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INFOLETTRE n°138 – Édito : « Assistance à entrepreneurs en danger » / Hommage : Jacques Lapouge ; Liban ; Niger / Photonis / Soutien à notre BITD / Naval Group Lorient / PLFR3 / Entrepreneurs français en Équateur / Délégation franco-luxembourgeoise au Sénat / Critères d’éligibilité de l’aide sociale d’urgence (réunion MEAE) / Plan local de sécurité sanitaire à Madagascar / Étudiants français aux États-Unis / Webinaire avec les Français de Washington / Le Baromètre 2019 (Expat Com, CFE) / Examens scolaires à l’étranger / Agents AEFE rentrés en France sans autorisation / Sécurité des expatriés (SD-Magazine)

Lire : l’INFOLETTRE n°138 – 11 septembre 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°138

Assistance à entrepreneurs en danger

Triste nouvelle. Au détour d’une visioconférence avec nos consuls honoraires au Pérou, j’apprends la fermeture du restaurant français de Cusco, où j’avais convié les représentants de la communauté française lors de ma visite l’an dernier. Son fondateur est rentré en France. Il avait obtenu par trois fois en neuf ans le prix du meilleur restaurant au Pérou.

C’est aujourd’hui, hélas, le sort de nombreux entrepreneurs français à l’étranger.

Depuis six mois, rien n’a été fait pour les aider à traverser la crise, comme s’ils n’existaient pas aux yeux des pouvoirs publics.

Chantal Forler et Franck Barthélemy, conseillers consulaires à Bombay, m’ont adressé 12 exemples d’Entreprises de Français de l’étranger (EFE) qui sont menacées de disparition, créées en majorité il y a plus de dix ans en Inde, au Népal ou au Sri Lanka. Ces élus rappellent que nos compatriotes ont besoin d’un prêt de 3.000€ à 50.000€ suivant les cas pour tenir le coup jusqu’à la reprise.

Sur tous les continents, ce sont les mêmes questions et les mêmes attentes. Je l’ai constaté lors de nombreux webinaires d’entrepreneurs organisés par des chambres, CCEF ou par nos conseillers consulaires : Laurence Helaili en Irlande (CR), Tannya Bricard en Équateur (CR), Stéphanie Kamaruzzaman aux États-Unis (CR).

Ces entrepreneurs se débattent malgré le refus d’un prêt en France par manque de garantie, le refus d’un prêt dans leur pays d’accueil car ils sont français, le refus d’un report de loyer, le refus d’un allègement des frais de scolarité de leurs enfants…

Face à l’épuisement de leur trésorerie, il faut absolument leur faciliter l’accès au crédit, sous peine de les voir disparaître en masse. Visuel HL125

Voilà six mois que je préconise en vain de leur permettre d’accéder aux facilités de crédit que pourrait offrir l’Agence française de développement (AFD), en utilisant le dispositif Ariz, via une banque locale.

Les plus impactés travaillent dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et de l’événementiel.

Ces entrepreneurs sont nos ambassadeurs à l’étranger. Ils constituent une longue chaine de valeur, une force et une dynamique formidables, comme l’atteste la réussite de l’événement Goût de/Good France depuis 2013.

En organisant le même soir des milliers de dîners dans nos ambassades et dans plus de 2000 restaurants à l’étranger, l’opération Goût de/Good France du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a promu l’image de la France, en s’appuyant sur l’ensemble de la profession, restaurateurs, producteurs et acteurs du tourisme.

La 6ème édition programmée initialement en mars 2020 et reportée à octobre 2020, est désormais annoncée au printemps 2021.

Dans un monde à mobilité réduite, je crains que la 6ème édition de Goût de/Good France ait un goût particulièrement amer, si aucune initiative n’est prise d’ici là pour soutenir nos entrepreneurs à l’étranger. Découvrir l’InfoLettre n°138

En circonscription en Thaïlande – Bangkok (4-5 juin 2019)

(g. à d.) Jacques Lapouge, ambassadeur de France en Thaïlande ; OC ; Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande ; Samira Abdelli, consule.

Il s’agissait de mon second passage en Thaïlande après janvier 2018 (comptes rendus : Bangkok ; Leam Chabang & Pattaya ; Phuket). Ce déplacement m’a permis de retrouver notre ambassadeur que j’avais eu le plaisir de connaître lorsqu’il était ambassadeur en poste à Stockholm en 2015 (compte-rendu).

