Claire découvre le Nicaragua en 1974 avec son mari, Clément-Marie, venu y effectuer son service dans la coopération. Un coup de cœur commun, raffermi par l’heureuse rencontre d’une « famille d’adoption » et la préparation d’un projet de production de café appelé “La Marseillaise”, dans le nord du Nicaragua.

Claire Ponçon, conseillère consulaire pour la circonscription Costa-Rica, Honduras, Nicaragua et déléguée UDI Managua

Claire Ponçon, conseillère consulaire pour la circonscription Costa-Rica, Honduras, Nicaragua et déléguée UDI-Managua

Après un séjour de dix ans au Costa Rica, pendant la période la plus difficile de la Révolution, l’idée de revenir a germé. Elle  prendra forme en 1992 par un investissement associant leur « famille nicaraguayenne » dans la production de café, sur la ferme La Cumplida.

Lorsqu’en 2014 Claire Ponçon est récompensée du prix du secteur touristique décerné par le Conseil supérieur de l’entreprise privée au Nicaragua (COSEP), elle mesure le chemin parcouru : une entrepreneuse française qui a clairement apporté son tribut à sa terre d’accueil par un engagement pour la conservation, la reforestation et le développement communautaire.

Mais pas question de tirer la couverture à soi : « J’aime le travail d’équipe, j’aime partager des idées et chercher la bonne option à travers le dialogue et le respect de chacun. Ce doit être une marque de ma formation de scout commencée dès l’âge de six ans… »

Pour Claire, l’important c’est l’autre. Elle a créé la Fondation NicaFrance qui s’implique dans les conditions de vie (éducation, santé, habitat…) « des personnes travaillant avec nous ou autour de nous ». On dirait que le concept de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui intègre les préoccupations sociales et environnementales a été forgé pour elle.

A l’avenir, elle aimerait « consacrer plus de temps aux résidents français et aux nouveaux venus », avoue-t-elle. Une démarche déjà amorcée au début des années 2000 « en reconstituant l’UFE, puis en constituant Managua-Accueil », sans oublier ses fonctions présentes de conseillère du commerce extérieur de la France (CCEF) et d’élue consulaire.

Un désir encore attisé par son adhésion à l’UDI, « un parti qui sort des sentiers battus », dont les membres rencontrés lui ont donné une immense envie de rejoindre cet élan pour « faire bouger les choses en France et ailleurs », clame-t-elle.