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En circonscription en Roumanie – Bucarest (25-26 septembre 2018)

4ème déplacement à Bucarest depuis le début de mon mandat, cette fois en compagnie du groupe d’amitié sénatorial France-Roumanie et en présence de Benoit Mayrand, conseiller consulaire Roumanie.

(g. à d.) Patrice Joly, sénateur de la Nièvre ; Olivier Cadic ; Michèle Ramis, ambassadrice de France en Roumanie ; Bernard Fournier, sénateur de la Loire et président de notre groupe d’amitié.

La Roumanie est un bastion de la francophonie en Europe de l’Est et nous avons apprécié au gré des rencontres avec les élus et fonctionnaires d’avoir le français en partage, ainsi que de fortes traditions culturelles.

Politique

Présidence du Sénat

Entretien privilégié avec Calin Popescu-Tariceanu, président du Sénat roumain, en présence de Titus Corlăţean, président du groupe d’amitié Roumanie-France et ancien ministre des Affaires étrangères.

Avec mes collègues Bernard Fournier et Patrice Joly, nous avons porté le débat sur l’état de droit. Le président du Sénat nous a expliqué dans le détail les raisons qui ont amené la majorité parlementaire à initier des réformes du fonctionnement de la justice.

Nous avons aussi évoqué la volonté d’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen. Depuis plusieurs années, le pays réalise des efforts continus pour satisfaire aux critères d’entrée avec de lourds investissements à la clé (plus d’un milliard d’euros). Par ailleurs, la France soutient le projet d’adhésion de la Roumanie à l’OCDE, ce club restreint des économies développés. + d’images

Parlement

Nous avons eu le plaisir d’échanger avec de nombreux parlementaires, citons

Titus Corlăţean, président du groupe d’amitié Roumanie-France au Sénat, accompagné des membres de ce groupe,
Sorin Cristian Dumitrescu, président de la commission sénatoriale pour la Politique extérieure, rencontré lors d’un déjeuner officiel qu’il a organisé en notre honneur,
Simona Bucura-Oprescu, présidente du groupe d’amitié Roumanie-France à la Chambre des Députés, accompagnée des membres de ce groupe,
Gabriela Creţu, présidente de la commission des Affaires européennes, ainsi que des membres de cette commission

Divers sujets furent à l’ordre du jour, dont la francophonie puisque le français est la deuxième langue vivante la plus étudiée en Roumanie.

Un député a déclaré, en français : «L’intellectualité roumaine est francophone et francophile. La culture est l’essentiel de l’Homme». Plusieurs parlementaires ont regretté que la France paraisse en retrait vis-à-vis de la Roumanie ces dernières années, tout en saluant notre pays pour avoir appuyé activement son entrée dans l’UE. La Roumanie souhaite vivement le soutien de la France pour entrer dans l’espace Schengen. + d’images

Palais du Parlement

Le palais du Parlement de Bucarest donne le vertige à chaque visiteur. Il faut une heure pour en faire le tour à pied. Ce bâtiment aux 1000 pièces est le plus grand bâtiment civil sur terre. Il est dépassé en taille d’un petit mètre par le Pentagone de Washington.

D’une surface de 365.000 mètres carrés (1000 mètres pour chaque jour de l’année) sur 12 étages (1 par mois), le palais imaginé par Ceaucescu a nécessité 1 million de mètres cubes de marbre, 220.000 mètres carrés de tapis et 350.000 tonnes de cristal.

Si toutes les ampoules du palais étaient allumées en même temps, le besoin en électricité serait équivalent au quart de la consommation de la ville de Bucarest. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Nos entretiens au ministère des Affaires étrangères se sont déroulés auprès de Monica Gheorghita, secrétaire d’État, puis de Cristian Winzer, secrétaire d’État aux relations interinstitutionnelles et juridiques.

Nos discussions ont porté sur l’agenda européen à travers plusieurs sujets : la présidence de l’Union qui reviendra à la Roumanie de janvier à juin 2019, le cadrage budgétaire de l’UE, la PAC et aussi le Brexit.

En dialoguant avec les deux secrétaires d’État, nous avons observé une proximité de vue étonnante sur le futur de l’Union européenne au regard des enjeux géostratégiques à relever. + d’images

Ministère de l’Agriculture

Nous avons ensuite rencontré Daniel Botănoiu, secrétaire d’État, au ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

Un quart de la population active roumaine travaille dans le secteur agricole (données 2015).

