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Sauriez-vous où implanter un nouvel établissement scolaire à Londres ?

L’ouverture d’un nouveau collège bilingue à Kentish Town (CFBL), accueillant 570 élèves en septembre dernier, a sonné comme un grand accomplissement pour l’équipe du plan Ecole, mais pas de quoi s’accorder une pause ou un quelconque répit ! Toutes les demandes de scolarisation dans l’enseignement français à Londres ne sont toujours pas honorées (Lire aussi : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

La nécessité d’ouvrir un nouvel établissement londonien semblait imparable avant même l’ouverture du CFBL (lire aussi : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011).

Toujours est-il que dans le cadre de l’objectif n°1 du plan, visant à créer 1500 nouvelles places, la course contre la montre continue ! 1000 ont été créées depuis le lancement du plan écoles. J’étais récemment revenu sur le sujet pour évoquer nos projections en termes de capacité d’accueil, à savoir 750 places à Londres dans les trois ans, essentiellement en collège et lycée, au moins pour pérenniser la situation des élèves déjà inscrits jusqu’en terminale (lire aussi : « Plan Ecole : nous devons créer 1000 places à Londres d’ici deux an » du 27 mars 2012)

Cet état de fait incite Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et attaché de coopération éducative à l’ambassade de France, à faire « appel à toute la communauté française et francophile de Londres pour nous aider à identifier des sites susceptibles d’accueillir un établissement scolaire pour environ mille élèves dans les meilleurs délais. »

Un groupe de travail du plan Ecole est chargé de la recherche immobilière. Nous croyons beaucoup à l’intelligence collective et à l’esprit de communauté pour trouver un endroit adéquat. Voici le résumé de nos réquisitions :
– Superficie : minimum 8000m2
– catégorie de bâtiment/espace : D1 (école, hôpital, église, centre médical)
– localisation : à l’ouest de la Victoria line
– accessibilité : proche d’un transport en commun (tube, overground, bus)

Merci de communiquer toute information utile à l’équipe de recherche immobilière à cette adresse email : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Comment se préparer aux universités britanniques en 2013 ?

Je parle bien souvent de l’enseignement français dans le cadre du plan Ecole, mais les enfants grandissent et un jour, comme ce fut mon cas cette année, il faut les aider à pousser les portes de l’université.

La dernière lettre d’informations diffusée par Avenue des Ecoles mentionnait un article consacré à l’accès aux études supérieures au Royaume-Uni dans le but de répondre aux interrogations pratiques de nombreux parents français confrontés à des choix parfois épineux.

Identifier l’établissement qui répond à vos aspirations passe par un processus qui s’étale sur plusieurs mois, entre les journées portes ouvertes des universités, les examens de langue ou encore la prise de renseignements auprès des anciens élèves. Enfin, il vous faudra veiller à valoriser votre candidature pour être retenu (lien vers l’article : « Comment se préparer aux universités britanniques pour 2013 ? » du 24 Avril 2012).

Je précise que l’Avenue des écoles est un portail internet qui vous offre les clés pour comprendre le système éducatif britannique et vous orienter dans les dédales administratifs et pédagogiques de chaque établissement. Nous devons cet outil précieux à initiative de Valérie Lehmann et Sabine Cros-Scherer, que j’avais félicitées il y a quelques semaines (lire : « Avenue des Ecoles, le site pour tout comprendre des études à Londres » du 18 mars, 2011).

Le site Avenue des Ecoles

Photo Flickr de Ra Moyano

Music’all, école d’exception pour apprendre la musique à Londres

Darwin a démontré que les caractères acquis n’étaient pas héréditaires. Soit, mais derrière Mozart, il y avait son père. L’histoire de Music’all est d’abord une histoire de parents. Pour l’amour de la musique et de leurs enfants, ils vont créer en 2008, une école de qualité : Music’all. Cette institution au statut de Charity a « naturellement rempli un vide dans le panorama éducatif londonien des écoles françaises et de certaines écoles anglaises », explique son chairman, Xavier Quattrocchi-Oubradous.

Née à South Kensington, l’école a migré vers Fulham en septembre dernier dans les locaux tout neufs du conservatoire Lady Margaret, doté d’infrastructures remarquables : petits studios avec pianos, vastes salles de cours, amphithéâtre de 180 places et un foyer… où se retrouvent les parents !

Olivier Cadic entouré des Trustees de Music’All : Fabienne Nacouzi, Natalie Lindsay, Xavier Quattrocchi-Oubradous, Elena Esper, Peter Ettedgui (avril 2012)

Sur place, 150 élèves de 5 à 18 ans étudient l’instrument de leur choix en cours individuels, suivent des cours collectifs (solfège, histoire de la musique) et vivent de diverses expériences musicales qu’il s’agisse de jouer (orchestre, chorale, ensemble de jazz ou de musique de chambre…) ou d’observer et d’entendre (sorties à des répétitions et des concerts (Young Musicians Symphony Orchestra)…

Les professeurs Music’All sont exclusivement recrutés parmi des concertistes professionnels. Gage de compétence, mais aussi de motivation pour les élèves. Il est très appréciable aux yeux de Vesselina Tchakarova, la directrice, que les élèves puissent voir leur professeur se produire sur scène en cours d’année. « Ils peuvent ainsi constater que si l’apprentissage d’un instrument demande beaucoup de travail, il procure aussi énormément de bonheur », avise-t-elle. Ce climat d’émulation et d’exigence artistique sert au mieux la préparation aux examens officiels de l’ABRSM (Associated Board of the Royal School of Music).

Ceux qui ne feront pas carrière dans la musique ne perdent évidemment pas leur temps, les meilleures écoles d’art, toutes disciplines confondues, sont aussi de grandes écoles humanistes. Xavier Quattrocchi-Oubradous explique le succès rapide de Music’All par l’expectative des parents « au-delà de l’aspect artistique : goût du travail en groupe, rigueur ou habitude de s’exprimer devant un public ».

