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En circonscription en Allemagne – Hambourg (16-17 avril 2026)

Pour ce quatrième déplacement à Hamburg depuis 2015, j’ai eu le plaisir de retrouver Henri Zeller, à l’origine de cette invitation, dont l’engagement sans faille au service de nos compatriotes force le respect.

Conseiller des Français de l’étranger, il porte avec constance et générosité les intérêts de notre communauté, notamment à travers son action déterminante pour l’École française Saint-Exupéry de Hambourg et son mandat d’administrateur de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger.

Merci à lui pour son accueil fidèle et son énergie communicative. Merci également à Lorène Lemor pour son accueil et son engagement au service de la présence française à Hambourg.

Enseignement

Lycée franco-allemand (LFA)

Premier lycée franco-allemand du nord de l’Allemagne.

Mon dernier déplacement à Hambourg remontait à 2017. À l’époque, Olaf Scholz, alors maire de la ville, avait proposé la création d’un lycée franco-allemand, sur le modèle de ceux de Sarrebruck et Fribourg. Le projet avait suscité des interrogations de la part des parents du Lycée français de Hambourg (LFH).

Je m’étais rendu sur le site envisagé aux côtés de Henri Zeller, très engagé sur les questions scolaires. Neuf ans plus tard, le projet est devenu réalité.

Depuis un mois, les classes du collège (6ème à seconde) ont rejoint ce nouveau bâtiment (partie verte), partagé avec une école allemande (partie rouge). Les classes de lycée (première et terminale) s’y installeront à la rentrée de septembre 2026.

L’État français met à disposition 16 postes d’enseignants via l’AEFE (sur un total de 60). La ville de Hambourg finance l’établissement : les familles ne paient aucun frais de scolarité.

Accueilli par Torge Lorenzen, proviseur du LFA, et Florence Burger, proviseure pour la France, j’ai découvert cet établissement flambant neuf, aux côtés de Lorène Lemor. Un site idéalement situé, à proximité immédiate d’une station desservie par trois lignes de métro.

Aujourd’hui, 460 élèves y sont scolarisés. Ils seront 500 à la rentrée prochaine, pour une capacité d’accueil de 700 élèves.

Le LFH, devenu EFH (École française St Exupéry de Hambourg) en août 2020, désormais recentré sur les maternelles et le primaire, envisage à terme un rapprochement géographique avec le LFA.

Merci aux autorités locales allemandes pour leur engagement : un investissement fort au service de la coopération franco-allemande et du lien entre nos deux pays. +d’images

École française Saint-Exupéry de Hambourg (EFH)

Dans le prolongement de ma visite au Lycée franco-allemand, j’ai souhaité me rendre à l’EFH.

Accompagné de Lorène Lemor, consule générale de France, et de Henri Zeller, conseiller des Français de l’étranger et administrateur de l’ANEFE, j’ai été accueilli par l’équipe de direction : Florence Burger, cheffe d’établissement, Françoise Kuhl, directrice, et Eric Kubisch, directeur exécutif.

L’établissement scolarise 434 élèves, de la maternelle au CM2, et bénéficie d’un modèle exemplaire, avec 80 % de son budget financé par la ville de Hambourg.

Mais cet équilibre est aujourd’hui fragilisé. Les décisions du conseil d’administration de décembre 2025 de AEFE ont fait l’effet d’un véritable coup de massue. Il y a deux ans, l’AEFE imposait déjà une hausse de contribution de 8 000 euros, en modifiant unilatéralement le taux de PRRD, au motif d’offrir une visibilité financière sur cinq ans.

Aujourd’hui, cette promesse est balayée : ce sont désormais plus de 200 000 euros supplémentaires, voire 300 000 en 2028, qui sont exigés pour maintenir la convention. Ce revirement brutal, sans prévisibilité ni concertation suffisante, met en péril l’équilibre financier de l’EFH et fragilise toute une communauté éducative.

