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INFOLETTRE n°153 – Édito : Élections AFE : pour ne jamais revivre ça ! // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Services > France Consulaire / Guide de l’expatriation // EN CIRCONSCRIPTION > MAROC : Tanger, Rabat, Casablanca (22 au 25 oct. 2021) / ÉMIRATS ARABES UNIS : Dubaï (5 au 7 nov. 2021) / ARABIE SAOUDITE : Riyad, Djeddah (8-13 nov. 2021) // MÉDIAS > Interpol sous influence ? (France24) / Chine : vers le pouvoir absolu de Xi Jinping ? (France24) / Protéger l’environnement orbital terrestre (Space News) // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Chili / Djibouti / Koweït / Qatar / Taïwan / Turquie

Lire : l’INFOLETTRE n°153 – 29 novembre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°153

Élections AFE : pour ne jamais revivre ça !

Alors que le vote anticipé pour les élections des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger s’est déroulé ce vendredi, on ne peut que constater à quel point nos critiques (Réforme Conway : l’usine à gaz, c’est maintenant ! – 9 juil. 2013) à l’égard de cette élection indirecte, aussi complexe qu’inutile, étaient fondées.

Mille-feuille électoral opaque, peu fonctionnel, la représentation des Français de l’étranger est sortie élargie mais pas grandie de la réforme de 2013.

La constitution des listes pour l’AFE s’est révélée mission impossible pour nombre de prétendants et a écarté des conseillers des Français de l’étranger méritants. Celles et ceux qui ont réussi à participer à cette course méritent d’autant plus nos félicitations.

En effet, la loi de 2013 a été écrite dans une logique bipolaire droite-gauche, sans anticiper les inévitables évolutions du paysage politique, aujourd’hui nettement plus fragmenté qu’en 2013. C’est plus que désolant, c’est à la limite de la contrariété avec le principe constitutionnel de pluralisme politique.

C’est la survivance de ce même clivage politique au Sénat, pourtant obsolète, qui a conduit, cette semaine, le groupe socialiste à constituer une nouvelle majorité sénatoriale de circonstance avec le groupe Les Républicains pour voter le rejet de la partie Recettes du budget de l’État, nous privant de la possibilité d’examiner l’ensemble du projet de loi de finances pour 2021. Le groupe Union centriste n’a pas pris part au vote. Au Parlement, on ne doit pas refuser de parler. Visuel HL125

L’AFE, enfin et si durement constituée, ne sera enfin composée que d’un échantillon non représentatif des conseillers des Français de l’étranger et de ceux qui les ont élus. De nombreux pays ne seront pas représentés, malgré leur poids ou leurs spécificités.

Cette seconde élection de l’AFE, trop complexe ne serait-ce que dans le système de vote, démontre une nouvelle fois que ce dispositif est mal pensé et est frappé d’un vice de fond législatif : le rétrécissement de l’AFE à 90 conseillers est illégitime.

Il faut démocratiser la représentation des Français de l’étranger en permettant toutes celles et tous ceux qu’ils ont choisis au suffrage universel direct de parler en leur nom, au sein d’une AFE qui s’en trouvera renforcée.

On fait confiance aux prochains membres de l’AFE pour s’approprier cette indispensable réforme, au sein d’une commission dédiée, afin que les aspirations des élus des Français de l’étranger soient prises en compte par les candidats à l’élection présidentielle, pour que nous ne revivions jamais ça. Découvrir l’InfoLettre n°153

En circonscription au Maroc (3/3) – Casablanca (24 au 25 octobre 2021)

A Casablanca, le programme consacré à notre communauté fût organisé par Serge Mucetti, consul général, tandis que le volet économique a été géré par Jean-Pascal Darriet, président de la CCIFM.

Cette série de rencontres riches et variées s’est conclue par un entretien privilégié avec Serge Mucetti (à l’image avec Pascale Mucetti) qui m’a permis d’apprécier une nouvelle fois sa hauteur de vue et de bénéficier de sa longue expérience.

Je lui suis sincèrement reconnaissant d’avoir organisé ma visite avec un professionnalisme qui fait sa marque.