Le site de Music’All (info@musicall.org.uk)

Lire aussi : « Jamais trop tôt pour le violon » du 15 octobre 2011 (ouverture de la Boule de neige, un club de violon pour enfants, à Londres)

Un prix d’architecture pour l’AEFE !

Je vous parle souvent de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, et je m’en voudrais de passer sous silence qu’elle vient de se distinguer pour une réalisation architecturale exceptionnelle.

Le jury de l’Afex (Architectes français à l’export) a décerné son Grand Prix au lycée Jean-Mermoz de Dakar, au Sénégal, conçu par l’agence Terreneuve (lire l’article sur le site de l’AEFE).

Le lycée, dit « nouveau Mermoz », a été entièrement reconstruit pendant deux ans pour un montant de 15,7M€ (valeur 2006) et inauguré à la rentrée scolaire 2010. Ce vaste ensemble de 17.000m2  accueille 2 400 élèves, de la maternelle à la terminale, qui se croisent joyeusement dans les nombreuses coursives, galeries et patios qui agrémentent les bâtiments. Ses architectes ont résolument pensé un projet « contemporain dans sa forme, économique dans les moyens et autonome dans son fonctionnement. »

Le jury de l’Afex a été particulièrement sensible à cette expérience d’architecture bio-climatique, dont l’agencement des vides et des pleins favorise la circulation de l’air pour un rafraîchissement naturel et permanent des espaces intérieurs.

Décerné tous les deux ans, le Grand Prix Afex 2012  sera solennellement remis à l’AEFE, maitre d’ouvrage, le 28 août prochain à Venise, à l’occasion de la Biennale internationale d’architecture. Pourquoi pas d’autres récompenses pour ses chantiers en cours (Alger, Amman, Le Caire, Francfort…) ?

Europa School UK lance sa campagne d’inscription (date limite : 30 avril 2012)

Je vous reparle avec plaisir de la nouvelle free school qui va ouvrir ses portes à Culham près d’Oxford pour vous alerter sur l’ouverture du processus d’inscription qui se clôturera le 30 avril prochain.

L’Europa School UK constitue un projet exceptionnel puisque cette école d’Etat anglaise gratuite offrira dès la rentrée deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise (lire : « La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford » du 30 octobre 2011).

Bénédicte Yue, représentante des parents d’élèves, m’a transmis ces quelques informations pratiques :
Six classes de 28 élèves  sont proposées pour la rentrée 2012 :
– 2 classes de « Reception » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2007 et le 31 août 2008 ;
– 2 classes de «  Year 1 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2006 et le 31 août 2007
– 2 classes de « Year 2 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2005 et le 31 août 2006.

A chaque niveau correspond une classe franco-anglaise  et une classe germano-anglaise. 

Le programme pédagogique sera basé sur le « curriculum » européen et anglais.

Je rappelle que cette free school s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne de Culham dont la fermeture progressive s’étalera jusqu’en 2017. C’est pourquoi, chaque année, de nouvelles classes seront ouvertes, par effet de vase communicant.

A terme, l’Europa School UK accueillera des élèves de 4 ans à 19 ans pour les conduire jusqu’au au baccalauréat européen, dès son homologation européenne.

Toutefois, l’Ecole européenne actuelle continue d’accueillir des enfants à partir de la deuxième année de primaire (équivalent au CE1 dans le système français pour les enfants nés avant le 01.01.2006) et dans les toutes classes de primaire et de secondaire jusqu’au  baccalauréat européen.  Rappelons que la section française de l’école européenne est homologuée.

Pour vos inscriptions auprès de l’Europa School UK, je vous invite à consulter son site internet. Soulignons enfin que cette école sera gratuite et que la sélection des élèves dépendra de la localisation des familles intéressées par rapport à quatre points géographiques situés dans la région d’Oxford.

Europa School UK : www.europaschooluk.org
Ecole européenne : www.esculham.eu

Quel futur pour la prise en charge des frais de scolarité (PEC) ?

Depuis trois ans, une contribution de 6% assise sur les frais de scolarité des établissements à gestion directe et conventionnés constitue une nouvelle ressource pour le siège de l’AEFE qui gère le réseau mondial de l’enseignement français à l’étranger (485 établissements, 130 pays, 300 000 élèves). Elle se justifie par le financement des pensions des agents du réseau (précédemment pris en charge par l’Etat) et ses investissements immobiliers.

La décision avait fait couler beaucoup d’encre car elle avait inévitablement pesé sur les frais de scolarité.

J’ai noté, lors du conseil d’administration de l’AEFE qui s’est tenu ce mardi, qu’en 2011, cette contribution acquittée par les parents d’élèves a rapporté 34M€ à l’Agence, ce qui équivaut à 82% de son excédent, intégralement reversé dans ses réserves.

Force est de constater que grâce à cette mesure, l’AEFE dégage aujourd’hui son excédent pour abonder ses réserves. Elle est donc totalement justifiée et se révèle  même salutaire.

J’ai fait une autre observation.

Deux enveloppes budgétaires sont à peu près équivalentes : 31,65M€ pour la mesure de prise en charge (PEC) et 34M€ pour la contribution des 6%. Cette équivalence pourrait laisser penser aux parents de primaire et collège qu’ils financent, indirectement, la part de gratuité des frais de scolarité du lycée. En effet, la prise en charge (PEC) est versée par l’AEFE au profit des lycéens français de son réseau sans condition de ressources ! Certes, conformément aux dispositions fixées par le décret n°2011-506 du 9 mai 2011, les frais de scolarité sont pris en charge à hauteur des tarifs de l’année scolaire 2007/2008. Le différentiel reste à la charge des parents.

Ce postulat est destiné à faire réfléchir chacun sur les options qui s’offrent à nous pour évaluer les options futures pour la PEC. Des décisions devront être prises après les élections.

