Conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'Etranger
pour le Royaume-Uni
                 

De l’événementiel pour doper le programme FLAM

Lors de la présentation de ses voeux, en début d’année, Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, avait conclu en marquant sa volonté « d’encourager localement la francophonie et la francophilie » (lire : « La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux » du 11 janvier 2012).

Lundi 13 février, nous étions six personnes à constituer un comité de réflexion au siège parisien de l’AEFE. Joëlle Jean, chef du service pédagogique, nous a fait partager l’idée de Mme Descôtes d’un événement au Sénat consacré à la valorisation du programme Flam (Français langue maternelle). Cette opération, qui pourrait avoir lieu avant l’été, servirait à promouvoir et étoffer ce réseau de « petites écoles du samedi », notamment en impliquant des partenaires susceptibles d’accompagner financièrement l’essor de ces associations.

J’ai évidemment approuvé cette excellente idée, d’autant qu’elle entre en résonance avec l’objectif n°3 du plan Ecole du Royaume Uni qui vise à familiariser les jeunes enfants avec la langue française, justement grâce au programme Flam.

J’ajoute avec fierté que le Royaume-Uni est devenu une terre d’élection pour Flam où son développement est remarquable : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 ! Dans cet intervalle, le nombre de petits écoliers est passé de 700 à près de 3000 (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011). Comment ? Pourquoi ? Quelles bonnes pratiques peut-on en tirer au profit d’autres pays ? L’événement annoncé devra nourrir ce type d’échanges.

Rappelons bien que l’enjeu du programme Flam est l’apprentissage de notre langue sous le contrôle complet de l’Education nationale et au moindre coût, ce qui au regard de la conjoncture n’est pas le moindre de ses avantages. Il incombe justement à  l’AEFE de verser des subsides à ces écoles pour les aider en phase de démarrage. On parle de quelques milliers d’euros à chaque fois, mais mis bout à bout les écoles Flam de Grande-Bretagne ont recueilli 95.700€ de subventions en 2011 (soit 15% de l’enveloppe mondiale de 600 000€). Pour information, 78 dossiers de subvention avaient été instruits par l’AEFE, en provenance des postes diplomatiques de 25 pays.

J’ai toujours publiquement regretté le principe des subventions dégressives limitées à 5 ans. Après trois ou quatre ans de maturité, les petites écoles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Aujourd’hui, l’AEFE ne connait officiellement que 13 associations sur les 48 en activité au Royaume-Uni : celles qui ont déposé un dossier d’aide.

Je pense que c’est sur le registre financier que l’idée d’Anne-Marie Descôtes prend toute son acuité. Au delà du facteur d’émulation au sein du réseau, cette opération événementielle serait une occasion d’approcher des « décideurs » pour leur faire prendre conscience du potentiel de ces associations (2,907 enfants rien que pour le Royaume-Uni) et de l’intérêt de financer leur éclosion.

Préalablement, nous avons convenu que la première tâche de l’AEFE consisterait à réaliser une cartographie aussi précise que possible de la situation. Là encore, j’ai suggéré de s’appuyer sur l’expérience de Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français.

Photo Flickr de Maureen Shaughnessy

Le Cordon Bleu inaugure sa nouvelle école à Londres

L’histoire du Cordon Bleu à Londres se poursuivra 15, Bloomsbury Square dans des locaux flambants neufs équipés en matériel haut de gamme pour  former de futurs grands chefs cuisiniers et pâtissiers.

Au grand plaisir du président de cette institution, André Cointreau, les personnalités se sont bousculées à l’inauguration du 7 février dernier, pour découvrir ce lieu particulier et s’autoriser un moment de gastronomie rare, en toute convivialité.

Les plats servis reposaient sur un siècle de tradition et d’excellence. S’en tenir à ce constat rendrait une image imparfaite de l’institut qui cultive la créativité, la diversité et le goût du futur. Dans un univers mondialisé, mouvant et hyper compétitif, le Cordon Bleu forme des professionnels de la restauration capables d’évoluer avec leur époque, soucieux de s’approprier les nouvelles technologies et devancer les nouveaux besoins culinaires.

André Cointreau m’a fait l’honneur d’une visite privilégiée en présence de notre ambassadeur, Bernard Emié, à travers cinq étages et sept cuisines en activité, chacune centrée sur un thème tel que « le monde des macarons », un « avant-goût de l’Asie » ou bien « les verrines chaudes », ces petits verres aux ingrédients colorés et montés comme des sculptures. Un ravissement total.

L’inauguration fut l’occasion pour Loic Malfait, directeur académique au Cordon Bleu de remettre deux prix, associés à une bourse d’études et un hébergement, à deux jeunes jugés méritants et prometteurs par le jury : Abigail Watson de Sevenoaks (17 ans) et Lloyd Pinder de Cardiff (16 ans). Je leur souhaite le plus bel avenir dans le monde de la gastronomie sur les pas de leurs glorieux ainés issus du Cordon bleu : Dione Lucas, Julia Child, Nancy Silverton, Nathalie Dupree, Eric and Bruce Bromberg, Allen Susser, James Peterson, Lydia Shire, Giada De Laurentiis, Gaston Acurio ou encore Ming Tsai.

Bernard Emié, ambassadeur de France à Londres ; Abigail Watson et Lloyd Pinder, élèves boursiers ; Tom Aikens, le plus jeune chef étoilé au Michelin en Grande-Bretagne ; André Cointreau, président du Cordon Bleu ; Olivier Cadic

Il faudra d’abord qu’Abigail et Lloyd décrochent le Grand Diplôme, un sésame vers les meilleurs restaurants prouvant leur savoir-faire en cuisine et en pâtisserie, après avoir réussi trois niveaux d’étude de onze semaines chacun.

Les élèves convergent de partout pour apprendre leur métier auprès de 80 chefs renommés et étoilés que compte l’institut. C’est pourquoi le Cordon bleu étend aujourd’hui sa présence sur tous les continents : Australie, Japon, Corée, Pérou ou Canada. Un développement qui sert le rayonnement culturel français, s’est félicité notre ambassadeur.