Communauté française

Certificat de vie / Protection sociale

Serge Mucetti m’a proposé de débuter par un petit-déjeuner au consulat général sur le thème : « tour d’horizon général avec les élus », en compagnie de Gilles D’Agescy, président du conseil consulaire ; Ghislaine El Ouafi ; Medhi Reddad ; Mohammed Oulkhouir, conseillers des Français de l’étranger et de Sylvie Le Caro, consule générale adjointe.

Le déjeuner offert par le consul général et Pascale Mucetti à la Résidence a réuni 8 participants sur le thème « la protection et l’action sociale ».

La crise sanitaire a conduit à une paupérisation de notre communauté du fait de l’absence d’amortisseur social.

Le vieillissement de la population est manifeste avec plus de 600 personnes qui dépassent les 80 ans. Le refus des autorités marocaines de signer des certificats d’existence, tout comme l’interdiction faite au consulat d’accomplir cette tâche, plongent nos aînés dans une situation inextricable qui aboutit parfois à l’interruption du versement de leur pension.

Enseignement français

Pour finir, une réunion sur l’enseignement français dans la circonscription consulaire de Casablanca avec la participation de Gilles Dagescy, président du conseil consulaire ; Abdelghani Youmni et Medhi Reddad ; conseillers des Français de l’étranger ; Bruno Eldin, conseiller de coopération et d’action culturelle adjoint ; Stéphane Sachet, proviseur du lycée Lyautey (AEFE) ; Catherine Bellus, proviseure du Lycée international Louis Massignon (OSUI) ; Juliette Obadia, coordinatrice de l’Alliance israélite universelle et Hervé Le Foll, chef du service de la protection et de l’action sociales (consulat général).

Les 18 écoles homologuées de Casablanca scolarisent 27.009 élèves sur les 46.495 de notre réseau au Maroc. C’est le second réseau après celui du Liban.

Les élus ont orienté la discussion sur l’évolution des frais de scolarité, la qualité de l’enseignement proposé et la modernisation des infrastructures scolaires.

Les représentants des réseaux AEFE, OSUI et AIU pensent que la capacité de l’offre correspond à la demande et qu’il y a un risque de déséquilibre si l’extension de l’offre locale se poursuit. Alors, pour respecter la vision ambitieuse du Président de la république de doubler nos effectifs à l’étranger, il faudrait donc plutôt se tourner vers d’autres circonscriptions du Maroc, comme Marrakech L’atteinte d’un objectif de 75.000 élèves à horizon 2030 paraît crédible au conseiller culturel.

Entrepreneuriat

Mes remerciements à Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM, pour avoir organisé le volet économique de la dernière étape de mon 13ème déplacement au Maroc. J’ai apprécié que Pascal Capdevielle soit venu spécialement de Fès pour m’accompagner de Rabat à Casablanca.

Réception de la CFCIM

Dîner offert par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM).

Dimanche soir à mon arrivée, j’ai retrouvé Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM pour cette soirée, en présence de Claudia Gaudiau-Francisco, Pascal Capdevielle, Jean Charles Damblin et de Jean-Marc Pons.

Les participants observent que l’activité économique se développe bien au Maroc et regrettent la décision du gouvernement français de restreindre le nombre de visas qui a pour effet de ralentir les échanges et de crisper la relation politique. +d’images

ESA

Visite de l’École supérieure des affaires de Casablanca (ESA) de la CFCIM. L’école a changé de nom depuis mon dernier passage, il y a deux ans.

L’établissement poursuit le double objectif de répondre aux besoins en recrutement des entreprises et favoriser l’employabilité des jeunes par la formation. L’ESA propose trois filières : Commerce et Gestion et, à partir de 2022 : Web & Digital et Tourisme & Management hôtelier.

L’ESA a passé un accord avec la CCI de Seine et Marne et avec l’université Gustave Eiffel.

Les étudiants rencontrés ont présenté leurs projets de développement personnel mis en oeuvre dans l’environnement et l’humanitaire. +d’images

Kluster

Installé sur le toit de la chambre de commerce, le Kluster poursuit trois objectifs :

– contribuer à booster l’écosystème des startups et de l’entrepreneuriat au Maroc

– aider les jeunes porteurs de projets à avoir accès au réseau CFCIM

– mettre à disposition un espace dédié aux startups dans les locaux de la CFCIM +d’images

Cuimer

Rencontre avec les responsables de Cuimer, start-up installée dans le Kluster.