Chaque année, l’impact de la PEC va diminuant. L’idée généreuse de gratuité totale voulue initialement par Nicolas Sarkozy s’est avérée ne pas être financièrement tenable. Aujourd’hui 2/3 des frais de scolarité sont pris en charge pour les classes de lycée à Charles de Gaulle. Dans deux ans, ce ne sera plus que la moitié. En perdant de sa substance, cette mesure s’éloigne de son premier objectif de prise en charge totale des frais de scolarité. De toute manière, cette solution doit être encore revue cet été. Il manque 23 à 24M€ pour la financer en 2013 d’après le directeur des Français de l’étranger.

Alors quel futur pour la PEC ? Certains suggèrent que l’enveloppe actuelle soit intégralement reversée au service des bourses scolaires pour que seuls les plus modestes bénéficient d’une aide à la scolarité. C’est une solution qui paraît juste. En fait c’est une manière habile d’arrêter la PEC. On se contentera alors de poursuivre l’effort entrepris par le Président de la République qui a doublé l’enveloppe des bourses lors de son quinquennat en plus de la PEC.

Une autre option pourrait être de reverser cette enveloppe à l’AEFE pour remplacer la contribution des 6%. Cela pourrait permettre d’offrir une ristourne généralisée d’environ 5% sur les tarifs de scolarité en échange de la fin de la PEC. Les temps sont durs pour tous, et cela permettrait d’atténuer la prochaine hausse.

Compte tenu de l’état des finances publiques, le ministère du budget préfèrera surement l’option de récupérer le maximum de cette somme pour baisser le déficit de l’Etat.

Photo Flickr de 401K

Faut-il multiplier les fonctionnaires pour fluidifier le traitement de dossiers de bourses ?

Accroissement de la population française à l’étranger, dégradation de la situation économique, hausse des frais d’écolage… on ne s’étonne pas dans un tel contexte de l’inflation constante des demandes de bourses scolaires.

Du côté de l’instruction des dossiers, comme un fait exprès, les procédures gagnent en lourdeur et en complexité. Je peux vous dire que les agents des services sociaux des consulats et ceux du service central de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, sont mis à dure épreuve, d’autant que leurs effectifs sont contraints.

Afin de palier un prévisible engorgement, la commission Enseignement de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, a émis un vœu en faveur de l’augmentation des effectifs en charge de traiter les dossiers de demande de bourses, tant au niveau local que central.

Logique, me direz-vous ? Eh bien non, la solution est à la fois anachronique au regard de la technologie disponible et malvenue au regard de nos finances publiques.

Voici en quels termes, je suis intervenu auprès de l’AFE lorsque le débat est arrivé en séance plénière :

« Ce vœu ne correspond pas au sens de l’histoire. Le sens de l’histoire, c’est l’e-administration.
Le sens de l’histoire, c’est de faire saisir aux demandeurs leur dossier de demande d’aide à la scolarité sur internet pour que l’action des agents consulaires se limite au contrôle des dossiers. C’est la complexité des dossiers qui génère cette lourdeur administrative. Pour faciliter le travail des agents, il faut rationaliser la demande.
Le sens de l’histoire, ce n’est pas d’augmenter le nombre de fonctionnaires pour remplir de la paperasse.
Le sens de l’histoire, c’est de leur fournir des outils qui leur permettent d’apporter une valeur ajoutée et de faire plus et mieux avec moins d’argent. »

En conclusion, j’ai proposé que ce vœu soit converti en une demande d’étude d’optimisation du ratio nombre de dossiers / nombre d’agents.

Le président et le rapporteur de la Commission ont suivi ma recommandation visant à proposer une saisie informatique des dossiers par le demandeur… tout en persistant dans leur idée d’augmenter les effectifs de l’Administration.

Je me suis donc abstenu parce que je ne me résous pas à demander l’augmentation du nombre de fonctionnaires avant d’avoir préalablement examiné les voies pour optimiser leur travail.

Photo Flickr de Let Me Feel You Shine

De l’événementiel pour doper le programme FLAM

Lors de la présentation de ses voeux, en début d’année, Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, avait conclu en marquant sa volonté « d’encourager localement la francophonie et la francophilie » (lire : « La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux » du 11 janvier 2012).

Lundi 13 février, nous étions six personnes à constituer un comité de réflexion au siège parisien de l’AEFE. Joëlle Jean, chef du service pédagogique, nous a fait partager l’idée de Mme Descôtes d’un événement au Sénat consacré à la valorisation du programme Flam (Français langue maternelle). Cette opération, qui pourrait avoir lieu avant l’été, servirait à promouvoir et étoffer ce réseau de « petites écoles du samedi », notamment en impliquant des partenaires susceptibles d’accompagner financièrement l’essor de ces associations.

J’ai évidemment approuvé cette excellente idée, d’autant qu’elle entre en résonance avec l’objectif n°3 du plan Ecole du Royaume Uni qui vise à familiariser les jeunes enfants avec la langue française, justement grâce au programme Flam.

J’ajoute avec fierté que le Royaume-Uni est devenu une terre d’élection pour Flam où son développement est remarquable : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 ! Dans cet intervalle, le nombre de petits écoliers est passé de 700 à près de 3000 (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011). Comment ? Pourquoi ? Quelles bonnes pratiques peut-on en tirer au profit d’autres pays ? L’événement annoncé devra nourrir ce type d’échanges.

Rappelons bien que l’enjeu du programme Flam est l’apprentissage de notre langue sous le contrôle complet de l’Education nationale et au moindre coût, ce qui au regard de la conjoncture n’est pas le moindre de ses avantages. Il incombe justement à  l’AEFE de verser des subsides à ces écoles pour les aider en phase de démarrage. On parle de quelques milliers d’euros à chaque fois, mais mis bout à bout les écoles Flam de Grande-Bretagne ont recueilli 95.700€ de subventions en 2011 (soit 15% de l’enveloppe mondiale de 600 000€). Pour information, 78 dossiers de subvention avaient été instruits par l’AEFE, en provenance des postes diplomatiques de 25 pays.

J’ai toujours publiquement regretté le principe des subventions dégressives limitées à 5 ans. Après trois ou quatre ans de maturité, les petites écoles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Aujourd’hui, l’AEFE ne connait officiellement que 13 associations sur les 48 en activité au Royaume-Uni : celles qui ont déposé un dossier d’aide.