Le site du Cordon Bleu

Europa School offre deux postes de direction

C’est un vrai plaisir de reparler de l’Europa School de Culham quelques semaines après avoir annoncé sa prochaine ouverture (lire : « La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford » du 30 octobre 2011).

Je relaie aujourd’hui l’appel à candidature de cette école, située à proximité d’Oxford dans une région qui attire de nombreuses entreprises et programmes de recherche  internationaux.

Si vous êtes disponible à compter d’avril, l’école recrute :

son directeur / sa directrice d’établissement (The Principal, fichier pdf)

ainsi que

son directeur / sa directrice du Primaire (Headteacher Of Primary, fichier pdf)

Date limite de candidature : 14 février 2012 (par email ou courrier)

Le délai de réponse est donc très court pour postuler à ces deux prestigieuses fonctions. A noter que les entretiens auront lieu du 27 février au 8 mars et que les détails pratiques, ainsi que les coordonnées de vos interlocuteurs figurent dans les deux fichiers pdf, ci-dessus.

Rappelons que cette  free school, née de la volonté tenace des parents d’élèves, s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture progressive s’étendra jusqu’en 2017. Europa School UK, qui va ouvrir en septembre prochain en comptant d’entrée deux sections bilingues (franco-anglaise et germano-anglaise), assumera donc la continuité pédagogique au-delà de 2017.

FundRaising 2012 : les parents d’élèves du lycée CDG vous espèrent à leur diner du 30 mars

Impliqués et généreux, voilà en deux mots comment définir les parents d’élèves du Lycée Français Charles de Gaulle (CDG), réunis au sein de l’APL, présidée par Florence Quattrocchi.

Je ne vous présente plus la campagne annuelle de FundRaising qui sert à étoffer les infrastructures à disposition des 3895 élèves répartis sur l’ensemble des sites. Cette année, Virginie Royer, vice-présidente – Comite APL 2011-2012 et coordinatrice à l’école primaire Marie d’Orliac, assume la responsabilité de mener cette campagne.

L’édition 2012 se tiendra une nouvelle fois au Park Lane Hotel, Piccadilly, le vendredi 30 mars 2012.

Les bénéfices réalisés lors de cette soirée (diner, tombola, ventes aux enchères) auxquels s’ajoutent vos dons, permettra au comité de l’APL de financer deux « Charities » associées au lycée, d’une part Friends of the Lycée et d’autre part l’APL Welfare Fund :

- Friends of the Lycée a pour rôle d’acquérir des équipements scolaires, de rénover des locaux, de participer à des bourses et de contribuer à des projets éducatifs.

Une fois encore, en 2011, le conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, a été stupéfait de la générosité de l’APL qui lui a versé £172.000 (196.000 euros) destinés à l’amélioration du lycée. La contribution précédente s’élevait à 97.000₤ (soit 111.550 €) en 2010.

- APL Welfare Fund donne un coup de pouce aux familles qui traversent des difficultés financières pour régler les frais de scolarité. Concrètement, en 2011, £50.000 ont permis à plus de 35 élèves de poursuivre leur scolarité à CDG.

Comme de coutume, j’espère avoir le plaisir de revoir beaucoup d’entre vous au diner de l’APL qui ravit le cœur autant que le palais.

Je remercie d’avance les participants de leur mobilisation et de leur contribution, sous forme de dons ou de lots de prestige, faisant de ce diner l’emblème de l’engagement des parents du Royaume-Uni et un brillant exemple au sein de notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

La brochure APL Appeal 2012 vous permettra de réserver votre table et de connaitre les détails.

Date limite des demandes de Prise en charge des frais de scolarité avancée au 10 février !

La date limite de dépôt des dossiers de Prise en charge (PEC), initialement fixée au 17 février, a été avancée au 10 février 2012, en concertation avec M. Mathieu, directeur administratif et financier du Lycée Charles de Gaulle, en raison des vacances scolaires.

Je vous joins, à cet effet, la fiche information famille PEC rectifiée :  Informations familles PEC 2012-13 (fichier pdf)

Où déposer le dossier ?
- Pour le Lycée Charles Gaulle, auprès du service des vies scolaires des classes de seconde, première et terminale.
- Pour l’Ecole Européenne de Culham, auprès du secrétariat. Contact : Mme Gill Brook.

Lire aussi : « Bourses : date limite le 17 février ! » du 05 janvier 2012

Photo Flickr de simone|cento

La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux

J’ai le plaisir de publier les voeux d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. A la tête d’un réseau unique en son genre, la directrice nous rappelle les temps forts de l’année écoulée et souligne les priorités de 2012. Il s’agit notamment du plan de développement, annoncé par Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011), du programme LabelFrancÉducation (lire : « Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises » du 11 janvier 2011) qui viendra compléter le programme FLAM (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011)

Puisque je siège au conseil d’administration de cette grande institution qui a pris racine dans 130 pays, je suis le témoin privilégié de tous les progrès qui s’accomplissent au service du rayonnement français. J’ai le plaisir de m’en faire régulièrement l’écho dans ce blog.

Présentation vidéo des activités de l’AEFE.

Bourses : date limite le 17 février !

Depuis ce mercredi 4 janvier 2012, vous pouvez déposer votre demande de bourse scolaire ou de prise en charge auprès du consulat pour l’année scolaire 2012-2013, si vos enfants fréquentent le réseau de l’enseignement français en Grande-Bretagne ou bien s’ils vont l’intégrer.

Même si vous êtes déjà bénéficiaire, votre demande de bourse ou de prise en charge doit être renouvelée chaque année. De plus, rappelons que ces demandes sont indépendantes de la procédure d’inscription de vos enfants.