« La mer a aussi son cuir » est le slogan de Cuimer, société marocaine qui transforme les peaux de poisson en cuir exotique marin, grâce à un processus de tannage végétal qui offre tous types de finitions.

Ce cuir est principalement issu du saumon, reconnu pour la souplesse et la finesse de sa peau. +d’images

CAN TotalEnergies

Soirée de présentation du trophée de la CAN TotalEnergies.

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies est le plus grand évènement sportif d’Afrique. TotalEnergies est sponsor titre du tournoi.

A l’image devant le trophée (g à d) : Philippe Klein, pdt de la CFCIM jusqu’en 2019 ; Olivier Cadic ; Tarik Ameziane Moufaddal, DG de Total Energies ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc et CEO Maroc de Saint-Gobain +d’images

CCEF Maroc

Gilles Abensour, président des CCEF Maroc avait réuni les conseillers du commerce extérieur : Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM ; Philippe Klein, pdt de la CFCIM jusqu’en 2019 ; François Marchal, DG de la Société Générale ; Pierre Labben, DG de Maphar ; Jean-Marc Pons, SG de la CCIFM…

Les CCEF organiseront un événement en mars 2022 intitulé Maroc-Afrique, afin de réunir tous les CCEF d’Afrique à Rabat.

Force est de constater que certains pays concurrents s’affranchissent des règles auxquelles sont soumises nos entreprises, ce qui a pour effet de leur faire perdre des marchés en Afrique.

Le sommet des CCEF Afrique nous offrira une très belle opportunité d’unir nos forces afin de remporter de nouveaux contrats sur le marché africain en développant des synergies avec nos entreprises établies au Maroc. +d’images

En circonscription au Maroc (1/3) – Tanger (22 au 23 octobre 2021)

Deux ans après ma précédente venue, j’ai pu constater lors de mon 13ème déplacement au Maroc que le bouillonnement des idées et des énergies n’a pas été altéré par la crise que nous traversons.

J’ai eu le plaisir de retrouver Philippe Truquet (à l’image), nouveau consul général, qui m’avait déjà remarquablement reçu lorsqu’il était en poste en Côte d’Ivoire.

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A Tanger, j’ai également été accueilli par Anna-Gael Rio, conseillère des Français de l’étranger, élue lors du renouvellement de mai 2021.

Je lui adresse toute ma gratitude pour le temps qu’elle a consacré à l’organisation de mon passage dans cette ville, ainsi qu’à animer les échanges.

Anna-Gael m’a permis de faire un tour d’horizon complet sur les préoccupations de notre communauté.

Communauté française

Consulat

Philippe Truquet, consul général, a réuni les trois conseillers des Français de l’étranger pour la circonscription de Tanger : Myriam Bennani, présidente ; Anna-Gael Rio et Ismaël Garti, en présence de Carole Gosserez, consul-adjointe pour nous permettre de détailler l’activité du consulat, juste avant la réunion du conseil consulaire pour les bourses scolaires.

Nous avons évoqué évidemment les conséquences du transfert vers Rabat du service des visas qui occupait 6 personnes.

Cette évolution à la baisse des effectifs du consulat de Tanger (qui ne compte plus que 6 agents) a induit une diminution de l’amplitude des horaires d’ouverture au public et du niveau de réponse aux appels téléphoniques.

L’évolution à la baisse des services du consulat est une source d’inquiétude.

Le déjeuner au restaurant Anna et Paulo, tenu par deux compatriotes, nous a également permis d’aborder la question du passe sanitaire imposé depuis peu aux restaurateurs du Royaume et les restrictions sanitaires en cours pour protéger la population.

Avant de retrouver les représentants de la communauté pour une réception dans l’enceinte du consulat, Philippe Truquet m’a proposé de visiter les locaux, désormais largement inutilisés, pour discuter des options qui lui sont offertes par cette majestueuse emprise au sol qui pourrait accueillir des activités économiques et culturelles, autour de ses activités consulaires. +d’images

Lancement du Collectif Tanger

Constatant un manque de lien social au sein de la communauté française de Tanger, les membres de la Liste pour l’élection des Conseillers Consulaires conduite par Anna-Gael Rio, associés à d’autres personnes, ont créé le Collectif Tanger : une dynamique de citoyens pour se retrouver, échanger, s’entraider face à des problématiques communes et agir si nécessaire.

