À l’occasion de la Coupe du monde de football au Qatar qui débutera ce dimanche, je m’envolerai samedi vers Doha pour un premier séjour, à l’invitation de la Choura.

J’ai donné une conférence de presse au Sénat, ce 17 novembre.

➡️ VERBATIM de mon intervention——————————-

La coupe du monde de football est un rendez-vous planétaire. Il a lieu pour la première fois dans un pays arabe.

Le Qatar a réalisé des efforts considérables pour organiser une édition historique du plus grand événement international avec les jeux olympiques.

Le Qatar a reçu l’appui et le soutien des dirigeants des États arabes lors du sommet arabe en Algérie le 2 novembre dernier. L’équipe de France est championne du monde en titre. 11 000 supporters français se sont enregistrés pour aller encourager notre équipe nationale.
300 journalistes français couvriront la compétition.

À l’occasion de la Coupe du monde de football au Qatar, qui débutera dimanche, je m’envolerai samedi vers Doha pour un premier séjour, à l’invitation de la Choura, le parlement qatarien.

3ème déplacement au Qatar.

Le précédent était avec le Président de la République, Emmanuel Macron, il y a tout juste un an, parmi la délégation.

Puis du 12 au 15 décembre, je prévois d’assister aux demi-finales, à l’invitation du ministère des Affaires étrangères qatarien.

Comme pour chacun de mes déplacements à l’étranger, je m’appuie sur le poste diplomatique pour organiser mon agenda et préparer mes rendez-vous.

Je souhaite remercier Jean-Baptiste Faivre, notre ambassadeur à Doha et toute son équipe pour avoir concrétisé ce premier projet avec mon homologue qatarien SE Ali Bin Fetais Al Marri, membre du Conseil de la Choura et ancien Procureur général.

En compagnie de tous les autres parlementaires présents au Qatar, je serai invité dimanche au conseil de la Choura pour participer à un programme qui prévoit un déjeuner en présence du président Hassan Al Ghanem et d’autres membres du Conseil.

Nous nous rendrons ensuite au stade d’Al Bayt pour la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde puis assisterons au match Qatar – Équateur.

Le mardi 22 novembre, j’assisterai également au premier match de l’équipe de France face à l’Australie, avant de rentrer mercredi.

Cette coupe du monde permet au Qatar d’être durant un mois au centre de l’attention mondial et un carrefour unique pour exercer la diplomatie parlementaire avec des collègues venus du monde entier.

Y représenter le pays, tenant du titre, offre une position de prestige qui permet de mettre en lumière la relation exceptionnelle qui unit la France au Qatar depuis son indépendance en 1971.

Pour preuve, l’émirat a prononcé son discours d’adhésion aux nations unies, en français.

Ce déplacement me permettra également de faire de la diplomatie économique en soulignant les succès commerciaux de notre pays.

La présence de Total a contribué au développement du pays dans le domaine des hydrocarbures. Le Qatar est le deuxième producteur de gaz dans le monde. Il est un partenaire énergie qui aide l’Europe.

Total a été choisi par le Qatar pour faire partie des compagnies qui doubleront la capacité de GNL d’ici à 2030. J’évoque souvent le métro de Doha, que j’ai eu le privilège de visiter, ouvrage exceptionnel issu d’un partenariat entre RATP Dev, SNCF et un partenaire local ; ou encore l’aéronautique, avec les Airbus.

L’ambassade m’a organisé une réunion avec plus d’une centaine de représentants de la communauté française et une rencontre avec les conseillers du commerce extérieur.
Ce sera l’occasion de faire le point sur les nouvelles opportunités d’affaires offertes par le Qatar.

Président du groupe d’amitié France – Pays du golfe, j’ai été rapporteur au Sénat de l’accord de partenariat entre la France et le Qatar relatif à la sécurité de la coupe du monde de football, qui constitue une offre de services de la France de nature à couvrir l’ensemble du spectre des besoins de sécurité d’un grand événement sportif.

Il représente pour nous l’opportunité de nous préparer à l’accueil et à la sécurisation de la Coupe du Monde de rugby en 2023 et des Jeux Olympiques de 2024.

Je visiterai le dispositif français du ministère de l’intérieur dès lundi et prévoit d’y revenir, lors de mon second passage, à la fin de la compétition.

Le Qatar est un allié militaire stratégique de la France, dans une région connaissant de fortes tensions. On pense à leur aide pour le Liban et pour maintenir le dialogue avec l’Iran.

C’est un allié au Sahel, où le Qatar a été d’un grand soutien logistique.

Un allié encore lors de l’opération Apagan en Afghanistan, l’an dernier pour évacuer de Kaboul des Français et des Afghans à protéger.

Dans le domaine industriel et de la Défense, la Qatar est le troisième client de la France pour la période 2016-2020. Il représentait 18% des commandes d’armes françaises.

L’ambassade m’a organisé la visite d’un dispositif du ministère des armées, mardi prochain.

Le Qatar est également notre partenaire dans la lutte contre le terrorisme et joue un rôle accru dans le contrôle de son financement. La présence d’une base américaine dans le pays n’est pas un hasard. Elle abrite en particulier le commandement de la force aérienne contre DAESH.

À New-York, la semaine dernière, le Secrétaire général adjoint Vladimir Voronkov au Bureau des Nations Unies contre le terrorisme, m’a confié que le premier donateur de cet organisme multilatéral est le Qatar.

Je rencontrerai mardi le représentant du bureau à Doha du programme des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme.

La coupe du monde a eu un effet projecteur sur les conditions de vie et de travail des migrants sur les chantiers. Le Qatar a réalisé d’importantes réformes en faveur des conditions de travail des immigrés.

En effet, le Qatar est le premier État de la région à avoir abrogé le système de la « Kafala », qui oblige l’expatrié à dépendre d’un « parrain », souvent qualifié de « sponsor » et qui peut être une personne physique ou morale.

Le Qatar est aussi le premier État de la région à avoir instauré un salaire minimum pour les travailleurs expatriés non-qualifiés. Depuis 5 ans, le Qatar a fait appel à l’Organisation internationale du travail pour l’aider à améliorer son droit du travail.

J’ai écouté l’audition de Max Tunon, chef de bureau des projets de l’OIT à Doha, de