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HEBDOLETTRE n°75 – Vœux (édito) – En Bref du 05 au 18 déc. 2016 – Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? – Handicap : rapport sur la prise en charge de nos compatriotes handicapés dans des établissements situés à l’étranger – En circonscription : ESPAGNE – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016) – En circonscription : ROYAUME-UNI – Londres (2-3 déc.) & Reigate (10 déc. 2016) – En circonscription : HONGRIE – Budapest (8-10 déc. 2016) – UDI : les vœux de Jean-Christophe Lagarde.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°75 – 11 janvier 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°75

Je vous souhaite une belle année nouvelle, pétillante de santé et porteuse d’opportunités pour progresser dans tous vos projets.

J’ai choisi de finir l’année auprès des Français de Fort Dauphin, ville située dans une zone enclavée à l’extrême sud de Madagascar, à l’invitation de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Madagascar a marqué le 53ème pays visité en 27 mois de mandat. Partout, l’exaspération est devenue palpable. Le besoin d’alternance est criant tant les cinq années d’une politique socialiste ont déçu les Français établis à l’étranger !

En 2017, la présidentielle sera évidemment la clé du changement… à condition que nous sachions quoi changer.

Rien ne me parait plus essentiel que de définir nos priorités, plutôt que d’établir un catalogue de mesures qui, une fois mises en œuvre, apparaissent souvent être des demi-mesures réservées à une minorité.

Sans objectif à atteindre, impossible de flécher le chemin et mesurer les progrès. C’est la dématérialisation des certificats de vie prévue au 1er janvier 2018 qui rythme aujourd’hui le plan de route des caisses de retraite (voir l’HebdoLettre).

Visuel HL55 Alors, pourquoi ne pas donner à notre réseau d’enseignement français l’objectif d’apprendre la langue française à tous nos jeunes compatriotes à l’étranger ?

Alors, pourquoi ne pas adapter notre offre médico-sociale pour épargner aux Français handicapés de s’exiler hors de nos frontières (voir l’HebdoLettre) ?

Sénèque disait qu’il n’y a pas de vents favorables pour ceux qui ne savent pas où aller.

C’est la raison pour laquelle les élus de l’UDI Monde réunis en congrès, en décembre dernier, se sont concentrés sur les objectifs à atteindre pour les Français de l’étranger. Découvrir l’HebdoLettre n°75

En Bref – du 5 déc. au 11 déc. 2016

Burkina Faso : accueil du Premier ministre au Sénat (5 déc.)

(g à d) Paul Kaba Thieba, Premier ministre du Burkina Faso ; Olivier Cadic ; Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France au Burkina ; Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine (CCFM).

Comme je l’avais projeté lors de mon déplacement au Burkina Faso, début novembre (rapport), j’ai facilité la rencontre au Sénat d’entreprises françaises de tous secteurs avec le gouvernement burkinabé pour initier des partenariats.

L’équipe du Premier ministre, Paul Kaba Thieba, était à Paris pour rencontrer des bailleurs de fonds internationaux afin de soutenir son plan de développement.

DSAE – Auditions simplification des normes pour les entreprises (6 déc.)

Ce fut un plaisir de revoir Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap, un think tank dédié à l’analyse des politiques publiques (Lire : notre rencontre du 18.01.2015). Accompagnée de l’expert Samuel Servière, elle a proposé des idées pour juguler notre inflation législative et la création d’une autorité indépendante chargée d’évaluer la qualité des études d’impact des textes législatifs, comme c’est le cas chez nos voisins européens.

Nous avons également entendu au nom du Medef : Jean-François Cledel, Dorothée Pineau, Joëlle Simon et Jules Guillaud. Puis, Lydie Evrard, déléguée interministérielle aux normes au ministère de l’Economie ; Laure de la Raudière, députée et pdte de la mission d’information sur la simplification législative ; Arnaud Debray, vice-pdt du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables.

La CAS plébiscite JF Delfraissy (7 déc.)

La commission des Affaires sociales (CAS) a voté à l’unanimité, ce qui n’est pas fréquent, en faveur de la nomination de Jean-François Delfraissy à la tête du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE).