J’ai pu mesurer sur place l’inquiétude légitime des équipes et des représentants du conseil de gestion. Cette situation interroge profondément la méthode et la trajectoire imposées à notre réseau d’enseignement français à l’étranger. Car sur le terrain, les établissements fonctionnent, innovent et réussissent — comme en témoigne la qualité des projets pédagogiques de l’EFH et l’engagement remarquable de ses équipes.

La coopération étroite avec les autorités hambourgeoises est un atout majeur. Elle mérite d’être accompagnée, pas déstabilisée. À l’heure où une réflexion est engagée pour rapprocher l’EFH du Lycée franco-allemand à l’horizon 2032, au sein d’un pôle franco-allemand incluant également le consulat et l’Institut français, il est indispensable de garantir un cadre stable et lisible.

Je resterai aux côtés d’Henri Zeller, pleinement mobilisé pour défendre les intérêts de l’EFH et, au-delà, de l’ensemble du réseau de l’enseignement français à l’étranger. +d’images

Diplomatie économique

Conférence Cybersécurité

Cybersécurité, souveraineté technologique et géopolitique étaient au cœur de nos échanges lors d’une table ronde organisée à l’initiative d’Henri Zeller.

Aux côtés de Steffen Ganders (Tech Policy & Public Affairs – Samsung, German Bionic), Rina Bohle Zeller (Senior Policy Specialist, Agora / ex-Vestas) et Prof. Dr. Gary S. Schaal (Security Policy Research Helmut Schmidt University – German Institute for Defence and Strategic Studies GIDS), nous avons débattu, sous l’animation de Marc Pegeot, devant une trentaine d’acteurs issus du monde académique, de la recherche, de la tech et de l’industrie.

Trois axes majeurs ont structuré la discussion :
▪️ La souveraineté numérique comme enjeu géopolitique
▪️ Le rôle du Parlement et le cadre législatif européen face à des menaces en constante évolution
▪️ La coopération internationale en matière de cyberdéfense

Merci à Henri pour cette invitation et à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges et leurs encouragements à poursuivre mon engagement pour une Europe numérique forte et souveraine. +d’images

CCEF – French Tech – Club d’affaires

Au consulat général, aux côtés de Lorène Lemor et d’Henri Zeller, j’ai participé à deux rencontres économiques complémentaires.

. D’abord avec Francis Laribau (Safran) et Pierre Tedeschi (Airbus), représentants des CCEF dans l’aéronautique.

Dans un contexte rare de croissance simultanée du civil et du militaire, un constat s’impose : sans engagement fort de l’État, d’atteindre la taille critique. L’État doit retrouver une capacité de projection et le sens du risque à cinq ans.

. Puis échange avec Célia Pégeot-Møller (French Tech) et Dr. Claus-Michael Allmendinger.

Dr Allmendinger, membre du conseil d’affaires franco-allemand (80 membres) et vice-président des associations franco-allemandes (jumelages, clubs, chorales), incarne le dialogue franco-allemand à Hambourg. Son engagement constant mérite un hommage appuyé.

Sous l’impulsion de Celia Moeller – présidente de la Tech Hambourg La communauté tech, autour de l’aviation, du maritime, de la fintech et des énergies renouvelables, est en attente la labellisation French Tech.

Hambourg s’affirme comme un laboratoire de l’hydrogène et de l’innovation industrielle.

V.I.E – Entreprises

Nouvelle séquence économique à Hambourg, aux côtés de Lorène Lemor et Henri Zeller, articulée en deux temps.

Premier temps : déjeuner avec trois VIE français.
. Gaspard Guillaume (Métropole de Nantes), détaché à la mairie de Hambourg dans le cadre d’un partenariat stratégique Nantes Métropole.
. Paul-Henri Bondu (TotalEnergies), spécialiste de l’éolien en mer, veille à la conformité environnementale des projets.
. Elies Hatoum (Airbus), ingénieur aérospatial, travaille au sein de l’équipe qualité de l’A320.

En Allemagne, on compte 800 VIE, dont 70 à 80 à Hambourg, après la Belgique et les États-Unis.

Tous soulignent l’intérêt du dispositif VIE pour leur carrière, mais aussi les difficultés d’accueil. Plusieurs regrettent un manque d’accompagnement homogène, certains ayant quitté leur mission avant terme.

