30)

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie a de nouveau réuni les parlementaires des Français de l’étranger le 15/01/21.

Il nous a fait part des détails de la stratégie vaccinale du gouvernement à travers le monde qu’il avait évoqués, la veille, lors de ses vœux aux Français de l’étranger.

“La solidarité à l’ère de la Covid, c’est aussi la garantie d’accès au vaccin. Dans le cadre de notre stratégie vaccinale, les Français de l’étranger ont naturellement toute leur place”, a-t-il réitéré.

Cette réunion visait également à nous fournir les premiers enseignements des retours des postes diplomatiques et les pistes d’action privilégiées à ce stade.

Lien vers le compte-rendu de ses propos liminaires, partagés par le ministre lors de la réunion : LIEN

Lors de mon intervention (voir vidéo), j’ai tout d’abord remercié le ministre pour l’orientation proposée par le Quai d’Orsay et relayé les observations de nos élus de terrain comme il nous y a invité :

1 – Les propos du ministre de la Santé, Olivier Véran, excluant la possibilité de vacciner des Français à l’étranger semblaient prendre à contre-pied la stratégie du MEAE en matière de vaccination des Français de l’étranger.
En réponse, Jean-Baptiste Lemoyne m’a confirmé que le premier ministre avait arbitré en faveur de la vision du MEAE, ce qui m’a réjoui.

2 – La mise en œuvre de la vaccination :
– Inutilité d’une prise en charge par la France de tous les Français installés à l’étranger,
– Nécessité d’agir sans ostentation si nous sommes amenés à vacciner des compatriotes dans des pays où les nationaux n’ont pas encore accès au vaccin,
– Craintes face aux vaccins non homologués par l’Agence européenne des médicaments (EMA) déployés dans certains pays.

3 – Royaume-Uni : mesures concernant les travailleurs frontaliers et les routiers

4 – La tenue des travaux de l’AFE peut-elle se tenir en mars prochain à Paris ?
Le ministre a proposé à Marc Villard, président de l’AFE, de répondre à cette question. “Interrogé, le Bureau Élargi s‘est prononcé majoritairement en faveur d’une session en distanciel, a dit Marc. Le Bureau devrait, sauf retournement de la situation, retenir cette option”.

Le jour où la Chine s’éveillera à la démocratie, la Chine sera Taïwan !

Alain Richard, président du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan a constitué son bureau, lors de l’assemblée générale, que j’intègre en qualité de Secrétaire.

À cette occasion, nous avons accueilli François Wu, dynamique et talentueux ambassadeur de Taipei en France.

Dans son message à la France, l’ambassadeur Wu déclare : « N’ayez pas peur d’échanger et de parler avec Taïwan. La France n’a aucune raison de s’autocensurer. Des ministres européens, allemands, néerlandais, britanniques font le déplacement à Taïwan. À quand un ministre français ?

Taïwan espère notre soutien pour participer à des instances multilatérales comme l’OMS (santé), Interpol (sécurité) ou UNFCCC (climat).

Le monde et la France ont laissé décider que Taiwan ne peut avoir des relations diplomatiques. Cela doit changer. La France doit apporter son soutien à un accord bilatéral entre l’Union européenne et Taïwan.

Taïwan est le 35ème partenaire commercial de la France au même rang que la Norvège.
C’est une puissance respectable :
Son Territoire équivaut à celui des Pays Bas ;
Sa population est de l’ordre de celle d’Australie ;
Son PNB est comparable à la Suède ;
Sa puissance commerciale correspond à celle de la Suisse ;
Sa puissance militaire est à l’image de celle du Canada.

En écoutant l’ambassadeur Wu faire l’éloge de ce pays sinophone démocratique, j’ai réalisé que Taïwan incarnait une « Chine libre ».

Le jour où la Chine s’éveillera… à la démocratie, la Chine sera Taïwan !

GIA France-Pays du Golfe : rencontre avec l’ambassadeur d’Arabie Saoudite en France

Bienvenue à S.E.M Fahad Al Ruwaily, nouvel ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite en France, que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, en compagnie ma collègue Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite.

Nous avons échangé sur l’évolution positive observée dans la région, où une logique de confrontation semble céder la place à une approche de concertation et de coopération.

J’ai rappelé à l’ambassadeur que je me suis rendu par deux fois en Arabie Saoudite, en 2015 et en 2019, où j’ai pu observer les changements positifs apportés à la société saoudienne.

