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AEFE : le gouvernement piétine encore une promesse de campagne

Mardi prochain, le budget de l’AEFE, Agence de l’enseignement français à l’étranger, sera soumis à son conseil d’administration.

Le nœud coulant des finances publiques ne laissera d’autre choix à l’Agence que de voter un budget de circonstance.

« Nous mettrons un terme au sous-financement de l’AEFE », péroraient les Socialistes de l’étranger dans leur programme présidentiel. Le retour à la réalité est brutal. La subvention de l’Etat n’augmentera que de 1% (5,5 millions d’euros) pour atteindre 425 millions d’euros. Dans le même temps, l’Etat fait peser une nouvelle charge de 13 millions d’euros pour financer la part patronale sur les retraites.

Du reste, le sénateur socialiste Richard Jung reconnaît lui-même que « L’Agence devra donc de nouveau augmenter ses ressources propres pour faire face à ses charges. » Ce sera donc aux parents d’élèves de payer la différence. Et ils subiront la double peine, puisque le  budget de l’aide à la scolarité sera réduit de plus de 12% (110.5M€ au lieu de 125.5M€ en 2012).

En ce qui concerne le Royaume-Uni, le projet de budget de l’AEFE se traduira ainsi : l’Etat qui prenait en charge 58% du salaire des enseignants du lycée Charles de Gaulle réduira sa part à 50% d’ici à deux ans. La différence sera à la charge des parents d’élèves. Forcément.

Cette décision est en flagrante contradiction avec le projet socialiste qui promettait que  « la part de l’Etat dans le financement des établissements, en baisse chaque année, sera maintenue à son niveau actuel et un plan quinquennal permettra d’établir les besoins en financement de chaque établissement pour assurer leur pérennité, leur qualité et leur sécurité. »

Par conséquent, il s’avère clairement que l’AEFE devra désormais naviguer à vue et limiter sa vision à gérer l’existant, avec un soutien de l’Etat qui déclinera d’une année sur l’autre. Chaque élève de l’AEFE coûte aujourd’hui 2 210 euros à l’Etat ; il ne devra plus coûter que 2150 euros en 2015.

Il serait temps de reconnaître que l’Etat ne peut plus financer le développement d’un réseau qui compte déjà 485 établissements d’enseignement français à l’étranger, en dépit d’une demande croissante.

Alors, quel avenir pour l’enseignement français à l’étranger ? Osons d’abord répondre cette question : « Pourquoi avons-nous besoin d’un enseignement français à l’étranger ?» avant de nous demander comment le faire fonctionner.

En faisant de l’AEFE, l’alpha et l’oméga du développement de l’enseignement français à l’étranger, le risque est désormais élevé de voir le rayonnement de la France décliner au profit d’autres systèmes éducatifs en plein essor.

D’ailleurs, le développement de filières bilingues, intégrées au système éducatif du pays partenaire piétine. Pour 2013, il est prévu 1 695 000 élèves inscrits en section bilingue, soit le même nombre qu’en 2010. Ce résultat justifierait une vraie remise en cause de notre stratégie dans ce domaine.

Nos finances publiques agonisent, les parents d’élèves sont mis à contribution permanente sans pouvoir planifier l’évolution des tarifs et, surtout, de nombreux enfants restent à jamais les oubliés du dispositif, faute de solution alternative au manque de place, à leur éloignement géographique ou à l’inflation du prix de la scolarité.

Les caciques du « tout Etat » ont les rênes bien en main. Pourtant, tôt ou tard, il faudra redéfinir la mission de l’AEFE, la concentrer uniquement sur des actions que l’Etat peut financer sur le long terme et confier la gestion des établissements à des partenaires dont c’est la vocation.

Photo Flickr de Sebastian Kobs

Réforme des bourses à l’étranger : Les familles boursières paieront pour les nouveaux boursiers

Lors de la campagne électorale, j’avais soutenu qu’il était « incontournable de mettre le système des bourses scolaires à l’étranger en cohérence avec les vrais besoins de notre communauté avant d’attribuer l’enveloppe budgétaire. Cessons de faire les choses à l’envers » (Lire : « Plaidoyer pour le développement de l’enseignement français à l’étranger » du 28 mai 2012).

Comme je le craignais, le gouvernement sorti des urnes a opté pour la méthode traditionnelle, celle-ci consiste à déterminer préalablement une enveloppe puis, seulement, de construire une clé de répartition. Compte tenu de notre situation budgétaire, cette démarche revient à partager la pénurie entre les plus nécessiteux.

Aussi, la ministre représentant les Français de l’étranger, Hélène Conway, a-t-elle demandé à la Commission nationale des bourses de faire évoluer le système. Elle a préconisé une progression limitée de l’enveloppe des bourses tout en augmentant le nombre de familles boursières.

L’idée poursuivie par le gouvernement se résume à augmenter le nombre de bénéficiaires du système dans le cadre d’une enveloppe budgétaire aux contours figés. Chacun peut comprendre que ce seront donc les bénéficiaires actuels des bourses qui paieront pour les nouveaux boursiers.

Je salue au passage le travail de la Commission nationale des bourses et, en particulier, l’action de nos représentants de l’AFE, à savoir Hervé Leboucher (Grèce), Daniel Ollagnier (Allemagne) et Margaret Soledad (Espagne) qui se sont pliés à un exercice dont on ne peut ressortir qu’avec une extrême frustration.

Hervé Leboucher restitue parfaitement la nouvelle situation : « L’AEFE et la DFAE ont fait un travail remarquable dans des délais contraints et sur la base d’un cahier des charges exigeant. Il devrait permettre à de nouvelles familles d’accéder aux bourses. Mission accomplie, donc ! A ceci près que si c’est dans le cadre budgétaire dont notre ministre semble prête à se satisfaire cela se fera au détriment de familles déjà boursières par des pertes significatives de quotité».

Et les simulations sont rudes pour les boursiers du Royaume-Uni. Ce sont 161 familles qui devraient perdre plus de 20 points de quotité sur leur bourse. Précisons que le Royaume-Uni sera le 4ème pays le plus affecté par le phénomène, après l’Espagne (755 familles), Les Etats-Unis (430) et l’Allemagne (228) – voir l’étude d’impact présenté à la Commission nationale des bourses -.

