Hélène Conway, ministre déléguée des Français de l’étranger

Hélène Conway, sénatrice socialiste et conseillère élue à l’AFE pour l’Irlande, occupe désormais les fonctions de ministre déléguée des Français de l’étranger, auprès de Laurent Fabius.

Hélène Conway connait parfaitement toutes les problématiques qui nous concernent. Sa légitimité représente aussi une reconnaissance de l’assemblée des Français de l’étranger.

J’ai eu le plaisir de travailler à ses côtés, notamment lorsqu’elle présidait la sous-commission Emploi-Formation, dont j’étais le rapporteur.

Cette ancienne professeure d’université est présente sur tous les fronts et ne perd jamais son temps : sénatrice des Français de l’étranger depuis le 25 septembre dernier, elle a déjà été désignée secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, puis membre de la délégation aux droits des femmes, et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, ainsi que présidente du groupe d’amitié France-Canada.

Les temps changent et heureusement. Il y a tout juste un an, le PS critiquait avec véhémence la création du ministère des Français de l’étranger n’y voyant qu’une « manœuvre électorale » en prévision des élections législatives  (lire : « Quand le PS critiquait le ministère des Français de l’étranger », Le Monde du 22 juin 2012).

Lors de son premier discours devant l’AFE ce vendredi 22 juin, la ministre a décrit l’orientation du gouvernement en matière d’aide à la scolarité. Hélène Conway a proposé la suppression de la mesure de prise en charge (PEC). Initiée par Nicolas Sarkozy, cette disposition prévoyait une prise en charge par l’Etat des frais de scolarité pour les élèves français à l’étranger en classe de seconde, de première et de terminale sans condition de ressources.

La fin de ce dispositif sera annoncée dans les prochains jours, suite aux arbitrages du Premier ministre. La ministre n’a pas indiqué que le montant dédié à la PEC serait transféré vers les bourses comme le souhaitaient les socialistes pendant la campagne.

Compte tenu de la dérive de nos comptes publics, j’avais signifié que cette promesse était démagogique. Avec prudence, la ministre a déclaré qu’il n’était « pas possible pour l’instant de déterminer les montants pour l’aide à la scolarité pour les trois prochaines années. Le mode de calcul des bourses mérite d’être revu en profondeur« .

C’est très exactement ce que je préconisais dans mon programme, il y a tout juste trois semaines : « Revoir les conditions d’attribution des bourses pour définir un système plus juste, et plus cohérent avec les moyens financiers dont nous disposons (…) Il est incontournable de mettre le système en cohérence avec les vrais besoins de notre communauté avant d’attribuer l’enveloppe budgétaire. Cessons de faire les choses à l’envers ». (lire : « Plaidoyer pour le développement de l’enseignement français à l’étranger » du 28 mai 2012)

L’approche entreprise par Hélène Conway me paraît donc la plus sage et raisonnable. Il revient désormais à la nouvelle majorité de déterminer le nouveau mode de calcul des bourses. Nous devrons être attentifs à ce qu’il soit juste et pérenne.

Lire : Discours de la ministre déléguée Hélène Conway (AFE – Paris – 22 juin 2012) (fichier pdf)