L’idée est de s’inspirer de la situation à Rabat ou Casablanca où des associations (telles que Rabat Accueil ou Français du monde) assurent remarquablement la cohésion de nos concitoyens.

Pour répondre aux attentes immédiates des Français de Tanger, les « Rendez-vous du Collectif » ont été lancés. Le premier aura lieu jeudi 04 novembre sur le thème « Qu’est-ce qui de passe avec le passe ? », une opportunité pour les entrepreneurs d’échanger autour de cette nouvelle règle difficilement applicable en 48h.

Institut français

Accueil à la Galerie Delacroix par Olivier Galan, directeur des Instituts français de Tanger et Tétouan, qui m’a présenté le programme de la 3ème édition du « Parcours des Arts de Tanger » qui s’est déroulé du 1er au 31 octobre 2021.

Cette initiative partagée par tous les acteurs culturels locaux fédère des lieux d’exposition et valorise les arts visuels. J’ai pu visiter trois galeries (Delacroix, Dar d’Art et Drissi) parmi les 12 que propose le Parcours.

Nous nous sommes rendus ensuite à l’Institut français pour une réunion durant laquelle Olivier Galan m’a présenté les orientations stratégiques de l’IFT.

L’IFT est installé sur trois sites. Il comprend le bâtiment central visité qui regroupe l’administration, 11 salles de cours de langue et la médiathèque. Puis, nous avons la galerie Delacroix destinée aux expositions et enfin l’espace Beckett doté d’une salle de 180 places, mais actuellement hors service, car le directeur estime avec raison qu’elle ne présente pas toutes les garanties de sécurité pour accueillir du public.

L’espace libéré récemment au sein du consulat, suite au transfert du service des visas, permet d’envisager d’y externaliser certaines activités. +d’images

Entrepreneuriat

Entrepreneurs français

Afin de me permettre de renouer avec la communauté d’affaires de Tanger, Anna-Gael Rio, conseillère des Français de l’étranger, m’a organisé deux rencontres en format restreint.

D’abord, un petit déjeuner dans le célèbre hôtel El Minzah qui s’est tenu avec Denis Marsault, chef d’entreprise (Myopla) ; Cedric Lecolier, chef de centre (Colas Afrique) ; Idriss Bernoussi, président (AMTRI Maroc) et associé gérant (Cap Med Logistics) ; Thomas Clément (Architexture) ; Olivier Autefage, gérant-fondateur (Mafali) et Kouds Bernossi (Vaillant), associée chez Moore Bernossi.

Parmi les principales préoccupations, j’ai relevé les conséquences négatives des restrictions de visas pour nos entreprises.

Un entrepreneur de Tanger qui crée 150 emplois sur Bordeaux se trouve ralenti, car il ne peut dépêcher 3 cadres sur place afin de démarrer son nouveau site.

Communauté d’affaires

Nous avons clôturé mon déplacement à Tanger par un déjeuner avec des acteurs du Collectif Tanger, dont certains membres de la Liste pour l’élection des Conseillers Consulaires, ainsi que quelques compatriotes que j’avais rencontrés lors de mes 4 premiers passages à Tanger.

Philippe Truquet, consul général, nous a fait l’amitié de se joindre à nous.

Nous avons évoqué la perception de l’image de la France au Maroc, les initiatives à prendre pour conforter la francophonie… et bien sûr l’absence de reconnaissance du vaccin Sinopharm par la France.

Maroc – Point de situation

Audition cette semaine d’Hélène Le Gal, ambassadrice de France au Maroc, organisée par Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié France-Maroc du Sénat.

Remarquable intervention de l’ambassadrice qui a permis aux sénateurs d’avoir un éclairage sur la situation au Maroc et les relations entre la France et le Maroc.

Parmi les nombreux points traités qui feront l’objet d’un compte-rendu de la part du Sénat, l’ambassadrice a mis en exergue l’efficacité avec laquelle le Royaume du Maroc fait face à la pandémie.

95% des vaccins administrés en Afrique l’ont été au Maroc. Les frontières restent fermées pour endiguer une possible 3ème vague.

En évoquant l’exemple d’une personne arrêtée à Marrakech pour avoir organisé une fête réunissant 50 personnes, puis condamnée à un an de prison avec sursis, l’ambassadrice a souligné la détermination de l’état marocain pour faire respecter les mesures de restrictions sanitaires.