Toujours d’après les simulations, seules 4 842 familles dans le monde recevront une bourse à hauteur 100%, au lieu de 7 421 familles précédemment.

Certains s’étrangleront du cynisme du gouvernement qui fait peser la charge des nouveaux boursiers sur les boursiers actuels.

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Cette simulation repose sur un nombre constant de demandes. Si le nombre total de demandes de bourses recevables augmente plus vite que l’enveloppe prévue pour les deux ans à venir, les bourses pourront être réduites au prorata des moyens affectés par le ministère. Par exemple, si une famille reçoit une bourse de 50% une année, le taux de l’année suivante pourra être inférieur même si ses revenus demeurent identiques.

Comment construire son budget familial dans une telle incertitude, tandis que les frais de scolarité ne cessent de croitre ?

Chaque année, au mois de novembre précisément, revient la lancinante question de l’évolution des frais de scolarité à l’occasion de la présentation du budget par les établissements.

La semaine dernière, lors de son conseil d’établissement, le lycée Charles de Gaulle a annoncé que les tarifs n’augmenteraient «que» de 8% en 2013-2014. C’est un progrès, puisque le précédent proviseur avait anticipé en 2010 une croissance annuelle des tarifs de 10% pour au moins les cinq années à venir (lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010).

En décidant de rationner le budget de l’aide à la scolarité, le gouvernement reconnait qu’il n’a plus les moyens de financer une politique d’aide à la scolarité conforme aux besoins réels. Cependant, scolariser un enfant en cours préparatoire, constitue un engagement pour 12 années.

C’est pourquoi il me parait irresponsable de poursuivre cette politique qui va immanquablement plonger à terme des familles dans le désarroi de devoir retirer leur enfant du système français en cours de scolarité.

Lorsqu’on n’a plus les moyens de sa politique, il faut changer de politique.

Mais là, il faudrait du courage pour affronter les vrais enjeux auxquels est confronté l’enseignement français à l’étranger.

Photo Flickr de marco40134

Succès de la formule « Cned Royaume-Uni »

Lancée il y a seulement un an, la formule « Cned Royaume-Uni » a déjà séduit de nombreux parents. 110 élèves ont suivi ce cursus complémentaire à l’enseignement britannique dès la première année(Lire : « Enseignement à distance : le Cned présente sa formule Royaume-Uni 2011 » du 15 septembre 2011).

Alors que les inscriptions 2012-13 sont encore possibles jusqu’au 31 décembre prochain,  la formule enregistre déjà 350 inscrits ! C’est donc une progression de plus de 200%, nous a annoncé Laurent Batut, attaché de Coopération éducative à l’ambassade de France, lors du dernier comité de pilotage du plan Ecole.

Cette offre du Cned a été conçue comme un compromis idéal pour les enfants qui ne peuvent pas accéder au réseau de l’enseignement français au Royaume-Uni, du fait de son engorgement chronique ou bien de leur éloignement géographique. Cette solution complémentaire au système britannique s’étend de la grande section de maternelle à la terminale.

Il faut toutefois souligner que cette formule d’enseignement à distance ne constitue en aucun cas un préalable ou une facilité quelconque pour intégrer ensuite un établissement du réseau français de Londres, malheureusement tous saturés.

En revanche, les cours du Cned facilitent grandement le retour vers une scolarité en France.

Preuve du succès de la formule « Royaume-Uni », la formule « scolarité complète » du Cned recule puisque seuls 22 élèves vivant outre-Manche se sont inscrits cette année contre 55 l’année dernière.

Renseignements et inscriptions : Cned.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
Fiche d’information : formule RoyaumeUni 2012-13 (fichier pdf)

Photo Flickr de Lars Plougmann

Le comité de pilotage du plan Ecole unanime en faveur d’un 3ème établissement secondaire à Londres

Cette année encore, notre système d’enseignement français au Royaume-Uni est à saturation : 500 demandes de places ont été refusées. Avec 5560 élèves scolarisés dans notre réseau en 2012, contre 5.484 l’année précédente, de nombreux établissements affichent complet.

Le nouveau CFBL (Collège français bilingue de Londres) enregistre 676 élèves pour une capacité maximale de 700 places. Ces résultats dépassent les prévisions les plus optimistes du plan de lancement de cet établissement qui a ouvert ses portes, il y a tout juste un an.

Cette situation tendue n’est pas récente et elle a conduit à la création du plan Ecole, en juin 2008. Le premier objectif de ce plan était de créer 1500 nouvelles places. Nous en sommes très exactement à 979.

Fort de ces chiffres, j’ai rappelé lors du comité de pilotage l’absolue nécessité de créer un 3ème établissement secondaire à Londres, aux côtés du CFBL et de Charles de Gaulle où il me parait essentiel de pérenniser la situation des élèves  jusqu’en terminale, ce qui n’est pas forcément acquis.

Nous pourrions à court terme nous trouver dans la position dramatique d’exclure du réseau français des enfants aujourd’hui scolarisés en primaire, faute de pouvoir les accueillir en classe de collège ou de lycée.

Si les choses restent en l’état, on sait déjà que 300 élèves devront quitter le système dès la rentrée 2015, sans compter l’inflation des demandes de scolarité rejetées.

Nous sommes donc face à l’impérieuse nécessité d’ouvrir un nouvel établissement d’ici deux ans.

Dans ce but, il nous faut finaliser l’acquisition d’un nouveau site, au plus tard en février 2013. Le comité de pilotage du plan Ecole, réuni à la Résidence autour de l’ambassadeur le 24 octobre, s’est déclaré unanime en ce sens.

Je vous avais informé qu’un groupe de travail du plan Ecole était chargé de la recherche immobilière depuis mai dernier (lire : « Sauriez-vous où implanter un nouvel établissement scolaire à Londres ? » du 04 mai 2012). Il a présenté 3 propositions dont 2 sont situées dans le nord de Londres. Aucune d’entre-elle n’est sécurisée, car elles restent sujettes à acceptation de notre offre.