Je pense que c’est sur le registre financier que l’idée d’Anne-Marie Descôtes prend toute son acuité. Au delà du facteur d’émulation au sein du réseau, cette opération événementielle serait une occasion d’approcher des « décideurs » pour leur faire prendre conscience du potentiel de ces associations (2,907 enfants rien que pour le Royaume-Uni) et de l’intérêt de financer leur éclosion.

Préalablement, nous avons convenu que la première tâche de l’AEFE consisterait à réaliser une cartographie aussi précise que possible de la situation. Là encore, j’ai suggéré de s’appuyer sur l’expérience de Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français.

Photo Flickr de Maureen Shaughnessy

Le Cordon Bleu inaugure sa nouvelle école à Londres

L’histoire du Cordon Bleu à Londres se poursuivra 15, Bloomsbury Square dans des locaux flambants neufs équipés en matériel haut de gamme pour  former de futurs grands chefs cuisiniers et pâtissiers.

Au grand plaisir du président de cette institution, André Cointreau, les personnalités se sont bousculées à l’inauguration du 7 février dernier, pour découvrir ce lieu particulier et s’autoriser un moment de gastronomie rare, en toute convivialité.

Les plats servis reposaient sur un siècle de tradition et d’excellence. S’en tenir à ce constat rendrait une image imparfaite de l’institut qui cultive la créativité, la diversité et le goût du futur. Dans un univers mondialisé, mouvant et hyper compétitif, le Cordon Bleu forme des professionnels de la restauration capables d’évoluer avec leur époque, soucieux de s’approprier les nouvelles technologies et devancer les nouveaux besoins culinaires.

André Cointreau m’a fait l’honneur d’une visite privilégiée en présence de notre ambassadeur, Bernard Emié, à travers cinq étages et sept cuisines en activité, chacune centrée sur un thème tel que « le monde des macarons », un « avant-goût de l’Asie » ou bien « les verrines chaudes », ces petits verres aux ingrédients colorés et montés comme des sculptures. Un ravissement total.

L’inauguration fut l’occasion pour Loic Malfait, directeur académique au Cordon Bleu de remettre deux prix, associés à une bourse d’études et un hébergement, à deux jeunes jugés méritants et prometteurs par le jury : Abigail Watson de Sevenoaks (17 ans) et Lloyd Pinder de Cardiff (16 ans). Je leur souhaite le plus bel avenir dans le monde de la gastronomie sur les pas de leurs glorieux ainés issus du Cordon bleu : Dione Lucas, Julia Child, Nancy Silverton, Nathalie Dupree, Eric and Bruce Bromberg, Allen Susser, James Peterson, Lydia Shire, Giada De Laurentiis, Gaston Acurio ou encore Ming Tsai.

Bernard Emié, ambassadeur de France à Londres ; Abigail Watson et Lloyd Pinder, élèves boursiers ; Tom Aikens, le plus jeune chef étoilé au Michelin en Grande-Bretagne ; André Cointreau, président du Cordon Bleu ; Olivier Cadic

Il faudra d’abord qu’Abigail et Lloyd décrochent le Grand Diplôme, un sésame vers les meilleurs restaurants prouvant leur savoir-faire en cuisine et en pâtisserie, après avoir réussi trois niveaux d’étude de onze semaines chacun.

Les élèves convergent de partout pour apprendre leur métier auprès de 80 chefs renommés et étoilés que compte l’institut. C’est pourquoi le Cordon bleu étend aujourd’hui sa présence sur tous les continents : Australie, Japon, Corée, Pérou ou Canada. Un développement qui sert le rayonnement culturel français, s’est félicité notre ambassadeur.

Le site du Cordon Bleu

Europa School offre deux postes de direction

C’est un vrai plaisir de reparler de l’Europa School de Culham quelques semaines après avoir annoncé sa prochaine ouverture (lire : « La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford » du 30 octobre 2011).

Je relaie aujourd’hui l’appel à candidature de cette école, située à proximité d’Oxford dans une région qui attire de nombreuses entreprises et programmes de recherche  internationaux.

Si vous êtes disponible à compter d’avril, l’école recrute :

son directeur / sa directrice d’établissement (The Principal, fichier pdf)

ainsi que

son directeur / sa directrice du Primaire (Headteacher Of Primary, fichier pdf)

Date limite de candidature : 14 février 2012 (par email ou courrier)

Le délai de réponse est donc très court pour postuler à ces deux prestigieuses fonctions. A noter que les entretiens auront lieu du 27 février au 8 mars et que les détails pratiques, ainsi que les coordonnées de vos interlocuteurs figurent dans les deux fichiers pdf, ci-dessus.

Rappelons que cette  free school, née de la volonté tenace des parents d’élèves, s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture progressive s’étendra jusqu’en 2017. Europa School UK, qui va ouvrir en septembre prochain en comptant d’entrée deux sections bilingues (franco-anglaise et germano-anglaise), assumera donc la continuité pédagogique au-delà de 2017.

FundRaising 2012 : les parents d’élèves du lycée CDG vous espèrent à leur diner du 30 mars

Impliqués et généreux, voilà en deux mots comment définir les parents d’élèves du Lycée Français Charles de Gaulle (CDG), réunis au sein de l’APL, présidée par Florence Quattrocchi.

Je ne vous présente plus la campagne annuelle de FundRaising qui sert à étoffer les infrastructures à disposition des 3895 élèves répartis sur l’ensemble des sites. Cette année, Virginie Royer, vice-présidente – Comite APL 2011-2012 et coordinatrice à l’école primaire Marie d’Orliac, assume la responsabilité de mener cette campagne.

L’édition 2012 se tiendra une nouvelle fois au Park Lane Hotel, Piccadilly, le vendredi 30 mars 2012.

Les bénéfices réalisés lors de cette soirée (diner, tombola, ventes aux enchères) auxquels s’ajoutent vos dons, permettra au comité de l’APL de financer deux « Charities » associées au lycée, d’une part Friends of the Lycée et d’autre part l’APL Welfare Fund :

Friends of the Lycée a pour rôle d’acquérir des équipements scolaires, de rénover des locaux, de participer à des bourses et de contribuer à des projets éducatifs.