Nous avons également évoqué de nombreux sujets parmi lesquels les avancées du plan Vision 2030 et les questions de transition environnementale.

GIA France-Pays du Golfe : rencontre avec l’ambassadeur du Sultanat d’Oman En France

Merci à S.E Sheikh Dr. Ghazi S. Al Rawas, ambassadeur du Sultanat d’Oman en France, pour sa visite au Sénat et le chaleureux échange, suite à ma nomination en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, en présence de Mme Muna Albaiti, conseillère de l’ambassadeur et Hervé Maurey, président délégué pour le Sultanat d’Oman.

Nous avons évoqué le rôle historique du Sultanat d’Oman pour la construction d’une paix durable au Moyen-Orient, ainsi que les relations culturelles et économiques privilégiées entre nos deux pays qui existent depuis plus de 200 ans.

L’ambassadeur appelle les investisseurs français à considérer les opportunités offertes par la zone industrielle au port de Doqm. Nous avons également évoqué le plan Oman Vision 2040 de Sa Majesté Haitham bin Tariq qui a défini une vision stratégique et les priorités nationales pour le Sultanat.

Réunion du groupe d’amitié France-Afrique de l’Ouest

Le 19 janvier, le groupe d’amitié sénatorial France-Afrique de l’Ouest, présidé par André Reichardt, a organisé un double événement auquel j’ai assisté :

– Entretien avec Christophe Bigot, directeur Afrique et Océan indien au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, accompagné par Frank Marchetti, sous-directeur ;

L’ambassadeur a fait état des résultats positifs de l’opération Barkhane. Il a précisé que les entreprises françaises ont repris le chemin de l’Afrique, avec le soutien de BPI France et de l’AFD, mais que la concurrence venant de Chine, de l’Inde, ou de la Turquie se faisait plus vive, spécialement dans le BTP

-Audition de S.E.M Calixte Batossie Madjoulba, ambassadeur du Togo en France

L’ambassadeur a fait part des progrès économiques du Togo qui a gagné 40 places au classement Doing Business, soit la plus grande progression en Afrique sur 2020 !

Ce succès est la conséquence de nombreuses réformes, parmi lesquelles un nouveau code du Travail.

L’ambassadeur a ajouté que l’investissement de 2014 dans le Port de Lomé commence à porter des fruits.

Enquête Émile Magazine – Quelle Europe après le Brexit ?

Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a clairement renforcé l’idéal européen.

On ne réalise l’importance de quelque chose qu’au moment de la perdre. Le Brexit a soudé les pays membres avec l’envie de pérenniser ce qu’ils ont construit ensemble.

Heureux d’avoir contribué à l’enquête de Mélissa Chemam (promo 05), correspondante au Royaume-Uni. Émile est le magazine publié par l’Association des anciens élèves de Sciences Po Paris

Enquête – Quelle Europe après le Brexit ?
“La victoire du « Leave », lors du référendum du 23 juin 2016, a constitué un véritable choc pour les membres de l’UE. Quatre ans plus tard, quelles sont les conséquences réelles du Brexit sur l’unité européenne ? Les velléités de rapprochement de l’Écosse et de l’Irlande du Nord avec Bruxelles menacent-elles l’équilibre interne du Royaume-Uni ? Émile a mené l’enquête et dresse les contours de l’Europe de demain”.
Lire l’enquête

Arctique : faire la paix avec la nature est une priorité absolue

Le 13 janvier au Sénat, j’ai assisté à une table ronde commune (*) intitulée «L’Arctique, entre défi climatique et risques géopolitiques». 

Le défi que nous pose l’Arctique est un enjeu de civilisation, a résumé Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur des pôles depuis le 25 novembre, après avoir été ambassadeur de France en Tunisie.

L’étendue de la banquise déjà fondue équivaut à la surface de l’Inde ! Alors, au train où vont les choses, la banquise aura disparu en 2045, reprenant ainsi les prédictions de Michael Mann, ambassadeur itinérant de l’UE pour l’Arctique.

Nos observations dépassent le pire des scénarios envisagés jusqu’ici, a renchéri le Dr Heîdi Sevestre, expliquant combien la cryosphère était sensible à des changements minimes de température.

La fonte de la calotte glacière implique deux conséquences : premièrement, des perturbations climatiques, alternant des périodes de canicule et de froid extrême, qui génèrent en soi cette fonte des glaces et, deuxièmement, la montée des eaux.