J’en appelle toujours à la mobilisation de la communauté française pour alerter ce groupe de travail de toute opportunité qui pourrait se révéler.

Nos réquisitions peuvent se résumer en trois points :
– Superficie : minimum 5000m2 et surface bâtie minimum 10,000 m2
– catégorie de bâtiment/espace : D1 (école, hôpital, église, centre médical)
– accessibilité : proche d’un transport en commun (tube, overground, bus)

Merci de communiquer toute information utile à l’équipe de recherche immobilière à cette adresse email : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Pour plus d’information sur le réseau scolaire au Royaume-Uni : www.institut-francais.org.uk/francais/education

Photo Morguefile de Krosseel

Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley !

Le challenge est simple : il faut au moins une centaine d’inscriptions potentielles, d’ici fin décembre, pour démontrer au Department for Education l’intérêt d’ouvrir une nouvelle école bilingue à Bromley, dans le sud-est de Londres.

Bromley High Street

Ce projet, porté par Hasina Harris, est un beau prolongement à l’ouverture réussie de l’Ecole Tricolore à Bromley, une de ces « petites écoles du samedi » réservées aux très jeunes enfants, dans le cadre du programme Flam (lire : « Une nouvelle école Flam dans le Kent : l’Ecole Tricolore » du 28 août 2012).

En effet, un groupe de parents et d’enseignants se sont mobilisés autour du dossier d’ouverture d’une une Free school primaire bilingue pour offrir « le meilleur de l’enseignement primaire en anglais et en français ».  Ils espèrent bien ouvrir les portes de cet établissement en septembre 2014 pour y accueillir les enfants en classe de Reception, Year 1 et Year 2.

Forte de ses réussites passées, Hasina Harris veut être en mesure de déposer son dossier dès la fin de l’année et elle bat le rappel des troupes avec l’enthousiasme contagieux qu’on lui connait. Je vous avais raconté au printemps dernier qu’elle ambitionnait de transformer La Marelle, petite école du samedi de 120 élèves, dont elle est la directrice pédagogique, en école primaire bilingue. (Lire : « La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant » du 14 mai 2012)

Si vous êtes intéressés par cette opportunité de Free Scholl à Bromley, merci de suivre le lien ci-dessous afin de remplir un questionnaire d’information qui ne constitue en aucun cas un engagement de votre part, mais qui va aider à crédibiliser la démarche d’une équipe motivée et vaillante auprès des autorités britanniques : https://sites.google.com/site/bromleybilingualschool/register-your-interest

Pour toute question, vous pouvez écrire à cette adresse : info.bromleybilingual@gmail

En outre, vous pouvez consulter la page « Bromley Bilingual Primary School » sur Facebook.

Je me joins à Laurent Batut, attaché de Coopération éducative à l’ambassade de France, pour vous demander de diffuser le message d’Hasina le plus largement possible et lui adresser mes plus vifs encouragements.

Photo Flickr de drchrispinnock

Inauguration officielle de l’Europa School UK

(g. à d.) Olivier Cadic, John Howell, Member of Parliament et Lord Hill, Schools Minister.

Le 4 septembre dernier, 165 élèves faisaient leur rentrée à Europa school UK, la nouvelle free school multilingue qui vient d’ouvrir ses portes sur le site de l’école européenne de Culham près d’Oxford (lire: « Il reste des places vacantes à l’école européenne de Culham » du 30 juin 2012).

« Nous avons été agréablement surpris par la grande diversité culturelle des familles qui ont rejoint l’école.  Près de 40 nationalités ont été recensées sur 165 inscrits », note, avec satisfaction, Bénédicte Yue,  parent d’élèves

Puis, le 21 septembre dernier, ce fut l’inauguration officielle réussissant un aréopage de hautes personnalités. Pour autant, l’événement ne fut ni compassé, ni cérémoniel et c’est en toute simplicité que profs et parents d’élèves ont pu dialoguer avec Lord Hill, Schools Minister et John Howell député dans cette circonscription, ou encore le maire d’Oxford venu en compagnie de ceux des communes avoisinantes, mais aussi des représentants des ambassades allemande et autrichienne. J’ajoute que nous avons aussi le plaisir de voir Yves Letournel de l’Institut Français arrivé à Londres l’été dernier pour remplacer Vincent Gleizes.

Rappelons que cette nouvelle école a été créée pour palier la fermeture progressive de l’Ecole européenne de Culham. Autrement dit, l’Europa School UK reprendra progressivement les classes fermées par l’Ecole européenne permettant d’assurer une continuité de l’enseignement. Par exemple, l’Europa school UK entâmera prochainement une procédure d’accréditation qui à terme devrait permettre de continuer à conduire au baccalauréat européen, comme le propose actuellement l’Ecole européenne.

Bénédicte Yue : « Ce concept d’école d’état anglaise est très innovant dans la mesure où il répond à un réel besoin des familles multi-culturelles »

Son statut est néanmoins différent de l’Ecole européenne puisque l’Europa school UK est une école d’Etat anglaise (lire: « La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford » du 30 octobre 2011).

« Ce concept d’école permet de démocratiser les filières bilingues, de part la gratuité de son enseignement ainsi qu’une meilleure intégration avec la communauté locale », souligne Bénédicte Yue. Je me félicite, pour ma part, que l’objectif 2 du plan Ecole prenne corps, à savoir un enseignement bilingue gratuit au Royaume-Uni.

Grâce à Pascal Marechau, nouveau directeur du Primaire d’Europa School UK qui assurait auparavant la coordination de la filière bilingue à Wix , nous avons tous pris conscience de l’ampleur du défi : « Ouvrir une nouvelle école est toujours un projet ambitieux et risqué…  mais lorsque cette école est totalement multilingue, située dans la campagne de l’Oxfordshire, financée par des fonds publics en pleine période de récession, et qu’elle crée 6 classes d’un coup, l’ambition frise la démesure et le risque devient aventure. Pourtant depuis quelques semaines une nouvelle communauté scolaire s’est constituée avec ses richesses et sa diversité, le projet a pris corps et a bien démarré – et je suis personnellement très heureux et très fier d’en faire partie ! »

Olivier Cadic, Simon Sharron, directeur de l’Ecole Europeenne de Culham et Peter Ashbourne, Principal d’Europa School UK.