Aperçu des dossiers de bourses scolaires traités par le service social du consulat général de France à Londres

En premier lieu, les bourses scolaires sont allouées par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, à tout élève français résidant avec sa famille à l’étranger et qui est inscrit dans son réseau d’établissements. La bourse pourra couvrir tout ou partie les frais de scolarité, selon le niveau de revenu de la famille. Les revenus de toute nature (ex: voiture de fonction) seront pris en compte pour calculer un « revenu pondéré » qui sera comparé avec un minimum de référence, fixé par la Commission locale des bourses, tenant compte évidemment du nombre d’enfants ou encore du fait que vous êtes monoparent.

A noter que les bourses attribuées s’entendent largement puisqu’elles incluent les frais d’inscription, l’achat de manuels et de fournitures scolaires, les coûts de demi-pension ou d’internat, le transport scolaire, l’assurance ou l’inscription aux examens.

Second type d’aide possible : la prise en charge (PEC). Elle est versée par l’AEFE pour les élèves français de son réseau en classe de seconde, de première et de terminale sans condition de ressources. Sont exclus du dispositif, les enfants français dont les frais de scolarité sont pris en charge par votre employeur, une collectivité territoriale, ou un état étranger…

Les dépenses qui peuvent faire l’objet d’une prise en charge concernent les frais annuels de scolarité, comme les droits d’inscription annuels et de première inscription.

Conformément aux dispositions fixées par le décret n°2011-506 du 9 mai 2011, les frais de scolarité sont pris en charge à hauteur des tarifs de l’année scolaire 2007/2008. Le dispositif de prise en charge des frais de scolarité ne couvre donc plus la totalité des frais engagés (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Toutefois si vos frais ne sont pas entièrement pris en charge par la PEC, vous pouvez vous estimer éligible à une bourse pour le complément, notamment pour les frais parascolaires (cantine, matériel…). Il vous faut donc déposer un dossier pour une bourse.

Rendez-vous sur la page Enseignement-Bourses scolaires du site du consulat pour télécharger le formulaire, la liste des justificatifs, la brochure, le barème…

Bourses: Le dépôt des dossiers s’effectue auprès du service des Affaires sociales, après avoir pris rendez-vous sur le site internet du consulat (page RV) du 4 janvier au 17 février 2012, délai de rigueur !

Prise en charge: le délai a été avancé au 10 février 2012!
Vous pouvez déposer le dossier du 4 janvier au 10 février 2012!

- Pour le Lycée Charles Gaulle, auprès du service des vies scolaires des classes de 2nde, 1ère et terminale.
- Pour l’Ecole Européenne de Culham, auprès du secrétariat. Contact : Mme Gill Brook.

Matinée de conférences, samedi 19 novembre, à la Petite école de Leeds

C’est toujours un plaisir de me rendre chaque année à Leeds et de revoir les directrices de la Petite Ecole, Patricia Lefèvre, Corinne Lapierre et Catherine Blain. Depuis six ans, parties de rien, elles cultivent amoureusement ce petit jardin à la française où des enfants scolarisés dans les écoles anglaises viennent tous les samedis goûter aux plus beaux fruits de la culture française.

Corinne Lapierre, Catherine Blain, Patricia Lefevre, directrices de la Petite Ecole de Leeds

Elles se flattent d’attirer, outre des familles francophones de Belgique ou d’Afrique, des parents britanniques qui veulent transmettre à leurs enfants ces rudiments de français qu’ils ont eux-mêmes acquis, notamment lors d’un séjour en France.

Je me suis mis à leur disposition pour contribuer à l’animation d’une matinée de conférences qui s’annonce fort intéressante et sympathique :
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Conférences à La Petite Ecole de Leeds
Samedi 19 novembre 2011 de 10h00 à 12h30
Gledhow Primary School, Lidgett Lane, Leeds LS8 1PL

Au programme :

10h00 – 10h30 – Conférence sur le bilinguisme : « Growing up and growing old with multiple languages »

Animée par Dr. Céline Souchay PhD, Senior Lecturer in Human Memory Institute of Psychological Sciences University of Leeds et Dr.Jelena Havelka, Lecturer, Institute of Psychological Sciences, University of Leeds.

10h40 – 12h25 – Conférence sur les élections 2012 : Tout savoir pour voter
+ Questions/Réponses sur tout sujet intéressant les Français du Royaume-Uni

Animé par Olivier Cadic, conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’’étranger.

Tous les éclaircissements seront apportés sur les modalités du vote dans la région du Yorkshire.

J’en profite pour rappeler l’importance d’être inscrit sur le registre des Français établis hors de France, ainsi que sur la liste électorale avant le 31 décembre 2011.

Si vous désirez être des nôtres en ce jour particulier, merci de faire part de votre venue à cette adresse : la.petite.ecole@email.com

Lire aussi :
« Marathon manne pour la Petite école de Leeds ? » du 21 février 2011
« Journée portes-ouvertes à la Petite Ecole de Leeds » du 25 novembre 2010

Pour information :

Les Petits Français, playgroup
Groupe d’éveil, créé en 2003, pour les petits francophones/bilingues de 0 à 4 ans, accompagnés de leurs parents, les lundis de 10h00 à 12h00.
Infos : www.toutunmonde.org.uk ou Olivia au 07899754165

La Petite Ecole de Leeds
Association à but non lucratif, partiellement financée par FLAM (programme de consolidation du Français Langue Maternelle), accueillant 97 élèves âgés de 3 à 16 ans le samedi de 10h00 à 12h30 pour suivre des cours de français, incluant l’orthographe et la grammaire, des cours d’Histoire ou encore des activités théâtrales.
Infos : www.lapetiteecoledeleeds.co.uk

Brighton penche en faveur d’une école bilingue

Je reviens sur un événement qui remonte à septembre dans la charmante ville balnéaire de Brighton. François Miramont a eu l’heureuse initiative d’organiser une réunion qui a mobilisé une trentaine de parents d’élèves sur l’avenir de l’enseignement français dans cette région en plein essor.

En même temps que Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, et Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français à l’ambassade, j’ai été touché par l’engouement de l’assistance sur le projet de créer un enseignement bilingue à Brigthon et impressionné par la pertinence des réflexions qui fusaient dans le petit gymnase qui nous avait été aimablement mis à disposition par la directrice de Westdene Primary school.

