Mon étape à Guyaquil m’a permis de constater, une nouvelle fois, que l’excellence française en matière industrielle s’exportait très bien.

Dans la capitale économique de l’Équateur, la société Poma, dont le siège est en Isère, réalise un téléphérique urbain qui force l’admiration, tandis que Veolia se distingue dans la gestion des eaux de la ville de Guayaquil.

A noter que ces chantiers aimantent d’autres prestataires nationaux disposant d’un savoir-faire particulier.

Entrepreneuriat

Poma

Accompagné par Thierry Souët, consul honoraire, j’ai visité le chantier d’un téléphérique urbain pour desservir les hauteurs de Guayaquil, construit par le joint-venture formé entre la société française Poma et le consortium Sofratesa, représenté par Jonathan Grel.

En mars 2020, cette ligne de « métro aérien » sera inaugurée à la faveur du bicentenaire de la ville. Elle comportera cinq stations et fonctionnera de 5h à 23h avec une capacité de 2600 personnes/heure. On souligne aussi sa faible empreinte écologique.

Ce projet, financé par l’AFD, bénéficie également à d’autres sociétés françaises, comme RATP Smart systems qui fournit le système de billetterie et Systra, cabinet d’ingénierie en mobilité. + d’images

Veolia

A Guayaquil, Veolia dispose d’une concession de service d’eau potable et d’assainissement depuis 2008 et son contrat court jusqu’en 2031.

Frédéric Certain, DG de interagua, opérée par Veolia, m’a reçu en compagnie de Thierry Souët. Ce manager m’a expliqué que le prix de l’eau s’échelonnait de 1 à 10 selon le niveau de consommation, ce qui permet au plus grand nombre d’y avoir accès.

En 2001, seulement 30% de la population disposait d’eau potable. Ce chiffre est passé à 96,3%, ce qui représente 2,5 millions de personnes. 

Par ailleurs, 76%, des eaux usées sont retraitées (contre 45% en 2001). Ce chiffre s’explique par la résistance des gens à se brancher pour ne pas être facturés. Frédéric Certain assure que Guayaquil sera la première ville en Équateur à retraiter ses eaux usées avant de les rejeter dans l’océan. + d’images

Mambo (à San Lorenzo)

Sur la route qui nous emmenait de l’aéroport de Guayaquil vers Manta, Tannya Bricard m’a invité à découvrir San Lorenzo, un village de pêcheurs. C’est dans ce lieu paradisiaque que Yohan Marson et sa compagne Diana Gonzalez ont choisi de s’installer.

Le Français issu des Hauts-de-France a créé Mambo, un éco-hôtel face à l’océan pacifique. Son gîte est destiné aux touristes qui cherchent le dépaysement et l’accord avec la nature. + d’images

Communauté française

Réception

Merci à Stéphane Richard, chef français, et son épouse qui m’ont reçu à leur domicile, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, et de Thierry Souët, consul honoraire, ainsi que plusieurs entrepreneurs installés localement.

Stéphane m’a confié qu’il avait fait son apprentissage au Sénat durant deux ans, dont une année au service du président Alain Poher !

Les mets et les vins qu’il nous a fait déguster étaient dignes des grandes tables françaises. Si vous passez par Guayaquil, je vous recommande d’aller découvrir sa cuisine au restaurant Bankers club. + d’images

Culture française

Alliances françaises

La ville de Guayaquil compte trois Alliances françaises. J’ai eu l’opportunité de visiter deux sites.

Tout d’abord, l’Alliance située à Samborondón, la banlieue huppée de Guayaquil. En 2009, la ville comptait 110.000 habitants contre 500.000 habitants désormais.

Construit il y a 14 ans, grâce à un Investment de 500k$, ce site a été restauré il y a 2 ans.

Avec sa médiathèque toute neuve, ses 16 salles de classe et son patio d’accueil, cette Alliance fait belle figure. 200 élèves y suivent des cours. Le président et la directrice m’ont présenté leur projet d’agrandissement qui implique de construire un auditorium et un salon multifonction au 2ème étage.

Je me suis rendu ensuite à l’Alliance située au centre-ville, sur le site de la maison de France qui abrite également le consulat. Cette AF dispose d’un charmant théâtre de 100 places et de 17 salles de classe. + d’images

Consul honoraire

Je salue Thierry Souët, entrepreneur-consul honoraire, qui m’a accompagné durant tout mon séjour à Guayaquil.

Installé dans cette ville depuis 1985, Thierry a commencé par diriger un laboratoire de crevettes, avant de devenir importateur de machines agricoles. Puis, en 2000, il créé une société de distribution de pièces détachées automobiles…

Consul honoraire depuis 22 ans, il est le relais d’une communauté qui compte 600 Français inscrits. Son antenne consulaire est ouverte 3 heures par jour, sauf le lundi, c’est dire tout son dévouement et sa disponibilité. + d’images