Seconde séquence avec des acteurs de l’éolien offshore.
Parmi eux : Guillaume Clément (TotalEnergies / RWE) et Robin Corrèze (Luxcara).
Pour TotalEnergies, l’objectif est d’atteindre un prix énergie renouvelable équivalent à 60 dollars par baril. Ham

Communauté française

Consulat & Institut français

En visite au consulat de France à Hambourg, j’ai eu un échange approfondi avec Lorène Lemor, consule générale et directrice de l’Institut français.

Ce lieu, véritable porte sur le monde, incarne la présence française, même si le bâtiment actuel ne répond plus pleinement aux standards requis, notamment en matière d’accessibilité.

Depuis plus de dix ans, les activités consulaires et culturelles y sont regroupées. Une solution transitoire est envisagée, avant une future implantation à Altona, à proximité du Lycée français.

Le consulat, avec 2 agents, accompagne une communauté de 10 000 Français, dont 6 000 inscrits, avec des tournées consulaires renforcées.

Malgré des moyens contraints, l’Institut français mène une action remarquable : 80 projets culturels, 6 000 visiteurs et 1 400 élèves en 2025.

Le lieu porte aussi une mémoire forte : nous y célébrerons le centenaire de Michel Foucault, qui y acheva sa thèse. Un engagement essentiel pour notre rayonnement. +d’images

Philippe Guyot

Belle rencontre (ou plutôt retrouvailles) avec Philippe Guyot, l’une des grandes figures de la communauté française à Hambourg.

Lors de mon premier passage en 2015, il m’avait accueilli en tant que président des CCEF.

Son engagement n’a jamais faibli : président du comité de gestion du Lycée Français de Hambourg, il a contribué à rendre l’établissement plus accessible en divisant par trois les frais de scolarité dès 2008.

Il est aussi l’un des cofondateurs du Prix V.I.E Allemagne, une belle initiative au service des talents et des entreprises.

Un parcours remarquable, porté par l’engagement, la vision et le sens du collectif. Respect.

Café Par Ici

Pour l’ultime séquence de mon déplacement dans la capitale hanséatique, Henri Zeller et Marc Pegeot, m’ont entraîné à la découverte de Café Par Ici, une réussite entrepreneuriale française portée par Agnès Brinken.

Créée il y a 10 ans, l’entreprise s’est développée avec dynamisme et compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs, entre atelier de production, boutique et salon de thé.

Café Par Ici fait vivre un véritable art de vivre à la française : baguettes, croissants, chocolatines, brioches et viennoiseries fraîchement préparées accueillent les clients dès le petit déjeuner, avant de laisser place, l’après-midi, à une sélection de tartes salées et sucrées.

Le tout dans un cadre chaleureux, avec une terrasse particulièrement appréciée dès l’arrivée des beaux jours.

Je peux en témoigner : difficile de résister à la tentation d’une pâtisserie chez Café Par Ici ! Félicitations à Agnès qui nous offre une belle démonstration du savoir-faire français qui s’exporte et s’épanouit à Hambourg. +d’images

La nouvelle politique de défense allemande – Audition de l’IFRI – vidéo Q/R (5m)

Ce 25 octobre, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, présidée par Cédric Perrin, a reçu Elie Tenenbaum et Léo Péria-Peigné, respectivement directeur et chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

Nos invités sont les auteurs d’un rapport sur l’armée allemande : “La Bundeswehr face au changement d’ère” qui relate les nouvelles ambitions affichées outre-Rhin.

VERBATIM

Vous avez rappelé opportunément la différence de vision stratégique de défense entre la France et l’Allemagne.

L’Allemagne a fait le choix stratégique de s’arrimer au gaz russe pour son énergie ; de s’arrimer â la Chine pour son industrie et de s’arrimer aux USA pour la défense.

Nous n’avons partagé aucune de ces orientations.

Je laisse chacun juge de la pertinence des choix stratégiques outre-Rhin.

Une crise dans le détroit de Taiwan serait très grave pour nos intérêts économiques et toute la chaine de valeur.