Sur ce blog, j’ai plusieurs fois évoqué l’enjeu de l’enseignement bilingue au sein des écoles britanniques pour offrir un enseignement en français là où nos opérateurs traditionnels AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger et Mission Laïque sont absents. Il s’agit d’un dispositif alternatif, non-budgétivore pour nos finances et bientôt couronné par un « label FrancEducation » pour certifier la qualité de la pédagogie (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 20 juin 2011).

Les parents d'élèves, français et britanniques, ont été invités à donner leur avis sur un projet d'enseignement bilingue à Brighton, le 19 septembre 2011, en présence des responsables de l'ambassade de France.

Il ressort des discussions de Brighton que ce projet séduit tout le monde, dont Judy Hawker, Primary Languages Consultant. Enfin, presque tout le monde, puisque l’honnêteté m’impose de révéler que la personne  la plus attachée à un enseignement français exclusif lors de notre réunion était une grand-mère britannique qui avait longtemps vécu en France.

Pour concrétiser ce dessein, il reste à éclaircir certains points, notamment en termes de diplômes, et lever évidemment quelques obstacles. La directrice de l’école Westdene Primary school a justement fait remarquer qu’intégrer le bilinguisme coûterait plus cher, en pleine période de restriction de moyens. Par contre, cette ouverture au français rendrait son établissement plus attractif aussi vis à vis les parents anglophones.

Je suis reparti une fois de plus convaincu que la détermination des parents sera récompensée, à l’image de l’association des familles francophones locale baptisée « les Franglophones » qui ont créé une petite école en 2009, pour les 4-11 ans, basée sur le programme Flam (Français langue maternelle). J’ai été très heureux de faire leur connaissance lors de cette réunion. A petite échelle, la multiplication de ces écoles Flam au Royaume-Uni atteste d’un élan résolu et communicatif.

Pour les plus grands, je suis persuadé qu’en multipliant les initiatives et les soutiens, ces parents ne  couperont pas leurs enfants d’une scolarité en langue française. Et je compte bien les y aider.

L’école Flam, les Franglophones, dispose de deux lieux (Brighton et Hove) :
- Les classes à Hove Park School, Nevill road, Hove, tous les jeudis de 16h00 à 17h30
- Les classes à Lewes au Cluny Hall tous les vendredis de 13h30 à 15h00

Mes propositions pour le financement de l’immobilier scolaire à l’étranger

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand, s’est tenue au Sénat à Paris fin septembre. C’est l’occasion de vous parler de l’extension du réseau d’écoles françaises dont le financement constitue, comme vous imaginez, le nerf de la guerre.

Pour mémoire, l’Anefe a pour mission d’instruire les demandes de prêts garantis par l’Etat pour financer les établissements scolaires à l’étranger. J’ai eu l’honneur d’être réélu pour siéger à son conseil d’administration.

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand (sept. 2011)

Les questions immobilières constituent un point critique pour le développement des écoles françaises à l’étranger. Le Royaume-Uni représente un tiers des engagements de l’Anefe ! Le principal engagement est le CFBL, Collège français bilingue de Londres avec 21M£ (lire : « Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat » du 28 mai 2010). Vient ensuite, la garantie du prêt de l’école Jacques Prévert (1,7M£) obtenue pour financer ses travaux. Un troisième dossier de 0,32M£ est en cours : l’école française de Bristol a déjà obtenu la garantie de l’Etat pour son projet, mais le dossier est en suspens parce que leur offre d’acquisition du bâtiment n’a pas été retenue par les autorités locales.

Cette dernière assemblée m’a permis de remercier, au nom de notre communauté, tous les acteurs qui ont facilité ces résultats, à commencer par le président Ferrand et notre secrétaire générale, Anne Barnaud.

J’ai aussi salué l’action de Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui a veillé à ce que les engagements de l’Agence en faveur du CFBL soient scrupuleusement tenus. J’ai tenu à exprimer ma gratitude à Mmes Christine Eusèbe, représentant le ministère de l’Education nationale, et Agnès Rivoisy-Maaelassaf représentant le ministère des Finances. La représentante de Bercy a fait preuve de flexibilité pour construire une solution financière favorable au CFBL et l’Education nationale a accepté d’homologuer une bonne part de la pédagogie de l’école avant même son ouverture.

J’ai souvent fait état dans mes billets de la tension qui règne à Londres sur le nombre de places disponibles dans l’enseignement français. Chaque partie prenante, consciente de cet enjeu, a su se dépasser pour nous aider à atteindre le premier objectif de notre plan Ecole, lancé en juin 2008, qui vise à créer 500 places par an dans l’enseignement français.

Nous savons tous ce que nous devons à Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, les trois Trustees du FEPT (Fund Education Property Trust), mais tout autant à Frédéric de la Borderie, qui dirige l’équipe qui travaille au quotidien sur les projets immobiliers sans qui ces réussites n’auraient pas été possibles.

Pour l’avenir, j’ai proposé lors de l’assemblée générale de l’Anefe que l’immobilier appartenant à l’AEFE à Londres soit transféré au sein du Trust immobilier FEPT pour lui permettre d’augmenter sa structure financière et de cautionner ainsi directement le prochain établissement qui ouvrira à Londres. Rappelons que le FEPT, organisme à but non lucratif, avait contracté le prêt de 21 millions de livres à bas taux pour financer les travaux du CFBL après l’obtention de la garantie de l’Etat grâce à l’Anefe.

Pour sa part, la directrice de l’AEFE a développé l’idée de créer son propre fonds pour financer ses opérations immobilières, car l’Etat ne veut plus emprunter au-delà d’une année pour aider ses établissements publics, afin de ne pas aggraver sa dette. L’AEFE est en cours d’évaluation de la somme minimale pour constituer ce fonds. Le chiffre de 50 millions d’euros a été avancé.

Que ce soit au conseil d’administration de l’AEFE, à celui de l’Anefe ou en séance plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, je ne manque jamais une occasion de soutenir cette orientation présentée par Anne-Marie Descôtes.