Une fois encore, en 2011, le conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, a été stupéfait de la générosité de l’APL qui lui a versé £172.000 (196.000 euros) destinés à l’amélioration du lycée. La contribution précédente s’élevait à 97.000₤ (soit 111.550 €) en 2010.

APL Welfare Fund donne un coup de pouce aux familles qui traversent des difficultés financières pour régler les frais de scolarité. Concrètement, en 2011, £50.000 ont permis à plus de 35 élèves de poursuivre leur scolarité à CDG.

Comme de coutume, j’espère avoir le plaisir de revoir beaucoup d’entre vous au diner de l’APL qui ravit le cœur autant que le palais.

Je remercie d’avance les participants de leur mobilisation et de leur contribution, sous forme de dons ou de lots de prestige, faisant de ce diner l’emblème de l’engagement des parents du Royaume-Uni et un brillant exemple au sein de notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

La brochure APL Appeal 2012 vous permettra de réserver votre table et de connaitre les détails.

Date limite des demandes de Prise en charge des frais de scolarité avancée au 10 février !

La date limite de dépôt des dossiers de Prise en charge (PEC), initialement fixée au 17 février, a été avancée au 10 février 2012, en concertation avec M. Mathieu, directeur administratif et financier du Lycée Charles de Gaulle, en raison des vacances scolaires.

Je vous joins, à cet effet, la fiche information famille PEC rectifiée :  Informations familles PEC 2012-13 (fichier pdf)

Où déposer le dossier ?
– Pour le Lycée Charles Gaulle, auprès du service des vies scolaires des classes de seconde, première et terminale.
– Pour l’Ecole Européenne de Culham, auprès du secrétariat. Contact : Mme Gill Brook.

Lire aussi : « Bourses : date limite le 17 février ! » du 05 janvier 2012

Photo Flickr de simone|cento

La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux

J’ai le plaisir de publier les voeux d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. A la tête d’un réseau unique en son genre, la directrice nous rappelle les temps forts de l’année écoulée et souligne les priorités de 2012. Il s’agit notamment du plan de développement, annoncé par Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011), du programme LabelFrancÉducation (lire : « Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises » du 11 janvier 2011) qui viendra compléter le programme FLAM (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011)

Puisque je siège au conseil d’administration de cette grande institution qui a pris racine dans 130 pays, je suis le témoin privilégié de tous les progrès qui s’accomplissent au service du rayonnement français. J’ai le plaisir de m’en faire régulièrement l’écho dans ce blog.

Présentation vidéo des activités de l’AEFE.

Bourses : date limite le 17 février !

Depuis ce mercredi 4 janvier 2012, vous pouvez déposer votre demande de bourse scolaire ou de prise en charge auprès du consulat pour l’année scolaire 2012-2013, si vos enfants fréquentent le réseau de l’enseignement français en Grande-Bretagne ou bien s’ils vont l’intégrer.

Même si vous êtes déjà bénéficiaire, votre demande de bourse ou de prise en charge doit être renouvelée chaque année. De plus, rappelons que ces demandes sont indépendantes de la procédure d’inscription de vos enfants.

Aperçu des dossiers de bourses scolaires traités par le service social du consulat général de France à Londres

En premier lieu, les bourses scolaires sont allouées par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, à tout élève français résidant avec sa famille à l’étranger et qui est inscrit dans son réseau d’établissements. La bourse pourra couvrir tout ou partie les frais de scolarité, selon le niveau de revenu de la famille. Les revenus de toute nature (ex: voiture de fonction) seront pris en compte pour calculer un « revenu pondéré » qui sera comparé avec un minimum de référence, fixé par la Commission locale des bourses, tenant compte évidemment du nombre d’enfants ou encore du fait que vous êtes monoparent.

A noter que les bourses attribuées s’entendent largement puisqu’elles incluent les frais d’inscription, l’achat de manuels et de fournitures scolaires, les coûts de demi-pension ou d’internat, le transport scolaire, l’assurance ou l’inscription aux examens.

Second type d’aide possible : la prise en charge (PEC). Elle est versée par l’AEFE pour les élèves français de son réseau en classe de seconde, de première et de terminale sans condition de ressources. Sont exclus du dispositif, les enfants français dont les frais de scolarité sont pris en charge par votre employeur, une collectivité territoriale, ou un état étranger…

Les dépenses qui peuvent faire l’objet d’une prise en charge concernent les frais annuels de scolarité, comme les droits d’inscription annuels et de première inscription.

Conformément aux dispositions fixées par le décret n°2011-506 du 9 mai 2011, les frais de scolarité sont pris en charge à hauteur des tarifs de l’année scolaire 2007/2008. Le dispositif de prise en charge des frais de scolarité ne couvre donc plus la totalité des frais engagés (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Toutefois si vos frais ne sont pas entièrement pris en charge par la PEC, vous pouvez vous estimer éligible à une bourse pour le complément, notamment pour les frais parascolaires (cantine, matériel…). Il vous faut donc déposer un dossier pour une bourse.

Rendez-vous sur la page Enseignement-Bourses scolaires du site du consulat pour télécharger le formulaire, la liste des justificatifs, la brochure, le barème…

Bourses: Le dépôt des dossiers s’effectue auprès du service des Affaires sociales, après avoir pris rendez-vous sur le site internet du consulat (page RV) du 4 janvier au 17 février 2012, délai de rigueur !

Prise en charge: le délai a été avancé au 10 février 2012!
Vous pouvez déposer le dossier du 4 janvier au 10 février 2012!

– Pour le Lycée Charles Gaulle, auprès du service des vies scolaires des classes de 2nde, 1ère et terminale.
– Pour l’Ecole Européenne de Culham, auprès du secrétariat. Contact : Mme Gill Brook.

