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HEBDOLETTRE n°80 – Alain Juppé (édito) – UDI : Législatives – En Bref du 27 fév. au 12 mars 2017 (Sénat et Circo.) – Médias (Brexit – Gabon) – Condamnation de la « clause Molière » (vidéo) – Ma question écrite sur les difficultés engendrées par Crit’air – En circonscription : GABON / Libreville et Port-Gentil (26 fév.- 1er mars 2017) – En circonscription : COTE D’IVOIRE / Abidjan (2-3 mars 2017)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°80 – 24 mars 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°80

Quel destin que celui de Matthias Fekl !

On se souvient qu’il avait été nommé dans la précipitation en remplacement de Thomas Thévenoud (qui ne déclarait pas ses impôts), en qualité de secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Tourisme et Français de l’étranger. Et le voici subitement propulsé ministre de l’Intérieur !

Cette fois, il doit sa nomination à la démission de Bruno Le Roux, visé par une enquête préliminaire du Parquet national financier dans un dossier impliquant ses enfants rémunérés en qualité d’assistants parlementaires.

Visuel HL55 Moins de deux semaines après avoir brillamment échoué à organiser le scrutin électronique des législatives pour les Français établis hors de France qui s’était pourtant bien déroulé en 2012, Matthias Fekl se voit confier la responsabilité du ministère chargé de l’organisation matérielle des élections, mais également de la préparation et du suivi du droit électoral…

Le Président de la République a certainement pensé qu’il était le plus expérimenté si, d’aventure, il fallait annoncer le report des élections présidentielles. Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°80

VIDEO – Condamnation de la « clause Molière » sur Public Sénat

J’ai fait part à la chaine Public Sénat de mon indignation au sujet de clause Molière qui avait déjà été rejetée par le Parlement lors des débats sur la loi El Khomri et qui contrevient à nos engagements internationaux. Il revient au Parlement de faire les lois et non pas aux régions (Public Sénat, Émission « Présidentielle 360 » du 16 mars 2017).



Lire mon communiqué de presse : « Clause Molière : Olivier Cadic, sénateur UDI, condamne l’initiative de Laurent Wauquiez » (16 mars 2017)

Communiqué de presse – Clause Molière : Olivier Cadic, sénateur UDI, condamne l’initiative de Laurent Wauquiez (16 mars 2017)

Laurent Wauquiez, député et président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite introduire une clause dite « Molière » dans les futurs contrats régionaux, afin d’imposer l’usage et la compréhension du français sur les chantiers dont il est maître d’œuvre.

En vérité, cette initiative ne vise pas à défendre ou promouvoir l’usage de notre belle langue française auprès du plus grand nombre, mais à contrevenir aux lois de la République et aux directives de l’Union Européenne en mettant en place une «préférence nationale».

Laurent Wauquiez déclare “Auvergne-Rhône-Alpes est la première Région de France à apporter la démonstration que la préférence régionale c’est possible »

L’initiative soulève donc un problème juridique et politique.

Sur le plan juridique, on rappellera au président Wauquiez qui est pourtant député, que dans notre pays c’est le Parlement qui fait la loi et non les collectivités territoriales. Or, le Parlement, en l’occurrence le Sénat, a déjà eu à se prononcer récemment sur une éventuelle évolution législative en ce sens.

En effet, en juin 2016, lors de la discussion sur la loi travail que portait la ministre Myriam El Khomri, un amendement déposé par un sénateur LR, Mathieu Darnaud, fut discuté.

Le sénateur Cadic avait indiqué que cela constituait une entrave à la libre circulation des travailleurs au sein de l’Union européenne et signalé la ferme opposition du groupe UDI-UC à l’adoption d’une telle mesure.

Avec 326 votants lors du scrutin public, l’amendement avait été repoussé par 184 voix contre 142. Un vote similaire à l’Assemblée nationale avait abouti au même rejet.

Sur le plan politique, le président Wauquiez et d’autres présidents de région s’engagent sur une proposition démagogique et illégale dont ils ne pourront pas assurer la mise en œuvre et surtout le contrôle qui relève d’une prérogative exclusive de l’inspection du travail.

En mettant en avant une politique de « préférence régionale », il stigmatise avant tout les étrangers travaillant en France.

Il met également en difficulté nos compatriotes qui gèrent ou travaillent sur des chantiers à l’étranger et peuvent s’y exprimer librement dans leur langue.

Le sénateur Cadic condamne fermement cette initiative qui contrevient aux engagements internationaux de la France et à nos institutions.

Lien fichier pdf : https://goo.gl/CmfFPX