Pionnier de la lutte contre le sida, M. Delfraissy ne veut pas seulement travailler avec un cortège d’experts, mais il prône une large participation citoyenne sur des sujets hautement sensibles. Le fait que le Comité n’émette que des avis consultatifs ne doit l’empêcher de s’impliquer, a-t-il promis.

Suppression des certificats de vie : bilan d’étape au Sénat (7 déc.)

La question des certificats de vie est un véritable serpent de mer. J’ai organisé au Sénat une rencontre entre les parlementaires des Français de l’étranger et divers responsables d’organismes de retraites (régime général et complémentaire).

Nous avons fait le point sur les avancées en termes de suppression, mutualisation et simplification dans l’attente de la dématérialisation prévue par la loi au 1er janvier 2018. Lire la news : « Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel »

DSAE – Auditions simplification des normes pour les entreprises (7 déc.)

Audition des responsables de la CGPME : Bénédicte Caron (vice-pte) ; Lionel Vignaud (juriste) et Sabrina Benmouhoub (organisation et dev.)

Une association pour les anciens des lycées français (7 déc.)

René Randrianja, président l’association des anciens des lycées français du monde (ALFM) et son conseiller Victor Giron Meza sont venus au Sénat pour m’exposer leurs projets.

ALFM est née officiellement le 10 avril 2010 pour créer des relations amicales et des liens de solidarité entre les anciens élèves du réseau AEFE qui sont des centaines de milliers, de toutes origines et toutes générations. Superbe idée.

En circonscription en Hongrie – Budapest (8 au 10 déc. 2016)

A l’image, Eric Fournier, ambassadeur de France en Hongrie, avait organisé un diner à la Résidence réunissant dix entrepreneurs français, en présence de Marie Vandevalle, consule.

Les élus consulaires, Jeanne Dubard et Benjamin Mege, ont facilité mes diverses rencontres  : parlement hongrois, chambre de commerce France-Hongrie, lycée français et Institut français de Budapest. Lire le rapport

En circonscription en Hongrie – Budapest (8 au 10 déc. 2016)

Je remercie Eric Fournier, ambassadeur de France en Hongrie depuis septembre 2015, pour le temps qu’il m’a consacré lors de mon déplacement à Budapest. Sa parfaite connaissance de l’Europe continentale et son expérience diplomatique en font un interlocuteur privilégié pour les esprits soucieux de comprendre certains ressorts géostratégiques.

La présence à mes côtés des conseillers consulaires Jeanne Dubard et Benjamin Mege pour l’organisation des rencontres avec les Français UFE de Hongrie et les entrepreneurs m’a été précieuse et je les en remercie.

Au gré de mes rencontres avec les entrepreneurs locaux, tous en quête de main d’oeuvre, je suis reparti conforté dans l’idée que la mobilité professionnelle internationale était une solution à développer pour résoudre le chômage de nos jeunes.

Politique

Au Parlement hongrois

J’ai eu le loisir d’échanger avec trois parlementaires hongrois dans le cadre du groupe d’amitié France-Hongrie dont je fais partie : Katalin Csöbör (membre du Fidesz, parti du Premier ministre Orban), Monika Bartos (Chrétienne démocrate) et Dr Istvan Jozsa (Socialiste).

A plusieurs reprises lors du déjeuner, une forte tension s’est manifestée entre mes homologues. La politique controversée de Victor Orban semble exacerber les ressentiments de ses adversaires.

La représentante du Fidesz m’a dit qu’elle souhaitait une Europe où les décisions ne relèvent pas uniquement des pays fondateurs. Malgré mon insistance, je n’ai pas entendu de proposition concrète de sa part pour améliorer le fonctionnement de nos institutions européennes.

Communauté française

Entretien avec notre consule et nos élus consulaires

(A l’image) Lors d’un petit déjeuner de travail, nous avons le point sur notre communauté avec les conseillers consulaires Jeanne Dubard et Benjamin Mege, élus pour la circonscription de Hongrie.

Le nombre de compatriotes installés en Hongrie est estimé entre 4 et 5000. Un tiers de la communauté enregistrée au consulat (2538 personnes) est binationale. A noter que les moins de 18 ans comptent pour un tiers des inscrits.