Par contre, je ne pense pas qu’il faille se limiter à un seul fonds qui gèrerait tous les actifs depuis Paris. Pour les pays où la législation l’autorise, j’ai suggéré de favoriser la création de fonds immobiliers décentralisés (des trusts, société civiles immobilières…) comme nous l’avons déjà expérimenté à Londres avec le FEPT. Créés et contrôlés par des acteurs locaux (parents d’élèves, entreprises locales), placés sous la responsabilité de l’ambassadeur, nos investissements seraient plus simples à optimiser. Il serait également plus facile de lever de l’argent auprès d’entreprises françaises établies sur place.

Dès lors, le fonds immobilier de l’AEFE pourrait se consacrer exclusivement au financement des écoles situées dans les pays qui ne disposent pas de l’environnement juridique adéquat, autrement dit dans l’impossibilité de créer des structures financières sur place.

Enfin, j’ai également recommandé que la propriété des bâtiments scolaires à l’étranger appartenant à l’Etat soit apportée à ces fonds immobiliers lorsqu’ils seront créés pour garantir les emprunts finançant l’entretien ou l’acquisition de nouveaux sites.

La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford

Il y a tout juste six mois, je publiais un billet intitulé « Il faut sauver Culham ! » suite à ma visite de l’Ecole européenne de Culham, située près d’Oxford. Une solution émerge grâce à l’action tenace des parents d’élèves.

Joli logo de l'Europa School UK

Le 10 octobre dernier, le ministre de l’Education britannique, Michael Gove, a officiellement donné son feu vert à la pré-ouverture d’Europa School UK, une « free school » offrant deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise.  Cette  free school qui sera basée à Culham près d’Oxford s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture est programmée jusqu’en 2017. Europa School UK devrait ainsi voir le jour dès septembre 2012 avec 6 classes de 28 élèves répartis en 2 sections franco-anglaises et germano-anglaises, 2 classes de « Réception », 2 classes de « Year 1 » et 2 classes de « Year 2 ».  Elle remplacera progressivement les classes fermées par l’école européenne pour offrir à terme un enseignement européen allant de 4 à 19 ans menant au bac européen.

Le « funding agreement »  devrait être signé début 2012 à l’issue d’une période de consultation publique. Un accord sur le partage des locaux entre l’Ecole européenne et la free school est également en cours de négociation avec Bruxelles.

Cette école sera gratuite. Comme toute école d’Etat anglaise, les règles d’admission en « Reception » seront principalement basées sur la proximité du domicile des familles concernées par rapport à l’école.

Simon Sharon, directeur de l’Ecole européenne de Culham affiche sa satisfaction : « Il y a un lien étroit entre l’école européenne et l’ouverture prochaine de la free school. Ce projet de free school présente une perspective positive pour offrir une continuité pédagogique au-delà de 2017 pour les élèves qui sont actuellement scolarisés à l’école européenne ».

Bénédicte Yue, parent d’élèves, dont deux enfants sont scolarisés à l’Ecole européenne et deux autres en attente d’inscription à la free school témoigne :
«Dans un environnement en pleine globalisation et en particulier dans la région d’Oxford  où se trouve le siège de nombreuses entreprises et programmes de recherche  internationaux, le nombre de familles bilingues et multi culturelles ne cesse d’augmenter. Ces familles parlent souvent plusieurs langues à la maison, et ce projet d’école, unique en Angleterre, leur permettra d’offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle répondant à leurs besoins. Par ailleurs,  j’ai toujours été émerveillée de voir, à l’école européenne, tous ces enfants de différentes nationalités capables de travailler ensemble tout en partageant leurs cultures et traditions. C’est un formidable exemple d’intégration qui commence dans la cour de récréation dès le plus jeune âge. La mise en place par Michael Gove du concept de free school nous offre une occasion unique de poursuivre cette aventure tout en permettant d’intégrer davantage de familles anglaises qui auront ainsi la possibilité d’acquérir une deuxième langue dans un environnement multiculturel.»

J’adresse mes plus vives félicitations à tous ceux qui ont forgé cette réussite. Tous méritent d’être mis à l’honneur : Andrew Parker, Europa School UK Chair of Directors ainsi que les autres directors : Jackie Holderness, Antonella Shorrock, Clara della Croce, Jutta Weber, Karin Loudon et Paul Adams ; à Emmanuel Pallot, Chair of Europa School UK Project Steering Group ; Simon Sharron, Directeur de l’Ecole Européenne ; à Lord Hill, Schools Minister au Department for Education pour son soutien continu, à l’’ETEE (English Trust for European Education) notamment Jim Campbell ( Chair), Maurizio Fantato (Founder and Vice-Chair) and John Sayer (Trustee).

Je souhaite également témoigner de mon admiration envers Bénédicte Yue et toute l’équipe de la « Culham European free school » qui ne se sont pas découragées après l’annonce de l’échec de leur premier projet d’Academy en février dernier. Seulement quelques jours plus tard, elles initiaient ce projet de free school. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et moi avions immédiatement soutenu cette initiative. Elles témoignent du formidable engagement des Français du Royaume-Uni en faveur d’un enseignement en langue française.

Pour plus d’informations : www.europaschooluk.org

Jamais trop tôt pour le violon

Je fais partie de ces parents dont la progéniture s’est mise un jour dans l’idée d’apprendre le violon. La bienveillance familiale est d’importance puisque le néophyte met un certain temps, même un temps certain, pour produire des sons qui s’apparentent à de la musique…

C’est pourquoi j’ai accordé spontanément à Monica Bayle toute ton estime et mon soutien, elle qui dirige un club de violon pour les enfants. Le lieu d’apprentissage se trouve à Londres au sein de la « Boule de neige », une de ces fameuses écoles française du samedi.