Dans le cadre de la PAC 2014-2020, l’enveloppe globale de l’UE s’élève à 18,9 Mds d’euros (+38% par rapport à 2007-2013). Un dispositif vise à encourager le regroupement des fermes et le remembrement, c’est le paiement redistributif qui équivaut à une surprime attribuée aux premiers hectares d’une exploitation.

Relations commerciales

Entrepreneurs

Réunion très enrichissante organisée par Benoit Mayrand, conseiller consulaire, avec des entrepreneurs français installés à Bucarest. Nous avons pris nos quartiers dans une crêperie française qui vient d’ouvrir à proximité de l’ambassade.

Mes interlocuteurs ont été très intéressés par le récent rapport publié par la députée Anne Genetet et ses suggestions concernant la fiscalité, question parfois épineuse pour nos compatriotes installés hors frontières.

Dans certaines régions du pays, on constate une pénurie de main-d’œuvre du fait d’un exode massif. Aujourd’hui, plus de 4 millions de Roumains vivent à l’étranger sur un total de 22 millions de citoyens.

Enseignement

Médecine

A l’université de Médecine et de Pharmacie « Carol Davila » de Bucarest, nous avons rencontré le professeur Bogdan Ovidiu Popescu, vice-président de la Coopération européenne et internationale.

Au sein de cette université de médecine, la plus ancienne des Balkans, 10.000 étudiants sont formés chaque année en langue anglaise. Seuls 33 étudiants français sont inscrits à Bucarest. En effet, nos compatriotes privilégient l’université de Cluj qui enseigne en français (CR de ma visite en sept. 2015).

La Roumanie est le principal fournisseur de médecins en Europe, représentant ainsi un coût important pour le pays qui finance leurs études. Près de 40.000 médecins roumains ont quitté le pays en 15 ans, ayant pour effet de générer une pénurie de médecins en Roumanie. Un comble !

Pour remédier au problème l’état roumain a doublé leur salaire permettant en cela de réduire légèrement l’hémorragie…

Plan École

Réunion d’information sur l’avancement du projet de création d’une école française à Bucarest qui constitue mon action prioritaire pour la Roumanie.

Jonathan Derai (Odyssey) a fait un état de lieux de l’enseignement international en Roumanie devant notre groupe d’amitié sénatorial, les conseillers consulaires Dana Gruia-Dufaut, Christian Lemaitre et Benoit Mayrand, ainsi que des représentants de la communauté éducative.

L’objectif est d’ouvrir les portes à l’horizon septembre 2019. L’exposé de Jonathan nous a permis d’être optimistes et de saluer son initiative. + d’images

Communauté française

Ambassade

Heureux d’avoir accompagné mes collègues Bernard Fournier et Patrice Joly à Bucarest.

Un dîner-buffet organisé par Michèle Ramis à l’ambassade a constitué l’occasion de rencontrer la communauté française et de retrouver certains de nos interlocuteurs dans un cadre convivial.

C’est ainsi que j’ai présenté Jonathan Derai, porteur du projet d’école française à Bucarest, au président du Sénat roumain, Calin Popescu-Tariceanu.

En circonscription en Roumanie – Bucarest (24 au 25 avril 2018)

Mes remerciements à Michelle Ramis, ambassadrice de France en Roumanie, pour avoir beaucoup facilité mes rencontres auprès de la communauté française, notamment sur la question scolaire. En effet, ma priorité de travail pour ce pays est la création d’une école franco-roumaine à Bucarest, à horizon septembre 2019.

Ce troisième déplacement en Roumanie m’a offert l’opportunité de retrouver, à deux reprises, nos trois élus consulaires Dana Gruia-Dufaut, Christian Lemaître et Benoît Mayrand.

Comme à chaque fois, Benoît Mayrand, a initié mes visites auprès d’entreprises remarquables, comme Romcarton. N’oublions pas qu’il est lui-même un chef d’entreprise à succès. Si créer de l’emploi est une belle manière d’aider l’autre, il lui faut davantage. Alors, Benoit est devenu le catalyseur de la communauté française : il est celui qui porte la parole avec conviction et éloquence pour protéger l’intérêt collectif.

Je le remercie d’avoir réuni les Français de Bucarest, lors d’une superbe soirée qui m’a permis de prendre le pouls de leurs satisfactions et problématiques.

