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Enseignement français – Audition d’Olivier Brochet, DG de l’AEFE – Vidéos (2:20 + 3:20)

Notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a auditionné, ce 4 décembre, Olivier Brochet, à la tête de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) depuis mars dernier.
Mes questions au directeur général ont porté sur quatre points : son objectif personnel à 2022 pour concrétiser le plan de progression vers le doublement du nombre d’élèves à l’étranger d’ici à 2030 ; le déficit budgétaire de l’Agence ; la transparence des rémunérations qui pèsent sur les frais de scolarité et les procédures pour éviter les conflits d’intérêt dans le recrutement ; le budget consacré au programme FLAM.

Je remercie Olivier Brochet d’avoir répondu à ma question concernant le déficit budgétaire de l’AEFE critiqué par le Trésor.

Le directeur général a rappelé que la suppression de 519 employés temps plein (ETP) n’ont pas suffi pour réduire la masse salariale de 50 millions d’euros sur trois ans comme anticipé. Il l’a justifié par les éléments systémiques expliquant l’augmentation continue de la masse salariale et du coût global.

Quant à la transparence des rémunérations (les 10 premières rémunérations de l’AEFE reçoivent en moyenne 15,000 euros par mois), Olivier Brochet a effleuré le sujet nous renvoyant à la grille des personnels travaillant sous statut d’expatrié.

Il n’a pas répondu à trois de mes cinq questions, à savoir : son objectif personnel pour permettre l’atteinte de l’objectif fixé par le Président de la République, la procédure préservant des conflits d’intérêt dans l’attribution des postes au sein de l’AEFE et le budget alloué au Programme Flam (Français LAngue Maternelle), dont l’AEFE est le gestionnaire.

En circonscription au Royaume-Uni – Kent (17 juin 2019) – Northbourne Park School

Visite de la Northbourne Park School, en compagnie de Benoit Le Devedec, conseiller de coopération éducative à l’ambassade de France au Royaume-Uni.

Située dans la campagne du Kent à quelques kilomètres du port de Douvres, cette école privée accueille près de 200 élèves, dont 67 internes, de la maternelle à l’équivalent de la cinquième.

Les enfants y apprennent le français dès l’âge de 3 ans, deux fois par semaine. La particularité de cet établissement est que des élèves de diverses nationalités côtoient les Britanniques.

Ainsi, en 6ème et en 5ème, une trentaine d’élèves français et espagnols viennent des meilleurs lycées parisiens et du lycée français de Madrid pour repartir avec une maîtrise de l’anglais courant.

Ils suivent le Cned pour le français, les mathématiques et l’histoire-géographie. Ils passent des examens de français et maths au lycée CDG chaque année pour valider le passage dans la classe supérieure.

Les conditions d’enseignement sont idéales. Les enfants rencontrés étaient enthousiastes en parlant de leur école.

J’ai remercié Sébastien Rees, directeur de l’école, et Mr et Mme Papougnot, enseignants français à l’école.

Patrick Papougnot résume l’école en ces termes : «Northbourne Park School est une école unique qui combine le suivi très strict du programme français dans les matières principales et une éducation holistique anglaise typiquement britannique. Un exemple – presque – parfait de l’Entente Cordiale au quotidien !»

Un exemple à suivre et à valoriser. + d’images

HEBDOLETTRE n°118 – ÉDITO : Le gang des postures (enseignement français à l’étranger) – GILETS JAUNES – Ma question au ministre C. Castaner – Colloque BREXIT au Sénat – Rencontre avec Jamie McCourt, ambassadeur des ÉTATS-UNIS – Rencontre avec Liz Cramer, ministre de l’Industrie du PARAGUAY – Les leçons du RÉFÉRENDUM en Colombie – Compte-rendu de la Semaine de l’AFE – En circonscription : PANAMA : Panama city et Colon (21-22 février 2019) ; ÉQUATEUR : Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019) & Guayaquil (25 février 2019) & Quito (26 février 2019) ; COLOMBIE : Bogota & Medellín (27-28 février 2019) ; PÉROU : Lima (1er mars & 5 mars 2019) & Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019). MÉDIAS (Le Drenche et Les Français.press).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°118 – 9 avril 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°118

Le gang des postures

Samantha Cazebonne, députée des Français de l’étranger, a rendu récemment un rapport très attendu sur l’enseignement français à l’étranger (lire le rapport).