En effet, précisons que, pour l’année 2012-2013, Europa school UK propose deux filières bilingues franco-anglaise et germano-anglaise sur 3 niveaux : Reception, Year 1 et year 2.  Puis, l’école européenne prend le relais à partir du CE1 jusqu’au bac, à travers différentes sections linguistiques dont une section française homologuée.

Sur le plan des chiffres, l’addition des effectifs des deux écoles représente près de 850 enfants de la maternelle à la terminale, dont 220 en section française à l’Ecole européenne et 80 en section bilingue franco-anglaise au sein d’Europa school UK.

Je souhaite vivement que cette initiative d’enseignement gratuit bilingue puisse essaimer en de nombreux points à travers le Royaume-Uni. L’avenir est là et je remercie le gouvernement britannique d’avoir rendu possible cette évolution.

Pour plus d’information :
European School Culham (CE1 à Terminale – section française)
Europa school UK (Reception/year1/year 2 – section bilingue franco-anglaise)

L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1

« C’est un cadeau qu’on leur fait pour la vie d’être bilingue ». On ne saurait dire mieux que ce parent d’élève devant les caméras de TF1, le dimanche 23 septembre dernier, au cours du journal de 13 heures présenté par Claire Chazal. En effet, Catherine Jentile, correspondante de TF1 au Royaume-Uni avait choisi l’école des Petits de Londres pour illustrer un sujet sur l’enseignement bilingue (lien vers la vidéo du reportage de TF1 : Le bilinguisme a la cote dans les écoles anglaises).

Frédérique Brisset, directrice de l’école des Petits, répond aux questions du Journal de TF1

La directrice de l’établissement, Frédérique Brisset, a aimablement ouvert ses portes aux journalistes qui ont eu le loisir de s’immerger dans la vie scolaire bilingue et d’interroger des professeurs, de nationalité anglaise et française, tout comme des élèves représentatifs, eux, de 25 nationalités différentes.

Il ressort des propos des enseignants que le cursus pédagogique français est plus structurant, tandis que la démarche britannique fait davantage appel à la liberté et l’initiative des élèves.

Par le biais d’une formation biculturelle, « on apprend à être tolérant et on apprend aussi à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », a tenu à préciser Frédérique Brisset.

Le thème du bilinguisme scolaire semble désormais porteur et je m’en félicite. L’objectif n°2 du plan Ecole est justement de doubler le nombre d’écoles franco-anglaises en 5 ans. Je reviendrai dans un billet prochain sur l’inauguration de l’Europa School UK à Culham, vendredi dernier. L’affaire du bilinguisme n’est pourtant pas nouvelle grâce à des précurseurs qui ont montré la voie: la section britannique du lycée CDG, vient de fêter son 60ème anniversaire (lire : « 60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle » du 22 septembre 2012), et je rappelle que l’école des Petits a été fondée en 1977 par Mirella Otten, sa présidente, il y a donc 35 ans !

Site de l’Ecole des Petits (Fulham)

60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle

(de g. à d.) Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Bernard Emié, ambassadeur de France et Michael Gove, ministre de l’Education au Royaume-Uni.

Quel est la meilleure voie pour intégrer une université britannique ? La bonne idée, puisqu’elle est désormais éprouvée depuis 60 ans, consiste à intégrer la section britannique du lycée Charles de Gaulle.

La paternité de la section britannique revient à M. Gaudin, proviseur de 1948 à 1965. Le 14 septembre dernier, sa fille, elle-même ancienne élève du lycée, a eu l’honneur de dévoiler une plaque commémorative devant un parterre de personnalités.

Le ministre britannique de l’éducation Michael Gove, en personne, avait fait le déplacement. Il s’est exprimé après les mots d’accueil de notre ambassadeur, Bernard Emié, pour rendre hommage à cette section qui justifie d’insignes résultats aux GCSE et aux A levels.

Puis, l’esprit railleur de Sir Malcolm Rifkind, Member of Parliament for Kensington, fit mouche lorsqu’il est venu souhaiter une longue vie à la section. Il n’a pas résisté à nous raconter l’histoire de ce jeune journaliste venu rencontrer Winston Churchill pour ses 80 ans et à qui il souhaita de le revoir pour son 100ème anniversaire. Churchill lui répliqua benoitement : « Je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas le faire, vous me paraissez en excellente santé ! »

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, représentante des Français établis hors de France et, précédemment, élue des Français du Royaume-Uni pendant 16 ans, eut le loisir de rappeler que l’histoire de cette section britannique ne fut pas de tout repos et qu’il avait souvent fallu batailler pour la préserver face aux menaces de démembrement pour augmenter le nombre de places dans les classes d’enseignement français.

La sénatrice salua aussi l’implication personnelle d’Eric Simon, conseiller principal d’éducation de cette section, au sein de l’établissement auquel il a consacré près de 40 ans de sa vie. Nous avons tous regretté l’absence d’Eric Simon lors de cette cérémonie pour raison de santé et je lui souhaite un prompt rétablissement.

L’événement s’est dénoué aux accents mélodieux d’un concert donné par les élèves de M. Muller, professeur de musique qui travaille dans la salle Iselin totalement rénovée durant l’été.

La longévité même de la section britannique démontre la pertinence de faire cohabiter deux cultures au sein d’un même établissement. Je présente toutes mes félicitations aux élèves pour leurs excellents résultats 2012, entretenant le prestige de cette section unique en son genre.

Pour plus d’information, suivez ce lien : Pourquoi choisir la section britannique ?

Olivier Rauch, nouveau proviseur du lycée Charles de Gaulle

Aux dires des parents et des professeurs, la rentrée au lycée Charles de Gaulle s’est déroulée comme sur du papier à musique et son nouveau proviseur, Olivier Rauch, a fait une excellente impression.

Olivier Cadic et Olivier Rauch, proviseur du lycée Charles de Gaulle

J’ai eu le plaisir de faire sa connaissance, à l’occasion du 60ème anniversaire de la section britannique du lycée français.