Matinée de conférences, samedi 19 novembre, à la Petite école de Leeds

C’est toujours un plaisir de me rendre chaque année à Leeds et de revoir les directrices de la Petite Ecole, Patricia Lefèvre, Corinne Lapierre et Catherine Blain. Depuis six ans, parties de rien, elles cultivent amoureusement ce petit jardin à la française où des enfants scolarisés dans les écoles anglaises viennent tous les samedis goûter aux plus beaux fruits de la culture française.

Corinne Lapierre, Catherine Blain, Patricia Lefevre, directrices de la Petite Ecole de Leeds

Elles se flattent d’attirer, outre des familles francophones de Belgique ou d’Afrique, des parents britanniques qui veulent transmettre à leurs enfants ces rudiments de français qu’ils ont eux-mêmes acquis, notamment lors d’un séjour en France.

Je me suis mis à leur disposition pour contribuer à l’animation d’une matinée de conférences qui s’annonce fort intéressante et sympathique :
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Conférences à La Petite Ecole de Leeds
Samedi 19 novembre 2011 de 10h00 à 12h30
Gledhow Primary School, Lidgett Lane, Leeds LS8 1PL

Au programme :

10h00 – 10h30 – Conférence sur le bilinguisme : « Growing up and growing old with multiple languages »

Animée par Dr. Céline Souchay PhD, Senior Lecturer in Human Memory Institute of Psychological Sciences University of Leeds et Dr.Jelena Havelka, Lecturer, Institute of Psychological Sciences, University of Leeds.

10h40 – 12h25 – Conférence sur les élections 2012 : Tout savoir pour voter
+ Questions/Réponses sur tout sujet intéressant les Français du Royaume-Uni

Animé par Olivier Cadic, conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’’étranger.

Tous les éclaircissements seront apportés sur les modalités du vote dans la région du Yorkshire.

J’en profite pour rappeler l’importance d’être inscrit sur le registre des Français établis hors de France, ainsi que sur la liste électorale avant le 31 décembre 2011.

Si vous désirez être des nôtres en ce jour particulier, merci de faire part de votre venue à cette adresse : la.petite.ecole@email.com

Lire aussi :
« Marathon manne pour la Petite école de Leeds ? » du 21 février 2011
« Journée portes-ouvertes à la Petite Ecole de Leeds » du 25 novembre 2010

Pour information :

Les Petits Français, playgroup
Groupe d’éveil, créé en 2003, pour les petits francophones/bilingues de 0 à 4 ans, accompagnés de leurs parents, les lundis de 10h00 à 12h00.
Infos : www.toutunmonde.org.uk ou Olivia au 07899754165

La Petite Ecole de Leeds
Association à but non lucratif, partiellement financée par FLAM (programme de consolidation du Français Langue Maternelle), accueillant 97 élèves âgés de 3 à 16 ans le samedi de 10h00 à 12h30 pour suivre des cours de français, incluant l’orthographe et la grammaire, des cours d’Histoire ou encore des activités théâtrales.
Infos : www.lapetiteecoledeleeds.co.uk

Brighton penche en faveur d’une école bilingue

Je reviens sur un événement qui remonte à septembre dans la charmante ville balnéaire de Brighton. François Miramont a eu l’heureuse initiative d’organiser une réunion qui a mobilisé une trentaine de parents d’élèves sur l’avenir de l’enseignement français dans cette région en plein essor.

En même temps que Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, et Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français à l’ambassade, j’ai été touché par l’engouement de l’assistance sur le projet de créer un enseignement bilingue à Brigthon et impressionné par la pertinence des réflexions qui fusaient dans le petit gymnase qui nous avait été aimablement mis à disposition par la directrice de Westdene Primary school.

Sur ce blog, j’ai plusieurs fois évoqué l’enjeu de l’enseignement bilingue au sein des écoles britanniques pour offrir un enseignement en français là où nos opérateurs traditionnels AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger et Mission Laïque sont absents. Il s’agit d’un dispositif alternatif, non-budgétivore pour nos finances et bientôt couronné par un « label FrancEducation » pour certifier la qualité de la pédagogie (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 20 juin 2011).

Les parents d'élèves, français et britanniques, ont été invités à donner leur avis sur un projet d'enseignement bilingue à Brighton, le 19 septembre 2011, en présence des responsables de l'ambassade de France.

Il ressort des discussions de Brighton que ce projet séduit tout le monde, dont Judy Hawker, Primary Languages Consultant. Enfin, presque tout le monde, puisque l’honnêteté m’impose de révéler que la personne  la plus attachée à un enseignement français exclusif lors de notre réunion était une grand-mère britannique qui avait longtemps vécu en France.

Pour concrétiser ce dessein, il reste à éclaircir certains points, notamment en termes de diplômes, et lever évidemment quelques obstacles. La directrice de l’école Westdene Primary school a justement fait remarquer qu’intégrer le bilinguisme coûterait plus cher, en pleine période de restriction de moyens. Par contre, cette ouverture au français rendrait son établissement plus attractif aussi vis à vis les parents anglophones.

Je suis reparti une fois de plus convaincu que la détermination des parents sera récompensée, à l’image de l’association des familles francophones locale baptisée « les Franglophones » qui ont créé une petite école en 2009, pour les 4-11 ans, basée sur le programme Flam (Français langue maternelle). J’ai été très heureux de faire leur connaissance lors de cette réunion. A petite échelle, la multiplication de ces écoles Flam au Royaume-Uni atteste d’un élan résolu et communicatif.

Pour les plus grands, je suis persuadé qu’en multipliant les initiatives et les soutiens, ces parents ne  couperont pas leurs enfants d’une scolarité en langue française. Et je compte bien les y aider.

L’école Flam, les Franglophones, dispose de deux lieux (Brighton et Hove) :
– Les classes à Hove Park School, Nevill road, Hove, tous les jeudis de 16h00 à 17h30
– Les classes à Lewes au Cluny Hall tous les vendredis de 13h30 à 15h00

Mes propositions pour le financement de l’immobilier scolaire à l’étranger

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand, s’est tenue au Sénat à Paris fin septembre. C’est l’occasion de vous parler de l’extension du réseau d’écoles françaises dont le financement constitue, comme vous imaginez, le nerf de la guerre.