Si, comme ailleurs, le secteur du tourisme est sinistré, celui de l’agro-alimentaire se révèle satisfaisant, et l’automobile reprend des couleurs.

Mon intervention et mes questions ont été préparés avec des élus des Français de l’étranger au Maroc, des représentants de la CCIFM et de la société française de bienfaisance. Elle a porté sur plusieurs points :

1 – Partage de témoignages

– Témoignages de gratitude transmis à notre ambassadrice, à l’équipe du poste et en particulier aux six consuls généraux pour avoir accompagné l’opération de retour de nos compatriotes l’an dernier.
– Témoignages de satisfaction de nos compatriotes installés au Maroc envers les autorités locales qui leur a permis d’être vaccinés. J’ai mentionné le courrier de reconnaissance de Jean-Claude Rozier, élu à Agadir, adressé au Wali qui a été apprécié par les médias locaux.

2 – Communauté d’affaires

– Nécessité de retrouver de la mobilité entre nos deux pays tant pour les Français que pour les Marocains. J’ai mentionné l’exemple d’experts professionnels ou d’administrateurs de société qui éprouvent des difficultés pour circuler et freinés pour relancer l’activité.
– Évocation de la question des provinces du sud. 300 Français vivent à Dakhla et Laâyoune, où se trouvent deux écoles françaises.
– Évaluation des effets de l’investissement de la Chine sur le port de Tanger et perception des autorités marocaines face à la stratégie d’importation de main d’oeuvre chinoise pour se développer en Afrique.
– Évocation du projet de train à grande vitesse pour prolonger la ligne Tanger-Casablanca vers Marrakech puis Agadir.

3 – Communauté française : Besoin d’amplifier l’action en matière d’aides sociales

– Nécessité de répondre aux besoins des auto-entrepreneurs dont certains se retrouvent dans une situation désespérée, comme me l’a fait remonter Nicolas Arnulf à Rabat ou Olivier Gattel, délégué de la CCIFM à Tanger.
– Mise en place d’un suivi approprié envers les retraités. Plus de 600 d’entre-eux dépassent 80 ans uniquement sur Casablanca. Comme me l’ont signalé Gilles D’Agescy, conseiller élu à Casablanca ou Bernard Digoit, Pdt de la Société de Bienfaisance, il y a nécessité de mieux faire connaître les aides disponibles à cette population qui n’a pas un accès facile à l’information délivrée sur internet.
– Appel à rendre plus accessibles les aides sociales offertes dans le cadre du Secours occasionnel de solidarité.

Comme à l’accoutumée, Hélène Le Gal s’est montrée très précise dans ses réponses et a mis en avant l’imbrication humaine entre nos deux pays qui a tissé des liens très nombreux et diversifiés.

L’ambassadrice m’a promis qu’elle allait indiquer aux six consulats qu’il fallait amplifier la communication concernant les aides sociales. Une décision qui, j’en suis sûr, ravira tous les élus des Français du Maroc. + d’images

En circonscription au Maroc (2/2) – Casablanca (17-18 déc. 2019

À la faveur de mon 12ème déplacement au Maroc depuis le début de mon mandat, j’ai eu l’opportunité d’avoir successivement un échange privilégié avec les deux conseillers consulaires Gilles D’Agescy (Casablanca) et Pascal Capdevielle (Fès).

À quelques mois de l’échéance de leur mandat, je salue la qualité et la profondeur de leur engagement respectif au service de notre communauté, à travers leur disponibilité permanente et bénéfique.

A Casablanca, j’ai également assisté à la cérémonie de remise décoration à Philippe-Edern Klein, président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-marocaine (CCIFM).

RELATION BILATERALE

LGV

J’ai expérimenté, pour la première fois, la ligne à grande vitesse (LGV) qui relie Tanger à Casablanca en 2 heures et 10 minutes, les deux premiers pôles économiques du pays.

Cette ligne illustre la modernisation accélérée du Royaume et représente un projet phare de notre relation bilatérale. Elle a été inaugurée, il y a tout juste un an, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le président de la République Emmanuel Macron qui était accompagné des dirigeants des entreprises françaises ayant participé au projet : Alstom (rames), consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). + d’images

ENTREPRENEURIAT

Décoration de Philippe-Edern Klein

Très honoré d’avoir été invité à assister à la cérémonie de remise de la Légion d’honneur à Philippe-Edern Klein par Serge Mucetti, consul général de France à Casablanca.

