Le gouvernement vient de réformer le système des bourses scolaires à l’étranger.

Les parents dont les enfants fréquentent un établissement français vont trouver une aide précieuse dans la dernière lettre de l’UFE pour comprendre les nouvelles règles du jeu.

Dans son numéro de janvier 2013, la Lettre clarifie et détaille le nouveau mode de calcul des bourses scolaires, qui intègre désormais la notion de quotient familial, c’est à dire qu’on divise le revenu de référence par le nombre de parts.

Inutile de souligner à quel point le sujet est sensible pour de nombreux parents qui ne pourraient scolariser leurs enfants dans le réseau français sans une aide financière totale ou partielle.

Si les rédacteurs de la lettre de l’UFE apportent une réponse, point à point, une incertitude demeure sur la quotité finale, soit le pourcentage des frais de scolarité pris en charge par la bourse.

En effet, le nouveau gouvernement a inventé une nouvelle forme de taxation !

Désormais, pour rester dans l’enveloppe budgétaire, l’Etat taxera les boursiers, à la source, au moyen d’une « contribution progressive de solidarité » (sauf ceux qui sont éligibles à une bourse à 100%).

Pour justifier toute la nécessité du travail de vulgarisation et de simplification réalisé par la Lettre de l’UFE, je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire le texte administratif de base : « Pour contenir les besoins exprimés au niveau mondial dans la stricte limite des crédits disponibles, la quotité théorique de bourse attribuée aux familles, bénéficiant d’une quotité partielle, est diminuée d’une contribution progressive de solidarité qui ne concerne pas les familles à 100%. La quotité définitive accordée aux familles tient compte de cette contribution. »

Sous couvert d’un discours de justice, le gouvernement réduit en fait simplement la voilure en matière d’aide à la scolarité. Il affiche même, dans le budget 2013, un objectif de réduction du coût moyen par élève pour l’Etat à l’horizon 2015. Le gouvernement peut compter sur l’assistance du journal « Le Monde » qui fait sa propagande dans un article intitulé « Français de l’étranger : l’aide à la scolarité ne favorise plus les familles aisées » daté du 17/1/13. Comme aux plus beaux jours de la Pravda, la présentation est partiale et les élus interviewés sont tous socialistes.

Contrairement à l’information délivrée dans le Monde, il n’y a pas 115 000 élèves français scolarisés à l’étranger mais environ 340 000 (335 417 en 2009). Le système des bourses scolaires ne bénéficie qu’à 7% des enfants français scolarisés à l’étranger. Ce système reste donc fondamentalement injuste et anti-républicain car il ignore délibérément les 2/3 de la population concernée qui bénéficient d’un enseignement local. Je proposerai dans le cadre de l’UDI un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité à l’étranger car l’action publique doit être exclusivement au service de l’intérêt général !

Ceci dit pour les personnes concernées, ne perdez pas de temps, la date limite pour le dépôt du dossier est fixée au 15 février 2013 (lire : « Bourses scolaires : moins d’argent pour chacun, des formalités toujours aussi contraignantes » du 10 janvier 2013)

La lettre de l’UFE de décembre 2013 (fichier pdf) : 2013 01 Réforme des bourses scolaires

Photo Flickr de Pierre Willemin