Pour mémoire, l’Anefe a pour mission d’instruire les demandes de prêts garantis par l’Etat pour financer les établissements scolaires à l’étranger. J’ai eu l’honneur d’être réélu pour siéger à son conseil d’administration.

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand (sept. 2011)

Les questions immobilières constituent un point critique pour le développement des écoles françaises à l’étranger. Le Royaume-Uni représente un tiers des engagements de l’Anefe ! Le principal engagement est le CFBL, Collège français bilingue de Londres avec 21M£ (lire : « Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat » du 28 mai 2010). Vient ensuite, la garantie du prêt de l’école Jacques Prévert (1,7M£) obtenue pour financer ses travaux. Un troisième dossier de 0,32M£ est en cours : l’école française de Bristol a déjà obtenu la garantie de l’Etat pour son projet, mais le dossier est en suspens parce que leur offre d’acquisition du bâtiment n’a pas été retenue par les autorités locales.

Cette dernière assemblée m’a permis de remercier, au nom de notre communauté, tous les acteurs qui ont facilité ces résultats, à commencer par le président Ferrand et notre secrétaire générale, Anne Barnaud.

J’ai aussi salué l’action de Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui a veillé à ce que les engagements de l’Agence en faveur du CFBL soient scrupuleusement tenus. J’ai tenu à exprimer ma gratitude à Mmes Christine Eusèbe, représentant le ministère de l’Education nationale, et Agnès Rivoisy-Maaelassaf représentant le ministère des Finances. La représentante de Bercy a fait preuve de flexibilité pour construire une solution financière favorable au CFBL et l’Education nationale a accepté d’homologuer une bonne part de la pédagogie de l’école avant même son ouverture.

J’ai souvent fait état dans mes billets de la tension qui règne à Londres sur le nombre de places disponibles dans l’enseignement français. Chaque partie prenante, consciente de cet enjeu, a su se dépasser pour nous aider à atteindre le premier objectif de notre plan Ecole, lancé en juin 2008, qui vise à créer 500 places par an dans l’enseignement français.

Nous savons tous ce que nous devons à Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, les trois Trustees du FEPT (French Education Property Trust), mais tout autant à Frédéric de la Borderie, qui dirige l’équipe qui travaille au quotidien sur les projets immobiliers sans qui ces réussites n’auraient pas été possibles.

Pour l’avenir, j’ai proposé lors de l’assemblée générale de l’Anefe que l’immobilier appartenant à l’AEFE à Londres soit transféré au sein du Trust immobilier FEPT pour lui permettre d’augmenter sa structure financière et de cautionner ainsi directement le prochain établissement qui ouvrira à Londres. Rappelons que le FEPT, organisme à but non lucratif, avait contracté le prêt de 21 millions de livres à bas taux pour financer les travaux du CFBL après l’obtention de la garantie de l’Etat grâce à l’Anefe.

Pour sa part, la directrice de l’AEFE a développé l’idée de créer son propre fonds pour financer ses opérations immobilières, car l’Etat ne veut plus emprunter au-delà d’une année pour aider ses établissements publics, afin de ne pas aggraver sa dette. L’AEFE est en cours d’évaluation de la somme minimale pour constituer ce fonds. Le chiffre de 50 millions d’euros a été avancé.

Que ce soit au conseil d’administration de l’AEFE, à celui de l’Anefe ou en séance plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, je ne manque jamais une occasion de soutenir cette orientation présentée par Anne-Marie Descôtes.

Par contre, je ne pense pas qu’il faille se limiter à un seul fonds qui gèrerait tous les actifs depuis Paris. Pour les pays où la législation l’autorise, j’ai suggéré de favoriser la création de fonds immobiliers décentralisés (des trusts, société civiles immobilières…) comme nous l’avons déjà expérimenté à Londres avec le FEPT. Créés et contrôlés par des acteurs locaux (parents d’élèves, entreprises locales), placés sous la responsabilité de l’ambassadeur, nos investissements seraient plus simples à optimiser. Il serait également plus facile de lever de l’argent auprès d’entreprises françaises établies sur place.

Dès lors, le fonds immobilier de l’AEFE pourrait se consacrer exclusivement au financement des écoles situées dans les pays qui ne disposent pas de l’environnement juridique adéquat, autrement dit dans l’impossibilité de créer des structures financières sur place.

Enfin, j’ai également recommandé que la propriété des bâtiments scolaires à l’étranger appartenant à l’Etat soit apportée à ces fonds immobiliers lorsqu’ils seront créés pour garantir les emprunts finançant l’entretien ou l’acquisition de nouveaux sites.

La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford

Il y a tout juste six mois, je publiais un billet intitulé « Il faut sauver Culham ! » suite à ma visite de l’Ecole européenne de Culham, située près d’Oxford. Une solution émerge grâce à l’action tenace des parents d’élèves.

Joli logo de l'Europa School UK

Le 10 octobre dernier, le ministre de l’Education britannique, Michael Gove, a officiellement donné son feu vert à la pré-ouverture d’Europa School UK, une « free school » offrant deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise.  Cette  free school qui sera basée à Culham près d’Oxford s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture est programmée jusqu’en 2017. Europa School UK devrait ainsi voir le jour dès septembre 2012 avec 6 classes de 28 élèves répartis en 2 sections franco-anglaises et germano-anglaises, 2 classes de « Réception », 2 classes de « Year 1 » et 2 classes de « Year 2 ».  Elle remplacera progressivement les classes fermées par l’école européenne pour offrir à terme un enseignement européen allant de 4 à 19 ans menant au bac européen.

Le « funding agreement »  devrait être signé début 2012 à l’issue d’une période de consultation publique. Un accord sur le partage des locaux entre l’Ecole européenne et la free school est également en cours de négociation avec Bruxelles.

Cette école sera gratuite. Comme toute école d’Etat anglaise, les règles d’admission en « Reception » seront principalement basées sur la proximité du domicile des familles concernées par rapport à l’école.