Tous mes remerciements à Jacques Lapouge et à Samira Abdelli, consule, pour le temps précieux qu’ils m’ont consacré afin de conduire parfaitement ma mission.

Jacques Lapouge m’aura ainsi accordé trois entretiens en sa Résidence pour brasser divers sujets, dont la situation politique locale, puisque les Parlementaires thaïs s’apprêtaient à élire leur Premier ministre lors de mon arrivée.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce franco-Thaï

Deux réunions consacrées à nos échanges commerciaux ont été organisées par la Chambre de commerce Franco-Thaï.

Dans un premier temps, j’ai échangé avec son équipe dirigeante : Thomas Sanchez, président ; Sukanya Uerchuchai, directrice ; Laurent Bascouer et Gabriel Lubeigt-Hanchana, administrateurs.

Nous avons fait un large tour d’horizon des opportunités offertes par le pays qui a pour particularité d’afficher un taux de chômage à hauteur de 0,8% !

L’agriculture Thaï peut nourrir 500 millions de personnes, ce qui rend le pays autosuffisant.

Souvent caricaturé comme un pays qui tirerait l’essentiel de ses revenus du tourisme, on oublie que 50% du PIB de la Thaïlande provient de l’industrie. Pour preuve, le pays produit plus d’automobiles que la France !

Réunion d’entrepreneurs

Par la suite, lors d’un dîner dans un nouveau restaurant français, La Brasserie 9, notre cercle s’est élargi à des entrepreneurs en prospection dans l’Asean, aux CCEF et aux représentants de l’ambassade, de Business France et de BPI.

Le développement rapide du voisin chinois provoque des modifications d’équilibre en matière de partenariat. Par le passé la Thaïlande avait une inclination pour le Japon et les États-Unis, mais elle a été tempérée par les réticences de l’administration Obama et de l’UE suite à la reprise en main des affaires par les militaires.

Aujourd’hui, les tensions entre les États-Unis et la Chine amènent les entreprises occidentales à relocaliser leurs usines de la Chine vers l’ASEAN.

L’autre sujet d’intérêt a eu trait aux mégas projets d’infrastructures : un aéroport, deux ports, une liaison TGV, un centre de maintenance Airbus… Ce qui nous a amenés à débattre des habitudes locales en matière d’appels d’offre, susceptibles de désarçonner bien des entreprises françaises.

Nous avons également évoqué la question du traité de libre-échange entre la Thaïlande et l’Union européenne. Selon les responsables de la Chambre, cet accord représenterait un appel d’air pour introduire des produits français. Par exemple, les Thaïs apprécient le vin français depuis les années 50, mais il est taxé à 300% tandis que le vin australien ne supporte aucune taxe !

Par ailleurs, les participants à la réunion m’ont confié que la Thaïlande sera certainement le premier pays d’Asie qui autorisera la consommation de cannabis. Un joli business en perspective puisque la production est estimée entre 3 à 4 milliards d’euros. + d’images

Réunion économique

Dans un troisième temps, l’ambassadeur Jacques Lapouge avait organisé un déjeuner avec les chefs de service pour balayer tous les sujets de notre relation bilatérale.

Au sujet de nos échanges économiques bilatéraux, nous avons longuement évoqué l’intérêt des autorités thaïs pour l’aéronautique français et Airbus en particulier.

En remportant le marché de fabrication de passeports thaïs sécurisés sur 5 ans, le succès de Thalès-Gemalto a marqué les esprits. + d’images

Communauté française

TLS Visas

Visite du centre TLS de Bangkok en compagnie de Laurent Cuenoud, chef du service des visas à l’ambassade de France en Thaïlande.

Nous avons été accueillis par Phya Ua Ariyaphakdee, Operations Manager de TLS qui a enregistré 62.000 demandes de visas pour la France en 2018.

TLS reçoit le public pour réaliser un contrôle documentaire des pièces justificatives et assurer la prise des empreintes biométriques. Le service des visas de l’ambassade peut désormais se concentrer sur l’instruction des demandes et la prise de décision sur l’accord de délivrance d’un visa.