En décembre 2022, Rhodium group a estimé à 2500 milliards de $, le coût économique d’un simple blocus de Taīwan.

Les conséquences économiques seraient plus lourdes pour les pays européens que celles de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Comment la vision stratégique allemande d’une armée tournée vers le défense continentale répondrait aux enjeux de l’Indo-Pacifique ?

Sénat – Ambassadeur d’Allemagne en France – Sahel – Vidéo (Q/R 5m)

Sans savoir que, quelques heures plus tard, le Président Zelensky serait reçu à l’Élysée par le Président de la République, en même temps que le chancelier Olaf Scholz, nous avons auditionné Hans-Dieter Lucas, ambassadeur d’Allemagne en France.

Cette réunion du 8 février lui a permis de détailler tous les efforts entrepris par l’Allemagne pour venir en soutien de l’Ukraine.

Interrogé sur l’acquisition d’avions de combat américains F35, l’ambassadeur a déclaré que c’était le seul choix pour contribuer à la dissuasion nucléaire OTAN.

Il a pointé la qualité et la profondeur de la relation franco-allemande sans cacher qu’il existe un désaccord assumé sur l’énergie nucléaire entre nous.

L’Europe géopolitique a été citée pour la première fois par le chancelier allemand à Prague.

Une stratégie de la sécurité nationale allemande sera publiée prochainement, également pour la première fois.

VIDEO : L’Allemagne s’étant engagée militairement au Sahel, j’ai demandé à l’ambassadeur, quel regard portait son pays sur l’évolution de la situation au Sahel.

L’ambassadeur a développé de nombreux points en soulignant l’importance d’une stratégie européenne pour créer une zone de sécurité et la nécessité “d’améliorer notre communication pour lutter contre la désinformation au détriment de l’Europe”.

Sénat – Allemagne : transfrontaliers

Audition de Hans-Dieter Lucas, ambassadeur d’Allemagne en France, devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, ce 17 février.

L’actualité nous a offert de nombreux sujets qui nous ont permis de comprendre les positions de notre partenaire allemand : le système de combat aérien du futur (SCAF), le programme de char de combat nouvelle génération (MGCS), la défense européenne, l’intervention au Sahel, les tensions avec la Russie et la Turquie…

J’ai évoqué la fermeture de la frontière allemande avec le Tyrol autrichien et la république tchèque, décision unilatérale de l’Allemagne mise en oeuvre dimanche dernier pour lutter contre la propagation du virus.

J’ai rappelé à l’ambassadeur que lors de mon déplacement à Sarrebruck en septembre dernier, accueilli au Landtag sarrois, j’avais interrogé son président, Stephan Toscani, sur la décision de fermeture de la frontière allemande durant la pandémie en mars 2020 (compte-rendu). Elle avait choqué les habitants venant de France et du Luxembourg, sinon ouvert une blessure.

Le président Toscani avait alors reconnu que la fermeture de la frontière était une mauvaise expérience et il ne souhaitait pas qu’elle se reproduise. J’ai donc demandé à l’Ambassadeur s’il fallait craindre que l’Allemagne renouvelle une fermeture de la frontière avec la France, compte tenu de ce qu’il se passe à la frontière avec la République tchèque ?

L’ambassadeur Hans-Dieter Lucas m’a répondu que l’Allemagne ne souhaitait pas répéter cette situation. Une concertation très importante existe pour suivre l’évolution de la crise sanitaire entre les trois régions (Région grand-Est- Sarre- Luxembourg). La préfète de la région grand-Est participe à ces réunions hebdomadaires, dont la plus récente a eu lieu la veille.

L’ambassadeur a observé en conclusion, que la frontière avec la République tchèque n’était pas hermétiquement fermée, mais que les entrées y étaient limitées aux travailleurs transfrontaliers ou à des professions essentielles.

En circonscription en Allemagne (Francfort – 11 mars 2016)

Après Berlin et Hambourg (en juin 2015), nouveau déplacement en Allemagne à Francfort, siège de la Banque centrale européenne et de la Bundesbank, où l’on trouve aussi la deuxième bourse européenne après Londres.