Simon Sharon, directeur de l’Ecole européenne de Culham affiche sa satisfaction : « Il y a un lien étroit entre l’école européenne et l’ouverture prochaine de la free school. Ce projet de free school présente une perspective positive pour offrir une continuité pédagogique au-delà de 2017 pour les élèves qui sont actuellement scolarisés à l’école européenne ».

Bénédicte Yue, parent d’élèves, dont deux enfants sont scolarisés à l’Ecole européenne et deux autres en attente d’inscription à la free school témoigne :
«Dans un environnement en pleine globalisation et en particulier dans la région d’Oxford  où se trouve le siège de nombreuses entreprises et programmes de recherche  internationaux, le nombre de familles bilingues et multi culturelles ne cesse d’augmenter. Ces familles parlent souvent plusieurs langues à la maison, et ce projet d’école, unique en Angleterre, leur permettra d’offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle répondant à leurs besoins. Par ailleurs,  j’ai toujours été émerveillée de voir, à l’école européenne, tous ces enfants de différentes nationalités capables de travailler ensemble tout en partageant leurs cultures et traditions. C’est un formidable exemple d’intégration qui commence dans la cour de récréation dès le plus jeune âge. La mise en place par Michael Gove du concept de free school nous offre une occasion unique de poursuivre cette aventure tout en permettant d’intégrer davantage de familles anglaises qui auront ainsi la possibilité d’acquérir une deuxième langue dans un environnement multiculturel.»

J’adresse mes plus vives félicitations à tous ceux qui ont forgé cette réussite. Tous méritent d’être mis à l’honneur : Andrew Parker, Europa School UK Chair of Directors ainsi que les autres directors : Jackie Holderness, Antonella Shorrock, Clara della Croce, Jutta Weber, Karin Loudon et Paul Adams ; à Emmanuel Pallot, Chair of Europa School UK Project Steering Group ; Simon Sharron, Directeur de l’Ecole Européenne ; à Lord Hill, Schools Minister au Department for Education pour son soutien continu, à l’’ETEE (English Trust for European Education) notamment Jim Campbell ( Chair), Maurizio Fantato (Founder and Vice-Chair) and John Sayer (Trustee).

Je souhaite également témoigner de mon admiration envers Bénédicte Yue et toute l’équipe de la « Culham European free school » qui ne se sont pas découragées après l’annonce de l’échec de leur premier projet d’Academy en février dernier. Seulement quelques jours plus tard, elles initiaient ce projet de free school. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et moi avions immédiatement soutenu cette initiative. Elles témoignent du formidable engagement des Français du Royaume-Uni en faveur d’un enseignement en langue française.

Pour plus d’informations : www.europaschooluk.org

Jamais trop tôt pour le violon

Je fais partie de ces parents dont la progéniture s’est mise un jour dans l’idée d’apprendre le violon. La bienveillance familiale est d’importance puisque le néophyte met un certain temps, même un temps certain, pour produire des sons qui s’apparentent à de la musique…

C’est pourquoi j’ai accordé spontanément à Monica Bayle toute ton estime et mon soutien, elle qui dirige un club de violon pour les enfants. Le lieu d’apprentissage se trouve à Londres au sein de la « Boule de neige », une de ces fameuses écoles française du samedi.

Monica aime le beau, le partage et la culture française, alors qui s’étonne du soin infini qu’elle porte à son club pour « mériter une réputation d’excellence » ? Elle rêve d’allumer le feu sacré auprès de ses élèves, auprès desquels il faut constamment marier douceur avec rigueur, plaisir avec ténacité sur le chemin d’un apprentissage méritoire, dont il restera, pour le moins, une belle leçon de vie.

J’ai été content d’apprendre que ses efforts portent les fruits de la notoriété puisque des partenaires locaux sont disposés à lui accorder une subvention pour développer son activité musicale.

Je salue le dynamisme et l’ouverture de la Boule de neige qui veut dépasser le cadre de l’enseignement du français en prévoyant d’intégrer diverses langues (russe, polonais, espagnol, arabe…) et qui propose cet atelier violon exceptionnel « dans un climat bon enfant et plein de joie de vivre », sourit Monica.

Renseignements :
Boule de Neige, French Saturday School,
Conisborough College, Catford,
London SE6 2SE.
bouledeneigefrenchschool@yahoo.co.uk
www.bouledeneige.co.uk

Enseignement à distance : le Cned présente sa formule Royaume-Uni 2011

L’offre du Cned intitulée « Formule Royaume-Uni » vient de sortir. Et la formule est complète car elle recouvre l’enseignement français depuis la maternelle jusqu’à la terminale !

La grande majorité des enfants français scolarisés au Royaume-Uni ne fréquente pas l’un des établissements du réseau AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Tandis qu’ils suivent un cursus dans une école anglaise, il peut être judicieux de les familiariser avec les contenus fondamentaux du programme français.

Ces matières sont dispensées par le Cned, Centre national d’enseignement à distance, notre fameux service public qui relie près de 15.000 élèves dans le monde travaillant à distance, avec copie et correction en ligne, tout en étant assistés au téléphone par des enseignants de l’Education nationale.

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et attaché de coopération éducative, oeuvre activement, en partenariat avec le Cned, pour favoriser l’extension de l’enseignement bilingue dans les écoles britanniques, ce qui constitue l’objectif n°2 du plan Ecole. Cette vision alternative est capitale puisqu’on le réseau AEFE ne peut multiplier les écoles françaises comme des champignons pour promouvoir notre langue (lire : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011).

Sur le terrain, Laurent Batut attribue un agrément officiel aux écoles anglaises désireuses de s’engager dans l’enseignement bilingue dès lors qu’elles vont utiliser les méthodes pédagogiques développées du Cned.

Vous pouvez inscrire vos enfants à la Formule Royaume-Uni jusqu’au 31 décembre.

Le site du Cned

Lire aussi : « 10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned » du 13 juillet 2011

Photo Flickr de Kurt Wagner.