Ce jeune quinqua, père de trois enfants, aura la tâche difficile de succéder à Bernard Vasseur et c’est loin d’être une clause de style tant l’ancien proviseur aura modernisé son établissement, facilité l’augmentation du nombre de places ces dernières années dans le cadre du plan Ecole et terminé sur des résultats exceptionnels au baccalauréat. (lire : « Bac 2012, cru d’exception pour le lycée Charles de Gaulle de Londres » du 09 juillet 2012).

Avant de poser ses valises sur les bords de la Tamise, Olivier Rauch débute sa carrière à Nouméa comme professeur d’histoire-géographie. Il y passe six ans au lycée La Pérouse, avant de retourner en 1988 en métropole pour devenir proviseur adjoint à Château Thierry. Trois ans plus tard, en 1991, il quitte les frimas de la Champagne pour Papeete, où il devient proviseur au lycée Paul Gauguin. En 1997, il abandonne la Polynésie pour diriger le lycée René Cassin de Bayonne, puis, en 2002, le lycée Pierre de Fermat à Toulouse, le grand établissement de la région.

En septembre 2007, Olivier Rauch retrouve le chemin de l’exotisme en devenant proviseur à Rabat dans un lycée où il est en charge de 2500 élèves et 250 professeurs. Au Maroc, il est également responsable de l’ensemble des écoles de l’AEFE sur le groupement de gestion de Rabat-Kénitra (5500 élèves, 550 personnels).

Je lui souhaite bonne route, solidement entouré par Gaëlle Barfety et Christophe Guérard, tous deux proviseurs-adjoints, à qui j’adresse mes félicitations pour cette rentrée réussie.

Une nouvelle école Flam dans le Kent : l’Ecole Tricolore

Chaque année, la kermesse d’été de La Marelle agit sur moi comme un bain de jouvence lorsque je déambule entre le château gonflable et les buffets de spécialités culinaires des parents d’élèves. Et ce ne sont pas quelques gouttes de pluie sur le Kent, comme lors du 14 juillet dernier, qui pouvaient doucher l’enthousiasme général des 120 élèves de cette « petite école du samedi ».

Sur ce blog, nous en étions restés avec le projet d’Hasina Harris, directrice et co-fondatrice de la Marelle, d’ouvrir une école primaire bilingue à Dartford  (lire : « La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant » du 14 mai 2012). L’idée suit son cours au travers de la concrétisation d’un autre projet auquel elle est étroitement associée : l’ouverture d’une nouvelle école à Bromley, baptisée l’Ecole Tricolore, dans le cadre du programme Flam (Français langue maternelle).

Cette association à but non lucratif proposera d’abord des classes de maternelle française et étoffera son offre avec le temps et les aspirations des parents de la région de Bromley. Lire le programme détaillé de l’Ecole Tricolore (fichier pdf).

Les préinscriptions sont déjà ouvertes et vous êtes invités à une journée portes ouvertes le samedi 8 septembre de 10h a 12h00.

J’adresse tous mes vœux de réussite au nouvel établissement qui s’inscrit dans la belle dynamique du programme Flam rassemblant déjà 3000 enfants au Royaume-Uni, dont 10% dans le Kent (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011). Je rappelle que Flam correspond à l’objectif n°3 du plan Ecole, dont je vous parle souvent.

Ecole Tricolore
22 Dorcis Avenue
Bexleyheath, Kent DA7 4RJ
Tel: 07986 031 845
Mail: elina.ecoletricolore@gmail.com

Site de La Marelle

L’école EIFA de Londres présente son site internet

Comme annoncé il y a deux mois, une nouvelle école maternelle et primaire ouvrira ses portes à la rentrée. Il s’agit de l’EIFA, Ecole internationale franco-anglaise, située à Portland Place, au centre de Londres entre Regents Street et Oxford Circus (lire : « Une nouvelle école primaire bilingue à Londres, dès septembre » du 22 mai 2012). Cette école fera partie du réseau d’établissements français à l’étranger de la Mission Laïque Française (MLF). La convention a été signée entre l’école et la MLF ce lundi 16/7/2012.

Sabine Paradis, sa directrice, nous invite à découvrir le site web de l’école : www.ecole-ifa.com

Dès l’automne, cette institution privée et bilingue accueillera 160 enfants de 3 à 11 ans pour leur offrir « Le meilleur des deux cultures », résume sa directrice, comprenez la rigueur intellectuelle française alliée à l’indépendance d’esprit anglaise. L’EIFA ambitionne tout autant de faire éclore les talents artistiques et sportifs.

Voilà des loupiots qui ne savent pas la chance qu’ils ont !

Premiers résultats, premiers lauriers pour le CFBL

La valeur n’attendra pas le nombre des années pour juger de la qualité du nouveau Collège français bilingue de Londres (CFBL), puisqu’il affiche un taux de réussite de 94,59% au brevet des collèges.

Le collège a accueilli ses premiers élèves en septembre dernier dans une démarche d’excellence pédagogique qui porte déjà ses fruits, considérant que tous les lauréats présentés au brevet ont décroché une mention, dont un tiers le niveau « très bien » (lire aussi : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011)

Dans le même temps, l’Offstead, organisme de contrôle britannique, a visité une nouvelle fois l’établissement et rendu un rapport dithyrambique. Et il y a quelques jours, François Hollande a mis l’école à l’honneur pour illustrer la vitalité de la communauté française de Londres. J’adresse donc mes plus sincères félicitations à Arnaud Vaissié, président du CFBL, ainsi qu’à son directeur, François-Xavier Gabet, sans oublier tous les membres du Board et de l’équipe pédagogique.

Signe que le CFBL s’impose déjà comme un établissement de référence, il est complet, nonobstant une dizaine places encore disponibles en troisième, au moment où j’écris ces lignes.

Bac 2012, cru d’exception pour le lycée Charles de Gaulle de Londres

Cour du lycée Charles de Gaulle

C’est loin d’être une surprise, mais c’est toujours surprenant à entendre : 100% de réussite au bac pour le Lycée Charles de Gaulle !