Monica aime le beau, le partage et la culture française, alors qui s’étonne du soin infini qu’elle porte à son club pour « mériter une réputation d’excellence » ? Elle rêve d’allumer le feu sacré auprès de ses élèves, auprès desquels il faut constamment marier douceur avec rigueur, plaisir avec ténacité sur le chemin d’un apprentissage méritoire, dont il restera, pour le moins, une belle leçon de vie.

J’ai été content d’apprendre que ses efforts portent les fruits de la notoriété puisque des partenaires locaux sont disposés à lui accorder une subvention pour développer son activité musicale.

Je salue le dynamisme et l’ouverture de la Boule de neige qui veut dépasser le cadre de l’enseignement du français en prévoyant d’intégrer diverses langues (russe, polonais, espagnol, arabe…) et qui propose cet atelier violon exceptionnel « dans un climat bon enfant et plein de joie de vivre », sourit Monica.

Renseignements :
Boule de Neige, French Saturday School,
Conisborough College, Catford,
London SE6 2SE.
bouledeneigefrenchschool@yahoo.co.uk
www.bouledeneige.co.uk

Enseignement à distance : le Cned présente sa formule Royaume-Uni 2011

L’offre du Cned intitulée « Formule Royaume-Uni » vient de sortir. Et la formule est complète car elle recouvre l’enseignement français depuis la maternelle jusqu’à la terminale !

La grande majorité des enfants français scolarisés au Royaume-Uni ne fréquente pas l’un des établissements du réseau AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Tandis qu’ils suivent un cursus dans une école anglaise, il peut être judicieux de les familiariser avec les contenus fondamentaux du programme français.

Ces matières sont dispensées par le Cned, Centre national d’enseignement à distance, notre fameux service public qui relie près de 15.000 élèves dans le monde travaillant à distance, avec copie et correction en ligne, tout en étant assistés au téléphone par des enseignants de l’Education nationale.

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et attaché de coopération éducative, oeuvre activement, en partenariat avec le Cned, pour favoriser l’extension de l’enseignement bilingue dans les écoles britanniques, ce qui constitue l’objectif n°2 du plan Ecole. Cette vision alternative est capitale puisqu’on le réseau AEFE ne peut multiplier les écoles françaises comme des champignons pour promouvoir notre langue (lire : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011).

Sur le terrain, Laurent Batut attribue un agrément officiel aux écoles anglaises désireuses de s’engager dans l’enseignement bilingue dès lors qu’elles vont utiliser les méthodes pédagogiques développées du Cned.

Vous pouvez inscrire vos enfants à la Formule Royaume-Uni jusqu’au 31 décembre.

Le site du Cned

Lire aussi : « 10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned » du 13 juillet 2011

Photo Flickr de Kurt Wagner

Il est temps de clore la polémique sur la gratuité des lycées français à l’étranger

Mais quelle mouche a piqué le Figaro pour exhumer le rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur l’enseignement français à l’étranger, datant du 30 juin 2010, et dont le gouvernement a tiré les conséquences ?

Dans son papier, Marion Brunet relance la polémique sur la gratuité des lycées français pour les enfants d’expatriés, d’autant que la mission d’évaluation déplore l’inflation des coûts prévisible et insupportable pour nos finances publiques : +67% d’ici 2013 (Site du Figaro : « Le coût de la scolarité des enfants français à l’étranger » du 01 août 2011). La journaliste ne mentionne pas que les frais de prise en charge par l’Etat ont été plafonnés en mai dernier et que le débat est donc clos !

Alors, les lecteurs du quotidien crient au loup. L’article étant reproduit sur le site du Figaro, on vit affluer près de 300 commentaires en quelques heures, souvent pour stigmatiser les Français de l’étranger « qui font payer les études de leurs enfants par le contribuable français ». Alors, moi aussi, je me suis empressé de laisser un commentaire en expliquant que les frais de scolarité au lycée avaient été plafonnés et que cette mesure permettra d’économiser 9,4M€ au titre de l’année scolaire 2011/2012 ! Pour mémoire, dans son document de synthèse sur l’aide à la scolarité en 2010/2011, l’AEFE annonçait que le montant global des prises en charge s’est établit à 30,02M€ pour 7.472 élèves.

Un billet a déjà été publié à ce sujet expliquant que la prise en charge (PEC) des frais de scolarité (seconde, première, terminale) était désormais plafonnée à hauteur des tarifs 2007/2008. Exemple : les frais du lycée Charles de Gaulle s’élèvent £4,311 pour la rentrée 2011, mais  l’Etat ne prendra à sa charge que la somme de £3,246 correspondant au tarif de la rentrée 2007 (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Je me réjouis que le gouvernement ait fait preuve de pragmatisme en reconsidérant la promesse du Président de la République de gratuité totale des lycées. J’avais, dès le début, pressenti tous les effets pervers d’un engagement de dépense non maitrisé ! (lire : Lettre au Président du 16 juillet 2007, en fichier pdf).
Face à ce qui a été qualifié de « cauchemar budgétaire » par les services financiers du ministère des Affaires étrangères et européennes l’an dernier, le bon sens a prévalu. (lire : « Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité » du 26 septembre 2010).

Il me paraît désormais plus important de porter notre attention sur les enjeux futurs de l’enseignement français à l’étranger, dont le gouvernement a pris la mesure comme l’atteste le conseil des ministres du 15 juin dernier (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres le 15 juin dernier » du 29 juin 2011). C’est ce que j’ai suggéré à la journaliste du Figaro.

Photo Flickr de Phil H

10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned

Il existe une solution alternative pour les familles qui n’auraient pas obtenu de place en classe de seconde au Lycée Charles de Gaulle !

Fast Languages a eu l’excellente idée de mettre en place une solution complète et collective au travers du Cned, notre service public d’enseignement à distance créé en 1939.

L’objectif est de scolariser 10 élèves de seconde au centre de Londres, dans un cadre privilégié, pour suivre le programme reconnu par l’Education nationale, entre 4 et 5h30 de cours par jour, 5 jours par semaine, pris en charge par des professeurs qualifiés. Des ateliers linguistiques et sportifs sont possibles dans ce cursus annuel. Je vous laisse découvrir les deux formules Fast Languages (fichier pdf).