La fonte totale des glaces du Groenland ferait monter les mers de 6 à 7 mètres et celle de l’Antarctique entraînerait une élévation du niveau des océans de 65 mètres. Nous ne serons plus là pour le voir.

Que faire ? Enrayer d’urgence le réchauffement climatique.

Il est indispensable que la France reprenne son rang d’observateur vigilant sur les pôles et fasse entendre sa voix. “Nous avons été un peu trop négligents ces dernières années”, a lâché Olivier Poivre d’Arvor.

Un travail à conduire en coopération avec l’union européenne, considère notre nouvel ambassadeur des pôles qui prépare un rapport pour l’an prochain. Il pourra s’appuyer sur Michael Mann, son homologue à l’UE, que j’avais rencontré à Reykjavik en juin 2019, lorsqu’il était chef de la délégation de l’UE en Islande.

Mais toutes les solutions environnementales dépendront de la volonté politique des états et donc de leur rassemblement autour de la cause commune du réchauffement climatique, ce qui patine trop souvent.

C’est pourquoi les mots du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sonnent comme un ultime avertissement : “Faire la paix avec la nature est la grande mission de notre siècle. Elle doit être la priorité absolue de chacun, partout dans le monde”.

(*) Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable & Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

GIA France-Pays du Golfe : rencontre avec l’ambassadeur du Qatar en France

Ce 14 janvier, j’ai eu le plaisir d’être reçu par son excellence Ali bin Jassim Al Thani, ambassadeur du Qatar en France, à l’occasion de ma nomination en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe au Sénat (lire), succédant ainsi à Jean-Marie Bockel.

Ce premier entretien de courtoisie a permis de faire un tour d’horizon sur l’actualité diplomatique  et d’évoquer les moyens d’approfondir notre coopération bilatérale.

Nous avons partagé l’idée qu’un pas important est sur le point de s’accomplir avec la conclusion d’un accord bilatéral portant sur reconnaissance réciproque et l’échange des permis de conduire.

Cet accord va effet va faciliter la mobilité de quelque 4700 Français établis au Qatar, puisqu’ils doivent actuellement solliciter des permis temporaires pour circuler.

J’avais été alerté sur ce sujet par Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère des Français de l’étranger et notre consul général à Doha, Jean-Jacques Maizaud, lors de ma visite au Qatar, en février dernier (compte-rendu).

J’ai soutenu ce texte, en octobre dernier, en qualité de rapporteur pour le compte de la commission des Affaires étrangères, présidée par Christian Cambon (compte-rendu). A ce titre, le 26 octobre au Sénat, j’avais reçu l’assurance du Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani qu’aucun frein administratif ne viendrait contrarier la bonne exécution de notre convention.

Nous n’attendons plus que l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, dont la rapporteur sera la députée des Français de l’étranger Amélia Lakrafi, qui devrait entériner le vote du Sénat.

Je suis ravi de cette rapide progression vers l’objectif prioritaire que je m’étais fixé suite à ma visite au Qatar et je remercie chaleureusement le Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani pour son importante contribution.

Antoine Bueno signe “Futur”

“L’avenir est la seule chose qui m’intéresse, car je compte bien y passer mes prochaines années”, a dit Woody Allen.

Le livre “Futur” n’usurpe pas son titre, tant son auteur Antoine Bueno envoie loin la balle, parfois fort loin. Rêve-petits et âmes frileuses s’abstenir. “La seule chose dont nous pouvons être certains c’est que le monde actuel, notre monde, va être balayé. Soit par la crise environnementale, soit par la révolution technologique, soit par les deux”, prévient-il d’emblée.

L’ouvrage se présente sous la forme d’un abécédaire de 40 mots clés, allant de 1984 à Zoonoses, qui étudie chaque thématique à l’aune du progrès humain et scientifique ou… de nos renoncements.

Notre civilisation va-t-elle s’effondrer ? La croissance peut-elle être durable ? Le travail va-t-il disparaître ? L’IA va-t-elle nous remplacer ? À quoi ressembleront l’art et le sexe de demain ? Serons-nous immortels ?

Pour tout vous dire, Antoine Bueno est de la “maison” : il suit les travaux de la délégation à la Prospective et de la commission du Développement durable du Sénat.

Si vous avez le goût du futur, son livre est chaleureusement recommandé.