D’après notre consule, Marie Vandevalle, ses difficultés viennent essentiellement des Français de passage qui sont 450.000 par an à visiter Budapest.

Pour les conseillers consulaires une préoccupation domine les autres. Le lycée français est actuellement au maximum de sa capacité d’accueil. Jeanne Dubard et Benjamin Mege sont des entrepreneurs qui ont naturellement le sens de la gestion prévisionnelle.

Est-ce qu’une seule école peut suffire à court et moyen terme ? Leur expérience et leur volontarisme doivent permettre d’animer une réflexion pour faire émerger la meilleure solution.

Entrepreneuriat

CCI France-Hongrie

Visite de la chambre de commerce France-Hongrie fondée il y a 25 ans et qui compte 221 membres.

Présidée par Miklos Marothy (Renault Hongrie) et dirigée par Agnès Ducrot, la Chambre accompagne et conseille des entreprises de tous secteurs et organise une cinquantaine d’événements par an, toujours très fédérateurs.

Cette rencontre m’a permis d’échanger aussi avec trois administrateurs de la CCI : Marianna Nagy, DRH et Communication (Magyar Lapterjesztő Zrt.), Jérôme Cadiou, DG (Capgemini Hongrie) et Karoly Stefani (avocat).

La première préoccupation des entrepreneurs en Hongrie est le manque criant de main d’œuvre !

Au rang des solutions, des annonces de baisses à l’horizon 2017-2018 : TVA, charges sociales à 20%, impôt société à 9%, le tout pour compenser l’inflation des salaires avec ce double objectif : freiner l’émigration de la jeune génération et faciliter le retour des expatriés.

Entrepreneurs français

Pour clore ma première visite en Hongrie, notre ambassadeur avait organisé un diner à la Résidence de France avec dix entrepreneurs français, chacun à la tête d’une TPE ou PME. Nous les avons accueillis en présence de Marie Vandevalle, consule, Benjamin Mege, conseiller consulaire et des responsables économiques de l’ambassade.

Nos entrepreneurs mettent en avant la facilité de trouver un emploi en Hongrie et de faire une carrière. Ils sont unanimes pour inciter les jeunes français sans emploi à venir tenter leur chance.

Sur un plan économique, le revers de la médaille est la persistance d’une insécurité juridique.

Enseignement

Lycée français de Budapest

Visite du lycée français Gustave Eiffel en présence d’Eric Fournier, ambassadeur de France et des conseillers consulaires Jeanne Dubard et Franck Lefebvre.

Le proviseur Joël Flouder nous a présenté son établissement qui accueille 715 élèves de la maternelle à la terminale, véritable élite francophile en gestation, dont la moitié est de nationalité hongroise.

Fait remarquable, le lycée s’est lancé dans une dynamique de partenariats auprès d’établissements hongrois dotés d’une section bilingue franco-hongroise. Gustave Eiffel dispose de salles de langues haut de gamme, ce qui constitue un solide atout dans son offre.

Et des atouts, l’école n’en manque pas, comme ses équipements sportifs de pointe.

Des bourses ont été attribuées pour l’année scolaire 2016/2017 à 72 enfants français, représentant une enveloppe de 321.500€.

Culture

Institut français

L’Institut français de Budapest est situé sur les bords du Danube avec une vue splendide sur le parlement hongrois.

Accueilli par Claire Garand, directrice adjointe de l’Institut, j’ai apprécié les nombreuses installations de qualité mises au service de la francophonie dans la capitale hongroise.

L’arrivée prochaine des services consulaires va faire de ces locaux une véritable Maison de France, où l’on trouve déjà des produits de nos terroirs, une librairie française, un restaurant, une médiathèque, une salle de spectacle polyvalente et des salles de cours.

Comme dans tous les Instituts français, l’argent public se raréfie. A Budapest, le budget a été divisé par quatre entre 2008 et 2015 et il avoisine désormais 100.000€. Il est temps de réinventer le « business model » de ces structures si importantes pour leur permettre de dégager beaucoup plus de revenus propres.