Il s’agit d’une scolarisation complète, dont l’inscription doit être validée par l’ambassade. C’est pourquoi la demande déposée auprès de Stéphanie Abisror Ankaoua de Fast Languages (stephanie@fastlanguages.com) sera ensuite transmise à Laurent Batut, conseiller culturel adjoint auprès de l’ambassade, afin de permettre cette scolarisation complète à distance.

On l’oublie souvent mais le Cned est le troisième opérateur de l’enseignement français à l’étranger, après l’AEFE et la Mission laïque française. Près de 15.000 élèves résidant hors de France se sont inscrits au Cned durant l’année scolaire 2009-2010.

Comme j’ai eu l’occasion de le répéter à maintes reprises, ce service public représente une proposition alternative qui mérite d’être mieux connue. (lire : « Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010).

Grâce à une initiative de Laurent Batut, le Cned a développé une nouvelle politique contractuelle au Royaume-Uni. L’objectif est d’agréer des structures scolaires étrangères qui utilisent la méthode pédagogique du Cned en complément de leur enseignement. Cette initiative s’inscrit dans l’objectif n°2 du plan Ecole qui vise à favoriser l’enseignement bilingue.

Quatre contrats ont déjà été signés au Royaume-Uni : Athena Education Ltd (Londres), Fast Languages Ltd (Londres), Hampton Court House (Londres) et Le Français en Écosse (Édimbourg).

Le site du Cned

L’ambassadeur de France félicite nos bacheliers émérites

L'ambassadeur de France, Bernard Emié, entouré des meilleurs bacheliers du lycée Charles de Gaulle (21/06/11)

Le soleil resplendissait, autant que nos bacheliers sur les marches de la résidence de l’ambassadeur, ce vendredi 21 juin 2011 à Londres. J’ai assisté à ce moment inoubliable pour tous ces jeunes, au milieu de leurs parents à la mine ravie.

Bernard Emié a reçu soixante élèves du lycée Charles de Gaulle pour les congratuler personnellement d’avoir décroché la mention Très bien au baccalauréat, c’est à dire une note moyenne supérieur ou égale à 16 !

En se distinguant brillamment, ces diplômés ont confirmé la réputation d’excellence de leur lycée : un tiers des candidats au Bac 2011 ont obtenu la mention très bien ! Du reste, 87,50% d’entre-eux ont reçu une mention, et le taux de réussite global atteint 99% ! Epoustouflant. Voir les résultats statistiques du bac 2011.

Comme à l’accoutumée, cette réception avait pour mécène la Banque Transatlantique dont les représentants étaient présents en nombre. Le directeur de la succursale londonienne, Yves Pinsard, est un ancien élève du lycée. Il m’a fait remarquer que l’an dernier 60 élèves également avaient obtenu la mention « très bien ». Je salue l’implication généreuse et fraternelle de cette institution financière qui perpétue et régénère cette cérémonie.

Les parents ravis immortalisent ce moment unique

Dussé-je froisser la modestie du proviseur Bernard Vasseur, son travail, celui de ses collaborateurs et celui de son équipe éducative ne sont pas étrangers à ce résultat. Le lycée CGD affiche des performances exceptionnelles. Les parents d’élèves savent que leurs enfants empruntent un chemin privilégié et assument les efforts que cela implique, notamment sur un plan financier. Cette école apprend aux élèves ce qu’ils doivent savoir, mais on leur apprend aussi à questionner pour que leur apprentissage devienne permanent et perpétuel. On leur apprend à être. Chacun est unique, mais tous doivent devenir des responsables en quête de sens et d’inventivité, constamment l’esprit en éveil.

Les résultats du lycée Charles de Gaulle prouvent que son corps enseignant a fait sien ce précepte de Montaigne : enseigner ce n’est pas remplir des vases, c’est allumer des feux. Je profite de ce billet pour saluer la grande compétence et le sens de l’intérêt général des professeurs. J’ai pu observer qu’en de nombreuses circonstances, ils n’ont jamais donné la priorité à leurs revendications catégorielles, aussi légitimes soient-elles, lorsque l’intérêt des enfants pouvait être en jeu. Ils méritent indubitablement une mention « très bien » eux aussi, chaque année.

Je souhaite bonne chance à tous les lauréats dans la poursuite de leurs études et, pour l’instant, de savourer des vacances bien méritées !

Crédit photo : Florent Donneger

L’AEFE lance sa Web télé

Quelques mois après avoir rénové son site internet (lire : « Un site tout nouveau tout beau pour l’AEFE » du 17 février 2011 ), l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, dispose désormais de sa propre WebTV pour « témoigner en images du dynamisme de notre réseau scolaire mondial », justifie Anne-Marie Descôtes, directrice de l’agence.

Elle invite donc les établissements scolaires à enrichir cette plate-forme audiovisuelle de leurs réalisations qu’il s’agisse de projets éducatifs, de reportages ou de travaux d’élèves. Ce nouvel outil de communication et d’animation couvrira également l’actualité de l’AEFE, notamment par des captations d’événements.

Sur Aefe.tv, vous verrez que les vidéos, recouvrant des sujets les plus variés, sont judicieusement classées par continents et que la technologie mise en oeuvre permet un visionnage confortable.

On ne peut que féliciter l’AEFE de cette initiative permettant fédérer un large public au moyen de la vidéo, dont la production est désormais à la portée de chacun, et qui constitue aujourd’hui le principal moteur d’attractivité de la Toile.

Voir la vidéo de présentation par Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE

www.aefe.tv

Bientôt une nouvelle maternelle à Londres : la Chouette School !

Notre offre scolaire s’étoffe encore, cette fois à destination des plus petits, avec le projet d’ouverture d’une école maternelle dans l’ouest de Londres, en septembre 2011. Rien n’est définitif, les autorisations sont en cours pour pouvoir accueillir les enfants nés entre 2006 et 2009 (de la grande à la « toute petite » section)  dans un beau local à Chiswick (W4), le quartier résidentiel de Bedford Park où la communauté française est dense.

