ARTICLE publié sur le site du magazine :l’éco, présenté par Jean-Paul Chapel, en illustration de la vidéo de mon entretien du 29 janvier, ci dessus :

Olivier Cadic sur le Brexit : « On ne comprend pas où les Britanniques veulent aller »
Outre les changements au niveau politique, le Brexit marquera le début d’une « phase de transition » sur le plan économique pour Olivier Cadic : « Rien ne change jusqu’au 31 décembre 2020. On repart pour une nouvelle saison de négociations. C’est ce que j’appelle Brexit, saison 4. Toute la question est de savoir si on arrivera à trouver un accord ou non ? », s’interroge le sénateur UDI représentant des Français établis hors de France. Beaucoup de Britanniques au niveau politique ne veulent pas de ce deal, comme les adeptes de Nigel Farage, qui veulent faire du Royaume-Uni un endroit ultra-libéral en s’affranchissant de toutes les règles européennes. »

En cas de sortie sans accord, Olivier Cadic s’inquiète de l’arrivée de certains produits alimentaires dans l’Union européenne : « Un « poulet javelisé » qu’on peut consommer aux Etats-Unis pourrait arriver à Londres, puis potentiellement à Belfast en Irlande du Nord. Et aujourd’hui, il n’y a pas de frontière avec l’Irlande. Donc le produit, on risque de le récupérer en Irlande, dans l’Union européenne, et là on a un vrai problème. Est-ce qu’on ne va pas vers une réunification de l’Irlande pour régler cette problématique de frontières ? »
Olivier Cadic a poursuivi sur le statut des Français au Royaume-Uni : « Aujourd’hui, il est gratuit d’avoir le statut de résident permanent pour les Européens grâce à l’association the3million, créée par un Français, Nicolas Hatton. »

Installé en tant qu’entrepreneur au Royaume-Uni depuis 24 ans, Olivier Cadic serait « très réticent à aller au Royaume-Uni aujourd’hui » : « Je ne sais pas vers quoi se dirige le Royaume-Uni. Je privilégierais un pays de l’Union européenne. On ne comprend pas où les Britanniques veulent aller. Aujourd’hui, personne n’a défini le Brexit, c’est l’inconnu total, déclare le sénateur. On commence à en voir l’impact. Pour mon entreprise, la consommation au Royaume-Uni a été historiquement basse. »

L’interview s’est achevée en chanson avec « Et maintenant » de Gilbert Bécaud.