Enseignement

École française (projet)

Rencontre avec Jonathan Derai, porteur du projet de création d’une école franco-roumaine à Bucarest. J’ai visité, en compagnie de Michel Monsauret, l’un des sites potentiels pour accueillir, dans un premier temps, une école maternelle et primaire. Un cycle de scolarité qui irait jusqu’au CE2 dans sa première année, puis qui progresserait d’une classe chaque année. + d’images

Plan École

Il y a dix ans, Michel Monsauret arrivait à Londres en qualité de conseiller culturel adjoint. Ensemble, nous avons créé le premier tableau de bord pour l’enseignement français au Royaume-Uni. Ces indicateurs furent les premières fondations d’un plan École dont la dynamique se poursuit. Heureux d’avoir retrouvé Michel qui œuvre avec le même professionnalisme et enthousiasme au service de la relation bilatérale avec la Roumanie.

Réunion Enseignement français

Michelle Ramis, ambassadrice de France, a réuni tous les acteurs concernés par l’enseignement français en Roumanie. Un consensus s’est exprimé sur la nécessité de développer l’offre éducative en français. Nous avons également débattu du projet de Jonathan Derai.

Les participants étaient Mehmet Meydan, consul ; Pierre Rannou, Deuxième conseiller; Dana Gruia-Dufaut, Christian Lemaître et Benoît Mayrand, nos trois conseillers consulaires ; Michel Monsauret, attaché de coopération éducative ; Carole Soulagnes, proviseure du lycée Anna de Noailles ; Frédéric Lamy, président de la fondation Anna de Noailles ; Richard Sentkar, BNP Paribas (fondation Anna de Noailles) ; Jonathan Derai, Odyssey Education ; Younès, directeur de l’École Odyssey Education. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

(g. à d.) Christian Lemaître, CC ; Dana Gruia-Dufaut, CC ; Olivier Cadic ; Michelle Ramis, ambassadrice de France ; Mehmet Meydan, consul ; Benoît Mayrand, CC

Lors d’une réunion organisée par notre consul, Mehmet Meydan, nous avons évoqué la croissance du nombre de Français installés dans le pays. Si on recense 4150 inscrits sur la liste électorale, on estime notre communauté à 10.000 individus, dont 2000 étudiants.

Nous avons évoqué le Stafe, tout récemment mis en place pour subventionner les associations en remplacement de la réserve parlementaire. Un dispositif qui n’est pas sans contrainte, ni critère. Il fut également question de la non-déductibilité des pensions alimentaires des revenus français des non-résidents. Un point de fiscalité française dénoncé comme injuste.

Enfin, nos trois élus consulaires, tous installés de longue date en Roumanie, ont regretté le recul de la francophonie. Un nouvel élan de l’offre éducative en français constituerait le meilleur remède à long terme.

Politique

Sénat

Rencontre avec Liviu Marian Pop, président de la commission de l’Enseignement, la Science, la Jeunesse et le Sport au Sénat de Roumanie.

Accompagné par Michel Monsauret, conseiller à la Coopération éducative, et de Pierre Rannou, Deuxième conseiller à l’ambassade, notre entretien fut très enrichissant avec le sénateur Pop, ancien ministre de l’Éducation nationale.

Ce fut l’occasion de découvrir le palais du Parlement, où siègent le Sénat roumain et la Chambre des députés. Peu de parlementaires au monde disposent d’autant de place : hérité de l’ère Ceausescu, il s’agit du plus grand bâtiment administratif au monde après le Pentagone… + d’images

Entrepreneuriat

Romcarton

Je suis ravi d’avoir découvert une remarquable entreprise française qui est devenue le premier groupe indépendant en Europe et en Afrique sur le marché de l’emballage carton.

Il s’agit d’une ETI familiale créée en 1922 en Alsace, dirigée par Bernard Rossmann, fils du fondateur, depuis 1966. La société réalise 15% de ses ventes en Roumanie.

J’ai visité Romcarton, filiale du groupe français Rossmann, toute nouvelle usine ultra automatisée, en compagnie de Benoit Mayrand, et Pierre Rannou. Le directeur technique, Guillaume Grandviennot, nous a présenté la chaîne de production qui peut traiter 6000 tonnes de carton par mois, soit 250 mètres à la minute.

L’usine qui emploie 230 personnes sera officiellement inaugurée le 17 mai 2018. + d’images

CCEF

Entretien avec Bruno Leroy, président des conseillers du commerce extérieur pour la Roumanie depuis neuf ans.

En deux mots, la présence économique française est dynamique et forte. La France est le troisième investisseur en Roumanie, après l’Allemagne et l’Autriche. A noter que la moitié des investissements français est réalisée au travers de sociétés établies aux Pays-Bas.

Concernant nos entrepreneurs, la chambre de commerce compte plus de 500 membres. Elle se distingue par ses semaines à thème et ses formations courtes.