Sérieux, pertinent et parfois même courageux, il fera date.

Je lui suis reconnaissant d’avoir confirmé ce que j’ai souvent mis en avant. En premier lieu, le réseau ne scolarise que 25% des enfants français vivant à l’étranger.

Trois-quarts des enfants français à l’étranger sont donc délibérément ignorés par notre système éducatif. Ceci n’est pas sans conséquence. Lors de mon passage récent en Israël, il m’a été confié que 80% de la nouvelle génération de nos compatriotes née en Israël ne maîtrisait pas le français.

Samantha avance de nombreuses propositions très justes et que je partage pour prendre en compte les attentes de ce public oublié.

Je me différencie toutefois de notre députée en estimant que toutes les solutions d’apprentissage du français, à l’image des associations FLAM, devraient relever de la responsabilité de l’Institut français et non de l’AEFE.

Autre point important qui confirme l’objet de mon éditorial du 11/7/18 (EGD Business : stop ou encore ?), le soutien public aux écoles à l’étranger est concentré sur les établissements gérés par l’AEFE alors que ceux-ci sont minoritaires.

L’aide publique aux établissements gérés par l’AEFE est de 2353 Euros par enfant pour les EGD et de 1834 euros pour les écoles conventionnées. Elle n’est que de 52 euros par élève dans les établissements partenaires.

Ce rapport apporte un éclairage nouveau qui en surprendra beaucoup. Malgré l’aide de l’État, scolariser son enfant dans un établissement EGD ou conventionné ne coûte pas forcément moins cher aux familles que de le scolariser dans un établissement partenaire.

Enfin, il rappelle que notre réseau ne représente en volume, soit en nombre d’établissements, que l’équivalent de 5% du réseau mondial des écoles anglaises et américaines, entièrement privé, qui se développe beaucoup plus rapidement que le nôtre.

Pour exister demain, nous devons désormais grandir très vite sans augmenter la charge du contribuable, comme le souhaite Emmanuel Macron. A juste titre, le rapport Cazebonne souligne avec force les conséquences financières des incohérences des statuts des personnels qu’il faut transformer pour retrouver des marges budgétaires.

Visuel HL110

Il dénonce le détournement du statut de résident au profit de faux résidents venus de France. Parfois, à travail égal et compétences égales, les différences de rémunération entre les fonctionnaires titulaires peuvent aller du simple au triple voire quadruple, sur l’ensemble du réseau, et davantage encore si l’on inclut les indemnités diverses allouées selon les statuts.

On comprend que ce rapport ait suscité une levée de boucliers de la part de certains qui se sont retranchés en gang des postures pour ouvrir le feu des critiques.

Posture politique de la gauche, d’abord, qui dans ses 30 propositions pour l’enseignement français à l’étranger, démontre qu’elle ne comprend pas le monde qui nous entoure. Elle continue à plaider pour un service public à l’étranger qu’elle n’a jamais su financer quand elle était au pouvoir.

Posture corporatiste, ensuite, de la part de syndicats enseignants à l’étranger qui dénoncent ce rapport en faisant grève afin de protéger des privilèges qui coûtent cher.

Est-il justifié qu’un professeur enseignant à Madrid ou Barcelone soit payé environ une fois et demie plus qu’un professeur enseignant à Toulouse ou Perpignan ?

« Si l’heure n’est pas à corriger le passé, il conviendra d’en tirer des enseignements pour l’avenir », écrit Samantha Cazebonne.

Je salue ce précepte et la décision du ministre de l’Éducation nationale de faire cesser le détournement du statut de résidents pour les contrats futurs. Mais je considère que nous devons également solder les errements du passé sans attendre.

L’enjeu est d’économiser des dizaines de millions d’euros chaque année pour le contribuable et pour les parents d’élèves, afin de récupérer des marges de manœuvre. Découvrir l’HebdoLettre n°118