Les 212 nouveaux bacheliers de Londres ont presque tous décroché une mention, 38% sortent estampillés « très bien » (lien vers les résultats 2012). Je leur adresse mes plus vives félicitations pour faire rimer France avec excellence et je ne doute qu’ils iront cueillir toujours plus haut les fruits du savoir, mais après quelques vacances dûment méritées.

Derrière ce carton plein, il faut mettre à l’honneur les professeurs, ces aimables pépiniéristes de l’esprit, et Bernard Vasseur, leur proviseur, qui achève en beauté son périple londonien. Je lui souhaite le meilleur dans la poursuite de ses activités à Tunis.

Crédit photo lycée CDG

Prise en charge (PEC) : suppression au 1er septembre 2012

Dans le projet de loi de finances rectificative présenté en conseil des Ministres ce mercredi 4 juillet 2012, la PEC est supprimée. Elle sera remplacée, à terme, par un nouveau dispositif d’aide à la scolarité.

Cette décision prend effet à compter de la rentrée scolaire 2012-2013 pour le Royaume-Uni et concerne les élèves inscrits dans un établissement de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Près de 32 millions d’euros étaient budgétés en 2013 pour financer la PEC. Cette mesure de prise en charge partielle des frais de scolarité bénéficiait aux enfants scolarisés dans les classes de lycée à l’étranger. Une partie de cette somme devra abonder le budget des bourses pour aider les familles susceptibles de rencontrer des difficultés financières suite à cette décision.

A cette fin, un travail d’identification au cas par cas sera fait par l’administration et  les familles répertoriées seront invitées à déposer sans délai un dossier de bourses scolaires devant la seconde commission locale.

J’invite les parents affectés par cette décision à déposer sans attendre un dossier de bourse scolaire auprès du consulat afin que la 2ème commission locale des bourses qui se réunira à la rentrée puisse étudier leur demande.

Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler lors de la campagne, la situation des finances publiques menaçait sérieusement ce dispositif voulu par Nicolas Sarkozy et attribué sans condition de ressources (lire : « Quel futur pour la prise en charge des frais de scolarité (PEC) ? » du 30 mars 2012).

En plus de la PEC, le gouvernement de François Fillon avait régulièrement augmenté le budget des bourses.

Le besoin exprimé lors de la commission nationale des bourses pour l’année scolaire à venir est de 93,6 millions d’euros. Plus de 50% des 15.000 familles ayant demandé une bourse bénéficient d’une quotité de 100%, soit la prise en charge intégrale des frais de scolarité.

Ce budget des bourses déjà conséquent devra être augmenté afin de prendre en compte toutes les familles qui bénéficiaient de la PEC et qui sont désormais en droit d’obtenir une bourse.

Je remercie Daniel Ollagnier qui siégeait à la commission nationale des bourses au titre de l’Anefe pour les informations qu’il a bien voulu me communiquer.

Photo Flickr de Kevygee

Il reste des places vacantes à l’école européenne de Culham

Et si vous veniez passer le bac près d’oxford ? Tandis que les listes d’attente s’allongent à Londres, l’école européenne de Culham vous offre encore quelques places pour la rentrée 2012

L’école européenne de Culham, près d'Oxford

Point remarquable, cette école fait partie du réseau des 14 écoles européennes en Europe offrant à terme le baccalauréat européen. L’enseignement est dispensé par des enseignants français et des inspections sont régulièrement diligentées par l’Education nationale. Le programme pédagogique tout en étant très  proche du programme français s’articule autour du curriculum européen.

L’Ecole européenne de Culham comprend principalement 3 sections (anglaise allemande et française).  La section française est homologuée et rassemble environ 250 élèves.

D’un point de vue pratique, l’école est proche de la gare de Didcot Parkway (40m en train depuis London-Paddington) et il existe un réseau de familles d’accueil pour les élèves géographiquement éloignés de la région d’Oxford.

Enfin, et c’est loin d’être anecdotique, le niveau des frais de scolarité est très compétitif comparé aux écoles londoniennes.

La scolarité sera même gratuite pour les plus jeunes enfants (4 à 7 ans) inscrits à Europa School UK, une école d’Etat qui va progressivement se substituer à  L’Ecole européenne de Culham, comme je l’évoquais dans un billet précédent (lire : « Europa School UK lance sa campagne d’inscription » du 01 avril 2012 ). Cette nouvelle « free school » s’articulera autour de deux sections bilingues, l’une franco-anglaise et l’autre germano-anglaise.

Pour plus d’informations :
European School Culham – CE1 à Terminale – section française –
Thame lane, Abingdon OX14 3DZ, Tel: 01235 522621 – International: 00 44 1235 522621 (e-mail : esculham@eursc.org)
Europa school UK – Reception/year1/year 2

Seconde commission locale des Bourses : date limite le 14 septembre

Le service social du consulat nous indique que vous pouvez déposer votre demande de bourse scolaire pour les enfants scolarisés dans un établissement du réseau français du Royaume-Uni auprès du consulat pour l’année scolaire 2012-2013 dans le cadre de la seconde commission locale.

Cette seconde commission  examine (ou réexamine) :

les premières demandes formulées par les familles installées au Royaume-Uni après la date limite de dépôt des dossiers de 1ère commission locale soit le 17/02/2012, ou émanant de familles déjà installées dans la circonscription mais dont un changement de situation notable intervenu après la tenue de la 1ère commission locale justifie désormais une demande.

Ce type de demande peut également émaner de familles qui, par manque d’information reconnue par le poste diplomatique, se sont trouvées dans l’impossibilité de déposer dans les délais leur demande.

les demandes ajournées par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) après avis de la 1ère commission nationale des bourses qui s’est tenue le 20/06/2012.

les demandes de révision exprimées par les familles dont la situation financière s’est dégradée depuis la 1ère commission locale, ou par celles qui contestent la décision de rejet de l’AEFE après avis de la 1ère commission nationale et qui apportent des informations complémentaires probantes par rapport au dossier qu’elles avaient présenté en 1ère commission locale.

Aucune demande de renouvellement de bourses de familles déjà installées au Royaume-Uni (sauf exception évoquée ci-dessus) ne doit normalement être présentée en 2nde commission locale, sauf cas de force majeure (échec au baccalauréat, hospitalisation du demandeur…) reconnu par le poste. L’AEFE se réserve cependant le droit de réserver une suite favorable ou non à ces demandes, après avis de la commission nationale des bourses.