Si près de 120.000 Français vivent en Allemagne (inscrits au Registre), un bon tiers d’entre-eux a choisi de s’installer dans la circonscription de Francfort, ville la plus riche d’Allemagne en PIB par habitant. Pour le clin d’œil, l’étymologie de Francfort remonte à Charlemagne et signifie “le gué des Francs”.

Franck Ristori, consul général adjoint et Fabrice Fourmy, consul adjoint, se sont attachés à m’apporter des réponses concernant notre communauté sur un plan administratif et économique.

Daniel Ollagnier, ancien élu AFE, Jean-Marie Langlet, élu AFE et conseiller consulaire de la circonscription de Francfort, ainsi qu’Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne, m’ont m’accompagné dans mes visites pour me faire profiter de leur expérience.

Politique

12841177_10154152336908816_5809004075567335923_oRencontre avec Nicola Beer, FDP

Nicola Beer, brillante secrétaire générale du parti libéral allemand, le FDP (Freie Demokratische Partei) a partagé avec moi ses espoirs et ses inquiétudes sur la situation en Allemagne, la veille d’élections partielles (Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat, deux Etats-régions voisins de la France, et aussi la Saxe-Anhalt dans l’ex-Allemagne de l’Est).

A dix-huit mois des futures élections législatives allemandes, prévues pour l’automne 2017, ce scrutin faisait office de test national de la politique migratoire d’Angela Merkel. On sait depuis que le nouveau parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AFD) a fait une entrée en force dans les trois parlements régionaux.

Relations commerciales

Fructueuse réunion avec Franck Ristori, consul général adjoint et Eric Guyot, président de la section Hesse/Rhénanie-Palatinat/Sarre des conseillers du commerce extérieur, au sujet des rapports commerciaux franco-allemands.

On le sait, aux yeux d’un Français l’Allemagne ressemble à une autre planète : un chômage divisé par deux en dix ans, un excédent budgétaire (12Mds€), un excédent commercial monstre (248Mds€), trois fois plus d’apprentis, quatre fois plus PME exportatrices…

Ce qui nous différencie ne doit pas nous séparer pour autant. D’une part, force est de reconnaitre que l’Allemagne n’attire pas les Français. Même les jeunes éligibles au Volontariat international en entreprises (VIE) font la moue, préférant des destinations plus exotiques.

Cependant, toutes les entreprises françaises installées à Francfort sont en phase de développement, souligne Eric Guyot et leur principal souci consiste à trouver de la main d’œuvre qualifiée, notamment des informaticiens. La meilleure façon de s’y implanter consiste à racheter une structure locale.

Cela peut sembler paradoxal, mais l’attractivité de la France passe aussi par la présence française en Allemagne, explique notre conseiller du commerce extérieur. Le potentiel existe. Un indice : il y a plus d’Allemands qui apprennent le français que de Français qui apprennent l’allemand.

Enseignement

HTCLycée français Victor Hugo

(g. à d.) : Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne ; Olivier Cadic ; Pascal Meyer, proviseur ; Vanessa Thirion, directrice des services administratifs et financiers ; Gilles Kleiser, directeur adjoint des services administratifs et financiers / responsable informatique.

Dans un quartier résidentiel et calme du nord-ouest de Francfort se dresse le lycée français Victor Hugo, où j’ai été accueilli son proviseur Pascal Meyer et son équipe.

Outre les élèves français (77% dont 45% de binationaux), l’établissement accueille des élèves allemands (15%) et des élèves francophones d’autres nationalités.

Signe évident de dynamisme le lycée a doublé de taille en 15 ans : en 2000, il comptait 550 élèves, il dépasse largement le millier. Après avoir changé plusieurs fois d’adresse, le lycée inaugurait ses locaux actuels, le 24 avril 2001.

WP_20160311_12_10_45_ProL’installation sur le site de la Gontardstrasse a marqué le début d’une nouvelle ère. Tout a commencé en 1961, lorsque des parents d’élèves réunis en association entreprennent de gérer une “école française” de quelques dizaines d’élèves. C’est seulement 38 ans plus tard, en 1999, que l’association passe le relais à l’AEFE qui exerce depuis une gestion directe.