Président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-marocaine (CCIFM) depuis 2017, Philippe-Edern a conquis la communauté d’affaires et tous ses interlocuteurs dans le cadre de son mandat.

Dans son discours, le consul général a décrit le parcours d’entrepreneur et d’homme d’honneur qu’il convenait de saluer. Serge Mucetti a su mêler habilement l’humour à ses éloges afin que ce moment solennel devienne exceptionnel.

Avec humilité et empreint d’une grande tendresse pour sa compagne et ses enfants, Philippe-Edern a exprimé sa reconnaissance, son émotion et son bonheur d’être distingué ainsi par la République.

Je suis fier d’avoir eu l’opportunité d’œuvrer en soutien de l’action de Philippe-Edern. Lorsque celui-ci a pris la présidence en 2016, la CFCIM comptait 3600 adhérents. A la fin de l’année, terme de son mandat, elle en compte près de 5000.

J’ai été très heureux d’être le témoin de ce moment mémorable qui marquera mon mandat, aux côtés des conseillers consulaires Gilles D’Agescy et Pascal Capdevielle ; des représentants de la CCIFM, dont son nouveau président Jean-Pascal Darier, et des CCEF du Maroc, dont leur présidente Élisabeth Bauchet-Bouhlal.

Toutes mes félicitations à Philippe-Edern pour cette distinction si méritée. + d’images

MyOpla

Lors de mon trajet en LGV, j’ai retrouvé Denis Marsault, président-fondateur de MyOpla, rencontré lors de mon précédent déplacement à Tanger, en septembre 2019. J’avais visité les nouveaux locaux de l’un de ses centres d’appels téléphoniques et de BPO (front office et back office), qui devaient accueillir ses équipes dans la zone d’affaires de Tanger (compte-rendu).

Les effectifs de Denis Marsault sont passés de 700 à 1000 personnes depuis ma visite il y a trois mois, et il s’attend à ce qu’ils progressent pour atteindre 2000 employés d’ici à 2021. Je lui ai adressé mes félicitations pour ses résultats et tous mes vœux de réussite pour la suite. + d’images

COMMUNAUTE FRANÇAISE

Conseillers consulaires

J’ai eu plaisir de rencontrer successivement Gilles D’Agescy, conseiller consulaire pour la circonscription de Casablanca et président de l’UFE Casablanca, puis Pascal Capdevielle, conseiller consulaire pour la circonscription de Fès et vice-président de la CCIFM.

Au rang de leurs principales préoccupations figure la situation de nombreux compatriotes âgés et démunis. Souvent dépassés par l’évolution technologique, ils ont besoin d’une assistance pour se conformer à des procédures numériques pour demeurer en contact avec le consulat.

Santé, retraite et éducation ont constitué les principaux objets de nos conversations. + d’images

En circonscription au Maroc – Rabat / Casablanca (11 au 13 avril 2017)

(à l’image) Je remercie les consulaires Marie Patier (Rabat) et Pascal Capdevielle (Fès) pour leur participation active lors de mes rencontres. L’élu consulaire Gilles d’Agescy est également venu de Casablanca pour être des nôtres.

Pascal est le candidat investi par l’UDI pour les législatives dans la 9ème circonscription des Français établis hors de France. Français né au Maroc, entrepreneur talentueux et élu dévoué, il incarne remarquablement la nouvelle génération voulue par l’UDI pour représenter nos compatriotes au Parlement.

Pascal aura beaucoup facilité l’organisation de mon 8ème déplacement au Maroc depuis le début de mon mandat.

Relations commerciales

Rencontre avec Mohamed Abbou

Il y a tout juste deux mois, Mohamed Abbou, ministre RNI du Commerce extérieur du précédent gouvernement m’avait fait l’honneur de me recevoir à son domicile, la veille de ma visite à Tanger pour y découvrir la zone franche (lire).

Ce nouveau déplacement à Rabat m’a permis de retrouver l’ancien ministre. Nous avons partagé un regard optimiste sur les synergies existantes ou potentielles, mais toujours nombreuses, entre le Maroc et la France.

Je suis convaincu que le développement mutuel de nos échanges commerciaux doit reposer sur une stratégie bâtie en concertation avec les membres de la CFCIM. Rappelons que la CFCIM est la plus importante chambre de commerce bilatérale à l’étranger en réunissant 3300 membres.