Ces demandes doivent donc être instruites et présentées en commission locale dès lors qu’elles sont déposées par les familles.

Rendez-vous sur la page Enseignement-Bourses scolaires du site du consulat pour télécharger le formulaire, la liste des justificatifs, la brochure, le barème…

Le dépôt des dossiers de bourse s’effectue auprès du service des Affaires sociales, après avoir pris rendez-vous sur le site internet du consulat (page RV) du 20 août au 14 septembre 2012, délai de rigueur !

Photo Flickr de Images of Money

Fin prochaine de la prise en charge (PEC) annoncée par Hélène Conway, nouvelle ministre déléguée des Français de l’étranger

Hélène Conway, ministre déléguée des Français de l’étranger

Hélène Conway, sénatrice socialiste et conseillère élue à l’AFE pour l’Irlande, occupe désormais les fonctions de ministre déléguée des Français de l’étranger, auprès de Laurent Fabius.

Hélène Conway connait parfaitement toutes les problématiques qui nous concernent. Sa légitimité représente aussi une reconnaissance de l’assemblée des Français de l’étranger.

J’ai eu le plaisir de travailler à ses côtés, notamment lorsqu’elle présidait la sous-commission Emploi-Formation, dont j’étais le rapporteur.

Cette ancienne professeure d’université est présente sur tous les fronts et ne perd jamais son temps : sénatrice des Français de l’étranger depuis le 25 septembre dernier, elle a déjà été désignée secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, puis membre de la délégation aux droits des femmes, et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, ainsi que présidente du groupe d’amitié France-Canada.

Les temps changent et heureusement. Il y a tout juste un an, le PS critiquait avec véhémence la création du ministère des Français de l’étranger n’y voyant qu’une « manœuvre électorale » en prévision des élections législatives  (lire : « Quand le PS critiquait le ministère des Français de l’étranger », Le Monde du 22 juin 2012).

Lors de son premier discours devant l’AFE ce vendredi 22 juin, la ministre a décrit l’orientation du gouvernement en matière d’aide à la scolarité. Hélène Conway a proposé la suppression de la mesure de prise en charge (PEC). Initiée par Nicolas Sarkozy, cette disposition prévoyait une prise en charge par l’Etat des frais de scolarité pour les élèves français à l’étranger en classe de seconde, de première et de terminale sans condition de ressources.

La fin de ce dispositif sera annoncée dans les prochains jours, suite aux arbitrages du Premier ministre. La ministre n’a pas indiqué que le montant dédié à la PEC serait transféré vers les bourses comme le souhaitaient les socialistes pendant la campagne.

Compte tenu de la dérive de nos comptes publics, j’avais signifié que cette promesse était démagogique. Avec prudence, la ministre a déclaré qu’il n’était « pas possible pour l’instant de déterminer les montants pour l’aide à la scolarité pour les trois prochaines années. Le mode de calcul des bourses mérite d’être revu en profondeur« .

C’est très exactement ce que je préconisais dans mon programme, il y a tout juste trois semaines : « Revoir les conditions d’attribution des bourses pour définir un système plus juste, et plus cohérent avec les moyens financiers dont nous disposons (…) Il est incontournable de mettre le système en cohérence avec les vrais besoins de notre communauté avant d’attribuer l’enveloppe budgétaire. Cessons de faire les choses à l’envers ». (lire : « Plaidoyer pour le développement de l’enseignement français à l’étranger » du 28 mai 2012)

L’approche entreprise par Hélène Conway me paraît donc la plus sage et raisonnable. Il revient désormais à la nouvelle majorité de déterminer le nouveau mode de calcul des bourses. Nous devrons être attentifs à ce qu’il soit juste et pérenne.

Lire : Discours de la ministre déléguée Hélène Conway (AFE – Paris – 22 juin 2012) (fichier pdf)

Une nouvelle école primaire bilingue à Londres, dès septembre

L’offre scolaire bilingue s’étoffe encore à Londres !

La dernière née s’appelle l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA), une école primaire, privée, internationale, laïque et bilingue (français-anglais) ! Elle ouvrira ses portes en septembre 2012, sur Portland Place à Londres et pourra accueillir 160 enfants de 3 à 11 ans.

Je suis heureux de voir l’aboutissement du long processus initié par une ressortissante belge au nom doux et sonore de Sabine Paradis. Je l’ai vue se battre comme un beau diable avec ténacité et pugnacité pour réaliser son projet, depuis le lancement du plan Ecole avec Michel Monsauret. Sabine s’est engagée pleinement à nos cotés pour l’atteinte de notre premier objectif du plan Ecole, à savoir créer 1 500 nouvelles places. Toujours en quête d’un lieu, ce qui n’est pas une mince affaire dans la capitale londonienne, elle a su aller au bout de sa démarche. Chapeau bas!

L’EIFA fonctionnera sur fonds privés et la Mission laïque française, qui intervient déjà à Aberdeen, en sera l’opérateur. La Mission sera donc chargée de recruter des enseignants de l’Education nationale, des personnels de direction et administratifs, tous animés d’une sincère volonté de travailler à l’étranger.

Une tâche éminemment délicate puisque la valeur de l’équipe pédagogique et dirigeante déterminera la valeur de l’établissement. La philosophie de Sabine Paradis, directrice d’établissement, consiste à placer l’enfant au centre du processus d’apprentissage, immergé dans une communauté stimulante et biculturelle, où on ne lui n’enseigne pas la langue mais dans la langue.

Pour tout renseignement vous pouvez joindre Sabine Paradis-Dehon par email : spd@ecole-ifa.com

Photo Flickr de Ianus

De plus en plus d’enfants francophones dans le Kent

Un point de mon programme pour l’élection législative est dédié aux parents d’élèves bénévoles qui créent et gèrent des associations destinées à enseigner le français aux enfants.
A la faveur d’une réunion électorale, hier soir à Ashford, j’ai salué leur dynamisme en faveur de l’apprentissage du Français auprès des Tout-petits. En l’espace de cinq ans, pas moins de quatre « petites écoles du samedi » ont été ouvertes dans le Kent !