Mon regret est qu’il n’y ait pas de recoupement automatique entre les empreintes biométriques saisies chez TLS et la lecture des visas à l’entrée du territoire dans l’espace Schengen.

Il y aurait d’autres possibilités d’amélioration du processus de demandes de visas en ligne pour éviter les saisies multiples. A suivre… + d’images

Réunion communauté française

Afin de me permettre de faire le point sur les attentes de notre communauté en Thaïlande, j’ai organisé une réunion publique au sein de l’Alliance française dès le soir de mon arrivée à Bangkok, suivie d’une rencontre avec nos représentants au consulat, le lendemain, parmi lesquels Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande.

Je remercie Sukanya Uerchuchai, directrice de la Chambre de commerce franco-thaï pour avoir coordonné la réunion publique, qui a réuni une cinquantaine de personnes, avec la complicité de Didier Reck, président de Bangkok Accueil.

La soirée m’a permis d’échanger sur le parcours de plusieurs compatriotes présents en Thaïlande, parfois depuis plusieurs décennies.

De nombreux témoignages ont pointé une culture des affaires spécifique au pays qui nécessite donc une préparation pour se conformer aux usages.

Consulat

Lors de la réunion au consulat, nous avons évoqué la question de l’enseignement, du soutien aux prisonniers, du système de santé local, des retraités désargentés, de l’importance économique et méconnue de la Thaïlande par les Français.

Christian Chevrier a rappelé les trois points qui reviennent le plus souvent dans les préoccupations : les formalités exigées pour renouveler chaque année les visas longue durée en Thaïlande ; les demandes d’assurance médicale exigées par les autorités thaïlandaises ; la validation des certificats d’existence en dehors du consulat.

Certificat de vie

A l’occasion d’un petit déjeuner en compagnie de Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, nous avons évoqué les questions consulaires et en particulier les certificats d’existence qui sont demandés aux retraités pour leur permettre de continuer à percevoir leur pension.

Notre ministère de la Santé venait d’adresser des instructions au consulat indiquant que ses agents n’étaient plus censés produire des certificats de vie en Thaïlande, renvoyant nos retraités vers les autorités locales…

J’ai prolongé cet entretien par une visite du consulat, conduite par Samira Abdelli, afin de mesurer comment cette décision pouvait concrètement s’appliquer.

En 2018, 2121 certificats de vie ont été signés par le consulat et les agences consulaires de Thaïlande, dont 821 à Bangkok (25%), 413 à Phuket et 390 à Chang Mai.

La difficulté majeure est liée à l’acheminement postal, escargotique dans ce pays. Entre l’envoi des formulaires par la CNAV et son retour courrier, il arrive fréquemment que le versement de la pension soit suspendu, car le certificat est arrivé hors délai.

De nombreuses complications ont été identifiées par le consulat, suite à la circulaire émanant de la sécurité sociale, via le ministère. En effet, il peut se révéler compliqué de s’exonérer totalement de cette mission dans le but de faire reposer cette exigence française sur une autorité étrangère. + d’images

Enseignement

BCIS de Phuket

Mon dossier prioritaire pour la Thaïlande consiste à obtenir l’homologation AEFE en faveur de l’école BCIS (Berda Claude International School) de Phuket.

Un objectif que nous voulons concrétiser dès cet été.

Le rapport d’évaluation de l’inspecteur de l’AEFE semble aller dans le bon sens et nous permet d’être optimistes.

En pleine croissance, l’école pourrait également inclure la section locale de l’Alliance française de Phuket pour exploiter toutes les synergies entre ces deux acteurs.

Ce serait une très belle addition pour notre réseau.

Culture française

Alliance française

Depuis ma dernière visite en janvier 2018, l’Alliance française de Bangkok a déménagé dans un superbe bâtiment !

Le précédent lieu qui était déjà fastueux a été démoli pour laisser la place au futur « One Bangkok » qui accueillera d’ici à 2026 la plus haute tour de la ville.

Reçu par le président de l’Alliance Française de Thaïlande, la directrice, le conseiller consulaire et la consule, j’ai découvert de remarquables installations, toutes dédiées à la promotion de la francophonie.

Salles de cours, d’exposition, de spectacles, médiathèque, atelier de mode, salle de danse, espace jeunes…. un ensemble époustouflant pour porter haut la culture et la langue française en Thaïlande ! + d’images