Ce projet est porté par Magali Amar, professeur des Ecoles expérimentée et passionnée de pédagogie, assisté de son mari, Julien Amar, Senior Project Manager dans un grand groupe de télécommunications franco-américain, à qui il incombera la gestion administrative, financière et l’action marketing.

L’âge d’entrer en maternelle est aussi le plus propice à l’apprentissage d’une seconde langue. Magali veut exploiter la chance de ces enfants de 2 à 6 ans de vivre dans une ville anglophone et multiculturelle, en leur offrant un bilinguisme par immersion. Concrètement, les journées se dérouleront moitié en langue française et moitié en langue anglaise.

Tout en désirant être strictement conforme au cursus du programme de l’Education nationale, la Chouette School se singularisera par une approche distinguant le savoir du savoir-être, propre à l’épanouissement personnel, et par la sensibilisation précoce au respect de notre planète. Partant de l’intime pour évacuer le stress de la vie de groupe, pour aider à l’expression et l’affirmation de la personnalité, l’école prolongera donc son initiation vers le général pour préparer de futurs citoyens protecteurs de l’environnement, en commençant par l’acquisition de bons réflexes.

L’apprentissage quotidien sera rehaussé par de nombreuses pratiques sportives et artistiques, des sorties culturelles et la fréquentation de clubs, du genre cuisine, arts plastiques, espagnol..

Vous pouvez consulter tous les détails sur le site de la Chouette School.

Magali souhaite obtenir des lettres de soutien de la part de la communauté française, afin de l’aider à obtenir son permis (D1 use) auprès du council d’Ealing pour lui permettre de s’installer à Chiswick. Vous pouvez lui envoyer vos courriers à admin@lachouetteschool.co.uk. Je lui adresse tous mes encouragements et mes félicitations.

L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger

Ce jeudi 12 mai 2011, c’est devenu officiel : la mesure de gratuité totale annoncée par le Président de la République en faveur des lycéens français à l’étranger n’est plus d’actualité. Toutefois, l’Etat poursuivra sa contribution à la prise en charge (PEC) des frais de scolarité (seconde, première, terminale) plafonnée à hauteur des tarifs 2007/2008.

Cette décision devrait permettre d’économiser 7 millions d’euros au budget de l’Etat et correspond à la réflexion budgétaire engagée récemment (lire : « Sortir du  »cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité » du 26 septembre 2010).

J’avais anticipé, dès novembre dernier, les conséquences financières pour les parents d’élèves si les mesures proposées par le rapport Collot-Joissains étaient votées (lire : Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle, du 10 novembre, 2010).  Pour le lycée Charles de Gaulle, à partir de rentrée 2011, cela signifie que l’Etat prendra à sa charge 3,246 livres sterling (soit le tarif 2007-2008) au lieu de 4,311 livres sterling actuellement. La prise en charge des frais de première inscription sera limitée à £130 au lieu de £600. Pour Culham, l’aide à la scolarité sera plafonnée à £3,197 au lieu de £3,454 présentement. Il est important de noter que les personnes dont la situation ouvre droit à une bourse (supérieure au montant plafonné) pourront obtenir le financement du complément.

Suite à son élection, j’avais écrit au Président de la République pour lui demander de reconsidérer cette promesse de gratuité, car je pressentais tous les effets pervers de cette orientation qui n’avait fait l’objet d’aucune étude préalable (Lettre au Président du 16 juillet 2007). L’accroissement substantiel de la responsabilité financière de l’Etat français, face à un engagement de dépense non maitrisé, ne me paraissait pas supportable pour nos finances publiques. Dont acte !

Je souhaite que nous puissions désormais concentrer le débat sur les véritables enjeux auxquels est confronté l’enseignement français à l’étranger (lire aussi : « Vers l’abandon de la mesure de «gratuité» pour les lycées français à l’étranger? » du 30 juin 2010)

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le Journal Officiel.

Un projet d’école internationale à Greenwich

A n’en pas douter, il souffle un esprit d’initiative aussi vivifiant que fructueux au sein de la communauté française du Royaume-Uni. Le plan Ecole fertilise constamment de nouveaux projets dont je me fais l’écho enthousiaste, d’autant qu’ils associent largement les parents. Dernière avancée en date, le projet Greenwich dans la banlieue sud de Londres.

Une école secondaire, financée par l’Etat, pourrait voir le jour en septembre 2012 sous l’impulsion d’un groupe de parents, d’enseignants en langues et d’experts en éducation, pour la plupart français ou francophones. L’ambition de cet établissement sera de délivrer le fameux Baccalauréat International, en accueillant dans un premier temps des élèves de Year 7.

La valorisation des langues étrangères constituera le point distinctif de son cursus par rapport aux écoles publiques britanniques, une vision qui devrait séduire les familles bilingues et plurilingues, qu’elles soient françaises ou anglaises. L’ouverture multiculturelle associée à l’esprit critique ne sauraient faire défaut au lycéen du 21ème siècle, pourrait-on résumer du dessein pédagogique de Greenwich.

J’ai évidemment évoqué le sujet avec Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, qui recevra prochainement Susannah Hickling, en charge de la communication de la future école. Celle-ci accorde le plus clair de son temps au montage d’un dossier pour le Department of Education dont la date limite se situe fin mai. Justement, Susannah a un besoin urgent de vos soutiens puisque le projet Greenwich s’inscrit dans le programme « Free Schools » qui impose de prouver l’attractivité de votre idée avant sa réalisation ! Susannah a déjà recueilli l’avis favorable d’environ 250 familles de l’est et du sud-est de Londres, en majorité francophones. Elle recherche toujours de nouveaux appuis.

Je renouvelle à Susannah Hickling, ainsi qu’à son équipe, tous mes encouragements et j’invite donc les parents d’élèves à manifester leur soutien (Register your interest) ou à rejoindre ce nouvel élan en faveur de la génération montante du quartier de Greenwich en plein développement.

Le site de la future International Academy of Greenwich