A l’origine de ces quatre établissements qui attirent quelque 300 élèves, on trouve trois associations, gérées par des parents d’élèves soucieux que leurs enfants soient francophones en prenant le problème à la racine, soit au plus jeune âge.

Katia Bresso au sein de la Petite Ecole Kentoise, première "petite école du samedi" ouverte dans le Kent

Ces associations inscrivent leur travail dans le cadre du programme Flam (Français langue maternelle) et par conséquent dans celui du plan Ecole (objectif n°3), dont je vous parle si souvent. A ce titre, elles travaillent en étroit partenariat avec l’ambassade de France et les élus des Français de l’étranger.

Au sein d’une cinquantaine d’école, le programme Flam rassemble aujourd’hui 3000 élèves au Royaume-Uni, le Kent représente donc 10% de ce volume et justifie d’une même et heureuse tendance à la hausse (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011).

Si vous habitez le Kent, il y a forcément une solution près de chez vous :

Au nord, « La Marelle » situé à Dartford accueille environ 120 élèves entre 2 et 15 ans. Cette école projette d’ouvrir une école primaire bilingue (lire : « La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant » du 14 mai 2012). Si vous souhaitez vous exprimer sur la question, merci de répondre au sondage en suivant ce lien : www.surveymonkey.com/s/Y8JSZGC

Au sud-est, la « Petite Ecole de Canterbury« , présidée par Isabelle Hellyar, rassemble une cinquantaine d’élèves de 3 à 11 ans.

Au centre et à l’ouest du Kent, la « Petite Ecole Kentoise » constitue un pôle de 90 élèves à Tonbridge et un autre à Harrietsham (entre Maidstone et Ashford) réunissant une quarantaine d’enfants de 3 à 13 ans.

La ‘Petite Ecole Kentoise’ de Katia Bresso ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, considérant qu’il existe une offre latente dans la zone Ashford / Folkestone / Tenterden qui mériterait une nouvelle petite école du samedi. Merci de l’aider à évaluer la demande en participant à un petit sondage en suivant ce lien : www.surveymonkey.com/s/J8DRHKY

Cette démarche participative illustre parfaitement la philosophie du programme Flam : la société civile prend l’initiative, souvent des parents d’élèves, tandis que les pouvoirs publics et élus assument l’accompagnement du projet.

Il revient à Katia le mérite d’avoir créé la première école Flam dans le Kent. Au-delà de son engagement personnel pour son association, elle a su aussi donner envie à d’autres mamans de tenter l’aventure et les guider en partageant son expérience.

Pour les familles vivant hors du Kent, le site suivant permet de trouver un établissement à proximité : Avenue des Ecoles. A découvrir aussi : Multilingualfamily

La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant

La Marelle a fêté ses trois ans, le 21 avril 2012

Trois ans déjà ! Et comme elle a grandi vite, la Marelle, que j’ai vu naître à Dartford (Kent) en 2009 ! Cette petite école du samedi accueille aujourd’hui 120 élèves, répartis en 9 classes pour les élèves de langue française, 3 classes pour les élèves anglophones et 2 classes pour les adultes. Il s’ajoute à ce lot des « classes de vacances ».

J’ai toujours admiré l’esprit d’initiative qui souffle sur la Marelle, expliquant son développement ambitieux et novateur dans le Kent. Par exemple, l’école a rapidement ouvert des cours pour enfants anglophones (deux classes : 3 à 5 ans et 6 à 11 ans), en même temps qu’une préparation au GCSE français (General Certificate of Secondary Education) pour les 13-14 ans. Autre exemple, un an après son ouverture, La Marelle offrait des cours de conversation pour adultes (lire aussi : « La Marelle avance de case en case » du 17 octobre 2010).

Prochainement, l’école envisage de la création d’un club dédié aux enfants du primaire, fonctionnant à l’heure du déjeuner ou en fin de journée. Tout est bon à cette association à but non lucratif (« Charity »), fondée par quatre mères de famille énergiques, pour remplir le plus largement possible sa noble mission de faire parler la langue française au pays de Shakespeare, notamment dans le cadre du programme Flam (objectif 3 du Plan Ecole).

Hasina Harris

Hasina Harris, directrice pédagogique, pourrait se satisfaire de la reconnaissance des parents et de l’équipe dirigeante, mais elle est faite d’un bois rare, celui qui empêche de se réfugier dans le sentiment du devoir accompli avant d’avoir réponse à des questions existentielles, du genre : à quoi ça sert, en définitive ? Hasina est tourmentée à l’idée que le temps perdu ne se rattrape plus, considérant qu’à l’âge où l’on commence à étudier une langue vivante au secondaire, il n’y a quasiment plus aucune de chance d’obtenir des enfants bilingues.

Je la rejoins. On sait qu’un tout jeune enfant devient naturellement bilingue ou trilingue si on s’adresse à lui dans une langue étrangère. Il va acquérir  un vocabulaire de base, des réflexes grammaticaux et s’exprimer sans accent. Et cependant, en dépit de tout bon sens, le système éducatif va attendre que l’enfant grandisse jusqu’au moment précis où l’acquisition de chaque mot constituera un effort et l’apprentissage d’une langue se transformera en « devoir », « contrôle » et autres joyeusetés. On en connait tous le résultat…

Que faut-il faire ? Pour sa part, Hasina ambitionne de transformer la Marelle en école primaire bilingue !

Pour convaincre, elle se réfère à la réussite de l’école de Battersea et à celle de la Deutsche Bilingual Primary School. Il faut ajouter que la Marelle bénéficie d’un très bon environnement socio-culturel et une situation géographique privilégiée qui attire même des familles de Londres.

Si vous appréciez la vision de Hasina et partagez son projet d’ouverture d’une école primaire bilingue à Dartford, n’hésitez surtout pas à lui adresser un courriel (hasinaharris1@hotmail.com).

A l’occasion de ce troisième anniversaire, célébré le 21 avril dernier, je tiens évidemment à saluer et féliciter Emma Burrows, la présidente de la Marelle, pour l’oeuvre accomplie.