Entrepreneuriat

Contrat de travail d’étranger (CTE)

Entretien avec Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi et des Affaires sociales dans le précédent gouvernement de sa Majesté Mohammed VI.

Cette rencontre fût l’opportunité pour moi de remercier M. Seddiki pour avoir pris à cœur le dossier du CTE et contribué à faire progresser la protection des salariés français.

L’affaire du contrat de travail d’étranger constitue ma priorité pour le Maroc. J’ai posé une question écrite au Garde des Sceaux sur ce sujet, le 23 février dernier (lire).

Le problème vient du fait qu’un salarié français ne peut jamais être titulaire d’un CDI au Maroc, contrairement au salarié marocain. Tout vient du fait que l’autorisation de travail délivrée au Maroc doit être formalisée par un visa à durée limitée apposé sur le contrat de travail. Cette précarité entretenue concerne près de 3000 Français au Maroc.

Nous avons évoqué ce dossier avec Jean-François Girault, notre ambassadeur au Maroc et Florence Caussé-Tissier, consule générale de France à Rabat.

Je salue Caroline Traverse et Nicolas Arnulf, respectivement présidente et vice-président de l’Association de défense des travailleurs français et européens résidant au Maroc (ADFEM) qui travaillent avec ardeur et talent sur cette problématique du CTE (lire).

Rabat

Nicolas Arnulf, délégué UDI Rabat, a organisé une rencontre auprès de mes compatriotes entrepreneurs. L’occasion d’un échange passionnant au cours d’un dîner avec des représentants de tous secteurs d’activité : bâtiment, transport, aéronautique, agroalimentaire, restauration, textile, tourisme, téléphonie… La seule présence de tous ces centres d’intérêts économiques témoigne de la vitalité de l’économie marocaine.

A noter que les Français de Rabat offrent des structures d’accueil pour tous les goûts et budgets : du somptueux Sofitel, dirigé par Hassan Barguach, avec son jardin des 3000 roses au Riad El Maâti, tenu par Laurence Er Rarhiol Kerdad, niché dans la Médina.

Casablanca

Lors d’une réunion à Casablanca facilitée par Franck Dautria, administrateur à la CFCIM, j’ai eu un échange privilégié avec Amine Souhail, DG délégué de Sopriam, importateur et distributeur de PSA au Maroc et Guillaume Hotelin, DGA d’industriels français au Maroc.

Ce fut l’opportunité de discuter de la future usine de PSA qui sera implantée à Kénitra.

Enseignement français

Lycée Descartes de Rabat

Accueilli par le proviseur de l’établissement, Gilles Joseph, j’ai découvert le collège-lycée, homologué AEFE, qui accueille 2500 élèves, dont 48% d’élèves français. 500 d’entre eux passent le bac chaque année avec un taux de réussite de 98%.

L’établissement offre également des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce.

Le proviseur m’a présenté le projet ambitieux de rénovation immobilière du site. La première tranche qui débutera en septembre 2017 mobilise un investissement de 3,8 millions d’euros.

A noter enfin que la zone Maroc de l’AEFE comporte 36 établissements (22 en gestion directe et 14 partenaires) et scolarise plus de 30.000 élèves.

Santé / Solidarité

Maison de retraite de Souissi

Deux mois seulement après ma visite de la maison de retraite de Souissi, j’étais de retour pour participer à l’inauguration d’un nouveau bâtiment dédié à l’accueil de jour thérapeutique.

(à l’image) Lors de cette cérémonie, j’étais entouré des élus consulaires Pascal Capdevielle (Fès) et Gilles d’Agescy (Casablanca) qui avaient fait spécialement le déplacement pour se joindre à leurs homologues de Rabat.

Administrée par l’Association française d’entraide et de bienfaisance de Rabat-Salé, la maison de retraite développe un centre de gériatrie d’excellence qui inclut une résidence sécurisée, un club sénior et un accueil de jour thérapeutique.

J’ai chaleureusement félicité Sylvie Belakbir, directrice de l’établissement et Raymond Fabre, président du comité d’administration pour cette merveilleuse réalisation. La création d’un réseau de maisons de retraite françaises à l’étranger constitue un défi majeur pour les années à venir.