Il y a tout juste deux ans, lors de mes vœux, j’appelais à la création d’un plan Emploi. Aujourd’hui, ce plan est évoqué en couverture du magazine Ici Londres. Et pour cause, le consul général, Edouard Braine, a réuni autour de lui une équipe d’individualités toutes pénétrées des questions d’emploi pour accomplir ce projet.

Toujours à son initiative, une étude avait été commanditée, en février 2010, à Ewen Ledain, un étudiant français dont la mission assignée était d’observer l’activité du CEI et du centre Charles Péguy afin de caractériser les attentes et les besoins des jeunes Français. Ceux-ci se rendent généralement en Grande-Bretagne pour pratiquer l’anglais, étoffer leur cursus ou bien encore se confronter à une première expérience professionnelle dans un cadre plus en rapport avec le « monde globalisé » que ne le propose notre « modèle français ».

Cette étude a considérablement orienté notre réflexion vers cette réalité sociologique baptisée les « Oubliés de St Pancras », du nom de gare londonienne où se déversent des flots de jeunes Français venus tenter leur chance et qui se fondent aussitôt dans la nature urbaine, sans laisser de trace. Difficiles à cerner, disparates, ils n’en demeurent pas moins l’un des maillons les plus dynamiques de la communauté française de Grande Bretagne.

L’équipe du plan Emploi a jeté les bases d’une politique d’aide à l’emploi et à la formation professionnelle à destination de ces « oubliés ». En 2010, la première urgence était d’assurer la pérennité de l’aide publique au centre Charles Péguy qui fournit, à lui seul, 700 jobs par an à nos jeunes compatriotes débarquant à Londres. Cette année critique s’était joyeusement terminée en présence de Martin Hirsch venu inaugurer les nouveaux locaux du centre Péguy, plus modernes et spacieux (lire : « Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Début 2011, l’équipe du plan Emploi avait décidé de réfléchir aux actions à mettre en œuvre pour atteindre son premier objectif qui est de fournir à Péguy les moyens complémentaires pour passer de 700 à 1000 placements annuels. Pour y parvenir, il est nécessaire d’étoffer l’équipe d’une personne et de renforcer le dispositif informatique. En termes d’équipement, j’ai pu obtenir un soutien financier de 15 000 euros émanant du Sénat grâce à l’appui du sénateur André Ferrand (lire : 110120 Lettre à Peguy – fichier pdf). Restait donc à trouver un financement pérenne pour le recrutement d’un agent. Nous avons considéré que cet effort ne pouvait provenir exclusivement de l’Etat, dont la contribution est déjà significative.

L’équipe du plan Ecole a alors imaginé d’impliquer cinq entreprises qui se partageraient le coût de l’embauche, avec la fierté de permettre le recrutement supplémentaire d’un jeune par jour à Londres, grâce à leur soutien public. C’est dans ce contexte que Véronique Revington a été appelée par Edouard Braine pour assurer cette mission complexe.

Nous avions fait du sujet de l’Emploi un des thèmes de la journée du 20 octobre à Ashford, organisée par l’UFE Corporate. En décembre, j’ai eu l’occasion de remercier personnellement Vincent de Rivaz, président d’EDF Energy pour avoir été le premier à répondre à notre appel. Nul doute de l’effet incitatif d’une signature aussi prestigieuse dans notre prospection de nouveaux partenaires.

Je vous invite vivement à lire l’article de Veronique Revington paru ce mois-ci dans Ici Londres, intitulé « Objectif 2012 pour le plan emploi des jeunes ».

Vous découvrirez que SOS International, la société conduite par Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce franco-britannique, appuie cette initiative, tout comme Bruno Deschamps, président de la section britannique des conseillers du Commerce extérieur. Tous deux nous portent à croire que nous rencontrerons bientôt d’autres entrepreneurs socialement responsables qui aideront à incarner les valeurs du plan Emploi : optimisme, ouverture d’esprit, mobilité internationale, développement des compétences, esprit d’initiative…

Comme vous le voyez, les conditions se mettent en place pour nous permettre d’atteindre notre objectif 2012 : permettre à 1.000 jeunes de trouver un emploi grâce au centre Péguy !