Depuis, les années se succèdent toujours plus riches en réussite scolaire et en manifestions que l’on récapitule dans “book year” époustouflant : conférences, lectures, rencontres, voyages, visites d’expositions, tournois sportifs et concours en tous genres.

Le contentement est général parmi tous les acteurs de la société civile, comme me l’a exprimé, Marc de la Fouchardière, président des parents d’élèves et membre du bureau UFE Hesse.

Néanmoins, l’augmentation importante des élèves n’est pas sans impact et l’on déplore une surpopulation dans les espaces récréatifs.

Le proviseur travaille sur un projet d’acquisition de deux terrains mitoyens au lycée dans le double but d’élargir l’espace de jeux et de bâtir une salle polyvalente destinée à des activités sportives et culturelles (spectacles), pouvant aussi se transformer en salle d’examen. Le financement pourra s’effectuer sur les fonds de réserve du lycée, sans pénaliser le budget de l’établissement.

WP_20160311_11_14_23_Pro(à l’image) J’ai eu le plaisir de revoir Daniel Ollagnier, avec qui j’ai siégé des années durant au sein de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Figure historique du lycée, expert du comité de pilotage, Daniel a beaucoup contribué, ainsi que sa femme Françoise, au développement de l’établissement depuis ses origines.

En hommage à leur travail remarquable, le proviseur Meyer a voulu baptiser de leurs deux noms la salle du conseil du lycée, où se tiennent notamment les conseils de classe.

Une heureuse initiative.

Culture française

12828395_10154152309868816_7154506030990437880_oVisite de Eloquia

(g. à d.) Ulrike Schemann-Bürger, manager language projects ; Jean-Marie Langlet,  conseiller consulaire de la circonscription de Francfort et élu AFE ; Olivier Cadic ; Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne ; Daniel Ollagnier.

Jean-Marie Langlet m’a conduit à visiter une institution qui a une histoire originale : Eloquia fut la réponse privée à la fermeture de l’Institut français de Francfort. Fruit d’une coopération publique-privée, puisque l’ambassade de France a joué tout son rôle, cette société a pérennisé l’enseignement du français à Francfort. Elle emploie 25 professeurs qui parlent notre langue.

Ses services s’étendent aux travaux de traduction ou d’interprétariat, notamment au profit des entreprises locales. Par ailleurs, Eloquia est un centre d’examen pour le DELF et DALF. Ainsi, 100 à 120 personnes y obtiennent leur diplôme chaque année.

Communauté française

Rencontre communauté / associations

Lors de ma rencontre avec les Français de Francfort, deux compatriotes ont particulièrement retenu mon attention par leur implication en faveur de notre communauté.

Christophe Braouet est un banquier installé en Allemagne et membre du conseil universitaire de l’Université franco-allemande (UFA). Unique en son genre, cette institution binationale promeut la coopération en matière d’enseignement et de recherche. L’UFA n’a pas de murs, mais représente un réseau 180 établissements supérieurs répartis entre la France et l’Allemagne, et accueille aux alentours de 5000 étudiants, toutes filières confondues.

Cette université est financée à parts égales par les États allemands et français. Christophe Braouet est très inquiet de la réduction des fonds amorcée par le MAEDI et notre ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Marc Tempez a fondé Perspektiv, un cabinet de conseil en recrutement dédié aux entreprises françaises installées dans les pays germanophones. Il met aujourd’hui son expérience au service d’une association de droit allemand reconnue d’utilité publique, Athena e.V. Celle-ci gère le site www.emploi-allemagne.de qui favorise l’insertion professionnelle des Français résidant en Allemagne et de ceux désirant s’y installer.

Athena assure une véritable mission de service public depuis la fermeture, entre 2005 et 2009, des Comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP). Au fil des ans, l’association a vu sa subvention de fonctionnement versée par l’Etat français diminuer, au point d’être en péril. Nos conseillers consulaires réfléchissent à de nouvelles sources de revenus.